Happy End
Note moyenne
2,4
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100 critiques spectateurs

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mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2018
Un Haneke qui revient à ses thématiques d’origine, qui portent sur la crise sociale, (comme Benny’s video, 71 fragments d’une chronologie du hasard, Code inconnu).
Qui portent sur les méfaits de la bourgeoisie, (Le septième continent, Benny’s video, Le château). Ou encore le thème de la mort, (Benny’s video,71 fragments d’une chronologie du hasard, Funny games).
Bref, un Haneke de retour à Cannes, cinq ans après sa palme d’or pour Amour en 2012, en puissance, pour un film plus doux, calme et surtout moins glacial en terme d’atmosphère, comme La pianiste, une histoire d’amour qui grâce au génie de Haneke a su traumatiser.
Un casting très plaisant, notamment composé de Mathieu Kassovitz, bon interprète même si il est meilleur en tant que réalisateur. Sans oublier l’actrice fétiche d’Haneke : Isabelle Huppert, parfaite pour le rôle de la directrice d’entreprise. Mais également Jean Louis Trintignant, aussi gâteux que dans Amour.
D’excellentes images caractérisées et marquées par des couleurs sublimes et claires, et là je fais référence aux plans émis dans des bureaux ou en bord de mer.
Néanmoins l’aspect un peu démagogique est déplaisante et est mal introduite dans le contexte scenaristique. Bref, bon film.
Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 septembre 2017
Le nouveau film de Michael Haneke est fidèle à ses obsessions et sa manière de filmer. Il fustige toujours la condition humaine, la bonne morale et l’hypocrisie de l’homme. Et c’est toujours avec de longs plans fixes et larges, nous mettant en observateur/voyeur du petit théâtre de la vie. Il pose ici sa caméra dans le Nord de la France en auscultant une famille bourgeoise dont les membres sont tous aussi imbuvables et déplaisants les uns que les autres. Cependant, on a un peu l’impression cette fois que sa mécanique si bien huilée tourne un peu à vide, qu’il a tendance à se répéter en n’apportant rien de neuf à son édifice pourtant constitué de très grands films, du « Ruban blanc » à « La Pianiste. Le mal, ou en tout cas ces différentes représentations dans le quotidien, et le monde malade qu’il dépeint son toujours portés en étendard mais la démonstration semble ici avoir moins d’impact au point de devenir stérile.

Tous ces personnages sont des menteurs, des malades ou des êtres négatifs auxquels on ne s’attache pas mais que l’on prend un certain plaisir à voir évoluer dans ce jeu de massacre. Mais tout cela est quelque peu attendu et on a la désagréable impression de voir un best-of de scènes de ses anciens films jusqu’à un pont établi avec « Amour » par le biais du personnage de Jean-Louis Trintignant. C’est d’ailleurs, l’acteur qui donne ses meilleurs moments à « Happy End », de quelques séquences à l’humour un peu noir à d’autres profondément bouleversantes. Il est l’âme d’un film un temps soit peu décevant et anecdotique dans la filmographie de l’auteur. Les petits arrangements de chacun avec la conscience et le jeu des fausses apparences sont pointés du doigt mais Haneke parle aussi par petites touches des migrants de Calais, des réseaux sociaux ou de la servitude. Justement il parle peut-être un peu trop de tout et au final de rien. Cela confirme l’aura d’un auteur que l’on sent misanthrope. Mais il enfonce des portes ouvertes par nombre d’autres et surtout par lui-même.

« Happy End » est donc sans conteste un opus mineur du cinéaste autrichien, un opus qui manque de réelles et nouvelles propositions de cinéma tout autant que de la subtilité à laquelle il nous a habitué. Certaines scènes sont néanmoins frappantes comme celle du dialogue entre le personnage de Trintignant et sa petite fille ou la scène finale, très belle. Mais tout cela est noyé dans quelque chose de trop classique et inoffensif pour un cinéaste comme lui. Et il a trop tendance à étirer ses plans jusqu’à saturation à tel point que plusieurs fois durant la projection pointe l’ennui. Quant aux acteurs, Kassovtiz ne semble guère à sa place dans cet univers et Huppert fait du Huppert, quand bien même elle fait bien. En bref, un film de Michael Haneke reste toujours une expérience de cinéma intéressante mais ce n’est pas avec celui-ci que l’on sera comblé entièrement.
Reservoirs
Reservoirs

