La reconquista
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64 critiques spectateurs

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Frédéric T
Frédéric T

37 abonnés 56 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 février 2026
Mais que c'est lent, mais que c'est long. 2h, ressenti 5.
Tout ça pour une bluette sans grand intérêt, où les séquences sont étirées à l'extrême, les dialogues d'une grande banalité et le jeu des acteurs plutôt pauvre.
Que certains, nombreux, crient au chef d'oeuvre, c'est incompréhensible,... enfin pour moi.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2021
C'était fabuleux ! Après avoir adoré Eva en août voici que je cherche à voir, avec beaucoup de peine, les autres films du réalisateur et cette Reconquista est au moins aussi bonne, sinon meilleure que son dernier film.
Déjà l'idée de départ me plaît beaucoup, un ancien couple qui se sont aimés lorsqu'ils avaient quinze ans se retrouve quinze ans après (et ça donne tout son sens au magnifique titre du film), ça me rappelle, dans des genres différents, des films comme Saraband de Bergman ou bien Au hasard Balthazar de Bresson.

En fait j'aime lorsque des personnages qui se sont perdus de vue pendant des années se rencontrvoient, discutent et constatent que le temps a passé, qu'ils ont évolué, qu'ils ne sont plus réellement les mêmes que durant leur adolescence ou leur enfance.
Trueba fait ici le choix d'avoir des retrouvailles qui se passent bien, on sent immédiatement (et ça va aller en s'amplifiant tout au loin de la soirée qu'ils vont passer ensemble) qu'il y a une alchimie entre eux, que leur histoire pourrait ne pas être finie.

Et donc on va enchaîner les séquences (assez longues d'ailleurs) où on sent que ces deux adultes pourraient faire le choix d'être ensemble, où on va les voir être tendre l'un envers l'autre, timides aussi un peu, mais surtout on va les voir se regarder l'un l'autre avec un petit sourire qui dit tout. J'adore ça, ces longs moments où ils se regardent, surtout que Trueba fait des choix que je vois trop peu souvent au cinéma. Par exemple ils vont à un concert, normalement on entend une chanson, ou un bout d'un chanson et on passe à la suite. Or là on va en entendre plusieurs et on va les voir eux se rapprocher au fur et à mesure... Limite c'est frustrant que passer à autre chose, j'en aurais pris une demi-heure de plus de regards langoureux dans une ambiance musicale en rouge et bleu !

Je crois que ça fait longtemps que je n'ai pas vu un couple avec une telle alchimie à l'écran. Clairement si j'apprenais que les deux étaient en couple dans la vie ça ne me surprendrait pas.

Tout ça donne un rythme assez particulier au film. On sent que la soirée avance et que malheureusement au petit matin il faudra se séparer
L'enjeu ici n'est pas la reconquête, ils sont tous les deux conquis ça se voit d'emblée, c'est plus jusqu'où est ce qu'ils iront ? Ce qui est particulièrement délicieux dans ce film c'est de voir l'amour qu'il y a entre les personnages, ils n'en parlent jamais, ils parlent de ce qu'ils ont ressenti gamins, mais pas réellement de ce qu'ils ressentent maintenant, mais nous on voit, ça crève les yeux. Et ça c'est beau !

Il y a une profonde mélancolie qui émane de tout ça et le fait qu'ils se retrouvent à 30 ans fonctionne vraiment bien, on sent qu'ils sont encore tous les deux très beaux, ils gardent encore un peu de jeunesse et pourtant ils en ont vécu des choses depuis leurs 15 ans... Disons qu'on sent dans le film que c'est maintenant ou jamais, que plus tard ils auront des enfants et que ça sera plus compliqué, ça ne sera plus pareil et que cette soirée c'est leur chance.

Vraiment j'ai trouvé la première partie du film absolument admirable. Et ce que j'ai aimé dans cette narration en deux parties, c'est que forcément la seconde vient apporter un éclairage sur le début du film, mais surtout il y a une rupture de ton. Le début semble plus insouciant, avec des gens qui veulent juste passer un bon moment, tandis que la seconde en flashback est paradoxalement plus sérieuse. On sent que lorsque l'on a quinze ans c'est important l'amour. Et puis malgré ce sérieux j'ai trouvé que Trueba a parfaitement réussi à rendre ça crédible, ces ados timides et maladroits qui se cherchent l'un l'autre...

