1020 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
179 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
18 critiques
3
27 critiques
2
55 critiques
1
52 critiques
0
19 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Housecoat
140 abonnés
393 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 22 mai 2021
Avec Rodin, Jacques Doillon développe un tout nouveau concept cinématographique, le biopic sans histoire. Pas de début, pas d'élément déclencheur, pas de temps fort, pas d'objectif, pas d'action, pas de personnage, pas de drame, pas de fin, bref, aucun argument pour justifier l'existence d'un film, encore moins sur le père de la sculpture moderne. Rodin n'est qu'un long étalage de séquences vides consistant à faire tourner Vincent Lindon et Izïa Higelin en rond dans un atelier avec, éventuellement, des scènes de sculpture. Et comme il n'y a pas d'histoire, il n'y a pas non plus de direction. Aucun acteur n'articule, leur diction incompréhensible accentue encore plus la sensation d'assister à du néant. Autant que le film, leurs expressions sont figées, y compris quand il daigne enfin montrer un semblant de conflit au bout d'une heure de brassage d'air. Quel est le sujet ? Qu'est-ce qui faisait de Rodin un sculpteur aussi avant-gardiste ? Pourquoi raconter ça ? Et surtout, pourquoi lui ? Doillon pouvait prendre la vie de n'importe qui d'autre pour arriver à un résultat aussi lisse. Mieux, il pouvait en faire un film original sans avoir à impliquer des artistes qui ont suffisamment investis dans leurs vies pour éviter qu'on leur fasse l'affront de les adapter en exercice aussi pitoyablement apathique. Un somnifère surpuissant.
Un film sur l'oeuvre de Rodin à travers son personnage torturé et épris des femmes.
L'artiste est dépeint avec toute la perspective de son être avec ses tourments et sa complexité.
Au 19ème siècle, la critique était rude et c'est à 40 ans qu'il sera reconnu pour une partie de son oeuvre.
Le film est long, 2 heures, et j'avoue qu'il faut être concentré car il est très lent et très rarement mouvementé. Un peu de musique classique vient parfois mettre un peu de vie dans ce biopic.
A voir pour les amateurs. Un conseil, si vous souhaitez voir l'expo au Grand Palais (Paris), voyez le film avant et l'expo après. Vous comprendrez les sculptures et leur histoire.
J'ai ressenti la même chose que beaucoup de spectateurs en voyant ce film: on ne comprend pas bien ce que disent Rodin et Claudel. Je me suis dis que c'était fait exprès mais cela semble improbable. J'ai même tenté de mettre les sous-titres, qui n'étaient malheureusement pas disponibles. L'histoire du film est intéressante: on y découvre la vie de Rodin lorsqu'il a 40 ans environ. Il a ses ateliers, qui sont très sombres dans le film, avec ce contraste fort entre le blanc du plâtre et la pénombre de l'atelier. Il a sa femme, Rose, qui on le voit un peu plus tard était légèrement dérangée, et surtout sa maîtresse Camille. J. Doillon décrit cette passion très forte, puis la rupture. Il décrit aussi la vie familiale de Rodin qui a des enfants, mais on ne sait pas vraiment où ils sont. Et sa vie professionnelle aussi. Le film est instructif mais guère passionnant en fait.
Soporifique. Ne pas voir ce film en soirée tellement les dialogues sont inaudibles et decousus. Je suis sortie très déçue. Je ne comprends pas quel message Jacques Doillon à voulu faire passer en faisant marmonner ses acteurs. J'ai lutté contre le sommeil pendant tout le film...
