Creed II
Note moyenne
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463 critiques spectateurs

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Jujupac26
Jujupac26

58 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2019
Fan de la saga Rocky, j’ai eu très peur d’être déçu par le premier creed, heureusement, ce premier opus s’est avéré être un pur chef d’œuvre.
Alors qu’allait valoir cette suite ?
Bien qu’en dessous du premier, j’ai trouvé cette suite réussie... Stallone est parfait comme d’habitude, Michael B Jordan totalement crédible joue son rôle à merveille si bien qu’on ne fait plus de distinction entre l’acteur et le personnage qu’il incarne.
Je trouve que de réussir à briller en face d’un acteur tel que Stallone n’est pas mince affaire, et si dans le film, Adonis Creed cherche et réussi à faire sa place dans le monde de la boxe au côté de la légende Rocky, Michael B Jordan réussi aussi à exister en tant qu’acteur en face de l’acteur légendaire qu’est Stallone.
Tessa Thompson est une bonne actrice mais selon moi est en dessous des autres acteurs de ce casting.
Concernant le scénario, bien que prévisible et avec de temps en temps des petites longueurs, ce film nous propose de belles surprises et nous procure bcp de plaisir.
Revoir Dolph lungren au côté de Stallone est un bonheur immense.
Bravo.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 janvier 2019
Certes, moins efficace que le précédent, Creed II est agréable à regarder et nous offre une magnifique passation de flambeau à l'avenir de la saga. À voir
Jules A.
Jules A.

24 abonnés 69 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2019
Creed est avant tout un film de boxe.
Et ce qui m’a dérangé dans ce film est le manque de boxe car Creed II rentre plus dans un film dramatique avec une historie de famille, de couple.
Un manque cruel de boxe pour ma part, même si comme d’habitude le combat final reste énorme.
Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce film car j’adore Rocky, j’adore la boxe dans le cinéma donc j’ai apprécié le moment que j’ai passé devant ce film, et je le conseil. À voir une fois
Stephenballade

