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DAVS25
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1,5
Publiée le 18 août 2018
Un film sans aucun intérêt. Haneke est arrivé au bout (pour ne pas dire au fond) de son processus de mise en scène qui n'a jamais été aussi vain et prétentieux.
Film passionnant, qui m'a rappelé 'Les opportunistes', de Paolo Virzi. Happy end, ou l'histoire de la faillite d'une famille bourgeoise de Calais, et à travers elle, de tout un pays finalement ... Tout s'écroule, les chantiers, les couples, les comptes en banque, la santé etc, non par hasard, mais parce que tout au long du film on comprend que la génération aux commandes, cinquantenaire (Huppert, Kassovitz), est tout simplement incapable de gérer aussi bien les familles que les entreprises. Aussi, une très émouvante complicité née entre le grand-père et la petite-fille. Le personnage de Pierre (Franz Rogowski) est également très intéressant, et fait figure de transition entre les deux groupes : il essaye de faire face et de s'adapter aux règles du jeu dictées par sa mère (Huppert), avant de lâcher la partie. A ce titre, la scène finale est juste parfaite, et condense en quelques minutes tous les enjeux dramatiques du film. A voir!
Bizarrement, Michael Haneke semble faire marche arrière avec ce dernier long-métrage qui reprend des thématiques qu’il a déjà développé à la fin des années 80 dans des œuvres extrêmes comme Benny’s vidéo. Pourtant, cette fois, il ne parvient qu’à caricaturer son propre cinéma et livre une œuvre exaspérante qui semble rejeter toute forme d’implication pour le spectateur. Froid, calculateur, désagréable et souvent confus, le métrage s’enferme inexorablement dans son procédé formel (pas très heureux au passage car les images sont uniformément laides) sans jamais laisser y pénétrer la vie. On s’ennuie ferme et on ne voit vraiment pas l’intérêt de subir cela. Une fausse bonne idée en quelque sorte.
J'adore le cinéma d'Haneke mais je n'avais pas pu voir ce film à sa sortie et les mauvais retours ne m'avaient pas fait me précipiter dessus à sa sortie en DVD. Sauf qu'en réalité c'est très bon et c'est dans le peu que j'ai vu, le meilleur film de Cannes 2017. J'aurais adoré une troisième palme consécutive pour Haneke.
Je ne ferai pas la blague du Haneke Cinematic Universe puisque je viens de voir que les cahiers l'ont déjà faite, mais clairement on est dans un film somme pour Haneke tant tout renvoie à ses films précédents et à ses démons. Lorsqu'on dit ça on pense sans doute avant tout à Amour (pour la distribution, mais pas seulement) avec ce qui sans doute la meilleure scène du film où Tritignant raconte à sa petite fille la fin du film Amour, comme s'est terminée la vie de sa femme.
Mais il n'y a pas que ça, Haneke réutilise une scène utilisée dans Caché, on voit mais on n'entend pas ce que se disent les personnages... Scène qui ne sera pas plus jamais évoquée, laissant ainsi le spectateur libre de toute interprétation comme pourrait le faire un témoin fugace depuis l'autre bout de la rue... On a évidemment du Benny's Video (le seul Haneke que je n'ai pas aimé), puisque là on a une jeune fille qui filme tout, notamment ses méfaits.
D'ailleurs c'est extrêmement glaçant d'ouvrir le film là-dessus, sur cette violence ordinaire filmée, projetée afin de faire de nous les voyeurs complices d'actes atroces comme lorsque l'on regarde des gens faire des choses tout aussi horribles en vrai sur l'application Periscope. La violence des enfants rappelle également Le Ruban Blanc...
Bref tout le film fait écho aux thématiques explorées par Haneke durant sa carrière.
J'avais un peu peur en apprenant que le film allait parler des migrants, j'avais peur d'un Haneke qui devient un peu gaga et qui perd toute sa radicalité pour devenir un papy gâteux, mais il n'en est rien. Peu présents les migrants ont néanmoins un rôle essentiel dans le film, ils sont là pour montrer ce que disait le synopsis : "Tout autour le Monde et nous au milieu, aveugles."
Ils mettent en lumière à quel point cette famille bourgeoise est hors du monde, hors de la réalité, comment elle est dans un entre-soi, s'arrangeant entre amants pour les questions judiciaires, donnant du fric pour éviter les poursuites, apportant dans une ambiance très XIXe des chocolats à la fille de la servante blessée par le chien de la maison... Ils sont un retour au réel nécessaire pour éviter que ça soit juste une farce bourgeoise.
Le film en est une, de farce, il a beau être glaçant par moments, vraiment froid, cynique, désabusé, du bon Haneke en somme, il n'en est pas moins drôle. Ces bourgeois apathiques sont drôles malgré eux avec leur incapacité à aimer.
La fin est vraiment belle, dérangeant, un peu glaçante tout en étant assez drôle finalement avec sa pointe de cynisme froid... Le regard que jette Huppert à la petite fille qui filme la scène, ce regard désemparé, d'incompréhension dit tout. Huppert ne comprend rien à son père, à sa nièce. Les deux sont quant à eux connectés. Les acteurs sont vraiment excellents, ça fait d'ailleurs plaisir de revoir Kassovitz dans un bon film, mais clairement c'est la gamine et Trintignant qui dominent.
Haneke rate son coup avec ce drame soporifique. Une famille bourgeoise du nord perd ses repères. Pourquoi ? rien n'est clair, mais le réalisateur autrichien donne quelques pistes. Hélas, il ne convainc guère: son film est une pâle mise à jour de son "Septième continent", portrait glaçant d'une famille autrichienne qui implose jusqu'à la mort. Il n'a pas grand chose à dire ni à faire jouer à ses acteurs, très bons au demeurant. On s'ennuie ferme devant cette dissertation étrangement vide. Venant d'un tel réalisateur c'est une surprise bien froide.
