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Le film d'Ariane
87 abonnés
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2,5
Publiée le 22 mars 2017
Rares sont les films qui évoquent les sages-femmes. Le monde médical a pourtant fait l’objet de nombreux longs-métrages (sans parler des séries) mais les sages-femmes n’ont jamais semblé intéresser les scénaristes. Peut-être parce que le cœur de leur métier, fait de larmes et de bonheurs immenses, est trop intime pour l’exposer ainsi à la face des spectateurs. Le réalisateur dresse ici le portrait de l’une d’entre elles : Béatrice (Catherine Frot, sans surprise), la cinquantaine un peu terne, se dévoue corps et âme à son métier. La petite maternité dans laquelle elle travaille va fermer, faute de patientes. Un jour elle reçoit un message de l’ancienne compagne de son père qu’elle n’a pas vue depuis 30 ans, suite à un événement tragique. Claire (Catherine Deneuve), 70 ans, pimpante et fantaisiste malgré la menace bien réelle qui pèse sur elle, fait irruption dans sa vie. Et elle a bien l’intention de s’y installer quelque temps… Si les scènes d’accouchement (extrêmement réalistes) sont plutôt réussies et émouvantes, le reste du film est un peu « mou du genou ». Cette histoire d’un rapprochement entre deux femmes que tout oppose n’est pas d’une grande originalité et manque surtout d’intensité et de style. Ça fait vaguement penser à un téléfilm, aucune proposition de cinéma ne m’a sortie de ma léthargie. Heureusement, Deneuve fait des miracles comme souvent. Elle est rayonnante. À la fois très touchante et très drôle, elle illumine le film et le sauve de l’ennui. Une prouesse.
Les dialogues sont sensibles et encore une fois rappelle des élans affectifs à la Sautet. L'humour n'est jamais très loin et s'invite parfois afin de dédramatiser les situations . Léger et sensible, très agréable plongeon dans ce tourbillon!
Un gros mélange que ce film qui n'est pas entièrement dédié aux sage femmes. Une tranche de vie où la vie et la mort se défient quelque peu. Et puis Deneuve et Frot sont épatantes dans leur rôle. De grandes comédiennes. C'est simple et beau.
ouveau film de Martin Provost, réalisateur de « Séraphine » sortie en 2008, film aux 7 Césars et plus récemment de « Violette » en 2013. Claire jouée par Catherine Frot, va bientôt se retrouver au chômage, sa clinique ne fait pas assez de profil, elle est sur le point de fermer. Quand un beau matin, une femme qui a tant fait souffrir son père par sont départ, refait surface. Cette femme est Béatrice jouée par Catherine Deneuve, bonne vivante atteinte d’un cancer et laissée un peu seul. On aurait pu penser à un road-movie, mais non rien de cela, le film est sur
Martin Provost aime les femmes. Il aime les filmer et les magnifier même lorsque leur dignité est apparemment mise à mal. On se souvient de ses films mettant en scène Yolande Moreau, une des meilleures actrices d'aujourd'hui, atypique à souhait et triomphant dans des rôles qui n'ont rien a priori pour séduire. Avec "Sage femme", c'est d'une certaine manière plus commode : les deux Catherine ont tout pour plaire, "la" Deneuve et "la" Frot comme diraient nos amis italiens sans la moindre connotation négative. Et c'est vrai que l'on attendait ce face-à-face de deux merveilleuses actrices qui ont pour elles de pouvoir interpréter des personnages foncièrement différents et d'afficher à chaque fois un même plaisir de jouer. Force est donc d'avouer que l'on va voir "Sage femme" pour le bonheur d'assister à un grand moment d'échange entre deux actrices exceptionnelles plutôt que pour voir évoqué le quotidien d'une sage-femme tout entière dévouée à son métier et se trouvant confrontée au douloureux problème de la fermeture des maternités pour des raisons de non-rentabilité. Voilà du reste les limites d'un tel film, excellemment réalisé au demeurant. Car la question de fond - ou plutôt les questions de fond car elles sont nombreuses à être évoquées - disparaît dans cette superbe confrontation. Le scénario du reste est lourd, beaucoup trop lourd car chargé de rebondissements plus ou moins inspirés qui l'éloignent de l'essentiel. Or l'essentiel quel est-il ? Une femme qui a disparu pendant trente ans refait surface auprès d'une autre femme qui a toutes les raisons d'en vouloir à la "nouvelle venue" et qui devrait la renvoyer à ses problèmes d'argent et de dépendance à l'alcool et au jeu, n'était qu'elle a tout intérêt à la garder auprès d'elle afin certes de l'aider mais aussi de chercher à y voir clair dans sa propre vie qui commence à ressembler à un fiasco. Très beau tout cela, mais finalement secondaire dans un film qui est d'abord un film d'actrices. Et d'acteurs, pourrions-nous ajouter. Car on ne peut oublier la prestation d'Olivier Gourmet dans le rôle inattendu d'un camionneur hédoniste, sorte de contre-emploi pour cet acteur que nous apprécions tant dans des rôles graves et le plus souvent ancrés dans un contexte de crise sociale. De même, nous ne négligerons pas de mentionner le jeune Quentin Dolmaire dans un rôle certes secondaire mais qui lui permet d'affirmer une réelle présence cinématographique. En définitive, Martin Provost demeure celui qu'il a toujours été, un excellent directeur d'actrices et d'acteurs, un vrai passionné de cinéma amoureux de la proximité des corps à l'écran et toujours soucieux de leur dignité, mais nous ferons des réserves sur le scénario, trop foisonnant, trop chargé de ficelles et de péripéties prévisibles et nous avouerons nos préférences pour un cinéma plus sobre, celui de "Séverine" ou de "Violette".