460 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2019
Ah ben voilà enfin la suite annoncée dans un premier temps pour 2017 ! On n’y croyait plus ! Mais comme le veut l’adage, tout vient à point à qui sait attendre. Encore faut-il que ce "Creed II" arrive au même niveau que "Creed – L’héritage de Rocky Balboa", ce qui n’est pas une mince affaire ! En effet, Ryan Coogler avait montré une telle envie de poursuivre la saga qu’on l’imaginait fort bien à la direction de ce nouvel opus. Que nenni ! Il a laissé le siège vacant, le bougre ! Il a été question un temps que Sylvester Stallone réinvestisse le fauteuil, et puis finalement c’est un illustre inconnu qui a eu la lourde tâche de tourner la suite des aventures du fiston Creed. Et donc ? Ça donne quoi, tout ça ? Eh bien pour être honnête, ce n’est pas un chef-d’œuvre. Mais ça n’en fait pas un film mauvais pour autant. Loin de là même. Regardez donc ma note ! Cela dit j’ai comme une vague impression de déception. En effet, au niveau du scénario, l’option s’est portée sur... on va dire une « réécriture » de l’histoire. On ressort donc les bons vieux méchants du placard pour propulser Adonis Creed vers la gloire... ou sa déchéance… Mais heureusement, Steven Capler Jr a su exploiter les acquis qu’ont laissé Stallone et Ryan Coogler (ils n’étaient pas bien loin), et ainsi poursuivre la saga dans ce retour vers la très forte dimension humaine opérée depuis "Rocky Balboa". Il n’a pas oublié non plus de reprendre la complicité très visible à l’écran entre Sly et Michael B. Jordan, condition sine qua none pour que le duo fonctionne parfaitement et emporte l’adhésion de tous. Et puis il a su filmer aussi les combats, avec une caméra toujours bien placée afin de laisser la vitesse réelle aux nombreux coups portés. Bien sûr il y a quelques ralentis, souvent utilisés pour appuyer les coups les plus dévastateurs. Mais dans tous les cas, les ralentis n’ont pas été utilisés de façon exagérée, et les combats restent très impressionnants. On retrouve aussi la musique particulièrement bien adaptée au monde de la boxe, mais il me semble qu’elle se ferait un petit peu moins remarquer si Bianca (Tessa Thompson) ne poussait pas la chansonnette. C’est donc avec un œil rassuré que nous retrouvons ces éléments-là, y compris la petite pointe d’humour, toujours bienvenue quand elle est utilisée à bon escient. Rocky et Adonis sont donc toujours aussi attachants, tandis que Bianca se fait naturellement une place par le biais de Tessa Thompson grâce à la sensibilité et fragilité qu’elle a réussi à retranscrire. Mais celui qui étonne le plus, c’est Dolph Lundgren qui, en dépit des motivations de son personnage et de sa capacité à manipuler, parvient à ne pas se faire détester complètement par le spectateur. Limite s’il n’inspire pas par moments un peu de peine, voire même un soupçon de pitié. J’ai trouvé aussi le jeu de Florian Munteanu intéressant dans la peau du golgoth qui en ferait fuir plus d’un par sa carrure. Là, il y a bestiole ! Alors quand en plus il nous gratifie de son regard méchant, mélange subtil de rage et de détermination… euuuuuh moi désolé mais perso je fais demi-tour direct lol ! Et pour couronner le tout, l’ex de Stallone a eu la gentillesse de nous rendre une petite visite. Perso (encore), je ne sais pas bien ce qu’on lui trouve. Mais en tout cas, elle n’a rien perdu de sa superbe pour incarner une femme qui n’a absolument rien d’intéressant… mis à part le fait qu’elle, elle est intéressée. Une femme vénale dans toute sa splendeur ! Alors certes de la voir partir est choquant, mais au moins on se surprend à lui souhaiter bon vent de la façon la plus ironique qui soit. Pour en revenir au scénario, c’est clairement du plus ou moins déjà vu. Et après, on dit que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit… J’attendais autre chose. Du style… bah écoutez, lors de "Creed – L’héritage de Balboa", nous avions quitté Creed qui s’était fait un nom et Rocky engagé dans un combat contre la maladie. Alors j’avais imaginé que ce combat inégal allait se poursuivre, et qu’Adonis allait organiser des combats à but lucratif pour lever des fonds afin d’essayer de sauver celui qu’on appelait "L’étalon italien" avec grand renfort de médiatisation. Mais certainement pas un combat Creed vs Drago, deuxième du nom une trentaine d'années après le premier. Car cela a un inconvénient, et de taille : c’est qu’on devine très vite les grandes lignes. Mais au moins, on apprend une chose : c’est que la boxe n’est pas seulement un sport de combat. C’est aussi un combat contre soi-même. Et cela, nous l’apprenons par Rocky, interprété par notre Sylvester Stallone qui continue de nous surprendre par son aptitude tant il fait preuve de sérénité et de sagesse. Deux notions qui viennent souvent avec l’expérience, à condition de savoir tirer les leçons qui s’imposent en toutes circonstances, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Encore faut-il être capable de se remettre en question. C’est en cela que Rocky fait un coach exceptionnel. Ses mots justes, son humilité, son influence et bien d'autres choses forcent le respect. Et je crois qu’au moment du générique de fin parsemé de magnifiques photos, on peut se lever et applaudir Sly pour avoir su porter ce personnage à l’état d’icône, ce qui semble être le bon moment puisque l’acteur a déclaré ne plus vouloir l’incarner. Mais quand on sait qu’il voulait déjà ne plus porter le costume de Rocky à l’issue de "Rocky Balboa"… Donc oui, ce "Creed II" est bon, très bon même mais pas tout à fait au même niveau que le film de 2016. Vous pouvez donc aller voir ce film, ne serait-ce que pour savoir si l’hymne Rocky va retentir ou pas. Dans tous les cas, les 130 minutes passent sans ennui, et rien que pour ça, "Creed II" remplit parfaitement son contrat de divertissement. Et en plus, il donne à réfléchir sur des aspects essentiels de la vie. Alors que demander de plus ?
Le cinéphile

798 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2026
Cette suite n’atteint pas la puissance du premier opus à cause d’une mise en scène plus conventionnel et d’un scénario réchauffé. Mais Creed II demeure un divertissement parfaitement maîtrisé.

