Happy End
Note moyenne
2,4
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100 critiques spectateurs

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TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2025
Happy Haneke

Haneke finit sa carrière avec son film le plus “funny“, enfin à sa façon à lui.

Ça faisait un petit moment que je n'avais pas vu un de ses films et bien ses plans fixes ne m'avaient absolument pas manqué.
Chaque plan est angoissant, on ne sait jamais si on va ressortir indemne de cette expérience. Il réussit à rendre un repas banal, un rendez-vous chez le coiffeur, un concert... en des événements terrifiants.

Ce côté angoissant tient aussi dans le jeu des acteurs, tous tiennent la corde.

Un film qui nous décrit tout cet amour que ne possède pas la bourgeoisie, des gens déconnectés à la société. La gamine est la seule de la famille qui est connectée au monde avec son smartphone. La seule à comprendre les enjeux de la société. La seule à ne pas être empoisonné par l'appât de l'argent. La seule à nous regarder.
Une famille condamnée à vivre sous l'étiquette de la bourgeoisie

Le cinéma d'Haneke manque cruellement aujourd'hui.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2024
A travers la cynique lucidité d’une gamine de treize ans, une chronique familiale et une analyse critique sévère de notre société et de ses faiblesses. Le choix de Calais – et de ses Bourgeois – permet d’aborder le thème de l’immigration. Au final un ensemble au montage parfois déroutant, à la direction d’acteurs soignée, avec un excellent Trintignant - rescapé du film antérieur « Amour » - en patriarche désabusé qui a tendance à perdre ses filtres.
Dionys C.
Dionys C.

16 abonnés 90 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 janvier 2022
Film ennuyeux au possible avec des plans fixes qui durent une éternité, des silences assourdissants, des dialogues minimalistes, et surtout les 5 premières minutes filmées avec un smartphone... Certes on comprend que le réalisateur a voulu sortir des sentiers battus mais là on peut parler de dérapages, de sorties de route car on ne suit plus tant c'est ennuyeux ! Seule la petite Fantine Harduin sort un peu du lot dans son rôle de pré-adolescente neurasthénique et le "vieux" Trintignant qui assume sa vieillesse et qui arrive à nous toucher mais pour le reste, ni Isabelle Huppert ni Mathieu Kassovitz ne sont convaincants. Un film très "cannois", c-à-d "chi...." au possible !
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2021
Ce film d'Haneke met en scène I. Huppert, M. Kassovitz et J. L Trintignant pour ne citer qu'eux 3.
I. Huppert est parfaite en chef de famille ultra-fortunée de la ville et région de Calais.
J. L. Trintignant, lui aussi par son charisme est très bien dans son rôle de vieux patriarche.
Autour d'eux vont se dérouler des scènes que je qualifierais de la vie quotidienne.
Malheureusement pour moi, il n'y a que peu de structure dans le film et on se sent un peu perdu des fois.
Le début est d'ailleurs très déroutant, avec sa prise de vue type smartphone.
Pareil pour la fin, elle nous surprend bien qu'elle soit plus "adaptée et en phase" que le début.
Au milieu on évolue dans une petite guerre de famille ou chacun se protège et a ses secrets.
Intéressant.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 août 2021
Le sujet la bourgeoisie piégée dans sa bulle égocentrique a été montré tant de fois et de manière bien plus poignante par d'autres réalisateurs. Ce film n'apporte rien de nouveau ou de remarquable ni dans l'histoire ni dans le style. La façon dont les médias sociaux et les messages téléphoniques sont montrés semble également embarrassante et datée comme si un grand-père expliquait ce nouveau phénomène a un jeune. La technologie et les discours sur son impact ont évolué à une vitesse fulgurante apparemment ce n'est pas le cas de M. Haneke. Même la métaphore consistant à utiliser Calais et la jungle des migrants comme point de repère manque son but. Ce film tente d'être intelligent mais une fois de plus son approche semble vieillotte. Happy End est tout simplement ennuyeux pas nécessairement à cause des longues prises de vue mais à cause de sa relecture peu inspirée d'un terrain bien connu de tous. À cause de cela ces longues prises de vue ont fini par devenir vraiment ennuyeuses. Peut-être Haneke refera-t-il surface avec de nouvelles œuvres intéressantes ou peut-être est-il vraiment temps pour lui de prendre sa retraite. Dans tous les cas j'espère que les comparaisons avec Buñuel cesseront. Buñuel était un pionnier avec ses films ce film est le film d'un vieil homme qui ne semble plus avoir grand-chose de nouveau à dire et qui ferai mieux de se taire pour le plus grand bien de certains spectateurs...
bendelette
bendelette

