Divines
Note moyenne
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371 critiques spectateurs

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35 abonnés 41 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 septembre 2016
Divines ou Bâtardes, le titre a été choisi très tard, juste avant Cannes. C’est dire la schizophrénie du film. Longtemps, il nous montre son héroïne Dounia marquée par ses pauvres et dures origines sociales. C’est une fille si pleine de vie, de rêves et « de clitoris » que tout pourrait lui être excusé : son inextinguible désir d’argent, sa violence, ses vilains trafics, ses mensonges et ses vols, ses fantasmes limités à Ferrari et à Reebok. Même si c’est difficile à faire au cinéma, se conformant à l’invitation de la réalisatrice Houda Benyamina, on ferme les yeux, affectueusement : c’est la société libérale la grande responsable. A bas les pompiers !...
Et puis les escapades adolescentes tournent très mal. Il y a le feu à leur vie et il faut fissa appeler le 18. Pimpon, pimpon, la Divine nous est soudain présentée en fripouille qui a tout détruit autour d’elle, la bâtarde. Le film a-t-il voulu poser la question de l’incontournable moralité, quels que soient les mobiles des dérives ? Certaines facilités (misérabilisme de bidonville, plans hémoglob-haineux, scènes resucées de deals…etc) font douter d’une telle intention éthico-philosophique. Tout au long du film, la réalisatrice semble tendrement couvrir les exactions de son héroïne –allant donc jusqu’à la qualifier de Divine– et soudain réaliser, en bonne mère, que de tels dérapages sont périlleux, indéfendables et qu’il faut sermonner durement sa Dounia. L’empathie généreuse envers elle en prend un sacré coup, et notre héroïne se voit finalement condamnée grave par Houda Benyamina, sa génitrice. Les laxistes finissent souvent en pires réprobateurs. Voilà donc la fondamentale contradiction (peut-être propre à l’auteure) qui enlève selon moi toute cohérence au propos du film.
Il y a deux autres écueils dans le film :
D’abord, quelle image ressassée des banlieues ! Comme si l’activité principale des jeunes y étaient le vol, le trafic, la violence. Comme si les cailleras n’y étaient pas en réalité très minoritaires. À voir certaines séquences genre dark thriller du 9-3, on pourrait croire en leur propos et conclure qu’au-delà des périphs, tout l’espace est à nettoyer au Karcher, ou bien à purifier avec force Coran et Missel… Enfin, ce n’est pas parce que c’est ici une jolie beurette qui part violemment à la conquête d’un maximum de fric qu’il nous faudrait, cette fois, trouver l’activité sympathique : prenons garde à la discrimination pratiquée à l’envers…
Pourtant le film a de belles qualités : des actrices qui percent l’écran, des dialogues pétillants et savoureux, de l’énergie à revendre, certaines scènes poignantes… Et voilà le spectateur attendri... Que cette Damia et sa copine Maimouna sont attachantes, malgré tout.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 août 2016
Des filles, la banlieue parisienne, une amitié forte, un voyage initiatique : une impression de déjà vu, non ? Et pourtant, grâce au talent de Houda Benyamina et de ses jeunes actrices, la magie opère. Auréolé de la Caméra d’or lors du dernier Festival de Cannes, « Divines » est un très bon et beau premier film. Certes il y a encore quelques erreurs mais elles sont minimes face ce bloc d’authenticité.
Lucas J.
Lucas J.

8 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2016
Une très belle histoire. Une histoire sur des pauvres et leurs principales sources d'émancipation. La gloire, l'argent, le risque.
Divines parce-que c'est une fable, une histoire et non un récit. L''histoire d'amour romancée le démontre bien.
Divines aussi parce-que la relation avec le ciel, avec l’élévation de soi mais aussi la vie et la mort sont autant de facettes de ce chef-d'oeuvre.
Ne pas prendre ce film de travers, pour ce qu'il n'est pas, ce serait le risque de passer à côté de la magie.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 septembre 2016
Porté par la charismatique Oulaya Amamra, le film, sympathique, n’en est pas moins très artificiel et plutôt anodin.

LA SUITE :
Robin M
Robin M

84 abonnés 283 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 septembre 2016
Le cinéma français contemporain, d’Audiard (Dheepan) à Sciamma (Bandes de Filles), tente de construire un regard sur la banlieue. Il cherche à s’accaparer cet univers qui, pour beaucoup, à commencer pleinement à exister par la médiatisation des émeutes de 2005. La périphérie devient paradoxalement le centre (d’intérêt) par une volonté sociale d’un cinéma français soi-disant républicain, mais qui ne cherche finalement qu’à reproduire cet espace à « nettoyer au karcher » comme le disait Sarkozy. On renoue ici avec la tradition des Apaches du début du XXe siècle, cette catégorie sociale – faite d’habitants des faubourgs – inventée par la littérature et le cinéma pour menacer l’ordre bourgeois. La banlieue est présentée, dans la même logique de recherche du sensationnel que les chaînes d’informations continues, comme une « no go zone » où se rencontrent des destins cinématographiques empruntés à Scarface.

