La Nuit a dévoré le monde
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156 critiques spectateurs

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Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

231 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2018
Le film de genre a le vent en poupe en ce moment en France et c'est tant mieux. Ici nous croisons des zombies étonnement silencieux, de joli fantôme, un infesté (joué par un Denis Lavant fantastique) amical, nous entendons de la musique jouée avec les objets du quotidien. Empruntant à plusieurs styles ce film offre une vision différente du "Survival Horror", une oeuvre réussie et prometteuse.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mars 2018
De Dominique Rocher (2018) -
Au premier abord , on pourrait penser à un film (encore un) de zombies . Certes il l'est ! Mais plus que celà et bien plus , les zombies ne devenant presque qu'un élément du décor ! Paris d'abord celui des beaux immeubles parisiens les " Haussmanniens " comme les habitants de Paname les nomment (et les aiment!). Paris toujours et ses toits avec à l'horizon Montmartre - Ensuite le personnage principal " Sam" jusqu'à devenir unique .Joué à la perfection par Anders Danielsen lie - Attachant et presque beau mais s'enfonçant irrémédiablement vers sa solitude. Le film semble d'ailleurs être plus une parabole sur la solitude qui nous guetterait tous ! A moins que Sam ne soit surtout (ou aussi) mizantrope ! Très bien filmé notamment cet immeuble parisien presque déserté ou encore partiellement habité . Et puis , il y a le surprenant ami zombie en la personne d' " Alfred" , rôle vraiement surprenant joué par Denis Lavant. un film qui sans en mettre plein la vue, sans inventer de nouvelles choses dans le genre fait réfléchir sur le monde d'avant et d'après . La fin n'en est que plus alarmante en ce sens où tout espoir est sinon disparu , vain !
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2018
Les films de zombies commencent toujours sur le même mystère : brutalement le monde se retrouve envahi de monstres affamés, à l’allure patibulaire, le regard évidé de toute conscience humaine, sans que l’on sache vraiment d’où s’origine le virus follement contagieux. Le pire, c’est que les personnages survivants n’éprouvent pas de véritable surprise et se précipitent dans un combat immédiat contre cette nouvelle barbarie. C’est à peu près ce qui arrive à Sam qui, une fois sorti de son sommeil, constate que les murs sont couverts de sang, ouvre la fenêtre, et sans apparente surprise, découvre que le monde est maintenant conquis par des zombies.
Le film de genre zombies est plutôt l’apanage du cinéma américain. John Carpenter en est peut-être le plus illustre des réalisateurs, offrant à ses spectateurs des univers horrifiques qui mêlent humour, aventure et épouvante. Le style du film de Dominique Rocher est sensiblement différent. D’abord parce qu’il se déroule dans un arrondissement de Paris, et particulièrement dans un magnifique immeuble haussmannien qui fait le cachet de la capitale française. Le héros déambule d’un appartement à l’autre, à la recherche autant de protection que de nourriture, à la façon d’un agent immobilier qui s’immisce dans la vie de ses locataires.
Cette incursion dans ce qui a fait le monde intérieur des habitants, avant qu’ils ne succombent à la malédiction, est particulièrement intéressante. Par exemple, Sam se perd dans la chambre d’un ado où l’on parvient à rentrer dans le quotidien de ce jeune-homme. Tout le film fait l’éloge des accessoiristes et des décorateurs qui sont parvenus à transformer ce magnifique immeuble bourgeois en un espace à la fois conçu à la mémoire de la vie d’avant de ses habitants, et un territoire digne d’une fin du monde. On découvre avec un plaisir réel combien le hors-champ constitue un art à lui tout seul. Le réalisateur raconte en effet l’existence d’un médecin, d’une famille, sans que jamais les personnages ne prennent vie, ayant été remplacés par les objets qui constituaient leur quotidien. Dans tous les cas, La nuit a dévoré le monde est tout à fait bluffant du point de vue des décors, dans la façon dont les techniciens sont parvenus à transformer ce bout de quartier parisien en un chaos crédible.
Autre intérêt du film, la bande-son. En effet, l’acteur principal du film, Anders Danielsen Lie, qu’on connaît particulièrement depuis le premier film incroyable de Joachim Trier Oslo, 31 août, incarne un jeune-homme malgré ses presque 39 ans, doué de rythmique. Régulièrement, le film invite à des incursions musicales absolument délicieuses. Le spectateur se retrouve alors entraîné dans une sorte de clip qui, certes vient un peu comme un cheveu sur la soupe, mais provoque un véritable tourbillon de plaisir. Au-delà de ces incises musicales, comme beaucoup d’œuvres du genre fantastique, les sons saccadés accompagnent la mise en scène pour renforcer les angoisses de situation.
On regrettera parfois quelques errances du scénario, voire quelques invraisemblances dans un genre qui a déjà fait le tour du sujet de la question zombie. Pour autant, La nuit a dévoré le monde développe une véritable esthétique de la solitude. Car plus qu’un récit sur l’échappatoire aux affreux zombies, le film est une variation délicate sur la folie qui hante un personnage, confronté certes au chaos du monde, mais surtout face à son propre chaos, devant l’annoncée terrifiante d’une perte totale d’amour et d’humanité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 mars 2018
j'ai était voir ce film en me disant que c'était pas terrible pour un film de genre français surtout zombie!es très franchement j'ai était très surpris même touché de voir cette réussite française assez minimalistes pour le genre, l'acteur es magnifique dans ca solitude touchantes es son organisation de survie dans un paris apocalyptique bande son genial a voir d'urgences bravos 
axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mars 2018
Ce film parle avant tout de la survie en terrain apocalyptique, de la solitude et du possible basculement dans la folie.
Le sujet est très bien traité et analysé.
Les zombies sont un peu too much mais comme je le disais le traitement de la survie, de la solitude et de la possible folie du protagoniste est bien rendu.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 mars 2018
Bien plus qu’un film de zombie, il ne faudrait pas se fier au pitch très réducteur.
Un huit-clos, un personnage d’abord mort dans un monde de vivant, puis vivant dans un monde de mort. Les scènes d’introduction et de conclusion du film laissant envisager la parenthèse psychologique de ce personnage tourmenté sur son île déserte.
Une fable quelque part, sortir d’un monde pour en découvrir un nouveau.
Freakin  Geek
Freakin Geek