34 abonnés 281 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juillet 2021
Des longueurs certes,mais la description des relations familiales est pleine de finesse.Les acteurs sont étonnants de justesse,pas un geste ,pas une parole de trop et l'introduction de sécances filmées par un téléphone ou présentées sous forme de courriel sont très intéressantes bien qu'un peu maladroites.
Soyez D.
Soyez D.

12 abonnés 71 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 juillet 2021
Peut-on faire plus nullissime ? Il n'y avait donc personne pour dire au réalisateur à quel point c'est chiant c'est ennuyeux. Waouh pour un bide c'est réussi. C'est triste de constater combien le réalisateur manque de génie, d'idées de vie simplement.
SB88
SB88

35 abonnés 1 574 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juillet 2021
C'est plat, c'est triste, c'est lent. Ça se regarde le nombril.
Voir Trintignant, oui ! Mais offrez lui un meilleur rôle !
2,2/5
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 juillet 2021
Quel ennui! Je veux bien croire que le style empirique, la froideur des plans, le temps qui s étiré en longueur pour rien servent à dénoncer , à refléter une société bourgeoise sans relief mais le trait est un peu grossier.
Comme on s ennuie dans ce film! Aucun personnage n est attachant, pire on les hait! Particulièrement la jeune fille matricide.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2020
Tellement habitué à être encensé de toutes parts, Michael Haneke a dû finir par penser qu'il pourrait se moquer en tout impunité du spectateur, que personne ne le remarquerait ou que l'on trouverait à « Happy End » des qualités n'existant pas uniquement parce que c'est lui, le grand réalisateur autrichien, qui l'a mis en scène. Pas de chance, cela s'est vu, et pas qu'un peu : repartir bredouille du Festival de Cannes dont il est l'une des idoles absolues, c'est limite la honte. Même le minimum syndical que l'on pouvait attendre n'y est pas : certes, celui-ci sait filmer, c'est visuellement plus probant que la moyenne, toujours prompt à la critique concernant les nouvelles technologies et leurs dérives, chez les jeunes comme les adultes. Ses thèmes de prédilection sont là : famille, grande bourgeoisie, relations sado-maso, regard peu aimable sur ses congénères... Secondé par une troupe d'acteurs forçant légèrement la désincarnation mais néanmoins solide (au vu des noms, le contraire serait regrettable!), les bases sont là, encore fallait-il se donner la peine d'en faire quelque chose. C'est simple : il n'y a pas de scénario. Juste une galerie de personnages moyennement intéressants (dont certains à tendance suicidaire), que l'on suit sans enthousiasme dans leur quotidien tout aussi peu captivant, sur fond de travaux publics à gérer, de tromperie, d'émancipation difficile... Qu'a voulu raconter Haneke ? Sincèrement, je me demande s'il le sait lui-même. Sans être assommant, on s'ennuie un peu, nous demandant constamment où celui-ci veut en venir, quel est le but de sa démonstration. Encore assumerait-il pleinement une critique féroce de la bourgeoisie, mais même pas : certes, tous ces gens ne sont pas vraiment sympathiques, mais ils sont surtout tièdes, semblant plus ou faire de leur mieux dans leur logique de privilégiés. Cela aurait pu être intéressant : donner, justement, un regard plus nuancé à cette « haute » que l'on aime tant détester, mais comme le récit n'a rien à raconter, leurs actions restent vides, ne nous impliquant jamais dans cette « vie de château » souvent isolée du monde. Reste cette scène entre spoiler: Jean-Louis Trintignant et Fantine Harduin : elle aurait pu être meilleure, provoquer un malaise plus grand, mais a au moins le mérite d'exprimer quelque chose, de créer une tension, un lien entre deux personnages pas si différents
