Surfant sur la vague du zombie très en vogue au cinéma et jusque dans quelques séries, un long-métrage français qui, malgré une idée de base assez intéressante, se révèle sans originalité, une construction accumulant les références notamment à "Je suis une légende" avec Will Smith ou "28 jours plus tard" de Danny Boyle mais aussi à Gaspar Noé et "Enter the void". Un synopsis certes ambitieux mais une écriture conceptuelle qui se veut artistique et qui en devient par conséquent terriblement prétentieuse, difficile d'accès et ennuyeuse. Un personnage central, même s'il est plutôt bien interprété par Anders Danielsen Lie, franchement détestable, hautain. Reste une bonne bande originale, une plongée dans la folie de la solitude d'un monde post-apocalyptique plutôt bien vue mais clairement pas un ensemble inventif. Sans plus.
Premier long-métrage réalisé par Dominique Rocher, cette tentative de film de zombie à la française ne marquera pas forcément les esprits. La faute surtout à une mise en scène qui manque tout de même quelque peu de suspense et de tension et a une histoire qui se résume finalement a peu de chose. Reste la bonne prestation du comédien principal et la présence de maquillage plutôt réussi pour ce film qui se déroule dans un Paris post-apocalyptique.
Je ne suis pas convaincu qu’il y ait jamais eu un seul zombie-flick Made in France digne de figurer dans les annales, les quelques tentatives en la matière (‘La horde’ “Mutants’,...), ayant eu en commun de disparaître rapidement des mémoires et ‘La nuit a dévoré le monde’ arrive donc à point nommé pour combler un certain vide. Le fait qu’il se déroule à Paris présente toutefois peu d’intérêt puisque son réalisateur utilise la skyline comme motif décoratif mais absolument pas la géographie de la capitale française : après quelques vaines tentatives de sorties, le survivant choisira de se barricader dans l’immeuble qui l’abritait au moment où la pandémie s’est déclenchée. Particularité bien française de la chose, Dominique Rocher privilégie une approche auteurisante de l’invasion zombie, avec toutes les postures qui vont avec, celle-ci se muant par la force des choses en huis-clos d’une grande économie de dialogues. Certes, on passe par les étapes obligatoires du genre : la disparition soudaine des marqueurs du confort moderne (électricité, chauffage,...), le besoin de nourriture et d’eau, l’exploration minutieuse du nouveau biotope et l’élimination des morts-vivants résiduels. La principale différence avec l’approche classique du phénomène, qui veut que la clé de la survie repose sur un comportement grégaire et l’union des talents et des compétences de chacun, c’est que le survivant est foncièrement un indépendant : bien qu’il ait autant besoin qu’un autre de contacts humains (sa brève rencontre avec une autre survivante, le zombie enfermé dans l’ascenseur qui lui sert autant de défouloir que de confident), il vivote sans déplaisir apparent dans sa forteresse improvisée : il fait son jogging à travers les appartements, crée de la musique expérimentale en toute sérénité d’esprit et tire sur les morts-vivants, au paintball ou à balles réelles. Surtout, il toise, depuis le luxe sécurisé de cet hôtel particulier d’emprunt, la populace zombifiée qui traîne ses croûtes et son cannibalisme dans les rues en contrebas. On sera bien évidemment libre d’y voir - ou pas - une métaphore sociale qui coule de source. Bref, Sam semble aliéné par cette existence vaine et solitaire...mais pas foncièrement plus que ce que les quelques minutes de “normalité” en début de film laissaient à voir. Assez lent et contemplatif, mais frénétique lorsque le besoin s’en fait sentir, ‘La nuit a dévoré le monde’ n’est pas extraordinairement passionnant en tant que tel mais a au moins le mérite de privilégier une approche singulière de la survie dans un nouvel ordre mondial cannibale.
En fait le gros problème, au-delà que l'intrigue soit classique et simpliste, c'est qu'il ne se passe rien... C'est impossible d'être captivé par l'histoire, puisqu'il ne se passe rien du tout... Je ne vois toujours pas l'intérêt de ce film... Il y a aucun développement de l'univers, on ne sait pas d'où viennent les zombies, pourquoi le personnage principal n'est pas infecté, où sont les autres survivants, ce qu'ils font, on ne sait strictement rien, tout simplement parce que le personnage principal reste enfermé à ne rien faire de constructif pendant au moins les 3/4 du film... Du coup, le long-métrage est d'une longueur incroyable... 1h30 ça devrait passer très vite, bah là non...
Pour l'ambiance, le long-métrage est vendu comme un film d'horreur/d'épouvante, j'attends toujours d'avoir peur... Il y a de la tension, oui, mais c'est aussi très souvent ridicule...
Il y a quand même quelques petites choses correctes, et encore, c'est juste correct, rien de plus... Comme la mise en scène, les effets spéciaux, le casting et la bande originale... Mais hormis ça, La nuit a dévoré le monde est vraiment mauvais, il ne sert à rien, je ne vous le recommande pas au risque de perdre 1h30 de votre vie..."
Au ressenti, j'aurai mis un demi-point en moins, car je me suis ennuyé à certains moments. Mais le niveau d'ennui était fort correct pour un film où il n'y a qu'un seul personnage (du moins doué de conscience) pendant les 9/10 du film ! Par cette note je félicite l'acteur principal pour son rôle pas du tout évident mais maîtrisé. En mon sens, ce film représente bien ce qui pourrait arriver à une personne se retrouvant seule au milieu d'une apocalypse zombie.