282 abonnés 916 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 mars 2018
Comme on pouvait le craindre, La Nuit A Dévoré Le Monde n’est clairement pas un film pour les amateurs d’horreur. L’épidémie zombie n’est ici qu’un prétexte pour une histoire d’isolement que trop rarement effrayante. C’est à se demander pourquoi piéger ainsi un public qui ne trouvera clairement pas la dose de frisson qu’il était venu chercher et prendre le risque au final de faire fuir les spectateurs amateurs de ce genre d’histoire qui pourront être rebutés à l’idée de voir des morts vivants. Parce qu’il ne soutient même pas la comparaison avec le pire film du genre sorti directement en DVD, le film de Dominique Rocher est une véritable honte qui risque de nuire encore plus aux films de genre français. [lire la critique complète sur FreakinGeek.com]
Mathias M.
Mathias M.

23 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2018
Pour ceux qui aiment le genre. Les zombies dans les rues de Paris, ça change de L.A. ! Bien fait bien réalisé
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2018
je n'étais jamais allée voir un film de zombis, à priori pas mon genre. Ce qui m' a décidé c'est justement que ce soit un film français et surtout j'aime beaucoup l'acteur norvégien, particulièrement convaincant dans ce film qui est une véritable performance d'acteur. Ce n'est pas la grande trouille, mais on est quand même un peu pris au jeu. Plus qu'un film d'horreur j'y vois surtout un film sur la solitude et la difficulté de survie dans un monde hostile, les zombis ne sont qu'un prétexte.
Marcel D
Marcel D

