Ce film m'a profondément touché, c'est que de l'humain, que de l'émotion, et en plus on rigole très souvent. Les acteurs sont absolument excellents, le scénario ne tombe jamais dans la facilité (ce qui prouve que la réalisatrice ne nous prend pas pour des débiles). Je pense avoir davantage rit que pleuré, mais c'est parce que je me suis bien contrôlé ^^ Encore un film à budget réduit qui prouve que l'on peut faire du cinéma remarquable, il suffit d'avoir du talent, de la sensibilité, et de bien choisir ses acteurs. Mention spéciale pour l'actrice Camille Cottin. Il fait froid, vous ne savez pas quoi aller voir ? Faites-moi confiance, vous ne serez pas déçus.
Comédie pleine de poésie et de fantaisie un peu provocatrice, qui musarde de façon cocasse entre innocence et gravité. C’est frais et ça fait du bien. Les acteurs sont d’un sincérité touchante ; Gustave Kevern toujours parfait en nounours au grand cœur,, Camille Cottin, toute en finesse dans son rôle à deux facettes – la fonctionnaire et la fleur bleue – et la benjamine sidérante de naturel. L’aînée est aussi très performante mais l’idée de lui coller des tics, en plus très exagérés, n’est vraiment pas heureuse ! Ça fait plaisir de voir une comédie tonique, bien réalisée, avec une histoire pas débile mais simplement un peu déjantée et iconoclaste. Même si l’on perçoit quelques maladresses, on en redemande !
J'ai regardé ce film au feeling l'année dernière.J'en ai pas du tout entendu parlé.C'est dommage car le film est vraiment bien réalisé. On suit les péripéties d'une.famille sans sou. Le père essaie tant bien que mal de joindre les deux bouts et de faire plaisir à ses filles jusqu'au jour ou une assistante sociale arrive et il va devoir tout faire pour continuer à avoir la garde de ses filles... On s'attache vraiment au personnage et parfois même c'est drôle. Très beau film j'ai beaucoup aimé
Le "Captain Fantastic" du pauvre est avancé : le "frenchie" premier long, "Cigarettes et chocolat chaud".... Et même "des pauvres", en fait, car là, on est clairement dans le lumpen-prolétariat (quand la version américaine concernait un milieu à la base très aisé). Sur le fond, tout aussi peu convaincant - même si pour d'autres raisons. Pour Sophie Reine (monteuse jusque-là), il n'y a que deux gamines en montre (avec l'aînée atteinte d'un La Tourette spectaculaire, sans doute transmis par sa défunte mère, ce trouble neurologique étant héréditaire - source de "péripéties" répétitives), et le père, le sieur Denis Patar (sic), pratique la paternité plus façon "louze" et à la petite semaine, que guidé par un projet pédagogique structuré. Papa (qui n'a pas réussi à quitter la défroque de l'adulescent gauchiste - bien qu'ayant bien dépassé la cinquantaine) aime ses filles, mais il est (caricaturalement) dépassé (Kervern, ne renouvelant pas sa posture habituelle de brave nounours)..... Il va trouver sur son chemin une gentille "travailleuse sociale" (15 ans de moins à la louche, et qui se cherche un père depuis que le sien les avait abandonnées, elle et sa mère - leur faisant le coup éculé du "je vais acheter des...cigarettes", avant de disparaître dans la nature), et après (snif, snif) quelques "péripéties" (La Tourette & co) laborieusement narrées, tout va se mettre au beau fixe pour ce petit monde. "Attachant", bien sûr (et pas seulement marginal et pittoresque). Le fond, au bilan, le dispute au banal et à l'édifiant de la "fiction" formatée France 2/3. Jamais relevé par un style personnel, par exemple.... "chocolat chaud" - reste au niveau du (prétendu) foutraque. Cottin (l'assistante sociale) est le seul élément positif - trop peu pour hausser la note au-delà du minimum syndical.
Oui, c'est un feel good movie débordant de bons sentiments. Mais le propos est tellement foutraque, iconoclaste, coloré et vient tellement et authentiquement du coeur que l'on finit par sourire puis rire franchement. Les deux petites interprètes, Héloïse Dugas et Fanie Zanini, sont bluffantes de naturel et de peps.