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Edwin J
Edwin J

58 abonnés 23 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2019
Il est dans la lignée de creed 1 avec un scénario pour fanboy.j’ai trouvé les acteurs très bon et très investi dans le film. Ma seule déception , c’est le choix des musiques qui desservent complètement le film et notamment l’entraînement avant le final. C’est vraiment dommage car le film est loin d’être mauvais .
Nico F
Nico F

258 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2019
Différent du 1er.... plus en émotion.. rythme plus lent .... mais tout fonctionne à nouveau et on se laisse embarquer .. scotcher du début à la fin .... par contre musique quasi inexistante et ça manque je trouve . Mais c'est encore du excellent rocky et on en ressort comme d'habitude avec le plaisir et la satisfaction.
bladgik
bladgik

106 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2019
La dernière apparition de Stallone dans son mythique personnage de Rocky. Place donc à la jeune génération, et on peux dire que le personnage principale (adomis)c’est fortement impliqué . On retrouve plus d’émotions que dans Creed 1 que j’avais trouvé sans saveur . Côté scénario et bien c’est l’idée du 3 tout simplement. Stallone reste et restera avec toujours ce charisme légendaire . Bilan mieux que creed 1 et moins bien que Rocky forcément
Vadim C
Vadim C

19 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2019
Dans la lignée de creed, émotion, combat bien filmé, Stallone merveilleux.... une joie de retrouver Drago, le scénario tient parfaitement la route.
À aller voir
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 janvier 2019
vous avez vu et aimer le un dans ce cas pas de problème allez le voir sans soucis, les combats de boxe sont exactement comme le premier avec un rythme un poil poussé des fois le scenario tient plus que la route ce n'est pas qu'un simple film "je tape dedans" a noter que même dolph lundgren joue vraiment bien j'ai même été étonné, stallone au même niveau que le premier. n’hésiter pas aller le voir
GrandSephiroth
GrandSephiroth

70 abonnés 727 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2019
Trois ans après le retour spectaculaire de Rocky avec une relève d’anthologie assurée par Michael B. Jordan, Adonis Creed réitère son combat à l’écran dans un nouveau film d’une intensité rare. L’introduction met l’accent sur la notoriété qu’il a obtenue et le sacre carrément champion du monde des poids lourds en montrant un combat rapide et facile contre l’ancien champion, qui n’était plus vraiment dans le coup depuis trois ans. Le film est notamment marqué par le thème fort de la confrontation à soi-même, par l’esprit de combat et le sens de la famille. Encore plus axé scénario qu’avant, il se concentre beaucoup sur les choix de vie d’Adonis, avec des passages touchants et parfois humoristiques, comme celui où il sollicite Rocky pour spoiler: sa demande en mariage à Bianca
, et celui où on comprend qu’elle spoiler: est tombée enceinte sans prévision
mais en renforçant tout de même le bonheur du couple, le jeu de Tessa Thompson restant toujours très juste.

Un des éléments les plus dramatiques de la saga refait surtout surface pour renforcer les enjeux du film. Ivan Drago, toujours joué par Dolph Lundgren (Dans le griffes du dragon rouge, Universal Soldier, Expendables, Aquaman), effectue son retour à Philadelphie en compagnie de son fils Viktor, qu’il a entraîné afin que celui-ci provoque Adonis en duel et le batte lors d’un match officiel pour ramener le titre en Russie. Les Drago ont effectivement des soucis de leur côté : Ivan est comme déshonoré depuis sa défaite, son pays fait pression sur lui, sa femme l’a quitté et il ne lui reste plus que la vengeance pour redorer son blason. Creed II se montre donc moins manichéen que Rocky IV en mettant chaque camp sur un pied d’égalité, les besoins des uns et des autres étant totalement justifiés. Drago reste tout de même pointé du doigt comme méchant, ce qui est normal étant donné qu’il a causé la mort du père d’Adonis par le passé, et vu la façon qu’il a toujours d’utiliser la force brute et la pression qu’il met à son fils pour le mettre KO avec une violence recherchée (« Pourquoi est-il encore débout ? Brise-le ! », ce qui ne loupe d’ailleurs pas quand spoiler: Viktor cogne Adonis au sol après lui avoir causé de graves blessures
, provoquant ainsi spoiler: la disqualification
du jeune Russe.

