Une fois n'est pas coutume je me rallie volontier à la majorité concernant cette satire du star-system signée Guillaume Canet. Si le point de départ est excellent et que les idées originales fusent pendant une bonne partie du métrage, on se demande vraiment ce qui est passé par la tête du réalisateur pour la dernière partie de son métrage. Le mec pète complétement son plomb et saborde presque son film tant ce final indigeste vient comme un cheveu sur la soupe pour un film très cynique qui maîtrisait parfaitement son sujet jusqu'alors. Là aussi, il y a double ressenti par ailleurs puisque Canet va au bout du délire mais la lourdeur prend le pas sur l'humour et c'est là le problème. C'est un petit peu les montagnes russes du rire, l'ensemble est plutôt fin et percutant et le final vient annihiler tout le ressenti précédent. C'est dommage mais on ne peut au moins pas lui reprocher d'avoir fait les choses à moitié. Un mot sur le casting, tout à fait à la hauteur, avec notamment une Marion Cotillard pleine de second degré et un choix de thèmes multiples qui font mouche quasi à chaque fois. L'intention est en tout cas louable mais le résultat final assez inégal, à voir une fois tout de même.
Une comédie avec une impression de vécu par l'acteur et le réalisateur. Guillaume CANET n'hésite pas à jouer la carte de l'autodérision et ce qui fait le charme de ce film. Le coupe COTILLARD/CANET fonctionne à merveille dans leurs propres rôles. Un seul bémol peut être certaines longueurs sinon rien à redire. J'ai bien aimé
Canet s'autoderise et sa nous donne un film pechu et loufoque. Une premiere partie excellente où l'on voit un petage de cable qui nous fait rire. La secondes partie va vers l'excés et ralentit le bon rythme du film (meme si il y reste de bonnes vannes) Canet est drole, Cotillard est excellente, et les guests nous offrent des bons moments de rigolade. Un bon film.
C'est pas facile de noter ce film qui est particulièrement spécial. Ce qui est sûr, c'est que j'ai bien aimé et que j'ai bien rigolé. On remarque que cet acteur est né au début des années 70 car dans ce film il y a plusieurs chansons des années 80 (et une des années 90). Etant de la même génération que cet acteur, j'ai particulièrement apprécié son choix de chansons des années 80, cela me rappelle mon adolescence.
Ok rock'n roll c'était genre une bonne surprise aha. Je ne m'attendais point à cela. Le (vieux (pas taper)) Guillaume Canet nous livre la un film frais et marrant qui est en fait une sorte de documentaire marrant sur sa vie marrante, oui, le mot marrant est assez présent. Est ce que je m'en fous ? Oui. Bref. En fait ce film est quelque part assez réaliste dans le sens où ce n'est finalement que l'histoire de la crise de la quarantaine d'une homme qui se trouve vieux et pas assez Rock'n roll et qui, va totalement partir en cacahuète (je dis pas le gros mot pcq la modération kiffe pas trop trop). Et dieu merci, cette crise est quand même tres tres drôle ! Dans la salle, globalement, le rire était très présent, surtout celui de l'homme au rire de cochon derrière moi. Un peu trop d'ailleurs. Et faut aussi que j'arrête d'aller voir ces films drôles tout seul pcq c'est triste quand je rigole et que je me tourne vers un fauteuil rouge vide à mes côtés... (instant nostalgie). Rock'n roll a aussi le mérite d'être très original car il y a une touche de second degré puis il nous permet aussi de découvrir en détail la vie de Guillaume Canet, qu'on voit avec sa femme Marion Cotillard, son fils etc... on découvre même les derrières de la caméra. Bref, super moment que je conseille a toi, qui lis ma critique (si t'as pas deja vu) pcq ca fait du bien surtout quand on est tout triste! Je souhaite une longue et belle fin de carrière à Guillaume Canet.