Un film dont on connait le déroulement dès le début, sans surprise et même cumulant tous les clichés imaginables. Deneuve fait un concentré de Deneuve et de toutes les situations qui ont fait son succès, du sauvage au dernier métro. quelques scènes sont hautement improbables (vous téléphonez à quelqu'un trente ans après pour retrouver son père et la personne attend de vous rencontrer pour vous dire qu'il est mort ? ça ne tient pas debout.). une très jolie scène cependant, quand Deneuve rencontre le fils de Frot et que celui quitte la pièce. seul moment de grâce d'un film plombé par tous les poncifs du genre, un téléfilm acceptable en quelque sorte...ennuyeux et manquant cruellement d'originalité. J'attendais beaucoup plus de la confrontation de ces deux actrices
Un bon petit film français Sympathique avec de grands acteurs. Il montre Non seulement un métier mais différents âges avec leur soucis et des caractères bien trempés. Je n'ai pas a craché sur la musique d'une autre generation mais j'étais content qu'il y en ai. Il se dégage une tendresse et aussi clinical d'oeil à la nature.
Quel beau film ! les 2 Catherine nous ont éblouis par leu jeu, leur sensibilité. quelques images sublimes de'une Catherine Frot dans ce registre de femme qui s'oublie et qui en retrouvant 'l'amour" devient si belle et sensuelle. Catherine Deneuve elle irradie d'humour et faux semblants, elle est émouvante et on aimerait devenir son copain ! c'est 1 film à "CESAR" pour les 2 actrices
C'est du cinema comme on n'en fait plus. C'est du cinema des années 70's ou 80's. On retrouve dans certaines séquences Claude Sautet (les bars enfumés et les tables de poker avec la petite musique qui ressemble à du Philippe Sarde). Mais que c'est long. L'histoire est jolie et les personnages attachants (même celui de Catherine Frot malgré sa froideur). Catherine Deneuve joue sur son âge et sur sa beauté évanouie.
Quel plaisir de voir ces deux actrices jouer dans un même film avec autant de justesse,er nuances et de conviction ! Deux beaux portraits pour des retrouvailles inattendues
Les deux Catherine sont tout à fait à leur place dans leur rôle avec un petit pour pour Deneuve que j'apprécie de plus en plus : aucune fausse note. Frot est vraiment glaçante par moment mais elle se préserve de cette manière jusqu'à l'arrivée d'Olivier Gourmet qui l'a fait craquer avec son aire de chat gourmand : il est top ! Tout ceci ne doit pas nous faire oublier le phénomène récurrent des fermetures d'unités médicales dans nos chères régions !
Catherine Frot incarne Claire, sage-femme contactée un jour par Béatrice, interprétée par Catherine Deneuve et gravement malade, ancienne compagne de son père qui s'était suicidé peu après qu'elle l'ait quitté. Cette histoire repose principalement sur la relation des deux protagonistes et la manière dont elles réapprennent à se connaître. Au-delà, le film présente Catherine Frot dans son quotidien de sage-femme travaillant dans une maternité sur le point de fermer, ainsi que dans ses rapports avec son fils en troisième année de médecine et avec Paul qu'elle a récemment rencontré. Même s'il y a quelques séquences pouvant prêter à sourire ou à émouvoir, j'ai trouvé ce film un petit peu long.
Beau film intimiste joué par deux grandes stars du cinéma,sans égo et tout en finesse. Presque deux heures qui auraient pu paraitre un peu longues, mais ce n'est pas le cas, tant cette histoire de retrouvailles sonne juste et nous fait aussi réfléchir à la vie et nos rapports avec les autres plus ou moins proches, face au temps qui passe inexorablement. Juste à préciser qu'avec un titre pareil, nous avons droit à plusieurs scènes d'accouchement filmées au plus près des protagonistes, sans doute pour plus de véracité...