Premier long-métrage réalisé par Dominique Rocher, cette tentative de film de zombie à la française ne marquera pas forcément les esprits. La faute surtout à une mise en scène qui manque tout de même quelque peu de suspense et de tension et a une histoire qui se résume finalement a peu de chose. Reste la bonne prestation du comédien principal et la présence de maquillage plutôt réussi pour ce film qui se déroule dans un Paris post-apocalyptique.
Un film d'épouvante minimaliste, plus anxiogène que véritablement effrayant, une métaphore de l'enfermement et du repli sur soi. Intéressant mais pas passionnant.
Laissant sensiblement poindre l'espoir d'un film de genre à la 28 jours plus tard ce prétendu survival parigot est en définitive une publicité mensongère, puisque les zombies ne servent que de prétexte au message réel du long métrage : comment faire face à la solitude. Et j'aime assez l'idée, surtout que le contexte se préserve de toute justification foireuse, sauf qu'ensuite le film laisse un peu trop de côté sa radicalité pour nous amener vers ce que l'on a envie de voir, le rendant moins intéressant et plus prévisible. Mais globalement c'est pas mal, en tout cas bien tenté.
un titre bien pensé et accrocheur pour une énième variation sur le thème des morts vivants. d'ailleurs, dans tous les films, ce sont toujours les mêmes, avec les mêmes comportements et ne peuvent être "tués" que de la même façon...! un début prometteur puis l'intrigue s'endort, s'enlise un peu, devenant un quasi huit clos porté par un seul personnage (un peu comme dans "je suis une légende"). instinct de survie, folie de l'isolement sont bien évoqués et le dernier plan ouvre peut être, quelques perspectives... mais beaucoup de questions seront restées en suspend et certains aspects attendus, pas du tout évoqués!
Se retrouver seul, du jour au lendemain, dans une ville envahie par des zombies agressifs. Un pitch peu novateur qui sent le déjà-vu à plein nez. Sauf que cette fois le projet ne lorgne pas du côté spectaculaire badasse, comme l'avait voulu les réalisateurs de "La Horde" avec un résultat décevant. "La nuit a dévoré le monde" n'est pas non plus un film bricolé avec des bouts de ficelle. Même si le budget semble limité, le réalisateur tire brillamment parti des contraintes. Son scénario suit le cheminement d'un personnage seul en imaginant les contours d'une ville française, que nous connaissons bien, désertée. Que ferions-nous ? que fera-t-il ? Si la première partie de "Je suis une légende" et du film original "Le survivant" exploitait ces problématiques, l'idée suivante était avant tout d'axer sur le spectacle et les effets spéciaux. Ce que ne fait pas cette "Nuit a dévoré le monde". Un rien est un évènement, une rencontre est un espoir. L'espace et la solitude sont parfaitement utilisés pour créer l'angoisse. Et la folie qui guette le héros est rendu crédible par le talent de son interprète, déjà excellent dans le superbe "Oslo, 31 août". La mélancolie qu'il dégage correspond parfaitement au climat du film. Un climat surnaturel et étrange tout en restant familier. Idéal pour situer l'histoire. Le film est une véritable réussite.
Film au scénario inexistant qui commence par une situation absurde et sans explication : un type se réveille un matin, il est tout seul et des morts vivants ont envahi les rues de Paris. La suite ressemble à un documentaire sur une histoire d’isolement. C’est soporifique et consternant. A éviter !
Un film pas si mal surtout qu'il est français, dans le genre, c'est rare ! Un survival psychologique sans trop d'action, ni dialogue mais plutôt bien fait et agréable à regarder. J'aurais malgré tout aimé une fin différente.
Comme pour le récent "Dans la brume", le cinéma francophone est capable de nous proposer de bons films de genre avec un minimum de moyens... Même s'elle n'évite pas certains écueils, cette "nuit" nous tient en haleine jusqu'a un final pessimiste, optimiste ? A vous de juger... Mention spéciale à la performance d'Anders Danielsen Lie...
Un énième film de zombie, français celui-ci et tourné à Paris. Une autre vision du sujet de la part du réalisateur avec des zombies mauvais acteurs et un rythme peu soutenu. Aura marqué un certain public, pas moi. Généreux 2/5. ----Juillet 2019----
Le cinéma français est assez avare de ce type de film. L'ambiance te la tension sont permanentes, sans pourtant beaucoup de scènes violentes et d'effusions d'hémoglobine. A voir.