Un chef d'oeuvre ! Oui un chef d'oeuvre ! Comment peut-on réaliser un non film, un non scénario avec des non acteurs ! Oui là on touche au sublime ...du VIDE. The end.
Dès l'intro lourde et malsaine, on sent bien que ça va être très spécial et la suite ne va pas décevoir, une grande bourgeoisie infâme et infecte, personnages monstrueux et tous assez abjects. Rien n'est bon là dedans, tout y es négatif, les gens, les situations, la famille, tout ! De la pure haine de l'humain made in Haneke, une sorte de sadisme qui semble le faire jouir. C'est lent et long, assez ennuyeux malgré que ce soit bien interprété.
Film complétement décousu, on a du mal à suivre... Par contre, la prestation de Jean Louis Trintignant est intéressante et courageuse, sinon film sans grand intérêt..
Ce film est d'un ennui du début à la fin, aucun scénario, des acteurs sans conviction, Hupert égale à elle-même , ennuyeuse à souhait, bfref ! un gros nanar ! on se demande comment des acteurs aient pu accepter d'y figurer ?
Un film dans lequel on a du mal à trouver sa place au départ vu qu' on rentre dans l'intimité d'une famille sans en avoir les clés. En plus certaines scènes n'accrochent pas spécialement l'attention. On retrouve le ton sarcastique du réalisateur mais aussi des scènes intimistes fortes comme la confrontation de Jean Louis Trintignant et de la jeune Fantine Harduin. Il faudra attendre la fin excellente du film pour avoir une vision pleine de l' oeuvre mais on reste un peu circonspect devant la faiblesse de certaines parties à moins qu'elles ne soient là que pour souligner encore plus le coté dérisoire.
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2,5
Publiée le 5 février 2018
Avec "Happy End", Michael Haneke est fidèle à lui-même ce qui n'est pas une surprise, il ne va pas changer maintenant... Il dresse le portrait d'une famille aisée et met au centre de l'intrigue les rapports intergénérationnels compliqués entre les membres de cette famille. En plus de toutes ces relations difficiles, ils ont chacun une petite histoire qui va avoir un impact sur eux-mêmes ou sur les autres. Ce drame familial est raconté de façon cynique, mais aussi très froide. Ce portrait d'une famille bourgeoise m'a laissé indifférent. Il pouvait arriver n'importe quoi à ces gens que cela ne m'aurait fait ni chaud ni froid tant les personnages sont peu attachants et tant l'ensemble est dénué d'émotion. C'est bien mis en scène et bien incarné, mais c'est très peu intéressant et trop superficiel. Le film se laisse néanmoins regarder.
Un film qui met le temps à déployer ses personnages dans l'entre-soi d'une famille qui ne communique que par la contrainte des événements, reflétant belle et bien l'hypocrisie de la petite bourgeoisie de province, masquant les problèmes dans la mesure du possible, l'art du paraître. Haneke reste dans cette récurrence thématique de la brutalité ordinaire, par des non-dits, des allusions, en laissant même la place au voyeurisme des écrans interposés où viennent se glisser des images et des mots parfois trop abruptes pour être confiés à la caméra du metteur en scène. D'ailleurs je trouve qu'il y a une idée de passation dans la réalisation de la part de Haneke, ou du moins une tentative, comme pour intercaler des prises de vue "réelles" histoire d'encore plus faire entrer la violence brute des images et du sous-texte, le début et la fin parlent d'eux-mêmes. Entre temps le film dépeint l'intime des relations par des dialogues sans concession, comme on connait la patte de Haneke, il y a souvent un doux malaise qui s'installe, sans jamais être explicite, ou de profonds sentiments enfouis comme lors de l'échange superbe entre Trintignant et la jeune fille lorsqu'il lui explique que la mort n'est pas une simple représentation, toujours cette logique de transparence des écrans. Avec du recul le film a tendance à se suffire de sa posture d'auteur, un peu dans une certaine insistance parfois, mais je le trouve tout de même assez ingénieux et puissant dans sa dernière partie.
Cinq ans séparent les sorties en salle de Amour et Happy end. Les deux derniers films en date de Michael Haneke semblent pourtant filer un même coton à tel point que Happy end peut être considéré comme une suite de son aîné. Le cinéaste y radiographie la déréliction relationnelle d’une famille bourgeoise calaisienne et l’étend à ses thèmes de prédilection que sont le déterminisme familial, les rivalités intergénérationnelles et les rapports aux personnes d’origine étrangère. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Michael Haneke nous emmène dans le Pas de Calais au sein de la bourgeoisie calaisienne avec une famille qui a fait fortune dans le BTP. La première partie du film est particulièrement ennuyante puisqu'il n'y a aucune émotion qui se dégage et quelques clichés voulus ou non qui peuvent déranger ( comme les employés de maison marocains traités avec condescendance). La deuxième partie sauve le film du naufrage grâce à un Jean-Louis Trintignant merveilleux et la petite Eve qui est rafraichissante de par son jeu. Une oeuvre mineure dans la carrière du réalisateur d'"Amour" ou du "Ruban blanc".
Pendant au moins la moitié du film, j’ai eu envie de crier «coupez» tant le réalisateur allonge indûment les scènes de cet «happy end» ironique. C’est long. On s’ennuie un peu. Mais ce n’est pas nul. C’est du Haneke quand même. Mais pas un grand cru. Une trame intrigante, quelques scènes fortes, mais au final, un film plutôt décevant. C’est le style Haneke, mais tombé dans un maniérisme agaçant. À noter cependant, la jeune comédienne Fantine Harduin, tout juste 12 ans, qui crève l’écran. On n’a pas fini de la revoir.