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Mehdi
1 abonné
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0,5
Publiée le 28 février 2026
Ce film n'a aucun intérêt, il n'y a ni intrigue, ni scénario, ni rien du tout d'ailleurs pour accrocher le téléspectateur on tombe directement dans un cannibalisme incompréhensible porté par deux sœurs au jeu d'actrice très médiocre. Les notes sur allociné sont incomprehensibles, ce film est d'un ennui, c'est nul mon dieu que c'est nul.
Le film Grave m’a laissé complètement froid : là où beaucoup y voient une œuvre dérangeante et viscérale, je l’ai trouvé surtout mou et interminable. Le rythme est lent au point d’en devenir pesant, sans que cette lenteur ne serve vraiment la tension ou l’angoisse. On attend que quelque chose bascule, que le malaise s’installe profondément… mais pour moi, ça ne prend jamais. Les scènes censées choquer manquent d’impact, l’aspect “gênant” dont tout le monde parle ne m’a rien fait, et l’ambiance reste trop plate pour créer une vraie oppression. Même la montée vers l’horreur semble timide, comme si le film retenait sans cesse ses coups. Résultat : plus qu’un choc ou une expérience troublante, j’ai surtout ressenti de l’ennui, avec l’impression que le potentiel était là, mais jamais pleinement exploité.
Film angoissant, presque oppressant, où l’on observe des personnages prisonniers de leur propre nature. La mise en scène est maîtrisée et précise, créant une tension constante. Le jeu d’acteur est impressionnant, d’une grande intensité. Dérangeant, parfois malaisant, mais une œuvre marquante qu’il faut voir au moins une fois.
Grave propose un récit d’émancipation radical à travers le corps et la pulsion. Un film de genre audacieux et cohérent, que j’ai respecté pour sa maîtrise sans être totalement emporté.
Avant de le voir, il faut savoir qu’il s’agit du premier long métrage de Julia Ducournau, déjà révélateur d’un style affirmé et d’une approche sensorielle marquée. Tourné en Belgique dans de véritables infrastructures universitaires, le film s’appuie sur un cadre presque clinique qui renforce sa crédibilité. À sa sortie, il a marqué le cinéma de genre français par sa radicalité assumée. Mieux vaut l’aborder comme une proposition d’auteur exigeante que comme une simple provocation.
Le film explore la découverte du désir et la transformation identitaire à travers une métaphore corporelle extrême. Le passage à l’âge adulte se traduit par la confrontation à une pulsion incontrôlable. Le corps devient le lieu d’un conflit entre normes sociales et instinct. À travers cette mutation, Grave interroge la sexualité naissante, l’acceptation de soi et la part d’animalité contenue en chacun de nous.
Il aborde également la transmission et l’hérédité. La monstruosité n’est pas présentée comme une anomalie isolée, mais comme un élément inscrit dans une lignée. En parallèle, le film observe la violence collective et institutionnelle à travers les rituels universitaires, suggérant que la brutalité peut être intégrée socialement. La frontière entre normalité et transgression demeure poreuse.
De mon côté, j’ai été sensible à l’audace de la proposition. L’approche sensorielle et la cohérence esthétique créent une expérience immersive que j’ai réellement appréciée. La radicalité me semble maîtrisée et jamais gratuite, portée par une signature visuelle claire.
Cela dit, je me suis souvent senti tenu à distance. La montée de la tension, volontairement lente, m’a parfois paru étirée. Certaines séquences s’enchaînent sans véritable élan, ce qui installe un rythme inégal et atténue l’impact émotionnel.
Grave demeure une œuvre forte et structurée, importante pour le genre français contemporain. Une proposition singulière et cohérente, dont je reconnais la puissance formelle sans être pleinement convaincu par son équilibre narratif.
Énorme claque. Le film installe une ambiance lourde et dérangeante dès les premières scènes. spoiler: Le bizutage agit comme un déclencheur brutal, et la transformation de Justine devient de plus en plus troublante. On la voit perdre ses repères, découvrir des pulsions qu’elle ne comprend pas, et le malaise grandit en même temps qu’elle change. Difficile, parfois inconfortable, mais marquant. Je retrouve les sensations éprouvées lors du visionnage du film La Mouche David Cronenberg.
Tout aussi étonnant qu'effrayant. Ca faisait un certain moment que je n'avais pas détourné le regard de l'écran parce que l'image me gêne, donc c'est clairement un film réussi de ce côté là. Si malsain et froid de réalisme.
Un film dérangeant et hypnotique, qui mêle coming-of-age et horreur avec une intensité rare. La mise en scène nerveuse, le jeu des actrices et la montée progressive du malaise en font une expérience marquante, autant viscérale qu’émotionnelle.