Toujours debout après tant d’années, Sylvester Stallone (Rambo, Demolition Man, Expendables) reste magistral dans ses conseils et son jeu du personnage de Rocky Balboa. Il sait remettre en question ses prises de décisions difficiles, passant d’une absence remarquée pour le premier combat d’Adonis et une présence bien plus acclamée lors du match final directement en Russie. Si Adonis est effrayé à l’idée de refuser le combat pour la mémoire de son père, Rocky l’est tout autant quand il s’agit de recontacter son fils avec qui il est toujours en froid, mais c’est finalement quand il apprend spoiler: qu’il a désormais un petit-fils qu’il se dit qu’il est temps de sauter le pas
. Chaque personnage est rudement mis à l’épreuve dans un combat dramatique très fort, Adonis devant aussi défendre son titre après avoir été blessé physiquement et moralement. Bianca envisage de déménager pour toucher plus de monde et utilise même une de ses chansons pour l’arrivée de son mari sur scène.

C’est finalement Rocky qui parvient à relancer l’esprit de combat de son élève, en lui faisant exprimer la raison pour laquelle il se bat, et en l’emmenant lui-même sur le territoire russe afin qu’il s’entraîne dans des conditions inhabituelles. Le combat final est d’une intensité puissante et éprouvant sur sa durée, Adonis parvenant à fatiguer Viktor mais ayant de plus en plus de mal à se relever après avoir encaissé de nombreux coups. Des images fortes circulent alors, montrant la mère de Viktor quitter les gradins par déception spoiler: (provoquant une tristesse notable sur le visage de son fils)
, mais la réaction de son père reste la plus émouvante alors qu’il demande spoiler: l’arrêt du combat en jetant un tissu blanc sur le ring
, par peur de voir spoiler: son fils meurtri voire tué à son tour à force de prendre des coups
. Les Russes sont mis en valeur par la sensibilité qui leur est octroyée et le combat aura su donner une leçon à chacun. Les musiques de Ludwig Göransson maintiennent une intensité forte, entre rap américain efficace et rythmes puissants mixés à partir des musiques de la saga Rocky. Une magnifique narration qui frise l’excellence !
djams
djams

40 abonnés 125 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 janvier 2019
Déçue par rapport au premier film ! Rien à voir même. On a jute voulu surfer sur la réussite du premier mais, du coup, tout est ridicule : 1) faire ressusciter la vieille guerre Etats-Unis / Russie - 2) Creed rate à battre le russe parce que ce dernier a triché mais quand c'est Rocky qui l’entraîne c'est autre chose, il arrive évidemment à le battre - 3) allez pour faire mieux passer le film on va le faire devenir papa plus tôt que possible. un bébé ça émeut tout le monde ! Les américains sont irrécupérables ; il faut arrêter de faire des suites juste pour faire une suite, ça se retourne contre eux au final. Dommage
Don-C
Don-C

14 abonnés 49 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2019
Faire une suite à Creed était un challenge : renouveler l’intérêt et rester dans le respect de la saga Rocky. Sur ce postulat, le pari est réussi. De la distribution à la mise en scène, en passant par la photographie, le rythme et la bande-son, la copie est très correcte. Le film est agréable à regarder et la salle n’a jamais semblé s’ennuyer. On est vite pris dans la problématique qui s’impose à Donny, proche de celle que Rocky a souvent connu : affronter une épreuve insurmontable malgré sa vie de famille et ses responsabilité.