113 abonnés 212 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2018
Le 4ème film de genre français sorti depuis une grosse année (Grave, Seuls, Revenge), forcément, ça intrigue. Et si on veut favoriser la diversité culturelle, il vaut mieux donner son argent à ce genre de film plutôt qu'aux supers-productions. Un film de zombies pour en revenir à l'essentiel des besoins humains, de ce qui différencie l'homme de la masse, ses craintes... Quand on a peu de moyens, on est obligé de réfléchir beaucoup plus, et ça fonctionne très bien ! Il y aurait tant à dire sur ce film, sur son intelligence humble. A voir !
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mars 2018
Les films de genre français ne courent pas les rues. Les films de zombies encore moins. Deux bonnes raisons pour se laisser tenter par La nuit a dévoré le monde. Et puis le casting est plus qu’alléchant. Le norvégien Anders Danielson Lie (Oslo, 31 août) est parfait dans le rôle-titre. D’entrée, on s'attache à son personnage, on suit son parcours et son évolution avec beaucoup d’intérêt. La belle et talentueuse iranienne Golshifteh Farahani et le génial Denis Lavant l’accompagnent avantageusement. Plus qu’un film d’horreur avec zombies (peu de scènes gores), on est là devant une certaine métaphore de la société actuelle et la vie dans les grandes villes (solitude, méfiance des autres…). Pour un premier long métrage, la mise en scène (minimaliste) et le scénario (plus profond qu’il n’y parait) sont totalement maitrisés. Malgré le peu de moyens évident, le réalisateur arrive à imposer une ambiance particulière, aussi visuelle que sensorielle, associée à une tension de tous les instants. Un certain suspens nous tient en haleine tout au long d’un récit (étalé sur plusieurs mois) parsemé de quelques rebondissements bien amenés. L’ensemble s’avère être au final aussi réussi sur la forme que sur le fond. Voilà donc un premier film qui sort des sentiers battus, et qui, s’en pourtnat renouveler le genre, donne des lettres de noblesse (française) à un genre cinématographique jusqu’ici dévolu presque entièrement au cinéma américain. Et une belle révélation que celle du metteur en scène Dominique Rocher. On attend la suite avec impatience. Prenant et limite fascinant.
HamsterPsycho
HamsterPsycho

150 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2018
Après "GRAVE", le cinéma d'horreur français continue sa petite percée dans la distribution d'envergure. Le choix du livre de Martin Page permet de se positionner sur un point de vue différent de ce que l'on connait classiquement dans le genre. Les maquillages et les décors sont totalement maîtrisés et prouvent le talent des techniciens français. Je ne suis pas fan du personnage principal qui ne se parle jamais, ne s'exclame jamais, ne jure jamais. Comment croire pour un film réaliste qu'une personne ne laisse jamais échapper un "m*rde" de temps en temps ?! Il y a une nécessaire lenteur, afin d'imprégner le spectateur et le laisser s'identifier aux personnages. Car enfin c'est bien le but : le spectateur ne manquera pas de se dire : "ah oui j'avais pas pensé à ça", ou "j'aurais fait fait autrement". Par contre le côté film d'auteur ressort justement dans cette forme de lenteur où, une fois que le spectateur a bien compris l'enjeu de la scène et s'est identifié, ces scènes durent parfois quelques secondes de trop. Répété tout du long, cela devient un peu handicapant pour la première partie du film, celle de la découverte et de l'organisation.
RedArrow

1 884 abonnés 1 686 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2018
Un film de zombies/infectés français, c'est déjà rare mais alors si celui-ci est de qualité et qu'il semble imprégné de l'esprit de la nouvelle de Richard Matheson, "Je suis une Légende", on reste un peu baba devant un tel miracle !

Sam passe récupérer des affaires chez son ex-petite amie alors qu'une fête gigantesque a lieu dans l'appartement parisien de cette dernière. Comme l'hôtesse est trop accaparée par ses invités, il décide de s'en occuper lui-même mais s'assoupit dans une pièce à l'écart. Au petit matin, Sam vit le réveil le plus difficile de tous les temps en réalisant qu'une épidémie a transformé la population en morts-vivants affamés de chair fraîche...