Ne laissant pas indifférent ce premier long-métrage de la jeune réalisatrice Julia Ducournau suscite le malaise chez le spectateur avec son histoire sur fond de cannibalisme. La réalisation ne lésine pas sur les scènes gores et oppresse par son esthétique crue. Mais au-delà de sa violence « Grave » est aussi le portrait d’une adolescence en recherche de repère et d’identification et est porté par une excellente distribution.
J'ai lancé le film sans attentes particulières mais là, c'est à n'y rien comprendre La trame est pauvre pour ne pas dire naze, le fond du film sur le bizutage sonne le cliché et l'exagération de A à Z.
Point positif, j'aurai beaucoup ri. Ri de gêne, ri d'incompréhension, mais le film n'avait rien de drôle pour autant.
Sinon, le film est bien gore, il réussi là dessus au moins.
Avec Grave, Julia Ducournau signe une œuvre, d’une radicalité formelle et sensorielle. Ce qui s’y joue dépasse le cadre du genre pour convoquer la mythologie du corps féminin. Sous les oripeaux du body horror, c’est un cinéma de la mutation, de la transmission et du désir qui se déploie.
Dès les premiers plans, Grave inscrit le corps comme lieu d’énonciation. Non pas le corps orné, stylisé, mais le corps brut, poreux, transgressé. Justine, adolescente végétarienne tout juste arrivée dans une école vétérinaire, est confrontée à une violence rituelle qui fissure les vernis de l’innocence. Le bizutage (ingestion forcée de viande crue) fonctionne comme une morsure symbolique, point de départ d’une transformation irrémédiable. À partir de là, le film n’observe pas un basculement vers l’inhumain, mais une intensification du vivant, une montée en puissance des affects, des pulsions, des instincts.
Le choix du cadre vétérinaire n’est pas anecdotique. Il place les personnages dans un espace où l’humain se frotte au non-humain, où la biologie déstabilise la hiérarchie anthropocentrique.
Chez Justine, l’animalité n’est pas une régression. Elle est puissance, seuil, conquête. En refusant d’en faire un symptôme, Ducournau pose la monstruosité comme horizon d’émancipation. Il n’y a pas de faute originelle, pas de péché de chair : seulement une inaptitude de la norme à contenir ce qui déborde.
La relation entre Justine et sa sœur Alexia innerve le film d’une violence aussi intime que généalogique. Alexia, figure d’une liberté corrompue, d’une sauvagerie sans retour, incarne ce que Justine pourrait devenir, ou ce qu’elle refoule encore.
Ce que Grave met en jeu, ce n’est pas tant une violence graphique que la mise en crise d’un corps féminin normé, regardé, dressé. La monstruosité est ici un refus : un refus de la docilité, de l’hygiène narrative, de la transparence identitaire.
En d'autres mots, Justine n’échappe pas à son corps : elle en devient le sujet, non sans douleur. Ce processus n’a rien d’un épanouissement. C’est un arrachement. Un arrachement au père, à la sœur, à la norme. Ducournau filme ce passage non comme un éveil solaire, mais comme une nuit rouge, opaque, marquée par le refus du confort psychologique. L’horreur n’est pas là pour punir, mais pour décaper. Et ce qu’elle révèle n’est pas l’abject, mais le possible.
Franchement pas terrible… je me suis ennuyée et j’attendais que le film se termine… Déjà, j’ai du mal avec le contexte. Une école vétérinaire avec des élèves aussi débiles, dépravés et ayant aussi peu d’affect pour les animaux, j’ai du mal à y croire, je trouve ça limite insultant. Ensuite, l’actrice principale et sa soeur ne sont pas convaincantes, sans charisme et leurs personnages pas du tout intéressants. Malgré quelques scènes pas mal, c’est un loupé pour moi…
Un film où Julia Ducournau confirme tout son talent de réalisatrice... L'intrigue de Justine qui découvre peu à peu sa vraie nature, ses changements de comportements, sont très réussi
Assez dérangeant comme film, mais vraiment pas mauvais. Ca nous raconte l'histoire de Justine, arrivée en école de véto et subissant le bizutage où on va la forcer à manger de la viande alors qu'elle a toujours été végétarienne. Elément déclencheur autant dans sa personnalité que dans ses goûts culinaires, elle va peu à peu commence à devenir obsédé par la viande et la chair humaine. Elle va également avoir un comportement totalement différent de ce qu'elle était au début du film, accentué par les fêtes, l'alcool, le sexe... Il y a quelques scènes assez gores de cannibalisme et autres, mais qui restent quand même supportables. La fin est d'ailleurs très surprenante avec une révélation super choquante et glauque mais parfaite. Je l'avais déjà vu 2 ou 3 fois et que j'avais adoré mais cette fois, il y a des choses qui m'ont pas plu comme la musique à certain moment et un problème de rythme qui fait que je peux pas lui mettre 4,5/5.