En somme La Reconquista est une merveille, profondément touchante, prenant son temps pour montrer ce que pensent les personnages plutôt que de le faire passer par le dialogue, ça donne lieu à certains des plus beaux échanges de regards que j'ai pu voir au cinéma.
jean loup zamboni
jean loup zamboni

23 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 février 2026
Mais quel ennui ! Je suis allé voir ce film qui a enthousiasmé la critique et me suis dis en sortant que nous n'avions pas vu la même chose. C'est d'une lenteur exaspérante et tout à fait inutile. Des plans fixes qui durent sans aucun intérêt. Un scénario incohérent : j'ai relevé au moins trois contradictions entre les deux époques. L'avantage est qu'on peut faire la siste sans perdre le fil…
Un œil distrait
Un œil distrait

2 abonnés 3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 février 2026
C'est delicat, oui, c'est délicat. Mais c'est lent, c'est lent... Et c'est long, c'est long... "Sobre et délié" écrit Xavier Leherpeur. "Sobre et dilué" écrirais-je plutôt.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2026
Un film très surprenant, presque déroutant de Jonas Trueba, car on ne sait pas trop comment le qualifier. Il y a bien sûr une analyse d’un certain romantisme, qui découle d’un amour de jeunesse ( 15 ans ) oublié et qui ressurgit, 15 ans après, mais il y aussi une réflexion plus profonde , sur la fatalité, sur la destinée, et la nostalgie, voir une certaine « souffrance» qui en découle. Car les deux tourtereaux découvriront que le passé est derrière eux, que la vie de ne peut se réécrire, que les différences subsistent et restent bien présentes. C’est dur, on souffre avec eux, car ces problèmes nous touchent tous.
Il y a parfois un rythme assez lent, bien peu espagnol, difficile de le rattacher à aucun courant hispanique, et puis surgissent des fulgurances , des moments de grande beauté cinématographique ou scénaristique. Ce style atypique fait penser à l’excellent « SIRAT » , d’un espagnol, aussi Oliver Laxe, par l’originalité du ton , l’alternance de rythme, et le positionnement atypique , presque hors sol. Un nouveau cinéma en quelque sorte.

On devine que pour la jeune femme il s’agissait probablement de l’amour de sa vie, mais arrivé trop tôt, comme elle dira à plusieurs reprises.
C’est la grande force de Trueba, formidable, d’avoir su transformer une amourette, presque une post-teen-movie , en drame, en une réflexion universelle, existentielle, et intemporelle .
Très belle scène du concert du père, interprété par un chanteur assez connu en Espagne, Rafel Berrio, que j’ai découvert par ce film, et de fait décédé en 2020 à 56 ans ( le film est de 2016) . Auteur de chanson à texte, comme il y en avait beaucoup en Espagne. Cette longue séquence de concert est très forte, car les chansons sont très belles, en version intégrale , mais avec des inserts sur des visages, sur des émotions, des spectateurs, des baisers qu’ils échangent, des verres qu’ils boivent . Je n’avais jamais vu une telle utilisation d’un concert-live, si bien intégré au scénario.
Idem pour la longue scène dans le cours de danse rock, partie intégrante du scénario, qui nous offre une formidable scène de face à face amoureux, plan fixe de 5 mn, où l’on sent que tout pourrait basculer, les deux visages à 5 cm l’un de l’autre .On suffoque avec eux.
Au petit matin de cette retrouvaille, « au bout de la nuit » , il y a un plan séquence de 5mn, avec le retour en Vespa de Olmo, à son domicile, encore sur une chanson de Berrio. C’est magnifique, sublime et douloureux.
Le film aurait pu se terminer là, tout était clair. Mais Trueba rajoutera deux épilogues ; un premier nous présentant la compagne de Olmo et un 2eme nous ramenant à l’origine du drame, avec les deux adolescents au lycée, nous expliquant le pourquoi de la séparation.
Les deux acteurs principaux, Itsaso Arana , déjà vu dans des films et séries, compagne de Trueba, est formidable pleine de sensibilité et de douceur, toute en intériorité. .Et Francesco Carril que je découvre ici , au regard noir de corbeau est une sorte de Pierrot lunaire, timide et hésitant , parfait .
A noter l’excellente jeune actrice qui joue Manuela jeune : Candela Recio, une graine de star.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 février 2026
Les comediennes sont pas mal , quelques très jolies chansons mais il ne se passe pas grand chose au final , quelques longues scenes et rythme assez lent.
lpjdrdtv90
lpjdrdtv90

24 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2026
Ce film est une merveille de délicatesse et de sensibilité. C'est sûr, il faut entrer dans le rythme proposé qui est assez lent , la réalisation ne cherche pas à en mettre plein la vue mais juste à être au plus près des personnages. Et très curieusement, tout ce qui remonte à leur mémoire remonte à la notre et contribue à nous émouvoir. Je n'avais jamais vu de film de ce réalisateur, je vais m'empresser de rattraper cette erreur.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2026
Film de Jonás Trueba qui croise divinement passé, présent et futur , qui éblouit aussi et parvient à décomposer le mouvement amoureux dans toute sa complexité .  Le film doit sa beauté à son ambivalence teintée de tristesse .
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2026
Sortie en première exclusivité d'un opus de 2016 de Jonas Trueba, cinéaste espagnol dont certains commentateurs établissent un parallèle entre son travail artistique et celui d'Eric Rohmer.

