Je n’ai pas du tout accroché avec ce film d’animation. Pourtant les thématiques abordées sont au premier abord intéressant. On aura déjà dans un premier temps le décalage de la petite Kanak qui arrive dans une capitale française où l’immense majorité des gens sont blancs à l’époque. La première scène m’a d’ailleurs glacé le sang car on nous rappelle qu’avant les personnes « non blanches » étaient exposée dans des parcs comme des animaux. Comme quoi sur certains aspects la « Belle Époque » n’était pas si belle que ça. Le second axe très important est le féminisme. La fin du XIXème siècle est une époque où la femme commençait tout juste à pouvoir s’émanciper au sein de la société. On rencontrera beaucoup de personnage historique féminin majeur comme Marie Curie ou encore Louise Michel, afin de montrer la place primordiale que doit avoir la femme. C’est aussi le moment de faire un petit cours d’histoire car plein de figure marquante de l’histoire seront rencontrée comme par exemple Gustave Eiffel ou Claude Monet. Nous les croiserons à travers l’enquête qui nous permettra de découvrir un Paris oublié. Et c’est peut-être là que le bât blesse. Ce dessin animé est à mon goût trop sérieux dans sa manière d’aborder les choses en plus d’avoir une histoire complexe. Les enfants qu’il y avait dans la salle étaient largué et je les comprends. En tant qu’adulte s’est intéressant mais un enfant n’aura pas le recul nécessaire, sachant qu’en plus, il n’y a rien qui est fait pour les distraire. Par contre je n’ai pas apprécié l’esthétisme, ni le doublage qui est catastrophique. Heureusement la bande originale vient sauver l’aspect auditif. DILILI A PARIS sera donc vraiment destiné à un public adulte féru de l’ancienne époque
Les films de Michel Ocelot ont bercé mon enfance et j’étais donc fort enthousiaste à l’idée de découvrir « Dilili à Paris ». Peut-être est-ce du au fait que j’ai vieilli mais je ne l’ai pas autant apprécié que les autres productions du cinéaste français. J’y ai pris un plaisir certain à la visionner, Ocelot n’ayant pas perdu sa patte visuelle qui fait le charme de ses œuvres et a contribué à les rendre cultes. Le film est très beau et permet de redécouvrir Paris, chose que j’ai énormément appréciée en tant que grand admirateur de la ville lumière. Mais voilà, j’ai trouvé l’histoire assez limitée et celle-ci ne m’a que très peu emballée. Au-delà de son caractère enfantin, des nombreuses incohérences et facilités scénaristiques, c’est surtout le fait que cette intrigue ne contient pas le même souffle d’aventure que « Kirikou » ou « Azur et Asmar » qui m'a déçu. Les enjeux sont tout simplement moins prenants et les personnages moins attachants que dans les deux films précédemment cités. Disons que, si « Dilili à Paris » n’est pas le plus grand film de Michel Ocelot, il n’en demeure pas moins un agréable film d’animation qui plaira surement davantage aux petits qu’aux grands.
"Kirikou et la sorcière", "Les contes de la nuit", "Princes et princesses", "Azur et Asmar", chaque film de Michel Ocelot est un pur enchantement tant au niveau de l'animation que des valeurs défendues et l'on se fait une joie de transmettre, aux futures générations, ces chefs d'oeuvre de beauté et d'humanité. Ce ne sera malheureusement pas le cas de Dilili, crispante petite héroïne d'origine kanak qui nous transporte dans le Paris de la Belle Époque. Non pas en raison de l'animation, Michel Ocelot innovant encore en déposant ses sublimes aplats de couleur sur des photos actuelles de Paris retouchées par ses soins mais bien par la structure du film et par la façon dont les thèmes qui lui sont chers sont abordés. Une première partie du film n'est constituée que de vignettes purement anecdotiques sur les célébrités de l'époque donnant l'ennuyeuse impression que le film n'est conçu que dans le but d'organiser des sorties educatives alors que la deuxième partie infiniment plus noire et certainement hermétique au jeune public se noie dans une dénonciation scolaire, académique et laborieuse du racisme, de la phallocratie ou de l'intégrisme. Il n'est donc pas certain que ce film trouve son public.
On savait Ocelot porté sur la joliesse, sur la mignonerie. On lui pardonnait quand c'était Kirikou, son sens du scénario emportait le morceau. Mais là le tout petit Ocelot qui s'identifie à la petite Dilili n'arrive pas à le cheville de Kirikou. Le réalisateur se tasse, rentre en lui-même et a complètement perdu le sens de son cinéma. Il ne reste qu'un florilège de marguerites colorées et de bons sentiments édulcorés.tout ça sur le oint de se faner. C'est affligeant.