Quelle déception ! Habituellement, je suis plutôt client de ce genre de biopic mais là, je me suis ennuyé comme jamais devant un film historique. Pourtant, je reconnais bien volontiers que la reconstitution est convaincante et que l’œuvre comme la personnalité de « Rodin » devraient pouvoir tenir en haleine le spectateur pendant deux heures. Pourtant, d'étonnants choix scénaristiques font que l'histoire patine sans arrêt dans la choucroute. Il ne se passe pour ainsi dire rien à l'écran et lorsque survient un événement, il est la plupart du temps bien difficile à comprendre. Les scènes se suivent et s’enchaînent sans homogénéité et sans qu'on parvienne à saisir l'intensité de la relation, pour le moins tumultueuse, qui liait Auguste Rodin à Camille Claudel. Il faut dire que la plupart des dialogues sont totalement inaudibles... Vincent Lindon, le regard vide, se contentant de marmonner des propos quasi inintelligibles dans sa longue barbe poivre et sel. Même l'excellente prestation d'Izia Higelin, qui campe une Claudel convaincante, ne parvient pas à redonner un peu de couleur à cette histoire sombre et trop difficile à appréhender. Reste les sculptures extraordinaires de ces deux génies avant-gardistes et... quelques jolies modèles largement dénudées. C'est bien trop pauvre pour qu'on adhère... Je passe mon tour !
Je suis encore simple débutant dans le cinéma de Jacques Doillon. Populaire grâce à sa sélection cannoise, et pourtant pas le dernier perdreau de l'année. On y voit un Rodin au travail, obsédé par son oeuvre, irradié par les femmes. Au grand dame de Camille Claudel, à qui il fait farouchement de l'ombre, elle n'est pas l'exception qui fera chavirer son coeur. A cheval sur des principes bourgeois et sans aucun état dame pour un fils qu'il renie, le personnage n'est pas d'emblée forcément sympathique. Du moins ce que veut nous en montrer le réalisateur français. Noyé dans certaines longueurs, le montage du film est quant à lui inspirant. On y retrouve le fondu noir, véritable acte scénaristique qui se perd, mais qui pourtant donne un sens à une narration, qui plus est lors d'un biopic, où la figure principale à un aspect de personnage de roman.
Vincent Lindon (Auguste Rodin) et Izia Higelin (Camille Claudel) tiennent bien leur rôle. Néanmoins, le film est long, lent, manque de rythme et le choix de la musique n'est pas le bon. Pour découvrir une partie de la vie d'Auguste Rodin et sa passion pour Camille Claudel pourquoi pas sinon passez votre chemin !
On reproche souvent au genre Biopic d’adopter une forme scolaire et factuelle, d’échouer à dévoiler le sujet au-delà de l’imagerie officielle et de se réfugier derrière des anecdotes de fiche Wikipedia. La tâche n’est pas simple : quand des réalisateurs expérimentés s’y collent, on sent bien que quelque chose se passe...mais cela ne rend pas le résultat forcément passionnant. Il en est ainsi d’Auguste Rodin par Jacques Doillon, dont l’entame se situe l’année des débuts de sa reconnaissance officielle tardive, se déploie comme une oeuvre austère, filmée dans le lieu véritable où l’homme exerça son art durant des décennies et qui ne le montre que rarement dans un contexte extérieur (quelques balades forestières - où il étudie les formes naturelles, d’ailleurs ! - quelques brèves rencontres avec Hugo ou Cézanne,...). On comprend pourtant qu’il fut un insatiable homme à femmes. On comprend aussi ce qui fit naître et entraîna ensuite la destruction de la relation forte qu’il noua avec Camille Claudel, qui souhaitait être tout à la fois son élève, sa muse, sa concurrente, son amante et son épouse légitime. Pourtant, peu importe l’importance que ces éléments occupent à l’écran, tout cela semble superflu, en tout cas moins intense que le spectateur (et le réalisateur?) l’avaient sans doute envisagé tant chez Rodin, tout semble subordonné à l’acte de création. Monolithe bourru et peu expansif dans ses relations avec les autres, on observe Vincent Lindon s’animer, imperceptiblement d’abord, de manière plus marquée ensuite, lorsqu’il trouve ce qu’il cherchait, une forme, une ligne, une courbe : raidissement de la posture, agitation fiévreuse, regard brûlant, l’acteur met toute son intériorité au service du rôle et c’est impressionnant...mais ce n’est pourtant pas suffisant: on a à peine le temps d’effleurer ce qui bouillonne à l’intérieur du sculpteur que déjà, il se dérobe, pour laisser place à ces développements plus prosaïques, relatifs à la carrière ou aux femmes, requis par l’organisation du scénario. Eut-il poussé à son maximum cette logique d’appropriation totale d’une personnalité vouée corps et âme à son art et, à travers elle, celle de l’incarnation d’un concept, que le film aurait sans doute été trop expérimental et très ennuyeux, au delà de l’admiration qu’on peut nourrir pour la performance de Lindon. Il faut croire que représenter parfaitement l’Acte de créer à l’écran est une utopie, dont on ne peut que s’approcher au plus près sans jamais l’atteindre.