La nuit a peut-être dévoré le monde mais la solitude va peu à peu engloutir Sam. Dominique Rocher nous invite donc à suivre le quotidien post-apo de son personnage principal retranché dans un immeuble parisien. Il va en découler un point de vue assez unique dans le sens où les décors créent un sentiment de familiarité instantané par leur architecture très française et forcément commune à bon nombre de villes de notre pays. Le processus d'identification du spectateur à Sam s'en retrouve ainsi immédiatement facilité et la réalité très terre-à-terre et quasiment muette (les infectés n'émettent bizarrement aucun bruit) dans lequel il évolue malgré la situation extraordinaire finit d'achever le travail.
De l'exploration sous tension des autres appartements de l'immeuble (et les découvertes macabres qu'elle implique) aux occupations plus légères comme le paintball sur infectés, la vie de Sam pendant cette dangereuse épidémie nous parle sous pas mal d'aspects et quand la solitude devient trop lourde à supporter, la douleur émanant du personnage n'en devient que plus perceptible.
Lorsque celle-ci le pousse à se mettre en danger juste pour retrouver un semblant de compagnie, on commence à déceler la dangereuse pente de la folie sur laquelle se trouve Sam, une folie qui atteindra son point culminant lors de la seconde partie dans un rebondissement dont on devine rapidement la finalité mais que le film trouve le moyen de nous faire oublier en cours de route pour réussir à créer un semblant de surprise, très fort !
Traversé de moments très poétiques quand le musicien éclectique qui sommeille en Sam se réveille (la scène magnifique en duo avec Golshifteh Farahani), "La Nuit a dévoré le monde" ferait un parcours presque parfait si son héros ne se mettait pas lui-même souvent des bâtons dans les roues (c'est là où la réussite du travail d'identification trouve ses limites, les actes trop irrationnels restent en travers de la gorge) et n'évitait pas quelques longueurs (là encore, elles sont nécessaires pour mieux nous faire comprendre la lente dégradation dans la solitude de Sam mais il nous faut, nous aussi, les subir) en donnant l'impression que le film dure un peu plus longtemps que sa durée.

Mais, allez, oublions ces quelques défauts et ne boudons pas notre plaisir, on parle tout de même d'un film d'infectés français en grande partie réussi, ça n'arrive pas tous les jours ! "La Nuit a dévoré le monde" prouve avec intelligence que le cinéma de genre a encore de beaux jours chez nous, rien que pour ça, il faut s'y ruer !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 mars 2018
Bien que minime face aux innombrables productions comiques ou dramatiques du cinéma français, le film de genre a toujours su se faire une petite place au sein de l'Hexagone. "Grave" l'a prouvé l'année dernière et, par le passé, des réalisateurs comme Alexandre Aja ou Pascal Laugier ont su se tailler la part du lion jusqu'à s'exporter outre-Atlantique. "La nuit a dévoré le monde", premier film de Dominique Rocher, s'attaque à un genre en vogue dans le cinéma actuel d'horreur, le film de morts-vivants. Et pour une première, la réussite est plutôt au rendez-vous malgré quelques maladresses ici et là.
Se concentrant sur l'aspect intimiste du film de zombies, l'histoire s'attarde sur la façon dont un jeune homme va survivre au sein d'un immeuble parisien alors que les morts semblent avoir repeuplé la ville en une nuit. Passé une introduction, disons-le, assez catastrophique (le prétexte qui va amener le héros a passé la nuit dans un appartement autre que le sien est juste inutile et mal foutu), la première demi-heure, particulièrement pesante et silencieuse, trouve toutefois vite les limites d'un tel postulat. En effet, Sam, puisqu'il s'agit du nom du personnage principal, va se livrer à une phase d'exploration assez lente de l'immeuble sans que la tension ne prenne véritablement son envol, la faute à une ambiance trop terne pour que l'on puisse réellement ressentir le moindre effroi. Pour un petit budget, le quota de gore est pourtant agréablement respecté et même plutôt pas mal foutu (Denis Lavant qui joue un zombie, c'est quand même pas banal).
Et puis l'histoire prend son envol lorsqu'elle se focalise sur le côté émotion de la solitude ressenti par le personnage. Folie qui pointe le bout de son nez, astuces pour faire passer le temps ou pouvoir continuer à vivre sa vie correctement, espoir d'un avenir meilleur, tous ces éléments rendent le film, d'un coup, beaucoup moins austère, apportant beaucoup plus de substance à Sam, incarné avec énergie par Anders Danielsen Lie qui assure la crédibilité d'un personnage au bord du gouffre malgré quelques fausses notes.
"La nuit a dévoré le monde" est à ranger parmi ces films qui apportent un petit plus à un terrain déjà bien arpenté par le cinéma de genre. Et en plus, c'est français.
Min S
Min S

69 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2018
Un bon film sur les mort vivants mais surtout sur un homme qui essaie de survivre dans la solitude et qui se bat pour ne pas devenir fou !
Je le conseille vivement
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