1020 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
179 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
18 critiques
3
27 critiques
2
55 critiques
1
52 critiques
0
19 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
0,5
Publiée le 24 mai 2017
Le souffle de la création s'est éteint. Le regard de Rodin - Lindon s'anime un peu pour baiser gouluement la bouche de la gourmande Camille. Rodin est réduit à un petit fonctionnaire du modelage qui s'échine aborieusement à coller des morceaux de glaise sur de pales imitations sans âme des explosions de vie de Rodin.
Avant de lire les commentaires des spectateurs du film de Jacques Doillon, je pensais sincèrement que ma déficience auditive s'était aggravé car je suis un peu sourd. Mais vous me rassurez tous, c'est bien la bande son des deux principaux acteurs qui étaient qui étaient inaudibles et le mot est faible, heureusement que Rodin ne parlait pas beaucoup, il nous restait qu'à regarder la création d'un artiste maudit qui aimait trop les femmes , où j'ai appris des tas de choses sur la création d'une statue, comme celle de Balzac. On va revoir le Camille Claudel de Bruno Nuytten que Vincent Lindon a démoli hier lors de la Conférence de Presse, oui mais au moins on comprenait les artistes du film.
ce film est d'un ennui incroyable ..quel déception ...la plupart du temps on ne comprend pas quand Vincent Lindon parle.... un film pour faire la sieste !!! A la sortie , tout le monde très déçus. je n'ai vu personne qui a aimé. ..
Enfin la confrontation Claudel-Rodin décortiquée et portée à l'écran avec une version qui fait réfléchir sur les sentiments de ces deux créateurs de génie. Mais le film fait mieux que cela car il nous entraîne dans la création artistique, jusqu'à l'obsession pour obtenir ce que nous apprécions aujourdhui comme des chefs-d'œuvre. Il faudra aimer l'Art pour aimer le film, son rythme, ses silences. Lindon acteur caméléon, surprend une nouvelle fois avec une prise de risque à la hauteur de son talent.
Quelle déception devant une histoire tant intéressante à exploiter ! Un véritable raté dans la relation entre Rodin/Claudel. Les dialogues sont inaudibles et totalement incompréhensible, le scénario est d'un ennui mortel. Bon nombre de spectateurs se sont décrochés la mâchoire à force de bâillements, et ceux qui ont résisté à un roupillon (ce qui n'est pas mon cas), on eu la force de s'extirper de leur fauteuil pour s'en aller en pleine séance. C'est simple : on ne comprend rien aux échanges verbaux de tous les protagonistes. Lindon marmonne je ne sais quoi du début à la fin. Le film en devient forcément pénible.
des scènettes filmées sans mise en scène dans un huis clos sombre. une prestation hônete mais sans plus de Vincent Lindon qui a besoin de cours de diction quand au "jeu" épouvantable de igelin n'en parlons pas, ellei ne sait absolument pas se mouvoir devant la caméra , quand a sa "diction" ou a telle appris a parler ? c'est très prétentieux , J Doillon a du s'endormir devant la caméra tant c'est ennuyeux , c'est un ratage complet . non vraiment Rodin méritait mieux , beaucoup mieux a fuir vite.
Grosse déception. le film est interminable et Lindon n'articule rien. On reste extérieur, le mieux aurait été de voir un bon documentaire sur ce sculpteur génial.
C'est un très bon film, bien réalisé et bien interprété. La qualité est là c'est indéniable. Aussi le sujet est très intéressant et très pertinent. Le seul reproche que je fais c'est que par moments on s'ennuie un peu.
D'abord surpris de voir que Jacques Doillon s'attaquait à un biopic (qui s'avère ne pas en être un du tout ou presque à l'instar du "Saint Laurent" de Bonello), force est de constater qu'il réussit pleinement là où Bruno Nuytten s'était totalement fourvoyé avec "Camille Claudel", vampirisé il est vrai par une Isabelle Adjani inutilement outrancière. Doillon, lui, sait parfaitement filmer l'impérieuse envie de créer, l'oeuvre en marche, l'oeil du sculpteur qui précède le geste, la fascination pour la matière et l'Art de la faire parler. Aidé par une photo magnifique de Christophe Beaucarne, sa caméra est sans cesse en mouvement comme pour mieux saisir son artiste et ne rien oublier de ses gestes et de ses élans. Vincent Lindon est admirable dans sa puissance fiévreuse et Izia Higelin réussit le tour de force de camper une Camille Claudel instinctive et débordante dans sa folie naissante.
