Happy End
Note moyenne
2,4
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100 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 novembre 2017
Excellent

Du pur plaisir pour moi, inconditionnelle d'Isabelle Huppert et des films traitant des relations humaines. C'est parfaitement filmé, parfaitement joué. Trintignant ( Waouh il tient la route !!) , Huppert, Kassovitz est excellent en père dépassé par l'arrivée de sa fille ado qu'il ne connait pas, la jeune Fantine Harduin est d'une justesse saisissante. Je suis sortie sur un petit nuage. Certes le sujet est dur, terrible mais on retrouve un peu de nous dans ce film. La solitude, la difficulté et le mal de vivre, la perversité, et l'omniprésence des écrans dans notre société actuelle.
john_john57
john_john57

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 octobre 2017
Une atmosphère malsaine, à laquelle on a du mal à croire ; le film est rattrapé de justesse par la qualité du jeu des acteurs;
Jacques K.
Jacques K.

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2017
bien mené, reflets d une famille bourgeoise avec ,aussi, toutes ses problématiques humaines les acteurs sont vrais :mélange de qualités humaines dévoyées par le pouvoir de l argent et de la vie facile.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 22 octobre 2017
Avec ce film, Haneke devient une caricature de Haneke... Soit un réalisateur totalement misanthrope qui nous brosse une gallérie d'aristos tous plus ignobles les uns que les autres... Il y a une ou deux séquence à sauver, pour le reste, tout est malheureusement attendu et vain. J'en ai marre de ces réalisateurs qui nous crachent à la figure leur haine de l'humanité...
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2017
Tous les inconditionnels d'Haneke seront allés voir ce dernier film qui, s'il n'est pas le plus percutant, n'en est pas moins intéressant. On y retrouve un peu de tous ces films précédents. Benny's vidéo évidement, où la vidéo est remplacée par le smartphone. Le Ruban Blanc pour la perversité des enfants et Amour dans lequel ont reconnait les personnages de Trintignan et Huppert. Happy End est certes moins dérangeant spoiler: sauf la scène ou Trintignan raconte à la jeune Eve comment est morte sa grand mère
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 octobre 2017
J'avoue être assez friand du cinéma de Michael Haneke à l'accoutumer. J'y vois un cinéma subversif, qui questionne nous moeurs et l'asphyxie de situations délirantes. C'est un cinéaste qui test la capacité de résilience de l'individu, son retranchement et sa subversivité, à travers des pulsions sexuellement équivoques. Happy End parle toujours d'individualisme, mais cette fois dans le mépris de classe. L'idée de départ est bonne, mais tous les thèmes principaux du cinéaste autrichien sont laissés à l'abandon. Aucun des personnages n'arrivent à m'atteindre, ils paraissant si loin d'une vérité qui manque dans ce film. Creux voir insipide, c'est un mauvais crus.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 octobre 2017
Le Jeu des Sept familles façon Michael Haneke :
- Le grand-père (Jean-Louis Trintignant) ne se remet pas de la mort de son épouse qu'il a euthanasiée après une longue agonie et souhaite à son tour écourter ses jours ;
- La mère (Isabelle Huppert) a repris les rênes de l'opulente société familiale de NTP depuis que son père a pris du recul ;
- L'oncle (Mathie Kassovitz) est un chirurgien renommé qui joue au mari parfait avec sa seconde épouse alors qu'il passe ses nuits à échanger des messages pornographiques sur Messenger - en tout petits caractères - avec une brûlante violoncelliste ;
- Le fils (Franz Rogowski) qui renâcle à assurer la succession de sa mère est en proie à des pulsions autodestructrices ;
- La nièce (Fantine Harduin) est une enfant silencieuse qui a peut-être assassiné sa mère.

