Note moyenne
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Une histoire belle et sensible sur deux trentenaires qui se revoient après être sortis ensemble quinze ans auparavant. Le film est tout en tendresse et subtilité
La mise en scène, d’une élégance discrète mais inventive, accompagne cette exploration en privilégiant les gestes, les silences et les variations émotionnelles. Le film déploie ainsi une mélancolie lumineuse, où la nostalgie ne fige pas les personnages mais les aide à avancer.
"La reconquista" est un film sur le temps qui passe, les souvenirs amoureux et les promesses que l’on se fait adolescent sans vraiment croire qu’elles survivront aux années. À Madrid, Manuela et Olmo se retrouvent après une longue séparation. Le temps d’une nuit, les souvenirs remontent à la surface et les deux anciens amoureux tentent de retrouver ce qu’ils étaient. Le film avance comme une longue errance. Trueba privilégie les séquences de vie, les discussions interminables, les moments suspendus faits de danse, de musique, de rires et de silences. Il filme les personnages avec beaucoup de douceur, laissant le temps aux émotions d’exister naturellement. Cette approche a aussi ses limites et le film finit parfois par tourner un peu en rond. Heureusement, la seconde partie arrive au bon moment. Le retour aux personnages adolescents redonne soudainement de l’énergie et de la fraîcheur au récit. En découvrant leur histoire passée, le film retrouve une émotion plus directe et un véritable supplément d’âme.
Jonas Trueba est un jeune cinéaste délicat qui aime filmer la complexité des sentiments, fuyant les facilités de l'explicite pour lui préférer les gros plans sur les corps, les visages, les regards et tout ce qui peut cacher la fragilité des interactions humaines.
Sur ce plan, ce nouveau film est très réussi. Mais demeure un petit goût d'ennui ; les amours adolecentes se prêtent mal au grand écran et c'est ici le cas.
Bien fait mais sans saveur.
Sur ce plan, ce nouveau film est très réussi. Mais demeure un petit goût d'ennui ; les amours adolecentes se prêtent mal au grand écran et c'est ici le cas.
Bien fait mais sans saveur.
Les 2 interprètes ont du charme, mais c’est a peu près tout…
Car sinon, c’est long, lent et ennuyeux…
Des critiques enthousiastes encore une fois difficilement compréhensibles.
Car sinon, c’est long, lent et ennuyeux…
Des critiques enthousiastes encore une fois difficilement compréhensibles.
Alors je tiens à mettre une critique car j'ai cru d'abord (pendant presque la moitié du film quand même !) que je n'allais pas du tout aimer. J'ai même failli arrêter. J'ai trouvé le déroulement beaucoup trop lent au début, les personnages gênants (bien que justes dans leur jeu), les musiques pas terribles, et je voyais gros comme une maison ce que je pensais qui allait se passer...
Et bien non ! Je m'étais trompée. La deuxième partie est lumineuse. Tout s'éclaire. Et c'est très beau.
Bravo pour le casting, et notamment pour la correspondance entre les personnages enfants et adultes.
Et bien non ! Je m'étais trompée. La deuxième partie est lumineuse. Tout s'éclaire. Et c'est très beau.
Bravo pour le casting, et notamment pour la correspondance entre les personnages enfants et adultes.
Un film d'une douceur et d'une beauté saisissantes. Une belle surprise.
spoiler:
Une fin ouverte, et c'est tant mieux.
Ils se sont connus à 15 ans. Ils se retrouvent par hasard à 30 ans. Beaux retours sur le passé, l’amour à 15 ans et ses espérances. Une nuit de fête et danse pour ces deux trentenaire qui se racontent à partir d’une lettre qu’ils avaient écrite adolescents. Très belle chanson à la guitare du père de la jeune femme.
Quand on regarde en arrière, il est des choses que l’on aimerait refaire. C’est un peu le projet de Manuela, jeune trentenaire volontariste à la poursuite d’idéaux amoureux qui inlassablement se refusent à elle.
Quinze ans plus tôt elle avait rencontré Olmo, un nounours maladroit, aussi mou et limité qu’elle était pétillante et décidée. Pourquoi avait-elle jeté son dévolu sur lui, on ne sait pas, mais lui s’était senti pousser des ailes… spoiler: cette fille lui donnait l’occasion d’exister (enfin); il tenta d’être à la hauteur et mit son courage dans une lettre. Elle parlait d’avenir lointain et de vieillesse partagée. Piètre romantique de l’instant, incapable de lui donner de l’intensité, il misait tout sur la durée de la relation: c’était osé, …et peu efficace sur le moment puisque la jeune fille le laissa immédiatement, trop encombrée de ses désirs de conformité à l’Amour. Pourtant une graine de constance avait été semée, et maintenant qu’elle constatait son errance de mec en mec et de faux semblants en déceptions, ce lointain souvenir lui apparut autrement. Cette petite musique de la constance, renforcée d’années en années par les échecs, magnifiée par les réécritures successives du souvenir, n’est-ce pas ce que tout un chacun recherche ? Un partenaire de confiance avec qui traverser la vie ?
Ces deux individus handicapés de la rencontre, l’un par absence de charisme l’autre par excès d’idéal, vont-ils entrer en synergie ? Chez Trueba, ses personnages lambdas ne sont pas séduisants pour le spectateur. Ils ne sont pas intéressants, mais ils touchent ; ils sont énervants mais ils émeuvent.
Quinze ans plus tôt elle avait rencontré Olmo, un nounours maladroit, aussi mou et limité qu’elle était pétillante et décidée. Pourquoi avait-elle jeté son dévolu sur lui, on ne sait pas, mais lui s’était senti pousser des ailes… spoiler: cette fille lui donnait l’occasion d’exister (enfin); il tenta d’être à la hauteur et mit son courage dans une lettre. Elle parlait d’avenir lointain et de vieillesse partagée. Piètre romantique de l’instant, incapable de lui donner de l’intensité, il misait tout sur la durée de la relation: c’était osé, …et peu efficace sur le moment puisque la jeune fille le laissa immédiatement, trop encombrée de ses désirs de conformité à l’Amour. Pourtant une graine de constance avait été semée, et maintenant qu’elle constatait son errance de mec en mec et de faux semblants en déceptions, ce lointain souvenir lui apparut autrement. Cette petite musique de la constance, renforcée d’années en années par les échecs, magnifiée par les réécritures successives du souvenir, n’est-ce pas ce que tout un chacun recherche ? Un partenaire de confiance avec qui traverser la vie ?
Ces deux individus handicapés de la rencontre, l’un par absence de charisme l’autre par excès d’idéal, vont-ils entrer en synergie ? Chez Trueba, ses personnages lambdas ne sont pas séduisants pour le spectateur. Ils ne sont pas intéressants, mais ils touchent ; ils sont énervants mais ils émeuvent.
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