J'ai adoré !Ma cousine et moi on peut vous dire que l'on a pas été déçu !Au contraire bon synopsis féminisme persos historique Toutes (ou presque)les bonnes choses y sont!!!!La musique principale est attachante et il y a même des références inattendues!!
J'ai déjà connu le problème avec Kirikou, et j'en suis d'autant plus désolé que je suis persuadé que cela demande beaucoup de travail mais, esthétiquement, je trouve cela très moche ! Les dialogues bêtifiants que l'on dirait récités et le ton péremptoire de l'insupportable petite héroïne ne font qu'ajouter à ce sentiment. Restent une enquête pas inintéressante et un voyage dans le Paris de la Belle Epoque.
Michel Ocelot n'a pas son pareil pour nous transporter dans des univers fabuleux dont il se dégage une poésie bienvenue. Avec "Dilili à Paris", le cinéaste nous plonge dans le Paris de la belle époque et nous fait suivre Dilili, jeune fille kanak enquêtant avec un jeune conducteur de triporteur sur des disparitions inquiétantes de fillettes, enlevées par la terrible secte des Mâles-maîtres... Non seulement Michel Ocelot place un discours résolument féministe et humaniste dans son récit parfois noir (les Mâles-maîtres enlèvent les fillettes pour leur apprendre à marcher à quatre pattes), mais il ne prend jamais les enfants pour les imbéciles. Son récit peut être sombre, parfois naïf d'une façon tout à fait rafraîchissante et il laisse toujours les personnages s'exprimer en langage soutenu. Avec son courage, sa détermination et son élocution, Dilili peut apparaître ainsi comme une lointaine cousine de Kirikou, petit héros courageux. Nous plongeant dans l'effervescence intellectuelle et artistique du Paris du début du XXème siècle, Michel Ocelot rend hommage aux figures qu'il admire (on y croise Picasso, Toulouse-Lautrec, Pasteur, Marie Curie, Gustave Eiffel, Picasso, Sarah Bernhardt, Louise Michel...) et montre une époque qui n'avait peur de rien et qui bouillonnait d'intelligence. Célébrant ce bouillonnement ainsi que la politesse à l'aide d'un récit rythmé et d'une technique d'animation absolument magnifique, Michel Ocelot réussit une nouvelle fois un tour de force et réalise une petite merveille comme on en voit que trop rarement !
Le dernier film de Michel Ocelot est absolument sublime sur le plan visuel. Les images de Paris sur lesquelles sont collées les silhouettes des personnages confèrent au film un charme désuet indéniable. Le Paris de la Belle Époque remarquablement reconstitué participent à la réussite néanmoins partielle d'un long métrage qui souffre d'une structure itérative un peu trop appuyée. Les multiples personnages connus qui apparaissent tout au long du film n'empêchent pas un certain didactisme. De plus le dénouement de l'enquête inquiétant voire malsain risque de choquer aussi bien les jeunes enfants que leurs parents. Cette fin marquante, brutale et dérangeante vaut le détour car elle tranche avec les productions animées trop conventionnelles. Reste à savoir à qui le film s'adresse réellement...
Dilili, une jeune Kanake, arpente le Paris de la Belle époque dans le triporteur d'Orel, un jeune et beau livreur. Le duo est à la recherche des Mal-Maîtres, une organisation malfaisante qui kidnappe les petites filles. Leur chemin croisera celui de Louise Michel - dont Dilili fut l'élève en Nouvelle-Calédonie - de la cantatrice Emma Calvé, de Sarah Bernhardt, de Marie Curie, de Louis Pasteur, d'Erik Satie, de Toulouse-Lautrec, de Rodin, de Marcel Proust et de tant d'autres...
Vingt ans après "Kirikou", douze ans après "Azur et Asmar", Michel Ocelot est de retour. Son style est immédiatement reconnaissable : luxueuse palette chromatique, soin extrême apporté aux décors et aux arrières-plans, caractère chevaleresque de ses personnages, morale humaniste et hymne à la tolérance....
À la différence de ses précédentes réalisations, celle-ci se déroule en France, dans un décor de carte postale, le plus beau, le plus exubérant qu'il soit : le Paris de la Belle époque. Pour arriver à ce résultat, Ocelot a travaillé à partir de photos prises dans la capitale dont il a gommé les éléments trop contemporains. Le résultat est flamboyant, même s'il tourne parfois à la visite guidée pour touristes en goguette : la Tour Eiffel, Montmartre, les quais de Seine, tout y passe...