Tous les ingrédients sont donc réunis pour faire un très bon Rocky movie... Et pourtant, l’affect a s’emballer. Comme si tous ces films d’aujourd’hui, si chiadés d’un point de vue esthétique, finissaient par en devenir trop parfaits. Les metteurs en scène next gen sont souvent très forts caméra à la main, mais ils ont du mal à créer l’émotion car finalement, le spectacle est presque trop lisse. Et c’est bien dommage.
RedArrow

1 898 abonnés 1 697 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 janvier 2019
À un moment du film, Adonis Creed part s'entraîner dans un endroit où "les boxeurs tombés à terre repartent à zéro" dixit Rocky Balboa. Sans forcément avoir un mauvais esprit, on peut imaginer que les scénaristes de ce "Creed II" (désolé, ami Sly) devraient sérieusement aller y faire un tour vu le vide abyssal de tout ce qui a précédé pour en arriver là...

En nous contant la manière dont Adonis Creed allait entrer dans la légende au côté et non plus dans l'ombre de son père, "Creed" premier du nom avait réussi l'impensable : faire revivre l'essence même de la saga "Rocky" à l'écran tout en parvenant à l'inscrire dans les codes de notre époque. Tous les ressorts avaient beau être connus donnant presque des faux-airs de remake à ce spin-off, Ryan Coogler pourfendait admirablement le problème par le bol d'air frais qu'il déversait sur ce genre de récit très codifié, allant même jusqu'à nous donner l'impression d'y assister pour la première fois. Bien sûr, il y avait ce nouveau héros enragé par sa passion pour la boxe et sa quête de reconnaissance face à une figure paternelle écrasante, le personnage d'Adonis Creed ravivait clairement les cendres les plus incandescentes de la saga "Rocky" en trouvant la voie de sa propre destinée, mais, comme dans un petit miracle d'agencement scénaristique, tout ce qui l'accompagnait dans le déroulement de sa montée en puissance de boxeur fonctionnait et ce, même si la subtilité n'était pas forcément de mise. L'amour naissant entre Adonis et Bianca, une musicienne sourde, apportait une jolie dose d'émotion non feinte, les phases d'entraînements et de doutes s'enchaînaient avec un réel souci de justesse, les combats plaçaient le spectateur au coeur du ring comme jamais grâce à l'énergie apportée par Coogler derrière la caméra (des entrées des boxeurs à la percussion de leurs coups, chaque plan paraissait toujours conçu pour nous impliquer au maximum), la bande originale symbolisait parfaitement la frontière entre deux époques en nous emportant grâce au souvenir de quelques notes... Et il y avait lui, Rocky Balboa, une légende usée, malade, qui avait vu tomber tous les vestiges de son existence jusqu'à la condamner à une solitude chargée d'une infinie mélancolie. La rencontre entre la fougue du boxeur incarné par Michael B. Jordan et cette figure indéboulonnable se confondant avec son interprète (un fameux discours introspectif sur son mythe semblait tout autant parler de l'héritage de Rocky que de celui de Sylvester Stallone) était incontestablement la plus belle réussite de ce spin-off et on était déjà prêt à remonter sur le ring avec eux pour les retrouver à nouveau.

Devenu l'égal de son père, Adonis Creed se devait désormais de le surpasser et, pour cela, quoi de mieux que d'aller frotter ses poings face au fils de celui considéré comme le bourreau d'Apollo dans "Rocky IV", Ivan Drago ?
On comprend assez vite l'idée qui anime l'ADN de ce deuxième volet : tenter de dessiner une forme de tragédie familiale cyclique où chaque erreur du passé est amenée à se répéter jusqu'à être corrigée. Cela se présente d'ailleurs sous les meilleurs auspices pendant les premiers instants, impossible de ne pas vibrer devant nos retrouvailles avec la sombre aura se dégageant d'Ivan Drago (le charisme de Dolph Lundgren suffit amplement) et lorsque l'annonce d'un match revival entre son fils Viktor (Florian Munteanu, un boxeur/acteur mono-expressif) et Adonis Creed est inéluctable, tous les astres paraissent alignés pour que l'on prenne autant de plaisir devant cette suite que lors de la découverte de son prédécesseur. Dommage que nos espoirs soient si vite annihilés...