On est chez les bourgeois de Calais. Et c'est déjà là que le bât blesse. Parce que les grands bourgeois que décrit Haneke, leur impressionnante demeure, leur domesticité dévouée, ne vivent pas à Calais. À Néchin peut-être, à Neuilly sans doute. Mais pas à Calais. Pourquoi Calais alors ? Parce que Haneke veut que deux mondes se percutent. Celui des riches et celui des pauvres, réfugiés en tous genres qu'on voit par intermittence au second plan de l'image, sur le bord d'une voie expresse ou derrière une dune. On comprend le potentiel cinématographique d'une telle collision. Mais le choix malheureux du lieu du tournage le prive de toute crédibilité.

Haneke est peut-être l'un des plus grands cinéastes contemporains. Il n'a pas volé ses deux Palmes d'Or - double récompense dont ne peut s'enorgueillir qu'une poignée de réalisateurs (Francis Ford Coppola, Emir Kusturica, les frères Dardenne, Ken Loach). C'est sans conteste l'un des plus dérangeants. La violence verbale de certaines scènes du "Ruban blanc" m'ont durablement traumatisé. L'inéluctable déchéance physique d'Emmanuelle Riuva dans "Amour" m'a marqué à jamais.

Film chorale, "Happy End" se présente comme un patchwork assumé de l’œuvre du cinéaste de la "glaciation émotionnelle" ("emotionale Vergletscherung"). Il revisite avec ses acteurs fétiches (c'est le quatrième film tourné avec Huppert) ses thèmes principaux : le sadisme des enfants, les perversions sexuelles des adultes, les pulsions morbides des aînés.

Mais un patchwork n'est pas un best of. Pris isolément, ces sujets ont donné naissance à des chefs d’œuvres hanekiens glaçants. Mis bout à bout, traités à la va-comme-je-te-pousse, ils provoquent un léger malaise et, pire, un profond ennui.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 octobre 2017
scénario morbide, montage chaotique, acteurs excellents naturellement.
haneke est manifestement capable du meilleur et du pire.
film non nécessaire.
Jean-Philippe B.
Jean-Philippe B.

2 abonnés 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2017
Je vais au cinéma pour être surpris, pour me prendre des claques et voir ou ressentir qq chose que je n’ai jamais vu ou vécu avant. Ce film m’a fait tout ça et plus, une intrigue dérangeante très bien menée, le réalisateur dirige ses acteurs d’une main de maître, chaque détail est important, chaque son, chaque pause, chaque silence... Les acteurs sont incroyablement justes et surprenants... Du grand cinéma juste et inventif comme on aimerait en voir plus souvent...
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2017
Un film d’une grande maîtrise, qui allie l’intelligence en mettant en valeur la profondeur des personnages, la mise en scène prend son temps et les silences sont importants et pourtant tout m’a semblé froid et dépourvu d’émotions. Une œuvre à part.
Jerome S.
Jerome S.

11 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 octobre 2017
une bonne distribution et un bon jeux d acteur mais le film est parfois tres lent avec des plans interminables dont je ne comprend pas les sens cinématographique
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2017
C’est peu dire que j’avais détesté Amour. Mais il faudrait peut être que je le revois. Je ne partais donc pas très confiant pour ce Happy End (reparti bredouille de Cannes cette année). Mais une bande-annonce intrigante et un casting quatre étoiles ont eu raison de moi. Pour être honnête, j’y allais surtout pour en dire du mal. Et voilà, j’ai beaucoup aimé. En sortant de la salle, on se dit que le film est vide. Fascinant mais vide. Quelques moments dans la vie d’une famille bourgeoise de province où l’on ne comprends pas les motivations des personnages et où l’on éprouve aucune empathie pour eux. Mais le film fait son travail de sape après. Il est beaucoup plus profond qu’il n’y paraît. Il est même plein de questions et de propos essentiels sur la famille, l’amour, la vieillesse, la mort. C’est sec et froid, mais aussi émouvant et poignant, parfois dérangeant et sous un calme apparent, c’est bouillonnant, oscillant entre drame, humour et une certaine perversité latente. La mise en scène peut paraître empesée mais elle est à la limite de la virtuosité sans jamais en faire trop. Tout comme le scénario, parfaitement écrit, même si les dialogues peuvent paraître lourds. L’interprétation suit le mouvement. Elle peut sembler tout aussi guindée. Mais colle parfaitement à l’ensemble. On retrouve Trintignant et Huppert, père et fille tout comme dans Amour (dont ce film pourrait être une vraie suite), impeccables. Mathieu Kassovitz et Toby Jones sont également très biens alors que Franz Rogowski et la jeune Fantine Harduin sont de belles révélations. Contre toute attente, aussi plein que vide, ce nouveau Haneke m’a finalement fasciné. Puissant, perturbant et glaçant. Un grand moment.
Tristan L.
Tristan L.