19 abonnés 22 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 septembre 2017
Un film d'état d'esprit, celui de la fatigue existentielle, de la lassitude. Si l'on met de côté une réalisation joliment académique et des acteurs visiblement très à l'aise, le contenu du film n'entraîne pas, ce qui ressemble à un effet collatéral peut-être inévitable du sujet. Tout est simple, parfois même juvénile. De la psyché "déviante" sous le vernis, jusqu'aux désirs léthargiques de mort, on regarde une danse macabre, molle et sous anti-dépresseurs. Sans pour autant éveiller réellement l’intérêt ou l'amusement (même si le film n'est pas avare en humour noir). En bref, un film de personne âgée qui passe un peu trop de temps à penser à la mort et qui embête qui le veut avec ses idée noires et résignées pas franchement captivantes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 septembre 2017
Un casting époustouflant, une gamine, Faustine, douce et inquiétante qui crève l'écran. Ce film prend son temps pour nous faire entrer dans cette famille dérangeante. La façon de Fixer les expressions et de zoomer sur les visages est magnifique. Un film qui pose des questions.
mhemo3
mhemo3

3 abonnés 9 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 juin 2017
Certainement pas le meilleur Haneke. Je me suis ennuyée, mais ennuyée.... Depuis que Dolan a utilisé le format carré tout le monde y va de ses images étriquées. Autant c'était une réussite avec lui, autant là....
Bref. C'est long, c'est lent. Une mention à la petite Fantine Harduin, qui n'a pas un personnage facile qu'elle interprète admirablement bien. Les autres acteurs sont tous bons d'ailleurs, il n'y a rien a leur reprocher. Mais je n'ai pas aimé ce film. Les commentaires n'engagent que moi, c'est vraiment mon resssenti perso.
Si vous aimez n'hésitez pas à m'expliquer pourquoi, je pense que je suis complètement passée à côté de ce film
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2017
Le nouveau Michael Haneke débute par une story vidéo, comme sur instagram. Avec comme première vidéo, une femme dans sa salle de bain se brossant les cheveux, puis se lavant les dents. La seconde est celle d’un hamster dans sa cage qui va subir une expérience. La troisième vidéo nous montre la femme de la salle de bain, préparant un repas dans sa cuisine. Sachant à aucun moment qui filme ces scènes, on aperçoit juste des commentaires en lien avec les vidéos.

Voilà le point de départ, du nouveau film de Haneke. L’homme qui a déjà deux palmes d’or pour « Le Ruban Blanc » en 2009 et « Amour » en 2012. Avec « Happy End » son nouveau film, présenté en compétition, on a la sensation d’avoir droit à....
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 juin 2017
Haneke, Haneke, Haneke… même un maitre ne réussit pas à tous les coups ! Le réalisateur autrichien tient son film à distance, montrant de loin les failles de chacun, esquissant le tableau général d’une famille de Calais… mais quel ennui scénaristique ! Il nous parle d’amour, ou du manque d’amour, dans une famille bourgeoise où les faux-semblants sont rois. Mais ça ne prend pas, on sent le discours peser, le scénario s’effilocher et le temps s’arrêter. Trop de choses effleurées pour si peu de résultats, si ce n’est un certain ennui.