Les passionnés diront que Camille Claudel n'est pas l'héroïne martyre et géniale que le film de Bruno Nuytten avait voulu montré dans le peau formidable d'Adjani. Ici, en l'occurrence, l'œuvre de Doillon porte le nom "Rodin" de celui dont le réalisateur cherche à comprendre et à démontrer le processus artistique. Car ce film parle d'abord de création artistique, certes celle de Rodin. En ce sens, on comprend ô combien le sculpteur était en avance sur son temps et ô combien le fameux Balzac qui a obsédé l'artiste 7 ans, constitue les prémisses d'un art dit contemporain ou moderne. Il faut dire que le film de Doillon est tout à fait bien documenté et précis. En ce sens, il fait penser à l'œuvre majeure de Pialat "Van Gogh" qui ne cessait de montrer l'artiste au travail et dans son rapport à son univers immédiat. Doillon ne cherche pas une mise en scène extravagante. Il puise chez ses acteurs, et particulièrement Vincent Lindon tout bonnement incroyable de justesse, l'essence même de la création. On dirait presque que Vincent Lindon aurait sculpté toute son existence, tant son lien à la matière et son regard sur le plâtre rendent compte à eux tout seuls du processus de création. On découvre un Rodin à l'inverse total du personnage qu'incarnait Depardieu, c'est un homme qui doute, qui se perd dans son addiction sexuelle, et qui cherche à manière de Mallarmé à trouver l'Œuvre en tant que telle. Bref, "Rodin" est un grand film, complètement habité où la figure du père côtoie celle de l'amour.
Dire à Jacques Doillon - l'esthète du cinéma d'auteur français- qu'il a réalisé un biopic académique c'est prendre le risque de se faire transformer en pâté de foie.....
Pourtant, c'est bien l'impression qui se dégage de ce film, succession de petits morceaux de vie. Pour les gens de province qui n'ont pas eu la chance ou l'occasion de visiter le musée Rodin, ou l'expo-fleuve du Grand Palais, ils retrouveront tout: le plâtre omniprésent, les assistants, les bacs ou Rodin entasse mains, pieds, qu'il remontera peut être ailleurs pour faire un composite; les statues en multiples exemplaires; Rodin se défendant contre l'accusation d'avoir, avec l'Âge d'Airain, réalisé un moulage; Rodin présentant comme parfaitement achevée une statue sans bras; Rodin réalisant la Porte de l'Enfer et y revenant sans cesse; Rodin luttant avec son Balzac..... et les béotiens; et même Rodin se remémorant le temps où il faisait de la peinture; et même Rodin peignant ses aquarelles érotiques, face à deux mignonnes prenant les poses les plus bizarroïdes. Tout, vous dis je! Une encyclopédie!
Et à part cela? Eh bien, on dirait que Doillon n'a eu qu'une obsession: prendre le contrepied de Bruno Nuyten dans Camille Claudel. Alors, avoir confié le rôle de Camille à la gironde Izia Higelin, si terrestre, si prosaïque, un peu saute-au-paf, en tous cas très entreprenante, c'est pire qu'une erreur de casting: c'est une faute professionnelle! Ce qui n'enlève rien aux qualités d'actrice d'Izia, d'ailleurs; elle est juste pas à sa place.
Quant à Vincent Lindon, il habite le rôle, comme il habite tous les rôles. Face à Gérard Depardieu, grosse nature, forte personnalité, un peu trop balzacien peut être, ou un peu trop depardiesque, tout simplement....il est un Rodin plus renfermé, plus secret, fils du peuple voulant être avant tout un bon artisan; c'est une composition très intéressante.