Comme le premier, "Creed II" va reprendre un squelette narratif éculé de la saga "Rocky" pour son héros (sommet/chute/re-sommet) mais va cette fois complètement échouer à nous en éluder sa part de prévisibilité. Alors que Ryan Coogler avait fait tout son possible -avec réussite- pour y insuffler de la modernité, l'inconnu Steven Caple Jr, lui, mise sur cette seule ossature de son récit sans chercher à aucun moment à la réactualiser et ça ne pardonne pas car, si l'esquisse d'une vraie tragédie dans le milieu de la boxe fait illusion lors de l'ouverture, absolument rien ne va venir apporter de la profondeur à cette démarche. Le couple Adonis/Bianca ? Comme il n'y a apparemment plus grand chose à raconter dessus, on leur inflige les rebondissements d'une mauvaise sitcom pour éviter de les faire stagner spoiler: (mariage, heureux évènement et une bonne dose de pathos en prime)
et les deux personnages empilent les scènes de dialogues d'une platitude confondante. Rocky Balboa ? Toujours aussi imposant bien entendu mais, passée la souffrance de le voir revivre le match qui a coûté la vie à son ami, le boxeur devenu entraîneur va errer dans le film comme une âme en peine. Entre renouer avec son fils et réparer un réverbère, la carcasse de Rocky déambule la majeure partie du temps dans des pièces vides afin de bien surligner au marqueur sa solitude ou de démontrer qu'il n'a plus vraiment sa place dans cette histoire. Ivan Drago et son fils Viktor ? La déchéance face à leur patrie était une piste très intéressante mais non, le film va bifurquer en cours de route vers un trauma familial en miroir du clan Creed et celui-ci va donner un nombre incroyable de scènes involontairement drôles par la psychologie grossière sur laquelle il repose. Avec en leur centre l'apparition d'une guest du passé, les dialogues et les plans faciles hilarants (la chaise vide, haha) autour des motivations animant le clan russe confinent au ridicule, spoiler: un "Môôôman" prononcé par un certain personnage les yeux embués de larmes aurait d'ailleurs pu en être la cerise sur le gâteau.

Bref, pendant les trois quarts de sa durée, "Creed II" tente de remplir vainement les temps morts entre les trois étapes-clés de son récit et se plante constamment en choisissant les directions les plus faciles jusqu'à lui donner des allures de mauvais soap-opera gentillet. À ce stade, on en arrive à un point qu'on n'aurait pas cru possible après l'excellence du premier film : "Creed II" ne nous assène que des uppercuts d'ennui ou de rires nerveux.

Heureusement, avec l'entraînement que l'on évoquait en préambule, la dernière partie du film revient aux fondamentaux de la saga et nous offre enfin un spectacle dans la lignée du premier opus. La remise en condition d'Adonis et le duel final tant attendu tiennent toutes leurs promesses, peut-être pas assez pour oublier le néant qui les ont précédé mais suffisamment pour retrouver l'intensité que l'on était venu chercher. De l'entrée des combattants dans l'arène russe à un match savamment dosé en matière de rebondissements (Steven Caple Jr semble aussi se réveiller derrière la caméra), "Creed II" rattrape une partie de ses errements avec ce morceau de bravoure en forme de boucle bouclée à la hauteur de tout ce que l'on pouvait imaginer d'un affrontement entre la descendance Creed/Drago.