Un film de genre singulier racontant comment un homme se retrouve seul piégé dans un appartement alors que les morts-vivants ont envahis les rues de Paris. De pars son économie de moyen, le réalisateur peine à installer un climat angoissant et les zombies en question font peine à voir mais l’intérêt du film réside davantage sur la solitude pesant sur la psyché du protagoniste du récit. Néanmoins, si quelques bonnes idées sont à louer, l’ensemble manque clairement de rythme et se montre trop souvent ennuyeux.
un film de zombi francais, c'est comme si un realisateur essaye de faire la guerre des etoiles avec des acteurs francais... c'est archi naze, et nul complet
Dans le nombre colossal des films d’épidémies de zombies, il faut être sacrément original pour sortir du lot. La nuit a dévoré le monde n’est pas hyper original mais il est suffisamment soigné et sincère pour être un très bon moment de cinoche. La mise en scène est sobre sans être austère, c’est dans le scénario et surtout dans le final qui aurait mérité pour le coup un peu plus d’originalité que j’ai trouvé que le film pêchait un peu. Mais pour un premier film c’est très prometteur.
Un peu avant La nuit a dévoré le monde, on avait discuté du sympathique Dans la brume, qui amenait déjà une replongée dans le cinéma de genre français. Sympathique petit film de divertissement, il permettait de suivre une alternative française à The Mist, en proposant également une petite réflexion sur les responsabilités liées à l'âge, et en inversant les rôles dans une conclusion certes abrupte, mais plutôt bien fichue.
La nuit a dévoré le monde se pose ainsi comme l'un des premiers films de genre et d'auteur français sorti depuis longtemps; arrivé un mois avant le film porté par Romain Duris, il se consacre quand à lui au mythe du zombie, qu'il fait évoluer dans les rues d'un Paris déserté, massacré, à fleur de peau, décors d'un huis-clos intéressant par sa propension à se montrer réaliste en terme de survie.
Loin de nous proposer des spectacles fantaisistes à l'américaine, il se contentera de rester sur l'aspect intimiste de la survie, sur son côté solitaire : va-et-vient d'un point à l'autre de l'immeuble, combats avortés par peur de les perdre (loin d'un Pitt dans World War Z, notre héros satisfait parce qu'il est enfin humain), attention portée sur de petits détails, de petits plaisirs, proches de notre quotidien et de ce qui pourrait possiblement nous rassurer/nous réconforter dans un tel monde.
Pendant toute sa première partie, le comportement du personnage paraît plutôt logique, jusqu'au moment de péter un plomb pour aller chercher un chat, quand il ne tente pas d'amadouer toute la population de zombie de Paris avec l'aide d'une batterie pour ado métalleux et d'un surjeu inconséquent (c'est un malaise intense que de suivre sa gueule forcer les expressions pour montrer qu'il mène une prestation "intense"). Et c'est à partir de ces moments que le film part un peu en vrille : en plein surjeu, il est à ce point culotté qu'il se permet d'aligner les facilités scénaristiques pour nous pondre le cliché qu'on savait possible sans vouloir le voir gâcher cette histoire de Robinson Crusoé.
L'arrivée de la femme dans l'univers de cet homme seul gâche ce que le film pouvait apporter de neuf; une fois passé la surprise, l'organisation et la routine, il paraissait intéressant de choisir un autre objet qu'une figure de désir (à la destinée complètement inutile) pour inventer, apporter du neuf au genre. Parce qu'au final, le film prend des airs de Je suis une légende, en moins bon parce qu'il ne bénéficie pas de la bonne intrigue du livre Richard Matheson.
Stéréotype sur stéréotype, romance mal filmée, mal amenée, dialogues mal menés, ce film, qui surprenait au départ par son réalisme, son talent, sa mise en scène tendue, s'enferme dans une amourette à deux balles que n'aurait pas renié un certain Warm Bodies, l'amour inter-espèce en moins. C'est à partir de ce moment qu'on le suit d'un oeil finalement désintéressé, à moitié déçu de ce potentiel gâché heureusement rattrapé par toute sa première heure, efficace et logique, bien plus prenante que ces trente dernières minutes bouclées de manière bâclée, avec notre héros qui se prend un mur en volant.
Je ne sais pas s'il est à voir, mais il est sûr qu'il ne peut être considéré comme le retour du cinéma de genre en France. Un bon essai, raté du fait de son manque d'ambition.