Mais il serait peut être temps qu'on lui dise quelque chose. La diction, ça n'a jamais été son fort. Avec l'âge, ça ne s'arrange pas. Izia : kiff-kiff. Moi je croyais que depuis que le cinéma était devenu parlant, les dialogues, ça comptait? Un bon conseil : si vous voulez comprendre quelque chose, allez dans une salle en Allemagne ou en Italie: vous pourrez lire les sous titres.
Rose Beuret, la modèle des premiers temps, la compagne éternelle épousée quelques semaines avant sa mort, c'est Severine Caneele qui eut une brève heure de gloire chez Dumont; on se demande, si Rose était aussi moche et revêche, pourquoi Rodin aurait il gardé pour elle un tel attachement? Parce que, comme lui, elle venait du peuple et le reposait de tous ces bourgeois -Monet, Mirbeau..... qu'il était amené à fréquenter? En tous cas, les relations entre Rodin et Rose font certainement partie des moments les plus intéressants du film.
Bref un beau film, incontestablement, très didactique, où on s'ennuie un peu, à vivement recommander donc à tous les provinciaux mais, globalement, une déception
Et voici sur les écrans français un premier film en compétition à Cannes ! Doillon derrière la caméra et devant Lindon... de quoi faire monter le palmomètre de trois crans ! Alors une palme d'or pour ce film ? ...J'espère que non mais en cherchant bien, s'il faut lui donner un prix, il va bien lui trouver quelque chose... On pourrait, et ce serait mérité, lui attribué la palme de la plus belle photographie car, chaque scène baigne dans une atmosphère grisâtre qu'une lumière rasante vient magnifier, donnant aux personnages et aux sculptures une densité et un relief du plus bel effet. Le tombé magnifique des blouses de travail de Rodin et de Camille Claudel, ce froncé dans le dos et aux épaules pour Vincent Lindon et cette coupe froncée près du corps pour Izia Higelin, façonné sans doute dans un vieux métis usé donnent à leurs mouvements une allure lourde et douce de grands animaux mélancoliques mérite la palme du plus beau vêtement de travail. En cherchant bien, on peut lui trouver d'autres récompenses à ce film, car plus on y réfléchit, plus s'en présentent à l'esprit : Palme du borborygme, du dialogue marmonné et rendu incompréhensible par une barbe fournie à Vincent Lindon pour son interprétation très intérieure de Rodin ! Palme de la comédienne dont on ne croit pas une seconde au personnage à Izia Higelin, peu crédible en Camille Claudel. Palme de la comédienne portant le plus mal le costume d'époque à Séverine Caneele pour son rôle de Rose Beuret, qui a tout le temps l'air de se rendre à bal costumé. Palme du rendu passionnel raté à Jacques Doillon, où en accolant des bouts de vie de Rodin dans des cadres, certes hyper bien éclairés, mais dont la froideur annihile complètement toute la passion qui devrait s'y trouver, il n'arrive jamais à faire ressentir quoique ce soit, ni l'amour ou la détestation entre les êtres, ni la passion de Camille Claudel pour son art. Seul peut être Lindon, massif et modelant la terre, arrive à donner une sensation rentrée de grand sculpteur. Palme de l'ennui Cannes 2017 ( bon, là, c'est peut être injuste, il y a peut être pire mais comme je n'y suis pas...) à Rodin de Jacques Doillon dont on ne voit plus le bout, tellement tout cela suinte le biopic chichiteux, intello et bavard dont on se demande quel est le but.
Ce film présenté en compétition au Festival de Cannes est rentré bredouille. En le voyant, Rodin m'a semblé bien terne malgré ce duo prometteur à l'affiche : Izia Higelin et Vincent Lindon. En effet, le film se résume beaucoup au travail en atelier du sculpteur et sa relation tumultueuse avec Camille Claudel. Néanmoins, l'apparition trop rare de quelques génies de l'époque (écrivains, peintres...) rehausse un peu l'intérêt de ce film trop lisse et souvent ennuyant. Un portrait en dessous de mes attentes pour celui qui allait devenir un "monument" de la sculpture moderne.