Divines d’Houda Benyamina semble pourtant cerner la banlieue dans son essence même en décidant d’ouvrir son film avec un générique présentant en fond des Snaps de Dounia (Oulaya Amamra, épatante) et Maimouna (Déborah Lukumuena, irrésistible). Par cela, la réalisatrice pénètre alors pleinement dans le « film de banlieue » en collant à la récurrence interactionnelle de l’amitié comme valeur absolue. Mais surtout, elle capte la force de représentation de cette jeunesse qui parvient à exister par les réseaux sociaux, vus comme accès démocratique à la production et à la diffusion d’images. Une façon de survivre, au même titre que la religion présente dans le film, dans un environnement en plein délitement. Le capitalisme a transformé le rêve urbain des Trente Glorieuses en un cauchemar que Benyamina saisit par sa caméra en se focalisant frontalement sur des tours en ruine et particulièrement en ponctuant ses plans de grilles de chantier – vestige d’une action étatique –. Dounia s’insère dans cet espace en survivance en se présentant derrière ces dernières ou en les caressant tel des barreaux de prison.

Divines présente également en sous-texte la faillite du rêve républicain : les institutions sont devenues les ennemies irréductibles des Banlieusards en participant à la création de cette marginalité précaire et ethnique. L’école ne s’incarne plus que dans son arrêt puisque Dounia la quitte, par choix, après une altercation avec une professeure de BEP Métiers de la Relation aux Clients et Usagers. La force de cette scène est de participer aux cris d’une génération dont l’Etat attend qu’elle se batte, avec entrain, pour atteindre uniquement le bas de l’échelle salariale. Ces jeunes veulent se battre non pas pour un SMIC, mais pour un ailleurs. Un ailleurs d’autant plus politique dans le film qui consiste à une sortie totale de la France – chacun rêvant de la Thaïlande –. Marianne perd sa dimension de patrie maternelle aux profits des phares du capitalisme. Benyamina comprend bien que la banlieue est surtout un microcosme mort d’imaginaires qu’il faut apprendre à reconstruire à l’instar de cette scène, la plus belle du film, où Dounia et Maimouna miment un trajet en Ferrari sur la côte thaïlandaise. Par leur fougue, elles prennent le contrôle de la caméra et de la bande son pour s’échapper d’un monde où le sable est du béton.

Un horizon qui paraît atteignable seulement, aux yeux de Dounia, par le cercle vicieux de drogue de la même manière que dans Bande de Filles de Sciamma – dont le film reprend clairement la trame –. Par ce choix, Houda Benyamina tombe dans le piège de la représentation de la banlieue comme exotisme morbide pour son spectateur. En effet, elle pousse ses faits à l’extrême pour tenter de trouver un sensationnel qui la distinguerait de ses prédécesseurs. Dans un souci misérabiliste, elle exile sa protagoniste – arabe – de la banlieue vers un camp de Roms pour filmer une misère plus forte médiatiquement, celle du tiers-monde. Divines veut également se présenter comme une œuvre féministe en mettant à l’écran un monde de femmes régenté par un slogan réussi, « T’as du clitoris » annoncé par Rebecca (Jisca Kalvanda), la caïd du quartier. Néanmoins, le vrai féministe aurait été de sortir pleinement des cadres de pensée masculins : ne pas créer un jugement sur cette mère enfantant une « bâtarde » ou encore ne pas voir dans la romance – et les codes éculés de la comédie romantique – la seule échappatoire d’une femme.

Cependant, le principal problème discursif de Divines est le besoin d’avoir recours à la « Grande Culture » pour légitimer son propos. En dehors de la place donnée de manière bancale à la danse contemporaine, c’est l’utilisation de la musique qui synthétise principalement cette nécessité de se rapprocher d’un regard extérieur pour englober le plus de spectateurs possible. Comme si ces derniers devaient être protégés d’une immersion totale. La scène avec Diamonds de Rihanna chez Sciamma était forte, car elle se plaçait au niveau de ses protagonistes pour écouter les idoles qui façonnent leurs imaginaires et rendent possible une sortie de la précarité. Benyamina donne l’impression que l’émotion devrait être uniformisée à la manière des classes supérieures. Elle ne laisse affleurer le sentiment que sous les sons d’instrument légitimes pensés par Mozart ou Vivaldi. La musique originale de Demusmaker ne déroge pas à la règle en proposant une transcription sonore à base de violons pour les moments tristes ou de guitares électriques pour les moments de rage. Divines réduit la musique urbaine – présente à travers Azealia Banks et le rappeur Siboy – à n’être qu’une musique de boîte de nuit.