. Peu, trop pour espérer une réelle indulgence, même si je ne ressens finalement ni colère, ni frustration : juste l'impression d'un cinéaste arrivé au bout de son processus créatif et n'ayant plus grand-chose à raconter. J'espère me tromper, mais si Haneke venait à quitter la scène sur ce « Happy end », nul doute qu'il n'en serait clairement pas un pour lui...
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2020
Happy End est un immense film de la déchiqueture de la famille, subie davantage que choisie, qui reste d’une pièce en dépit des taillades que lui font subir les volontés individuelles. Sa structure diégétique est coupée, rapiécée, composée de retours en arrière qui viennent éclairer une scène vue précédemment et à laquelle nous, spectateurs, attribuions une valeur tout autre. Puzzle qui dit avec pertinence la fragmentation de l’unité, la dispersion autour d’un centre vide, la détermination des êtres en début et fin de vie à mettre un terme à leurs souffrances, à retourner au rien. En ce sens, la relation qui unit la jeune fille et son grand-père, interprétés par deux acteurs époustouflants, est certainement la plus passionnante et la plus forte du long métrage : leurs trajectoires, d’abord opposées, se rencontrent et communient dans un même écœurement de l’existence, définie par des pulsions de vie et de mort que l’homme ne comprend pas, qu’il ne parvient à rationaliser, qu’il accepte par cynisme. Aussi Haneke, par le biais de l’écriture de ses dialogues, prend-il soin de vieillir Ève : âgée de douze ans, elle affirme en avoir treize, puis quatorze. Signe que le monde dans lequel elle évolue refuse le droit à l’enfance, fait de l’enfant un jeune adulte en perspectives, contamine par sa propre dégénérescence la soif de vie d’un être privé de sa virginité, de son rapport authentique et neuf avec ce qui l’environne. On ne voit pas l’enfant, on ne lui prête pas attention ; assise sur le canapé, au beau milieu du plan, elle suit l’agitation des adultes sans intervenir, sans commenter l’action, tel un spectateur relayé au second plan. Seule la déchiqueture fait signe de présence et de vie, attire le regard. L’heureux est un pantin qui se tourne et se retourne en lui-même, comme ce jeune youtuber qui se moque de ses anciennes coupes de cheveux. La jeunesse n’est plus un conservatoire d’espérances et de promesses ; elle déchante, gît mordue par un chien et achetée par une boîte de chocolats. Néanmoins, si petite-fille et grand-père démontent le mécanisme de la vie bourgeoise en société pour en exhiber les rouages mécaniques et avilissants, cette destruction des idéaux s’opère dans les deux sens. Ce ne sont plus les beaux voisins vêtus de blanc qui viennent détruire le confort bourgeois d’une famille, non c’est un apprentissage réciproque : Georges est aussi intrigué par sa petite-fille que celle-ci par Georges ; entre eux s’établit un langage secret et silencieux qui ne passe par la parole que pour acquiescer un même dégoût de la vie. Happy End donne du sens et une présence aux non-dits, aux sous-entendus et à ce qui n’est pas audible, mais perceptible par l’intellect : la discussion sur le bord de la route entre Georges et une bande de migrants ne nous permet pas d’entendre les mots ; néanmoins, nous assistons, par la gestuelle, par les réactions physiques, à une scène dont nous suspectons les enjeux, des enjeux de mort guidés par la promesse d’une rémunération, répétés et confirmés ensuite auprès du coiffeur à domicile. Le film nous immerge dans un microcosme où tout est double, où les personnages tiennent des propos gonflés et usés par les conventions. Même changer de langue ne