De même, la façon dont Dilili et son chevalier servant croisent les gloires de l'époque, même si elle offre aux parents et aux maîtres d'école un matériau utile à une initiation aux grands courants artistiques du début du siècle, est trop artificielle pour être convaincante. On a parfois l'impression de feuilleter un "Who's who" plutôt que de regarder un film d'animation.
Plus grave peut-être : l'histoire d'enlèvement de fillettes par une secte maléfique est totalement imaginaire. Elle tire "Dilili à Paris" du côté du plaidoyer féministe anachronique, avec sa jeune héroïne - dont les origines kanakes ne sont jamais utilisées dans l'intrigue sinon pour donner à un casting uniformément blanc un peu de couleur - ses francs-maçons phallocrates et ses petites filles réduites à l'esclavage sous leur niqab.
Mais ne boudons pas notre plaisir et réjouissons nous que des produits d'une telle qualité soient proposés à nos jeunes têtes blondes.
Garder des petits enfants pendant les vacances scolaires donne un alibi pour aller voir les films..... pour enfants ! Après l'adorable Kirikou, nous nous attendions à voir un autre beau dessin animé de ce réalisateur, et nous n'avons pas été déçues ! A travers des images magnifiques, un mélange de dessins et de photos, Michel Ocelot reconstitue le Paris de la Belle Epoque et propose une visite guidée, un véritable hymne d'amour à cette ville. De nombreux artistes, intellectuels et savants de cette époque sont de passage, on croise aussi bien Picasso que Gustave Eiffel, Marie Curie ou Sarah Bernhardt et bien d'autres célébrités. On se retrouve comme dans une affiche de Mucha. C'est époustouflant de beauté ! La petite héroïne, qui n'a peur de rien, est très attachante, elle transmet des valeurs d'affection, de justice et d'égalité avec, déjà, une pointe de féminisme. Chaque petite fille s'identifiera volontiers à elle. Mais il y a aussi les méchants, comme dans toutes les histoires pour enfants. Et c'est là que l'histoire prend une autre dimension, ce film pour enfants recèle aussi un film pour les plus grands. Tout d'un coup, le spectateur se retrouve projeté dans un monde d'obscurantisme, symbolisé par les souterrains et les égouts de Paris. L'image de silhouettes couvertes de tissus noirs, marchant à quatre pattes au service de l'homme, est lourde de sens et l'on ne peut s'empêcher de faire un parallèle avec notre époque... Les spectateurs trop jeunes ne comprennent pas tout, mais c'est un film pour toute la famille, chacun peut le regarder à son niveau. Nous, nous avons aimé ces rebondissements qui permettent de discuter avec les enfants après la séance. Les belles images de la fin renforcent le message plein d'espoir pour notre humanité. A voir... http://www.matchingpoints.fr/2018/10/29/cinema-dilili-a-paris/
Michel Ocelot revient cette année avec son nouveau film d’animation « Dilili à Paris », une bouffée d’air frais pour le cinéma de ce genre. Un style d’animation original rappelant étrangement celui de Kirikou et celui d’Azur et Asmar, mêlant dessins et images réelles. Un peu déstabilisant au départ, on finit par y adhérer. Le personnage de Dilili n’est pas non plus sans nous rappeler Kirikou : tout deux petits mais font preuve de courage et d’intelligence. On retrouve également le même style de diction chez les personnages. Même si on peut le trouver parfois agaçant, les dialogues ont au moins le mérite de ne pas s’abaisser à un discours sans intérêt. En effet le point fort de ce film est qu’il ose parler aux enfants de manière franche, au contraire de la plupart des films d’animation d’aujourd’hui. Il aborde de vrais problèmes de société tel que le racisme ou la misogynie, et possède un vrai atout culturel notamment par les nombreux caméos de personnalités de l’époques tel que Pablo Picasso, Gustave Eiffle, Sarah Bernard ou Marie Curie, teintés d’une agréable note d’humour. Malgré tout, le film garde un côté assez enfantin, plein de couleurs, de lumières, de rêveries, ce film nous transporte tout droit dans un monde imaginaire. Ce n’est certes pas le meilleur film de Michel Ocelot, mais toujours est-il qu’aussi bien les enfants que les adultes sauront apprécier ce nouveau conte qu’il nous propose.
fan ! fan ! archi fan ! beau comme du Ocelot fin intelligent cultive et dénonciateur !! vu avec des enfants de 7 à 9 ans : ce qui a permis s’ouvrir un débat sans fin sur le racisme, le sexisme, Paris, les artistes, les femmes ,… Un très beau dessin animé utile et pertinent Merci !!
Malgré des dialogues un peu trop théâtraux, Michel Ocelot livre encore une fois un très bon film d'animation, avec une démarche constante de vouloir développer une certaine culture général du Paris de l'époque chez les enfants.