Avec son premier long-métrage, Houda Benyamina montre ainsi un véritable potentiel cinématographique. Néanmoins, elle fait de la banlieue un Disneyland pour festivaliers. Elle en reproduit les archétypes médiatiques en se choisissant un réalisme trafiqué pour répondre à son besoin de sensationnel. Une position d’autant plus alarmante qu’elle provient, pour une fois, d’une voix interne de la culture urbaine.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 août 2016
Juste un chef-d'oeuvre. En fait, je crois n'avoir jamais ressenti autant d'émotions durant la projection d'un film : Il est drôle, violent, émouvant, crédible et fait réfléchir. Incroyable.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 septembre 2016
Criant de réalisme , rien n'est noir ou blanc , à la fond sombre et profond mais également beau et drôle parfois . un film boulversant sans aucun doute.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 octobre 2016
"Divines" est un film féministe, de glorification des "magouilles", de l'argent facile et du grand banditisme, entre "tout ce qui brille" et "Scarface", qui fait l'erreur, à mon sens, de glorifier ce qu'il ne devrait pas.
2/5
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 septembre 2016
Il paraît que les marocaines sont des sorcières, Houda Benyamina est donc sacré-ment marocaines, c'est même une magicienne et son film un divin envoûtement.
Divines porte bien son nom, on est transporté dans un au-delà, par delà le bien et le mal. Le film n'est pas un film de banlieue mais un film sur notre société, sur la vie. On rit, on pleure, on se prosterne devant la magie de ce film. Les benjaminas et leurs complices sont épuisants de beauté. A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 septembre 2016
Un film touchant, qui nous donne à travers les yeux de jeunes femmes une vue sur la vie difficile dans les quartiers.
Très réaliste avec des moments d’évasions (retour à l'enfance), film un peu cliché sur la cité mais tellement bien joué. Je ne suis pas film français et encore moins films sociaux dramatiques, mais là j'ai été surpris. Il y a des problèmes de raccords regarder les cigarettes !
Sinon top je vous le conseil.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 septembre 2016
Lorsque je vais au cinéma,que je vois un film de manière plus générale je recherche une émotion, L'émotion en fait. Alors lorsque je suis sortie de la salle avec mon copain qui jacassait comme une pie,que je me suis rendue compte que je n'arrivais pas a répondre je me suis dit que j'avais pris LA claque de l'année...Que dire? Vous voulez ressentir,vous accrocher au fauteuil,vous sentir merveilleusement bien et mal a la fois? cesser de faire semblant ne serai ce que pendant 1h45 ? allez y...On me parle de longueur...moi j'y vois poésie...Toutes émotions confondues se réunissent. Divines c'est beau,c'est violent,c'est fort,c'est dur...c'est vivre,c'est un paradis ou règne l'enfer...c'est des actrices et des acteurs a nous couper le souffle,a se demander si ils sont sains d'esprit...c'est une réalisatrice qui a l'envergure des grands...c'est osé...C'est tout sauf dénué d'intérêt...il ne laissera pas insensible d'une façon ou d'une autre. Je le pense et l'espère.
ToulouseEvents
ToulouseEvents

50 abonnés 109 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2016
Franchement, je ne m'attendais pas a autant aimer ce film. Je ne vais pas vous faire un pavé mais ça fait du bien de voir autre choses que les films de super-héros, de voir un film d'une simplicité rare mais crue en même temps car il parle des problèmes d'ados d'aujourd'hui qui n'ont pas de boulot, pas de thunes mais qui ont envie de s'en sortir quand même. Mention spéciale pour la scène finale, totalement déchirante pour le personnage "Maîmouna".
Agnès C
Agnès C

4 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2016
thème extrêmement bien traité, sur la vie dans lzs banlieues, mais ça ne se limite pas à cela seulement..histoire de filles avec leur force, leur solidarité et leur sensibilité aussi.
magnifique interprétation
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 septembre 2016
Dire que la seule performance de l'actrice Oulaya Amamra est en soit une excellente raison de courir pour voir "divines" où se mêlent leçon de vie, de courage, d'humanité avec des scènes troublantes de beauté.
fasskinder
fasskinder

33 abonnés 304 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 septembre 2016
Énorme déception : ça gueule, c'est pas crédible une seconde, tout sonne faux... du danseur débutant bogosse qui craque pour une beurette assez quelconque et qui répète tout seul dans un énorme théâtre de cité à sa disposition, aux scènes avec "Reda" qui craque lui aussi illico devant sa beauté incroyable et garde des milliers d'euros chez lui dans une cachette qu'elle trouve en 2 minutes après lui avoir facilement cassé la gueule, à la fin qui est digne d'un mauvais téléfilm... la Caméra d'or ???? ils ont fumé quoi à Cannes cette année ???
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