suffit pas à renouveler une utilisation figée de la parole : les conversations menées en anglais s’avèrent aussi protocolaires que celles menées en français. Ainsi, la place qu’accorde le cinéaste au numérique est essentielle parce qu’elle révèle la distance qui sépare en pensant réunir ou rapprocher. Les messages à contenu sexuel des amants sont aussi froids et désincarnés que l’accident de chantier, filmé par une caméra de surveillance. L’image numérique est le réceptacle de l’agonie de l’homme qui se débat, s’agite avant de se figer, à l’instar du hamster dans sa cage. Happy End est une œuvre éminemment actuelle, reflet de notre société déréglée, et pourvue d’une mise en scène magistrale qui travaille par la composition de ses plans l’isolement de personnages dans un milieu surpeuplé, mais vide.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mai 2020
Cette critique fèroce de la grande bourgeoisie dèçoit! Venant de Michael Haneke qui n'aime pas trop l'humanitè et encore moins la bourgeoisie, c'est quand même pas si courant! Le moins que l'on puisse dire c'est que sa vision de la famille a quelque chose d'ennuyeux et de dèsespèrè malgrè le renfort de Isabelle Huppert et Jean-Louis Trintignant! C'est à ce dernier que l'on doit les meilleurs scènes du film! Ce grand-père touchant, jamais loin de l'homme que l'on connaît, dans la douleur et la gravitè! On pourrait s'attacher à la forme, avec cette violence sourde, cette manière de regarder le monde, implacable et sans sentimentalisme! Mais le constat est sans appel. "Happy End" est bel et bien une oeuvre mineure du grand Haneke même si son cinèma est toujours particulier et très inattendu! C'est vain et peu passionnant avec un Mathieu Kassovitz ègarè en pleine farce familiale...
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2020
Au regard de la bourgeoisie française, son déclin et sa folie. Dramatique et dérengant, surtout pour Jean Louis Trintignant, Matthieu Kassovitz qui livre une bonne interprétation avec une Isabelle Huppert digne et sobre. Mais la réalisation est assez terne et le scénario pas toujours claire. J'ai apprécié les différente forme de caméra et le visuel d'un raiseau social plutôt crue et provocateur. Un film triste mais on reste sur une image assez déstabilisant
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 861 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 mai 2020
Happy End; la fin, Jean-Louis Trintignant va jouer jusqu'à la fin; en interpretant des rôles en chaise roulante. Je ne supporte pas ces artistes qui terminent leurs carrières en jouant des résidents de pensions de vieillesse. Et pour exprimer la froideur au cinéma, il suffit d'engager Isabelle Humpert. Après il y a pas mal de discutions à en plus finir. Il y a aussi des réunions familiales à en plus finir. C'est longuet et fatiguant. Pis ca mène nul part.
Patrick Torres
Patrick Torres

13 abonnés 131 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mai 2020
La critique de la bourgeoisie, quand elle ne s'oppose pas aux autres classes sociales est le sujet casse gueule par excellence ! Le meilleur biais est l'humour,, comme chez Woody Allen par exemple, encore que ce ne soit pas une garantie ! Or l'humour est à Haneke ce les carottes vichy sont à un éleveur texan ! Il en a sans doute entendu parler, mais il n'y en aura jamais dans son assiette ! Ce qui fait que l'on se désintéresse très vite de ce film en pensant qu'avec le réchauffement climatique, les réfugiés, le coronavirus, la pollution des mers, les problèmes existentiels d'une triste famille de province arrivaient en 7 12e position dans les préoccupations du spectateur moyen, même bienveillant et cinéphile.
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