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DarkAkuma02
DarkAkuma02

61 abonnés 506 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2017
Suite à l'hospitalisation de sa mère, Eve qui est âgée de 13 ans va habiter chez son père qui vit à Calais avec sa nouvelle femme et leur fils, sa sœur et le fils de cette dernière, ainsi qu'avec son père.
En regardant ce film, j'avais l'impression que quelque chose de surprenant allait être abordé, sans que cela n'arrive jamais réellement. De ce fait, je me suis senti un peu frustré tout du long, ne comprenant pas la raison d'être de ce long-métrage. La thématique de la communication sur les réseaux sociaux et Internet plus généralement est survolée, mais sans réelle conclusion si ce n'est que spoiler: la fille de Mathieu Kassovitz découvre les échanges qu'il entretient avec son amante
. On assiste également à spoiler: la volonté de Jean-Louis Trintignant à vouloir mettre fin à ses jours, au fait que le fils d'Isabelle Huppert se comporte de manière immature et irresponsable
, mais tout cela n'a pas de réelle conclusion. Je suis resté captivé malgré tout par les échanges au sein de cette famille bourgeoise aux personnalités excentriques ainsi qu'au cynisme de certaines séquences, ce qui devait finalement constituer l'intérêt de cette histoire.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2023
Michael Haneke est un habitué de la Croisette. Son Amour et son Ruban Blanc ont même déjà eu la Palme d’Or. Mais ce n’est pas avec Happy End qu’il peut prétendre à un jamais deux sans trois. Il dépeint encore cette année une famille bourgeoise avec leur perversité cachée intérieure la plus profonde dans une mise en scène froide et épurée. Il va bien entendu s’entourer d’Isabelle Huppert et Jean-Louis Trintignant qui se feront un plaisir de nous rappeler leurs précédents rôles avec Haneke. On trouvera également Mathieu Kassovitz en père égaré assez étonnant. Sous leurs apparences normales, chaque personnage a quelque chose à se reprocher. Même la petite Eve qui filme et commente tout sur l’application mobile Snapchat spoiler: . Si ce début à voir une femme dans la salle de bain ou encore la mort d’un hamster est assez affolant
, le format téléphone portable nous épuise. Il en va de même pour les conversations sur Facebook, dont le fil de discussion est écrit trop petit pour jouir pleinement des mots. Pourtant nous étions en projection dans le Grand Théâtre Lumière du Festival de Cannes dont l’écran fait 19 mètres de large. A l’inverse, nous apprécions ces plans d’ensemble lointain à regarder des conversations sans les entendre. En ce qui concerne l’histoire, le cinéaste a décidé cette fois de nous mettre mal à l’aise en étant très démonstratif, voir trop. Le cynisme est alors trop évident et notre conscience ne peut encaisser seule. Avec un titre pareil, nous attendions alors une fin digne de ce nom. Elle le sera, mais arrive un peu tard.
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velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 septembre 2017
Bientôt 30 ans ! Bientôt 30 ans que Michael Haneke fait partie des plus grands réalisateurs de notre époque. 1989, c'était "Le septième continent", son premier long métrage de cinéma, déjà présent à Cannes dans la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs. L'histoire du suicide collectif d'une famille bourgeoise. Tiens, tiens ! Depuis, le couple Haneke / Cannes a connu beaucoup de très bons moments : 2 magnifiques Palmes d'or, beaucoup d'excellents films, un seul qu'on aura tendance à laisser de côté : "Le temps du loup" en 2003. Et puis, 2017, une nouvelle sélection en compétition officielle : "Happy end". Impatience.

Et là, soudainement, on se met à ressentir l'impression pathétique de voir un maître creuser tout ce qui le rend si particulier, mais de façon tellement excessive, tellement exagérée, disons même, de façon tellement démentielle, qu'à force ... il en arrive à toucher le fond ! Résultat : dans ce film de 1h 48, seule la dernière demi-heure arrive, non pas à sauver le film, mais à le rendre moins indigeste. Pourtant, cette histoire d'une famille de bourgeois ... de Calais (eh oui, c'est comme cela !) avait tout pour permettre à Haneke de faire un grand film en traitant, à sa façon, les sujets qui lui tiennent à cœur : la déliquescence d'une famille bourgeoise, la vieillesse et la mort qui se rapproche (à affronter, si possible, dans la dignité), les migrants, la responsabilité et l'irresponsabilité, etc..

Seulement voilà, Haneke a pris la décision de saboter son film. Une preuve ? De très nombreuses minutes du film sont consacrées à suivre des dialogues en ligne sur Internet avec le gros problème suivant : si on n'est pas dans les deux premiers rangs de la salle et qu'on n'a pas jugé utile de se munir de jumelles, on n'arrive pas à lire ces fameux dialogues. Cannes 2017 nous avait déjà offert "Rodin", film dans lequel on n'arrivait pas à comprendre le quart de la moitié des dialogues (au point que le distributeur a très vite sorti une version avec des sous-titrages en français de ... ces dialogues en français), Cannes 2017 nous offre maintenant un film dans lequel beaucoup de dialogues se font par écrit, mais on n'arrive pas à les lire !
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