Il y avait de quoi faire et pourtant.. Je suis mitigé par le jeux de l’acteur principal. Par contre celui du zombie dans l’ascenseur Était au top! L’histore c’est bof bof. Au final je m’attenduis à beaucoup mieux, même si l’idée était la. Ils auraient dû aller plus loins et changer le casting.
Un énième film de zombie, français celui-ci et tourné à Paris. Une autre vision du sujet de la part du réalisateur avec des zombies mauvais acteurs et un rythme peu soutenu. Aura marqué un certain public, pas moi. Généreux 2/5. ----Juillet 2019----
Un peu avant La nuit a dévoré le monde, on avait discuté du sympathique Dans la brume, qui amenait déjà une replongée dans le cinéma de genre français. Sympathique petit film de divertissement, il permettait de suivre une alternative française à The Mist, en proposant également une petite réflexion sur les responsabilités liées à l'âge, et en inversant les rôles dans une conclusion certes abrupte, mais plutôt bien fichue.
La nuit a dévoré le monde se pose ainsi comme l'un des premiers films de genre et d'auteur français sorti depuis longtemps; arrivé un mois avant le film porté par Romain Duris, il se consacre quand à lui au mythe du zombie, qu'il fait évoluer dans les rues d'un Paris déserté, massacré, à fleur de peau, décors d'un huis-clos intéressant par sa propension à se montrer réaliste en terme de survie.
Loin de nous proposer des spectacles fantaisistes à l'américaine, il se contentera de rester sur l'aspect intimiste de la survie, sur son côté solitaire : va-et-vient d'un point à l'autre de l'immeuble, combats avortés par peur de les perdre (loin d'un Pitt dans World War Z, notre héros satisfait parce qu'il est enfin humain), attention portée sur de petits détails, de petits plaisirs, proches de notre quotidien et de ce qui pourrait possiblement nous rassurer/nous réconforter dans un tel monde.
Pendant toute sa première partie, le comportement du personnage paraît plutôt logique, jusqu'au moment de péter un plomb pour aller chercher un chat, quand il ne tente pas d'amadouer toute la population de zombie de Paris avec l'aide d'une batterie pour ado métalleux et d'un surjeu inconséquent (c'est un malaise intense que de suivre sa gueule forcer les expressions pour montrer qu'il mène une prestation "intense"). Et c'est à partir de ces moments que le film part un peu en vrille : en plein surjeu, il est à ce point culotté qu'il se permet d'aligner les facilités scénaristiques pour nous pondre le cliché qu'on savait possible sans vouloir le voir gâcher cette histoire de Robinson Crusoé.
L'arrivée de la femme dans l'univers de cet homme seul gâche ce que le film pouvait apporter de neuf; une fois passé la surprise, l'organisation et la routine, il paraissait intéressant de choisir un autre objet qu'une figure de désir (à la destinée complètement inutile) pour inventer, apporter du neuf au genre. Parce qu'au final, le film prend des airs de Je suis une légende, en moins bon parce qu'il ne bénéficie pas de la bonne intrigue du livre Richard Matheson.
Stéréotype sur stéréotype, romance mal filmée, mal amenée, dialogues mal menés, ce film, qui surprenait au départ par son réalisme, son talent, sa mise en scène tendue, s'enferme dans une amourette à deux balles que n'aurait pas renié un certain Warm Bodies, l'amour inter-espèce en moins. C'est à partir de ce moment qu'on le suit d'un oeil finalement désintéressé, à moitié déçu de ce potentiel gâché heureusement rattrapé par toute sa première heure, efficace et logique, bien plus prenante que ces trente dernières minutes bouclées de manière bâclée, avec notre héros qui se prend un mur en volant.
Je ne sais pas s'il est à voir, mais il est sûr qu'il ne peut être considéré comme le retour du cinéma de genre en France. Un bon essai, raté du fait de son manque d'ambition.
Un film de zombies pour le moins original, à la française, subtil mélange entre horreur pure et film d'auteur. Cela s'apparente parfois à du remplissage, mais mine de rien quelques petits rebondissements viennent émailler le récit par touches. Cela manque un peu d'intensité et de "mordant" par rapport à ce qui se fait d'habitude dans le genre, mais pourquoi pas ? On ne peut retirer la sincérité du geste en tout cas.
Acteur principal en bois. Le scénario est assez grotesque. On a l'impression que le type reste dans l'immeuble pour ne pas trop compliquer la réalisation. La seule qualité du film c'est peut être d'arriver à entretenir quelques bribes d'intérêt avec une économie de moyens. Malheureusement c'est très insuffisant et ce film de zombie n'apparaît que comme un exercice de style, l'extension d'un court-métrage au contenu étique et qui n'apporte rien de nouveau au genre... Dommage !
Un très bon film d'horreur sur des zombies en plein coeur. Un film de genre très rare dans le cinéma français et belge. Une interprétation brillante de l'acteur norgevien qui avait Oslo, 31 août.
un film de zombie qui aurait pu être bien mais qui est juste passable. Déjà l'acteur principal n'est pas formidable et d'autre part on n'est pas très sûr de l'intention finale du réalisateur. Néanmoins ca se regarde assez bien et dans tire pas en longueur.
Dans le nombre colossal des films d’épidémies de zombies, il faut être sacrément original pour sortir du lot. La nuit a dévoré le monde n’est pas hyper original mais il est suffisamment soigné et sincère pour être un très bon moment de cinoche. La mise en scène est sobre sans être austère, c’est dans le scénario et surtout dans le final qui aurait mérité pour le coup un peu plus d’originalité que j’ai trouvé que le film pêchait un peu. Mais pour un premier film c’est très prometteur.