m'a un peu fait pensé à la serie d Eric Judor: Platane! j ai beaucoup ri! surtout la 2eme partie excellente!! Ce n est pour moi, pas un chef d oeuvre d'oú ma note :)
Guillaume Canet joue son propre rôle, et ne se sent plus dans le coup. Trop vieux, pas assez "rock", éclipsé par sa femme Marion Cotillard qui rafle les récompenses et les rôles complexes, il sombre dans une crise de la quarantaine qui va le faire complètement déraper. "Rock'n Roll" est un film bourré d'auto-dérision, où les deux acteurs se moquent admirablement de leur statut, à coup de nombreux gags, et d'intrusions dans leur vie familiale à renfort de caméra à l'épaule discrète. Ils sont appuyés par de sympathiques caméos (de Gilles Lellouche à... Ben Foster !), et surtout des idées déjantées, qui vont de quelques scènes improbables à un dernier acte complètement farfelu (dans le bon sens du terme). Au delà de ceci, le film aborde également la crise de la quarantaine et la perte de repères associées, tout en taclant légèrement le monde du cinéma. Une comédie réussie.
Deux sentiments me rongent pour ce film. Le début est vraiment immersif, on s’y croit vraiment et les dialogues sont bien pensés, réalistes. Et puis, à mesure que ça vrille, où le tout reste cohérent, il y a ce moment où le film me perd. Un moment clé qui, instantanément, fait perdre tout intérêt à ce qui était jusqu’ici, un superbe divertissement. J’ai beau me refaire le scénar’ et ce déclic ne mène à rien. Aucune morale, aucune valeurs, aucune fin. Et c’est là que vous allez me dire que le film est fort et prend à contrepied les twists attendus. Pourquoi pas, mais j’me suis ennuyé avec ça. Il faut cependant avouer que le trip de Guillaume est totalement assumé, qu’il va jusqu’au bout de son idée, qu’il l’exploite et qu’il n’en démord pas. Le vice va jusqu’au bout. C’est à saluer.
Un joli casting des plus grandes Stars françaises, de bons moments pendant les deux tiers du films et une fin WTF assumée, mais qui n’a pas pris sur moi.
Guillaume Canet sortait en 2017 ce film dans lequel il incarne avec malice son propre rôle, celui d’un acteur quarantenaire qui va connaître une crise profonde lorsqu’une jeune partenaire de jeu lui fait comprendre qu’il n’est plus vraiment dans le coup. Cette satire assez drôle sur les coulisses du cinéma et de la vie des stars – tous les acteurs connus incarnent leur propre rôle, à commencer par Marion Cotillard, compagne du réalisateur – prend dans une première partie la forme d’une comédie semi-fictive plutôt sympathique. Mais là où Guillaume Canet parvient réellement à nous bluffer, c’est dans une dernière partie délirante où il va faire l’objet d’une improbable transformation physique, assumant de faire évoluer son film dans une caricature grand-guignolesque qui finira par nous conquérir de par son jusqu’au boutisme assumé.
Chronique de la crise de la quarantaine, Rock N' Roll est une bonne illustration des répercutions sur l'individu du temps qui passe, interprété tout en finesse par un Guillaume Canet impeccable dans son rôle d'ex gendre idéal vivant difficilement le passage vers le coté obscur de la farce (le jeunisme) Doublé d'une réflexion plus large sur la vie de famille et les responsabilités qui vont avec, le film joue à merveille de la relation devant/derrière caméra du duo Canet/Cotillard, prenant à contre pieds tous les poncifs éculés en matière de glamour par une bonne dose d'auto dérision (qu'un final quasi surréaliste vient un peu plus dynamiter) Rock N Roll distille l'air de rien une vraie analyse en profondeur sur la réalité de l'amour, le truc qui se vit justement à deux pour le meilleur comme pour le pire!
