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Un visiteur
5,0
Publiée le 1 octobre 2016
Lors de la remise des prix à Cannes Houda Benyamina ne m'a pas du tout donné envie de voir son film. C'est donc avec des préjugés que je suis allée le voir. ce fut un choc! Tout y est. L'amitié, l'amour, la misère, l'insolence, le bonheur, le malheur. j'ai éprouvé de la sympathie, puis de la pitié pour ces deux héroïnes, merveilleuses actrices. La bourgeoise que je suis a été bouleversée! Ce très grand film est un vrai coup de poing. INOUBLIABLE!!!!
Un film jouissif par la performance de ses jeunes actrices, ses dialogues et l'équilibre de son scénario. Ni misérabiliste, ni Angéliste, à la fois noir et drôle, un vrai grand film qui a du clito!
Film dur et émouvant, Divines éclaire de façon subtile et équilibré, les contradictions de ces jeunes désenchantés, animés par le besoin vitale de sortir la tête de l'eau, mais que la réalité, injuste et cruelle, empêche de progresser. Une très belle histoire d'amitié mise en valeur par une bande son intelligente et efficace. A voir et écouter...
(...) Houda Benyamina est loin ici de la poésie qu'elle avait développée dans son moyen métrage très prometteur Sur la route du paradis, si bien que son premier long métrage déçoit. Emportée par son désir d'argent facile, Dounia est fragilisée par sa fascination pour le beau danseur Djigui qui lui propose un chemin plus spirituel. Ce scénario bien ficelé, certes riche de belles choses dans sa première partie avant que les choses ne s'emballent, prend malheureusement si peu de liberté avec son intention que l'émotion reste à la porte. Il ne peut échapper à son message. Ces personnages de femmes déterminées auraient pu faire mouche s'ils n'étaient engoncés dans ce projet. (...)
Un film fort. Qui nous depeind avec beaucoup de réalisme un monde à part et pourtant si proche. Le film joue dans cesse avec les limites du cliché mais se révèle dans un final qui évite le piège du happy end. Le destin rattrape ces personnages et les ramène à la vie, la vrai. L'actrice principale est éblouissante.
Dounia quitte son BEP vente et en compagnie de sa meilleure amie Maïmouna se mettent à vendre de la drogue pour Rebecca, la caïd de la cité. Revenu de Cannes avec la Caméra d'or, ce film dépeint la révolte et les aspirations de ces jeunes femmes désoeuvrées qui n'ont qu'un seul but dans la vie : faire "de la money money" comme elles le disent si bien. La comparaison avec "La haine" de Kassovitz est évidente. Dulaya Amamra est tout simplement exceptionnelle dans ce rôle de Dounia, elle, considérée comme une bâtarde qui doit subir une mère alcoolique et vivre dans un campement vétuste de Roms. Un film débordant d'énergie, d'humour mais aussi de violence porté par un trio d'actrices qui fera date dans le cinéma français.
Un film que je qualifierais simplement de féministe. Surtout pas dans le côté réducteur de la chose mais surtout pour sa perception et sa mise en scène. Une réalisation et un scénario tout simplement de feu! Je le conseille à tout amateur de bon cinéma. Ce film fait du bien au cinéma français.
Il y a du pour et du contre : le pour, les actrices non professionnelles qui donnent une touche d'authenticité au film. La mise en scène, qui nous balade d'espace clôt en espace clôt, même l'extérieur semble étouffant, et souvent filmé à travers des grilles d'ailleurs. Seuls certains passages de danse évoquent la libération en montrant enfin un plan sans obstacle où on peut avancer comme on veut. Le pour toujours, il y a dans ce film de l'humanité certes, mais aussi une ambition qui déborde dans les derniers instants. Le contre, déjà le sujet est on ne peut plus vu et revu. Ensuite, comme beaucoup de films qui utilisent le langage des banlieues, ou tente de le faire, le résultat est ridicule. Personne ne parle comme çà. L'intrigue avance à coup de petits détails auxquels on a du mal à croire. La scène de la boîte de nuit est un bon exemple, mais aussi la scène dans l'appartement de Reda (que fait cet objet à portée de sa main d'ailleurs?). Dans l'ensemble, malgré les défauts évidents, Divines est un bon spectacle et vaut le détour.
Dès les premières minutes du film, on nous présente un personnage dont le but dans la vie est d'essayer de gagner un maximum de thunes, mais qui n'a pas fait d'études, ne veut surtout pas travailler et crache sur ceux qui essayent de s'en sortir par la voie légale du travail. L'héroïne ne veut pas d'un travail de larbin dans la société, mais n'hésite pas, par contre, à devenir le larbin d'une caïd de quartier. A partir de là, le film ne peut pas échapper aux clichés habituels de certains films de banlieue, qui se résume à la violence et au trafic de stupéfiants. Pour le reste, la seule bonne idée du film est d'avoir mis des rôles féminins forts dans l'histoire, même si on ne croit pas à certaines situations. Malgré ses déboires, on a souvent du mal à trouver de l'empathie pour Dounia. Quelques scènes sont réussies (le tour en ferrari), d'autres moins (les scènes dans le théâtre). Le tout reste très caricatural, d'un intérêt très limité et surtout nullement novateur.
Je ne suis pas issu de "la banlieue" et n'y vis pas. Je me garderai donc de dire que c'est "réaliste" mais je dirai que ça me paraît plausible. Les actrices principales notamment sont exceptionnelles et la réalisation remarquables et évite de nous faire un happy end confortable.
"Divines" a tout de l'excellent premier film. Ce sont sa franchise, sa fraîcheur, son explosivité mais aussi ses petits défauts qui font tout son charme. Populaire, actuel, politique, ne tombant pas trop souvent dans le cliché, on peut en tout cas sans hésitation avancer que Oulaya Amamra a un très bel avenir dans le monde du cinéma, une vraie révélation !
La jeune réalisatrice Houda Benyamina révèle tout le talent de sa sœur (Oulaya Amamra) dans un coup de maître mené par une main de fer. Oulaya Amamra brille et crève l’écran de volonté et de vérité dans cette fatalité moderne. Des scènes inégales, des chorégraphies pas toujours maîtrisées, mais un film choc, incontournable avec un fin magistrale.
Des personnages attachants et tout en couleurs avec chacun une part d'ombre et de lumière. Beaucoup de thèmes sont évoqués avec brio mais l'amitié est le fil conducteur du film. Du rire et des larmes sans le gerbi habituel sur les cités. Bravo !