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2017
Dans cette famille de la haute bourgeoisie de Calais, tous les protagonistes sont menteurs, toutes les relations sont pourries et empreintes d'une violence inouïe, quoique maintenue sous le vernis de la civilité et de la bienséance. Chacun est à la fois désespérément seul et dépendant des autres, si bien que c'est paradoxalement l'égoïsme qui fait tenir l'ensemble. On assiste - avec effroi ou avec délectation, c'est à voir - à l'analyse presque systémique d'une micro société en train de s'effondrer, ou plutôt d'imploser. (Un effondrement de terrain spectaculaire sur un chantier de l'entreprise familiale figure d'ailleurs très concrètement un processus qui traverse tout le film). L'implosion se produit non pas sous la pression d'événements extérieurs, même lorsque les migrants de Calais font irruption en plein dîner, mais plutôt sous le poids d'une liberté qu'aucun ne parvient à assumer et qui semble s'être retournée contre eux, au point de faire planer sur la plupart de ces existences le spectre du suicide. C'est ce paradoxe presque métaphysique que Haneke parvient à mettre en scène, et dont Aristote parlait déjà à propos de la tragédie : le point où le bonheur se renverse en malheur, où la liberté se renverse en servitude et où la mort se révèle immanente à la vie même. TL
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 octobre 2017
Michael Haneke signe ici une histoire plate, qui montre peu mais qui croit raconter beaucoup, ou en tout cas qui suggère beaucoup de choses. Le récit se concentre autour d'une famille bourgeoise, aisée, vivant loin de la réalité qui est la notre et semblant peu atteinte par les problèmes de société. On a l'impression que c'est un film qui se regarde soi-même, c'est-à-dire qu'il ne cherche pas à prouver quelque chose ni à convaincre. Le portrait dressé se suffit à lui-même et on est bien loin de ses meilleurs films comme "Amour", "La Pianiste", "Caché" ou "Funny Games", mais bizarrement "Happy End" nous les rappelle tous ponctuellement par les vices, les passifs et les lubies de ses personnages. Drôle de pot-pourri que le réalisateur autrichien compose ici, à l'image d'une oeuvre ultime, concluant son parcours cinématographique avec cette "Happy End"... C'est une réflexion qu'on se fait une fois sortie de la salle, en repensant à sa filmographie mais en toute honnêteté, on reste à la surface et les déboires des personnages nous ennuient au plus haut point comme une distance obligatoire vis-à-vis des émotions et des relations. Il manque la hargne, la violence et la transpiration de ses précédents films. La crise des réfugiés est abordée de façon tellement lointaine qu'on ne le met absolument pas en relation avec l'histoire de cette famille. Les interprétations sont sans nuances ni subtilités et on ne voit pas la face cachée des personnages, hormis par le biais d'écrans qui montrent la perversité de certains d'entre eux, que ce soit par une caméra de portable filmant les expériences de la jeune fille ou encore un écran d'ordinateur retranscrivant le dialogue chaud du slip du papa de famille... Une autre raison pour laquelle je trouve ce film cruellement décevant, ce sont ces temps répétitifs et réguliers qu'impose Haneke aux spectateurs avec des actions sans intérêts qui viennent derythmer et aseptiser l'ensemble. Au risque de me répéter, c'est un film qui se suffit à lui-même ! On se plait à représenter une petite élite bobo avec des dialogues ennuyants, des personnages vicieux aux tons inexpressifs et des plans fixes et creux. Le résultat est un cliché du film contemplatif et intello, cherchant à créer du sens dans l'invisible et du trash dans une mise en scène trop propre.