Je ne suis pas particulièrement fan des films de potes (je n'ai pas regardé "Les petits mouchoirs" par exemple) et l'idée de rentrer dans le monde de Canet, Cotillard, Lellouche et de leurs problèmes ne m'emballait pas particulièrement. Mais ce que j'apprécie, c'est que Canet a fait un film sans prise de tête, sans se soucier de ce que les gens en penseraient, il s'est lâché en emmenant toute son équipe avec lui. De Cotillard exaspérante avec son faux accent québécois et sa bobo attitude, Lellouche en tombeur de ses dames et un Canet complètement dépassé, on ne s'ennuie pas. Toutes les idées qui sont passées par la tête du réalisateur ont été lâchées dans ce film, sans filtre (c'est peut-être la limite que je vois). Canet arrive à retranscrire à merveille certains moments de gêne totale, symptomatique du choc des générations quand on essaie d'intégrer un monde trop éloigné du nôtre. Si l'écriture est parfois facile, ce film représente parfaitement ce que pourrait donner un craquage d'un acteur reconnu mais "has-been", ce qui est encore plus violent à Hollywood. La présence de personnages secondaires comme Ben Foster, Yvan Attal et même Johnny est appréciable et donne du crédit au tout. La jeune Camille Rowe, en plus d'être charmante, est aussi très juste et vient lancer une histoire qui arrive à nous maintenir dans le film du début à la fin. "Rock'n Roll" est un film raffraichissant dans le cinéma francais actuel, tellement formaté. Je peux comprendre que tout le monde n'ait pas adhéré et que les intentions ne sont pas forcément les meilleures mais le résultat en vaut la peine.
Aïe ! Le film ne me pas plu du tout. J'en suis navré car le tout début est bien, tant sur le propos que sur le jeu de Canet. Une des meilleures scènes est celle sur le plateau de tournage où il pète les plomb en acteur dépassé par la crise qu'il traverse, parlant du fond de ses tripes ce qu'est le cinéma. Et puis c'est tout. Les scènes où il tombe en déchéance peuvent montré la chute d'un acteur qui craque avec le temps qui passe. Mais ça tourne ne rond, redites, très appuyé, plus crédible. On passe de la comédie à l'ennui, jusqu'à la gêne quand Canet n'est plus crédible. Le scénario par en vrille, le second degré disparaît dans un marais d'autodérision pathétique. Le film se noie totalement entre tentative de comédie réaliste, et autodérision. Rarement eu cette envie de sortir de la salle. Car la fin jusqu'au générique tente une fantaisie qui ne marche pas. Flop and Coule.
Il y a quelques années, tout le monde n’avait d’yeux que pour Guillaume Canet. Son temps est résolu et l’industrie cinématographique française se dirige plutôt vers des comédiens plus jeunes tels que Pierre Niney. Pourtant, sa compagne Marion Cotillard entame une carrière à l’étranger et est mondialement reconnue. Guillaume est dépassé et lui aussi entame quelque chose, la crise de la quarantaine. Avec Rock’n Roll, le comédien-réalisateur se sert de sa vie privée pour créer une véritable satire de la célébrité. Après l’émouvant Les Petits Mouchoirs et l’échec commercial de Blood Ties, Canet renoue avec la thématique de son premier long-métrage Mon Idole. Ici, tout est à prendre au second degré, mais cela sera beaucoup plus facile sur le papier qu’une fois devant le résultat. Le spectateur sera complètement perdu dans la frontière du réel autobiographique et la pure fiction décalée. C’est un coup de maître de Guillaume Canet de nous proposer une comédie de totale autodérision sur lui-même. Ainsi, nous sommes parfois gênés, on prend notre protagoniste en pitié mais surtout on rigole beaucoup. Il est très rare de voir autant de réactions différentes à la sortie d’un film et ce qui est certain, c’est que chacun en aura une. On ne vous racontera rien sur les nombreuses surprises que vous réservent Rock’n Roll mais si vous pensez avoir tout vu, Guillaume et Marion vont ici très loin. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
Guillaume Canet nous offre ici une mise en abîme délirante de sa propre existence, fortement caricaturée et en ne prenant pas de gants avec sa petite personne. C'est parfois un peu trop décalé ou pas toujours précis dans le choix de la cible, mais c'est néanmoins très amusant la plupart du temps, les comédiens semblant avoir pris beaucoup de plaisir à l'exercice. Le film est à prendre comme une grosse poilade, sans forcément chercher une finalité plus profonde que "j'ai la quarantaine, je ne suis pas fini et je vais vous le prouver... à ma manière". Ce n'est pas la comédie du siècle, mais il y a suffisamment de bons morceaux pour prouver que Guillaume Canet en a encore sous la pédale.