"La reconquista " ( la reconquête ) se présente en trois parties au canevas similaire : un échange émotionnel entre deux personnages, sur fond de la retrouvaille de deux anciens amoureux.

Trueba, parvient à émouvoir ( le dernier des trois échanges est, à mes yeux, nettement le plus fort ) en s'interrogeant sur un tropisme universel et intemporel qu'est celui du projet amoureux initial, romantique, assez souvent nourri de désillusion.

Plans fixes, dialogues moins écrits que chez Éric Rohmer, personnages moins approfondis aussi que chez le cinéaste de " Ma nuit chez Maud ", Trueba parvient néanmoins, malgré ses ellipses, à émouvoir dans un film qui laisse au sortir de la projection ( du moins en ce que mi concerne ) une empreinte nostalgique, loin d'être désagréable.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2025
Il aura donc fallu près de 10 ans pour voir La Reconquista traverser les Pyrénées. Les aficionados de Jonás Trueba ne seront pas dépaysés, ils y retrouveront l'apparente simplicité de la mise en scène et du scénario de l'histoire racontée, tout entière consacrée à un couple, amoureux à 15 ans, séparé et de nouveau réuni, 15 ans plus tard, pour reprendre, ou pas, son aventure sentimentale. L'aspect bavard, avec un passage de café en bar, et le côté anodin, en apparence en tout cas, rappellent un peu l'univers de Hong Sangsoo, avec l'esprit madrilène en plus. La deuxième partie du film, après ce détour dans le futur, s'en éloigne en abordant les rives de l'adolescence et se révèle non seulement touchante, mais a aussi le pouvoir de rendre ce qui a précédé plus que charmant. Ce dernier qualificatif ne signifie pas mièvre, loin de là, mais il ne faut pas chercher une valeur plus profonde aux œuvres du cinéaste espagnol. La reconquista, permet aussi, et ce n'est pas rien, de voir la première collaboration entre Jonás Trueba et l'exquise Itsaso Arana. On n'a d'yeux que pour elle, pratiquement, pendant plus d'une heure, et on en aurait bien pris pour bien plus longtemps, tellement on ne peut que tomber amoureux de sa grâce, de son sourire et de sa conversation, quel que soit ce qu'elle dit, d'ailleurs.
Pierre E
Pierre E

33 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2026
Beau film que cette reconquête des amours adolescentes d'un ancien couple de madrilènes qui s'est perdu de vue. Il nécessite certes de la patience pour s'installer dans une narration originale ponctuée de longs dialogues mais grace aux deux principaux acteurs, on se laisse facilement happer par cette belle histoire, où il est aisé de se retrouver.
Une belle surprise.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2026
Remarquable film fin et délicat traitant de l'évolution des sentiments entre adolescece et maturité. Des personnages posant avec gonnetete leurs problèmes sans mensonge ni manipulation. De ce point de vue la séquence ou notre trentenaire rend compte à sa compagne des conditionsde ses retrouvailles avec son amour d'adolescence sont rapportés avec une grande vérité. la caméra scrute les visages avec sensibilité et émotion
Fabienne Nundy
Fabienne Nundy

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2026
Je ne comprends pas tous ces articles et commentaires dithyrambiques à propos de ce film. Ce n'est pas totalement mauvais, en tout cas ni bête ni vulgaire, ce qui est déjà pas mal et c'est plutôt bien filmé. Mais c'est bavard, bavard... Les monologues n'en finissent pas. On a même droit à deux chansons dont on nous inflige les paroles en entier du début jusqu'à la fin. Et c'est lent, lent...d'une lenteur à vous assoupir. En plus l'histoire n'a aucun intérêt. Elle ne nous apporte rien. On peut facilement s'en passer.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2026
Film espagnol très touchant, dans la même veine que la très bonne série arte tv "Los años nuevos", sur des anciens amoureux qui se retrouvent 15 ans plus tard le temps d'une soirée. Est-ce que les sentiments ont survécu au temps malgré les trajectoires de chacun? Il y a le malaise, l'excitation de se retrouver, les habitudes qui reviennent et la proximité. Beau parallèle avec le début de leur histoire quand ils avaient 15 ans à s'écrire des lettres d'amour et des petits mots pendant les cours. Sur fond de chansons espagnoles kitsch de Rafael Berrio. On passe un bon moment un peu nostalgique.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2026
Un film qui n’a pas grand chose à dire hormis son petit discours en boucle sur le temps perdu et l’amour retrouvé
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