J’ai non seulement été touché mais j’ai la sensation d’avoir touché ce film. Doillon réussi à faire du cinéma haptique. C’est non-spectaculaire, délicat, charnel. Le cinéaste trouve en Rodin un double créateur, intègre et d’une détermination à la hauteur des doutes. L’interprétation est impeccable, joyeuse, la photo de Beaucarne sobre (ça fait un bien fou !). En outre la scène finale est d’une grâce…
6 213 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 16 octobre 2020
Avec Rodin Jacques Doillon nous livre un film très étrange. Alors que que certains acteurs sont géniaux, la lumière est correcte et la réalisation est impeccable ce qui gâche le film c'est l'histoire et la façon dont elle est racontée. Plutôt que de passer par les événements de la vie du sculpteur il n'en montre que des aperçus comme des citations, des moments d'œuvres ou des moments d'amour. Le problème avec cela est bien que l'ordre chronologique soit préservé. Le spectateur est complètement perdu avec des noms inconnus ou des événements manquants et vous devez toujours penser à ce qui s'est passé auparavant dans le film pour enfin comprendre ce qui s'est passé. En plus de cela le scénario n'a pas vraiment de but. Le film ne commence nulle part et ne se termine nulle part. De plus il y a des scènes de nu totalement inutiles ce qui est parfois embarrassant car ça ne va nulle part et n'est jamais justifié. Même la prestation de Vincent Lindon n'est pas des meilleures dans ce film souvent ennuyeux et globalement trop long...
Jacques Doillon fait le choix judicieux de jouer Rodin en mineur pour consacrer un génie majeur tiraillé par ses désirs, ses passions, obsédé par son art : le film s'avère charnel, tourmenté également comme une valse de corps nus pour un temps enlacés que la sculpture immortalisera. De l'ombre de l'atelier où les artistes et leurs œuvres scintillent par de magnifiques jeux de lumière aux échappées loin de Paris se meut une âme au Purgatoire, revivant sans cesse cette porte sculptée, ce passage d'un tribunal céleste aux Enfers de la chair. Vincent Lindon habite Rodin, fascine et envoûte sans jamais trop en faire ; tout coule naturellement, le récit ne se fige que dans les œuvres qu'il égrène sur son chemin. Un très beau et exigeant portrait d'un artiste révolutionnaire.
Personnellement j’ai bien aimé. Le travail de Rodin était éblouissant, c’est intéressant de voir ce qu’il a fait. Un film long et lent mais pas mal, filmer un artiste en période de création me plaît fortement. Je recommande donc ce film. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
Il y a des films consacrés à un artiste célèbre réussis tels que Séraphine (de Senlis) ou encore La vie passionnée de Vincent Van Gogh avec Kirk Douglas etc... Et il y en a d'autres qui sont décevants tels que Rodin. Pourtant, il y a de nombreuses scènes où l'on voit l'artiste (incarné par Vincent Lindon) qui s'implique dans la réalisation de ses oeuvres (la Méditation, la Danaïde ou encore le monument à Balzac..). Pourtant il y a également l'atmosphère (décors, vêtements etc...) qui plonge littéralement le spectateur dans la fin du 19ème siècle. Hélas ce film souffre de longueurs avec des dialogues difficilement compréhensibles (Vincent Lindon parle littéralement dans sa barbe et certaines de ses paroles sont presque inaudibles et Izia Higelin ne fait pas non plus de grands efforts pour articuler parfois). La relation intense mêlant attraction et rejet avec Camille Claudel est faussée par une peu convaincante Izia Higelin. Au final, l'ensemble du film qui alterne scènes de création artistique, scène de parties de jambes en l'air et scènes de dialogues parait décousu. C'est bien dommage.
Il s'agit d'une partie de la vie de Rodin et de Camille Claudel (entre autres) et Vincent Lindon est extraordinaire. J'ai beaucoup aimé ce film qui me permet de mieux connaître cet artiste