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Marie D.
1 abonné
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1,0
Publiée le 9 octobre 2017
Une réalisation qui n'a aucun intérêt ... on ne comprend pas le message que veut faire passer ce film . Des temps morts .. des prises de vues interminables et des textes sans intérêt .. aucun respect pour le spectateur qui paye une Place de cinéma qui n'est pas donnée...
Une chronique régalante dans la haute bourgeoisie nordiste - située non à Lille, mais à Calais (pour légitimer quelques afféteries bien-pensantes sur les clandestins, jamais partis bien loin de cette contrée, "évacués" ou pas - que je pardonne à MH, car en situation...et, bien sûr, l'élargissement maritime de l'"horizon", annoncé dès la - parfaite - affiche). Affaire découpée au plus cruel des scalpels cinématographiques, celui de l'Autrichien Haneke. L'ensemble est assez austère, voire déconcertant dans la (les) forme(s), mais diablement efficace ! Une famille de tarés impressionnant admirablement la pellicule, que ces Laurent... Au résultat : une bonne pinte de rire (jaune). Certains passages impressionnants de maîtrise stylistique, comme celui de l'entretien aïeul (fabuleux Trintignant)/Eve (prometteuse Fantine Harduin), un rythme unique, suivant l'angle, de plus en plus aigu, de pénétration du Mal...... Ne pas se laisser rebuter par les premières minutes.... Une excellente cuvée du maître ! Injustement oublié au dernier Cannes, ce "Happy End" (que voilà un titre illustrant bien l'antiphrase, car sans fin, et en rien "heureux" !).
On ne peut pas dire qu'Haneke fasse dans la dentelle. Tout y est de son oeuvre dans ce nouveau long-métrage "Happy End". Dès les premières séquences tournées depuis le téléphone portable de la fille, on repense au terrifiant "Funny Games U.S.", où l'image prenait part à une horrifique histoire. Puis le réalisateur nous entraîne dans les méandres glaçants d'une famille bourgeoise à l'image de "Caché". Même la mort et la vieillesse hantent ce film à la façon du très grand "Amour". Bref, "Happy End" constitue une sorte d’œuvre témoignage de toute la carrière du réalisateur. Il porte sur cette famille un regard cruel, tranchant, amenant les membres à une sorte de danse psychologique qui pourrait faire craindre une hystérisation de la mise en scène. Mais le talent d'Haneke permet d'éviter la grossièreté et l’invraisemblance. Les acteurs, et particulièrement Huppert, Trintignant et Kassovitz s'engagent dans ce tourbillon de violence et de détresse à la fois avec tact et assurance, faisant gagner à chaque scène en intensité des personnages exposés. L'argent, les enjeux de pouvoir, la folie, la corruption, la décomposition des familles et leur éventuelle reconstruction sont autant de thématiques qui traversent ce film. Haneke a réalisé une fois de plus une œuvre aussi étouffante qu'elle est géniale, aussi subversive qu'elle est touchante, sinon que son regard a grandi en sagesse, en épure et en lucidité sur notre monde en pleine décadence.
Ce film est intense par la mise en scène : le scénario est un agencement de non-dits , de ratés dans un milieu bourgeois avec des comédiens virtuoses ( Trintignant , Huppert ) , inattendu ( Mathieu Kassowitz ( méconnaissable , sournois et incarné ) , une fille de 13 ans ( Faustine Halluin ) juste magique et un nouveau venu , troublion de la famille Pierre incarné par un charismatique ( Franz Rogowski). Tout relève de la mise en scène , de sensations d'étouffements , de compromis malheureux , des apparences à sauver , du naufrage au bout du chemin . Un regard acéré , des scènes dérangeantes ( l'instrusion des migrants dans un mariage de convention ) , le suicide comme solution , des comportements pervers à tous les étages , des rapports maîtres- serviteurs . De l'humour noir , mais beaucoup de détresse maquillée derrière des convenances de façade . Un monde qui craquelle , le nôtre .
