J'ai eu du mal à mettre une étoile tant ce film est médiocre et dérangeant. Non seulement c'est ennuyeux et en plus un peu trop lourd pour que l'on puisse passer un bon moment.
Un film surprenant sur une famille où chacun/ chacune est dans sa propre folie, son propre excès, sa propre névrose.
Entre un grand père handicapé qui veut mourir, une mère castratrice voulant régner sur ses enfants, un fils rebelle, tendance alter mondialiste ou homo refoulé et une petite fille sociopathe hautement fonctionnelle et meurtrière, pas un pour rattraper l'autre.
Le seul fils qui semblerait équilibré, spoiler: cache un penchant secret qui nous offre les perspectives les plus crues et malsaines du film. .
Un montage lent et volontairement malaisant, filmé tantôt caméra à l'épaule, tantôt depuis un téléphone portable, nous plonge dans ce marasme.
On en ressort troublé, dérangé ou exaspéré, quoi qu''il en soit soulagé.
On gémit: "dieu merci, cette famille, ce n'est pas la mienne!"
Voire...
A dévorer pour les fanas de Von Trier et Bergman.
A éviter pour les âmes sensibles et les bien pensants.
Hanneke signe un film subtile qui parle des problèmes familiaux et des relations générationnelles avec beaucoup de tact et de finesse le tout emporté par un casting impeccable.
Si Happy end sera certainement considéré comme mineur dans la filmographie du maître autrichien Michael Haneke, le long-métrage brosse de nombreux thèmes chers au cinéaste, dans son style très reconnaissable (utilisation de vidéos extérieures, de plans larges dans lesquels on peine à comprendre les ressorts de l'action, actions hors champs, plans fixes très longs,...). Certes, beaucoup de sujets ne sont ici qu'esquissés, de manière un peu vaine et inachevée, et le film n'a pas la puissance de certaines œuvres précédentes d'Haneke. Mais pas de quoi crier au ratage complet, loin de là, ne serait-ce que pour l'interprétation magistrale d'un Jean-Louis Trintignant crépusculaire.
Haneke filme une fois de plus les bourgeois dans un long-métrage plus calme que d'ordinaire, sans vraie scène choc, qui met davantage en évidence le mélange de tendresse et de pitié du cinéaste pour ses personnages. Si les cadrages restent cliniques, les gros plans sont dépourvus de provocation et l'intonation des voix dévoile une douceur inhabituelle, en particulier dans celles de Jean-Louis Trintignant et de la jeune Fantine Harduin. Mais une fois reconnue la modernité du montage, suite de scènes qui s'apparentent à des fragments en suspens, on peine à retenir un intérêt plus grand que la simple puissance de la mise en scène. Haneke n'a pas grand chose à dire sur les bourgeois (pas plus en tout cas que ce que raconte déjà sa filmographie) ni sur les migrants, qui ne font que passer et finissent par être hypocritement invités par la famille lors d'un repas privé. Que les membres de cette famille soient victimes de leur condition sociale, c'est acté, mais une fois présentés les différents personnages, ces derniers ne sont plus creusés, d'où l'absence de densité et de complexité à l'oeuvre. Haneke signe donc un film plutôt stimulant mais en fin de compte assez maigre, pas si "ouvert" que ce que ses défenseurs veulent bien prétendre.
Un regard! voilà comment on reconnait un grand !On sort de ce film en étant un tout petit peu plus intelligent . Quelle subtilité, dans le choix des images et des personnages. L'inclusion du numérique dans nos vies qui nous rend avide de connexion avec un monde qui nous échappe. Trintignant est magnifique , comme toujours , mi fou , mi sage, mii terrifiant , mi touchant . A la Chabrol du 21 ème siècle , l'explosion d'un société bourgeoise qui essaye coute que coute de de garder la tête haute en étouffant la part d'ombre de l'humanité .Pourtant pas d'autres issues possibles que cette politesse désabusée...
Autopsie d’une famille bourgeoise en pleine névrose, un film dans le plus pur style Haneke qui tourne un peu en rond et finalement trop inégal pour susciter plus que de la curiosité. Mention spéciale à Jean-Louis Trintignant, toujours impeccable.
Happy end nous emmene dans le nord chez une famille bourgeoise qui traverse quelques épisodes difficiles : Entre un grand père gâteux suicidaire, une fille en pré crise d'adolescence, un fils en crise post adolescence, un père (Kassovitz) un peu volage (mais tout en laissant plané le doute), une mère à l'hopital, seule la sœur (Isabelle Hubert) semble être la plus équilibrée de tous. Bref, un film assez noir où tous les malheurs s'accumulent et aucune sortie ne semble se dessiner, l'histoire n'ayant ni réellement début, ni de fin (plus qu'ambiguë). spoiler: On ne sait finalement si
1) le grand père réussit ou non son suicide (puisqu'on entend l'intervention de la famille)
2) Si c'est un bien ou non vu qu'il n' plus gout à la vie
3) L'attitude effrayante de la petite fille qui le pousse le plus naturellement du monde. A moins qu'elle aussi, ayant des tendances suicidaires, ait compris le désarroi de son Grand père
On assiste, impuissant donc, à ces différentes sinistres tranches de leur vie, sans que cela ne forme réellement une "histoire".
Happy end est un Hanecke clairement mineur par rapport aux chefs d’œuvres que sont Caché ou La Pianiste. On y retrouve indiscutablement le style et les obsessions de son auteur, mais sans ligne directrice forte. Au lieu de ça, la tension est diluée dans une multiplicité de petites histoires et de personnages plus médiocres et plus malsains les uns que les autres. On a un peu l'impression de voir le brouillon de son prochain film. Ce moment où tu mets toutes tes idées à plat sur le papier avant de vraiment construire quelque-chose.
Qu'il, est dur de mourir ! La fin choisie par Trintignant de se laisser glisser dans la mer sur une rampe à bateau assis sur sa chaise roulante sous le regard (voire la complicité) de sa petite fille que la mort hante est très poétique. Film émouvant sur la condition des hommes et des familles où tout finit par se déliter à cause des égoïsmes individuels. La fluidité de la caméra est impressionnante. On a presque toujours la sensation viscérale d'être là.