Si il en fait parfois trop, Primaire rend bien compte du fait que le métier d’enseignant peut être à la fois merveilleux et formateur mais aussi prenant et destructeur. Sara Forestier donne beaucoup d’énergie et transmet la passion dévorante de son personnage.
Aïe aïe aïe.. Comment peut on être enseignant et aimer ce film ? Je trouve que ce film ne reflète pas du tout la réalité, et fait passer les professeurs pour des idiots enfantins et puérils.. ! Je cherche encore a comprendre la moralité de ce film qui est vide et ennuyeux !
Le film court un peu trop de lièvres à la fois, au risque de tomber dans le démonstratif, faute de pouvoir approfondir vraiment ses thématiques. Mais l'émotion sincère qu'il dégage, tour à tour grave et légère, portée par de formidables acteurs (jeunes ou pas), vise juste. En livrant une histoire qu'on sait factice, mais racontée avec une authenticité presque documentaire, il nous rappelle combien est fragile et complexe l'alchimie de l'enfance, et combien douloureux peut être son accompagnement. Comme le résume cet échange du film : "- Est-ce que tu trouves ça normal, d'être le seul adulte toute la journée au milieu des enfants ? - Non, non ce n'est pas normal... C'est extraordinaire." Un film émouvant, dont on sort nostalgique mais apaisé.
Une histoire assez tournée dans le social pour Primaire, dont le film raconte l'aventure compliquée d'une institutrice dans une classe de CM2. Bref, Sara Forestier challenge quelque chose de fort, aux termes où les images d'enfants bien élevés se détériorent à cause de bagarres, d'élèves agités. Si dans la mise en scène , ça rappelle plusieurs anciens films français, dont les noms m'échappent, Primaire reste bien solide.
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3,0
Publiée le 12 mai 2017
En plus de dresser le portrait d'une femme, Hélène Angel dresse celui d'une profession avec Florence qui est enseignante, mais qui a aussi le rôle d'une éducatrice et d'une assistante sociale. Cette mère de famille qui habite dans l'établissement voit l'école comme un espace de liberté alors que d'autres voient ça comme une prison surtout quand on y passe autant de temps... Le synopsis fait mention du petit Sacha, mais l'histoire est plus large et s'intéresse au quotidien de cette école et de toutes les petites histoires qu'il peut y avoir avec ces élèves très différents. Le film est plutôt réaliste et montre bien tous les aspects et difficultés du métier par contre, il manque des enjeux à cette histoire qui s'éparpille trop souvent, la faute à la réalisatrice qui veut traiter trop de choses et en fait également trop sur certaines scènes qui paraissent surjouées. C'est quand même des moments rares, car le film est naturel et dégage une vraie spontanéité notamment grâce aux enfants. Ça manque un peu d'émotion, mais le film est quand même pas mal grâce notamment à une superbe Sara Forestier.
Les enfants sont formidables . Mais, ils n'empêchent pas le naufrage d'un film raté ! Scénario foutraque, sans aucune cohérence, les scènes se suivant les unes, les autres sans continuité. Ce film m'a laissé une forte impression de grande superficialité, chaque épisode étant survolé. Difficile de s'attacher à des personnages sans épaisseur dont le cheminement s'égare avant même que l'on puisse s'y appesantir. Tout au long de la projection j'ai cherché un fil rouge, un sens, une explication. Je les cherche encore.
Le film est touchant. Sara forestier incarne un personnage aux multiples émotions qui aime son métier et les enfants. Elle se concentre sur ses élèves, son métier, a en oublier son propre fils. Un film agréable, on passe un bon moment mais sans plus. Sara forestier porte le film comme elle sait si bien le faire, mais il manque quand même une étincelle pour rendre ce film émouvant.
Un professeur des écoles aide un élève en difficulté et fait son métier avec passion et dévouement ce qui met sa vie familiale en péril. Le film est bien construit et très intéressant: il s'en dégage un cinéma vérité qui nous interroge sans nous prendre la tête, mais le film ne passionne pas car ce n'est pas le menu général de toute institutrice d'être confronté à une telle situation. Reste que l'interprétation est remarquable de vérité.
Dans la catégorie "les films qui font du bien", je vote pour "primaire". Ce film humaniste manie subtilement humour et émotion. J'ai lu quelque part sur "allociné" que ce film ne montrait pas du tout la réalité, mais c'est tout le contraire! La difficulté d'enseigner à la bonne distance, les drames sociaux que les enfants apportent dans leur cartable... c'est le quotidien d'une majorité de professeurs! Alors, oui, quelques scènes sont moins bonnes (et notamment celle, importante pourtant, de la "visite" de l'inspecteur), et le final est peut-être exagérément optimiste, mais c'est précisément parce qu'il montre que l'école est capable de "petits miracles" que j'encourage à aller voir ce film.
Un film plutôt bien fait. De manière générale, l'ambiance de classe est assez réaliste et la prestation de S.Forestier convaincante. En revanche le scénario traite trop de sujet et perds en crédibilité. Certaines scènes/répliques (exemple l'inspection) sont également trop récitées et peu réalistes. Cela reste bon dans l'ensemble.
Avec son scénario pas toujours bien équilibré, Primaire ne parvient jamais à être complètement convaincant. Ce film a tout de même le mérite de donner une vision juste de ce que peut être le métier d’enseignant aujourd’hui. Et l’intensité du jeu de Sara Forestier, toujours aussi étonnante, donne une bonne dose de crédibilité à l’ensemble.
Les fans de l'actrice Sara Forestier seront ravis de la retrouver en institutrice dévouée dans ce film simple et social. Un portrait attachant sur l'école primaire et l'éducation, qui met le doigt sur les dysfonctionnements d'aujourd'hui.
La mise en scène est vraiment minimaliste et quelconque, avec des plans enfermés à l'intérieur de l'école. Sensibilité et justesse des paroles arrivent à nous plonger au coeur d'une classe de CM2 et de la vie des professeurs, un vrai thème d'inspiration. On ressent cependant la difficulté à développer un portrait aux enjeux cinématographiques autour de ce métier pourtant essentiel : la vie privée de l'héroïne reste très anecdotique.