La cotation de ce film sur ce site révèle qu'il va avoir du mal à trouver son (grand) public. A une ou deux critiques près, Il y a autant de 5 que de 4, que de 3, de 2, de 1 pour une nombre total de notes qui reste par ailleurs modeste. Le cinéphile se sentira donc obligé d'aller voir pour se faire sa propre opinion. Globalement c'est une critique d'un milieu social. Avec une fin dans laquelle on attend une quelconque morale, sauf que là elle est à deux doigts d'être immorale. Sans dévoiler quoi que ce soit, le titre nous met quelque peu sur la voie. Les élément de compréhension et d'attention sont fournis assez lentement mais aussi assez sûrement. Avec ça, c'est à chacun de mener sa réflexion et de rassembler ces morceaux de vie. Ce qui fait qu'on s'accroche à cette histoire, dans le regard et les pensées de cette petite fille au travers de laquelle se développe la narration. C'est du film dit d'auteur. Il ne faut pas en rater un détail. J'ai suivi les conseils donnés ici dans d'autres critiques. Se placer au premier rang pour pouvoir lire du texte à l'image (écran d'ordinateur, de téléphone). Pas génial comme procédé de mise en scène.
Montrer la dure réalité de la vie. Nous ne sommes pas ici dans la distraction et nous ne passons pas un bon moment. Le film est fait pour poser des questions. Riche ou pauvres, comment ça se passe. Montrer. Ce film est donc trop reel ; je préfère l'humour ou le supens pour faire passer des messages. Trop sérieux et ennuyeux pour moi. Il reste tout de même une bonne scene avec Trintignant.
Personnellement j’ai trouvé ce film plutôt intéressant, il est criant de vérité en n’en faisant pas trop une caricature. J’avais très peur que ce soit juste un film larmoyant. Mais il s’est révélé que le film à tendance à être captivant par moments car on suit chacune des histoires des personnages qui parfois s’entrecoupent et qui prêtent à réfléchir. La fin m’a particulièrement touché du fait peut-être de la crédibilité des acteurs ou tout simplement que j’avais commencé à m’attacher à certains personnages.
Ce film est notable pour Haneke sans pour autant marquer sa carrière de manière significative. Il reste bon à voir si vous avez besoin de voir un drame ou tout simplement de vous imprégner d’une nouvelle atmosphère. C’est un film plaisant à voir pour ses acteurs et les personnages qui y sont proposés ! Mention spéciale à Fantine Harduin (Eve dans le film) qui s’en sort magnifiquement bien face aux autres acteurs. Actrice à suivre !
C'est agréable d'avoir la possibilité de voir un très bon film solide, intelligent, bien construit, prenant, inquiétant et sensible. Voilà toutes les grandes qualités de ce beau film. Bien entendu le thème n'est pas drôle, nous ne sommes pas là pour rire ni se détendre. Nous sommes là pour réfléchir sur une histoire dramatique familiale contemporaine bourgeoise. Je recommande ce film intelligent.
Une Isabelle Huppert qui semble s’emmerder dans son rôle et un Jean-Louis Trintignant qui n’est plus dans le coup … et un Michael Haneke qui aimerait être encore vu et reconnu comme Daniel Defoe l’est avec « Robinson Crusoé » qu’il écrivit au 18ème siècle. Mais on est encore bien loin, encore trop loin du chef-d’œuvre… C’est plutôt du niveau de Facebook, vite fait, mal fait. Haneke s’agit, brasse du vent… Ennuyeux, grotesque, stupide, sans aucune valeur.
Happy end marquerait-il les limites du cinéma d'Haneke? En effet, après deux films d'une rare puissance dramatique, Le Ruban Blanc et Amour, le cinéaste revient avec un film plus modeste malgré la présence d'un casting quatre étoiles. La rigueur de la mise en scène, la qualité de l'interprétation (Trintignant est exceptionnel) sauvent, à peine, un film qui ressemble un pot pourri de l'ensemble de l'œuvre du cinéaste. La tendance du cinéaste à l'autocitation finit même par lasser. Ce film névrotique ne provoquera pas de malaise, nous ne sommes pas dans Funny Games ni Benny's video, et si les premiers plans évoquent le Haneke des débuts, notamment du Septième continent et de 71 fragments du hasard, le film n'en a pas le caractère hypnotique. Si quelques scènes (celle d'ouverture notamment) valent le détour, le film reste assez médiocre, froid et figé dans la redite. Décevant...