Avec Cigarettes et Chocolat Chaud, son premier long-métrage, Sophie Reine livre un feel-good movie comme on en a rarement en France. Embrassant l'insouciance rebelle des marginaux tout en invoquant la musique de David Bowie comme horizon des émotions, la cinéaste nous fait immédiatement nous attacher à cette famille en deuil, paumée, hors des cadres pour conserver l'amour, face à un système qui manque d'humanité. Une innocence revigorante traverse ce premier film, à travers des rêves à l'influence surnaturelle, des situations complètement décalées, et cette complicité indiscutable des acteurs qui nous font autant rire que pleurer - pensées pour Gustave Kervern qui n'a jamais été aussi touchant devant la caméra. Peu enclin à sombrer dans le pathos facile entre deux rires, Cigarettes et Chocolat Chaud bousille les carcans pour livrer une belle petite réflexion sur l'acceptation des douleurs de la vie et de la différence, pour que nous puissions tous un peu décoller sur Mars. Fin de transmission.
Bien que l'interprétation de Gustave Kervern laisse à désirer (de mon point de vue), je recommande chaudement ce film super touchant. On nous épargne les clichés tout en abordant des thèmes assez difficile. Drôle et triste à la fois, c'est une comédie dramatique très réussie.
un peu trop de bons sentiments peut être.... ou des situations pas très crédibles... je ne sais pas mais en tout cas je n ai pas réussi à être attendri par l histoire. mais je pense qu un autre jour ça aurait pu le faire, ça ne devait pas être le moment simplement. en tout cas c est un non film avec quelques passages touchants, mais rien d extraordinaire à mon sens.
Gentil et plaisant. Sans prétention mais à la hauteur de celles ci.
C est vrai que parfois, on peut penser à un film à sketches mais vu qu ils entrent réellement dans une histoire, je n ai pas eu cette impression.
Première scène, le réveil du père. Ses filles lui reprochent d avoir trop de ventre, il y a Photoshop. Second reproche, seconde solution improbable : le ton est donné d emblée, sa famille est ce qu elle est, il y a une bonne entente et tous ses membres s en satisfont.
C est parfois un peu lourd et pataud, il y a une auto dérision qui fait tout passer correctement. Le jeu n est pas toujours juste, le scénario pas satisfaisant, j ai quand même passé un bon moment sans regret.
Marre de cette année qui n'en finit plus de voir partir toutes les idoles qui ont bercées notre jeunesse (de Bowie à George Michael en passant par Claude Gensac, Carrie Fischer, Prince ou Cohen...) ?
Alors, courrez prendre un Chocolat Chaud avec Gustave Kerven et Camille Cottin !
Par contre, je ne vous propose pas de cigarette parce que c'est pas bon pour la santé, que ça pue et puis, que ça tue un peu aussi...
Soyons objectif, ce premier film -comme tous les premiers films- présente quelques maladresses (notamment dans le traitement du syndrome Gilles de La Tourette) mais il déborde de tellement de tendresse, de générosité que l'on pardonne volontiers à la réalisatrice Sophie Reine, de s'être laissée emporter par trop d'allant.
Comédie sociale dont la génèse est à chercher dans l'enfance -triste ?- haute en couleur de Sophie Reine : "j'ai eu envie de décrire cette vie là : un papa débordé qui cherche à protéger à tout prix ses enfants d'un monde « où les mamans et les cochons d'inde meurent sans prévenir »"-, on ne peut que profiter du spectacle réjouissant que nous propose cette famille atypique, faisant fi des quand dira t on et des faux semblants.
Non content d'être un film "bouillonnant" d'amour, sa lumière colorée et son atmosphère joyeuse en font une Œuvre Chaleureuse, idéale par temps froid et humide ;-
Si toutefois je n'avais pas réussi à vous convaincre des bienfaits de ce film, j'abats ma dernière carte maîtresse : la musique de Bowie n'est jamais loin...