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 octobre 2017
Avec « Happy End », Michael Haneke signe un film totalement désincarné, privé de larmes, de chair, de sang et pour finir d’émotion !
En voulant certainement à travers le traitement de sa pellicule être à l’image de cette famille, il faut évidemment reconnaître que ce parti-pris atteint vite ses limites.
Le film patine et ronronne, sans jamais qu’une vraie violence, de vraies confrontations ne soient insufflées, pour rendre finalement cette réalisation sans force et sans véritable enjeu...
Sans doute, le cinéaste a-t-il voulu tendre un parallèle entre les manières très contrôlées de cette bourgeoisie calaisienne, et ce nouveau film où rien ne dépasse ou ne heurte vraiment.
Tout reste ainsi très mesuré et lointain, sauf peut-être en insistant sur la conversation particulière de Thomas avec sa maîtresse, de manière artificielle par écrans interposés...
Il s’en dégage une impression glacée et distante que l’on ressent à la vue de ces magazines de mode ou de déco, où tout est posé, tout est chic et élégant sans que la vie n’y soit vraiment présente !
Ici, il semblerait que chaque personnage soit déjà éteint ou presque mort, même si pour certains c’est celle-ci qui est désirée, car le thème de la morbidité est toujours récurrent et planant, comme d’ailleurs on l’attendait !
Sauf que cette fois, rien ne fonctionne vraiment, rien ne provoque d’éclats au propre comme au figuré, au point que l’histoire ne décolle et ne s’installe pas, en restant sur un mode descriptif très envahissant, voire très lassant qui ne se suffit pas sur le fond.
De nombreuses séquences anodines sont filmées dans toute la durée de leur déroulement pour de simples gestes du quotidien, à tel point que l’on se demande le réel intérêt, si ce n’est de vouloir renforcer la déshumanisation et la sécheresse de ce monde de faux-semblants.
On espère toujours qu’un facteur déclenchant se produise, pour enfin nous mettre de quoi sous la dent, car plusieurs moments en nous donnant des indices sur le mal-être de cette famille, nous laissaient croire au vrai démarrage ultime et enfin espéré !
On pense alors à « Festen » ou à « Un beau conte de Noël » qui développaient une réelle tension dramatique, des échanges d’une intensité extrême, qui sont totalement absents ici ou si peu !
Isabelle Huppert ne se renouvelle plus trop dans sa façon de jouer qui finit par ne plus étonner, JeanLouis Trintignant est bien sûr détestable mais ne nous déstabilise pas plus que ça...
Ce que confirment les autres membres de cette famille, tous assez formatés eux aussi.
C’est donc une histoire sans réelle histoire, où le réalisateur semble avoir tout misé sur une mise en scène sèche et dépouillée, en pensant ainsi faire transpirer l’aspect anxiogène, le malaise de la famille Laurent qui en tout état de cause ne nous touche pas vraiment, et dont le vernis qui la recouvre ne craquelle pas autant que ce qui était promis...
Si on ajoute à cela, le prétexte évident de nous situer à Calais pour intégrer quelques migrants lors de la cérémonie finale, il faut bien avouer que ce procédé sent le fabriqué de bon aloi en devenant bien embarrassant certes pour tous ces êtres bourgeois préservés et bien pensants, mais de fait également pour Michael Haneke qui ne sait trop comment gérer cette irruption finale.
Ici c’est encore le style et la forme qui prédominent comme souvent, oubliant par là même un réel impact qui avait pourtant avec le potentiel de ces acteurs toute sa raison d’exploser...
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