Mais il aura fallu tellement en baver avant d'arriver à cette récompense devant cette suite cherchant à raconter artificiellement quelque chose là où le précédent déroulait son récit avec tant de spontanéité. Indissociable du départ de Ryan Coogler comme auteur et réalisateur, la perte en qualité de "Creed II" en fait un film complètement anecdotique, gâchant bien trop souvent nos espérances sur la manière d'aborder les meurtrissures des clans Creed/Drago. Ce qui aurait dû être un long-métrage sur des hommes, de simples mortels pris dans l'étau de leurs propres gloires et chutes passées ou non, ne sait jamais où nous emmener au-delà de son schéma scénaristique dépassé. L'apothéose du combat final aura au moins été au rendez-vous mais elle ne masquera qu'une infime partie de notre déception...
L?c!s_H00d
L?c!s_H00d

225 abonnés 396 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2019
Creed avait été une surprise, un film étonnamment très bon sur une passation et une filiation forte et en pleine adéquation avec la saga. C'est sans surprise qu'une suite vit le jour, cette fois se portant sur la mémoire des pères et la légende que l'on se construit. Creed 2 est dans la lignée de ce qu'a construit Stallone au fil des années avec sa saga. Comme un héritage personnel, il revient sur un moment fort de celle-ci : Ivan Drago, afin de mieux se livrer.

Creed 2 est donc le combat entre les fils, désireux d'honorer leur nom et de vaincre leur honte. Sylvester Stallone semble apaisé, léguant l'histoire d'une vie à un jeune homme encore dans un besoin paternel mais grandissant. Là est le point fort du long-métrage, il s'attarde sur ses hommes. Il se concentre d'autant plus sur les émotions, certes faciles mais terriblement vraies, celles qui façonnent des vies, que le film est encore une fois plus qu'un simple film de boxe. La saga Rocky est intéressante par ses messages. Sylvester est un homme bon, qui a créé un gars sympa. Un homme qui vit, simplement et sincèrement. Ce nouvel opus permet à Sylvester de se confier une nouvelle fois par l'intermédiaire de ce qui a fait de lui une légende, une des ces dernières au cinéma que l'on espère voir encore et toujours. Parallèlement, Dolph Lundgren (bouleversant de gravité) entraine son gamin dans la peur d'être oublié, de n'être rien, et à jamais. L'instrumentalisation et le rapport de force sont partout. Buddy Marcelle propose un match, le public et les journalistes réclament le combat, l'Etat profite de celui-ci, Ivan endigue son fils, Adonis s'utilise lui-même. Le film est alors sur la libération de soi, des autres, du passé ; un héritage qui doit se préparer non pas avec autrui, mais avec soi-même.

Creed 2 est donc avant tout un film d'hommes face à une responsabilité trop haute. D'autant plus que chacun vit de son côté, amenant leur histoire personnelle au sein du ring. Steven Caple Jr. succède à Ryan Coogler (Black Panther) avec talent. Sa mise en scène est au service de ces histoires, la réalisation est toujours aussi immersive aussi bien dans les scènes d'affrontement que dans les moments les plus intimes. On sent que Sylvester Stallone avait pour idée de revenir à un style classique mais humain. L'histoire est en effet d'un grand classicisme, suivant des codes devenus clichés qui peuvent essouffler certains mais derrière se trouve un amour qu'on ne peut éviter. Stallone aime ses personnages et les fait s'aimer. On pleure devant cette fin, car on sait que Stallone, à l'instar de Clint Eastwood avec La Mule, cultive une certaine idée du cinéma classique américain fort mais humble. Ici la force est actuelle (BO parfaite, stylisation clipesque de certaines scènes) et ancienne (le schéma narratif, le retour des vieilles légendes), conciliant aussi bien les nouvelles générations que les précédentes, et l'humilité est ce que Stallone cherche à enseigner aussi bien à son protégé qu'au spectateur.

On peut regretter une baisse de rythme au milieu du film mais Creed 2 est un beau moment de cinéma qui se détache petit à petit de l'originel, comme Adonis de son père. On y va pour voir des gens se battre sur un ring, pour voir des gens vaincre la vie que l'on doit également nous-mêmes affronter dans l'espoir que notre passage de flambeau soit tout aussi assuré.
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