Un film fantastique à voir avec des yeux de détective. Au début, tout semble obscur, puis, petit à petit, le puzzle se met en place et la mécanique déroule l'histoire pour nous donner les clefs de ce film extraordinaire. Dans la suite des précédents films de Michael Haneke, le thème du film que je laisse à chacun le soin de découvrir, continue à être exposé par un réalisateur formidablement intelligent et talentueux. Une perle rare que ce film qui nous place dans cet espace particulier que certaines personnes ont eu ou auront traversés avec des moments intenses. Moments qui sont vécus par une jeune fille, une femme, un jeune homme et un vieillard... Avec un point commun à ces 4 générations touchées, l'amour qui n'est pas donné ou refusé par ceux qui en ont la charge ou le rôle... Mais j'en ai trop dit. Un film d'anticipation fantastique qui donne aux films qui ont prétention à l'être, une image de garçons en culotte courte. Quant au titre du film, il résume le talent et la sensibilité du réalisateur qui transpire de ce film, tout autant que celui des acteurs. Fantastique, fabuleux, c'est trop ? Non, là, c'est trop peu... domi...
Avouons que le film désorienté des les premières images, une volonté de casser le discours, de ne pas rendre cohérent ce que l'on voit. Puis peu à peu le puzzle se reconstitué. La force défilé tient entre ses deux personnages aux extrêmes de l'âge: le grand-père (Trintignant, superbe) et sa petite fille. Après tous les autres personnages ne sont pas aussi convaincants, certaines scènes sont "plaquées), mais Hanche à sa petite idée,,sur ce Happy End, et même si l'irruption finale des migrants au repas de fiançailles fait un peu" gauche Insoumise" bien pensante, la dernière image, happy end, est jubilatoire. Un Haneke mineur....mais tellement au dessus du marigot franchouillard et narcissique !
Venant d’Haneke, un titre pareil ne peut qu’inspirer méfiance. De fait, Happy End est particulièrement sombre et grinçant ! Du premier au dernier plan qui montrent Eve, 13 ans, en train de filmer avec son smartphone. Elle filme d’abord, sa mère dans sa banalité quotidienne. Le commentaire joint est sans appel : elle ne l’aime pas. Du coup, maman finira comme son hamster. La cruauté de la fillette s’achève quand elle suit sans broncher son grand-père en fauteuil, qui a décidé de se laisser glisser vers la mort. Entre ces deux scènes, Eve est recueillie par sa tante dans la grande maison du Nord. Anne qui a succédé au patriarche à la tête de l’entreprise familiale. A côté, un oncle semble très perturbé par l’enjeu. Quant à son papa, remarié mais pas rangé des femmes, il est tout sauf fiable. Les névroses familiales craquent sous le vernis des apparences. En observatrice impitoyable, Eve assiste aux dérèglements du monde des adultes et permet en même temps d’attribuer à chacun sa véritable place. Jolie scène de banquet de bourgeois de Calais ou s’invitent les migrants de la Jungle ! Dans ce sommet de cynisme, Haneke revisite quelques grands thèmes de sa filmo, des blessures de l’enfance à l’angoisse de fin de vie. Avec des références à La Pianiste, à Caché et à surtout à Amour où on retrouve à l’œuvre le même magnifique tandem Trintignant-Huppert. Là encore, zéro empathie entre les êtres, même si le jeu de massacre se déroule en territoire feutré. Happy End est un continuum. Et si la structure du film paraît assez complexe, comme désynchronisée, le puzzle de notre lassitude existentielle finit par se mettre en place avec une éblouissante clarté.
Le pessimisme déconcertant de Haneke fait agoniser d'ennuis le spectateur que je suis. Sa vision noire de la société et de la famille s'impose avec ce film où les acteurs pataugent dans ce scénario incertain. mais fallait il quitter la salle de cinéma avant la fin fut elle heureuse ? !
De très grands acteurs dans ce film qui nous montre la vie d'une famille bourgeoise avec tous les problèmes de la vie et ils sont tous un peu mal dans leurs peaux sauf Isabelle huppert qui est chef d'entreprise familiale qui essaie d'aider du mieux qu'elle peut ce clan