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Pascal C.
1 abonné
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4,5
Publiée le 21 juin 2021
Un premier film excellent. Tout un monde sur l'accident auditif, l'addiction aussi, la surdité, sur l'entraide aussi. un itinéraire derrédemption et celui du choix, de vivre ou de ne pas s'en sortir. Personnellement j'aibbeaucoup aimé. Seul bémol, la bande-son très dérangeante même si elle est remarquable. Boules quiès obligatoire.
Excellent !! On est vraiment immergés dans sa tête. Riz Ahmed est magistrale dans ce film tournant plus autour d'une introspection et d'une quête de la sérénité qu'autour du Metal hurlant. Quelques longueurs sont à deplorer (comme le jeu et l'anglais de Mathieu Amalric) mais pour le premier long metrage qui était surtout Scénariste au départ. 4/5 bien mérité.
Bon film immersif, ou l'on s'attache aux personnages, de plus le travail sur le son est dingue surtout pour les acouphènes. Après je trouve dommage qu'on manque beaucoup d'explications, car c'est une pathologie à processus long et donc la gestion du temps dans le film est maladroit. Puis le scénario est beaucoup trop prévisible est donc l'histoire manque d'originalité. Si le sujet est orignal le film est lent avec un scénario à désiré. Heureusement que ce n'était pas un road trip musical, car je ne suis pas du tout fan de métal. Cependant ça reste un sujet intéressant qui a le mérite d'être traité au cinéma.
Un film très touchant et sans rien en trop. On vit cette expérience avec le perso sans fioriture, sans tomber dans le mélodramatique et c'est ce qui le rend si fort.
Malgré le titre, ce n'est pas un film musical sur le métal. C'est la première chose à dire afin de ne pas rebuter certaines personnes allergiques à ce genre de musique. Non, c'est un film sur le fait de perdre ses repères d'un coup vu à travers le problème de la surdité. Et, c'est très bien fait. L'acteur principal, Riz Ahmed, n'est pas un débutant mais là, il crève l'écran. Ses silences et ses regards nous saisissent du début à la fin. La bande sonore oscarisée (du morceau de métal du début au silence de la fin) fait le reste. On regrette peut être un peu la fin brutale et ouverte mais c'est beaucoup mieux qu'une fin simpliste à laquelle je m'attendais.
Ce film traite de sujets très importants, mais il est regrettable qu'ils soient abordés sous un angle exclusivement intimiste.
Le film met en scène un couple de musiciens, Ruben et Louise.
Ruben est une personne non blanche, issu d'un milieu modeste voire pauvre aux USA. Quant à Louise, on apprendra plus tard dans le film qu'elle est issue de la haute bourgeoisie parisienne.
Il s'agit donc d'un couple assez improbable qui a choisi de vivre de la pratique de l'art, la musique et en marge de la société, dans une caravane. Ils sont tous les deux en rupture avec leur famille, après avoir vécu des expériences traumatiques.
Or, Ruben devient sourd, ce qui dans son cas est particulièrement dramatique dans la mesure où il est musicien et qu'il vit exclusivement de son art.
Il cherche donc une solution à sa surdité, mais les prothèses auditives qui pourraient lui rendre l'ouïe sont extrêmement chères et donc inaccessibles compte tenu de sa condition sociale et aucune aide sociale n'existe pour acquérir ces prothèses.
Louise lui trouve alors une communauté de sourds dans laquelle pour y être accepté comme membre, il lui est enjoint de couper tous ses liens sociaux et privés habituels, y compris avec sa compagne.
C'est ainsi qu'après quelques résistances et pour contenter sa compagne, il accepte malgré lui de rentrer dans cette communauté. Louise abandonne ainsi Ruben et on apprendra plus tard qu'elle a rejoint en France son père et réintégré sa vie de bourgeoise parisienne, sans avoir sollicité l'aide de son père pourtant riche pour permettre à son compagnon d'acquérir ses prothèses. Ruben se débrouillera donc tout seul pour acquérir ses prothèses et essayer de retrouver sa compagne... Je m'arrêterai là pour le pitch.
Ainsi, le film expose des injustices sociales flagrantes dont notamment l'inégalité de l'accès aux prises en charge des handicaps, mais on peine pourtant à voir une dénonciation claire de cette injustice en tant que telle.
Au contraire, même, une sorte de petite musique en filigrane nous suggère une sorte d'injonction à l'acceptation, par une invitation à l'introspection sur ce qu'il convient de faire face au handicap qui survient lorsque l'on est pauvre et démuni.
Rien est explicitement dit de l'injustice de la situation à laquelle sont confrontés Ruben et les autres sourds de la communauté ou alors bien peu.
C'est sans doute la raison pour laquelle le film a été jugé au final très consensuel voire peu intéressant dans son propos par certaines critiques, avis que je partage pour ma part.
Cela dit, cela n'enlève rien aux talents des acteurs, ni à la qualité de la technique immersive du film par le traitement du son.
Sound of metal offre une bonne immersion dans le monde des sourds, calme en apparence mais pas seulement, qui, comme le présente spoiler: le responsable de l'établissement, n'est pas un handicap mais un autre moyen de communiquer . Le film va même plus loin, en faisant le parallèle spoiler: entre l'envie de Ruben de jouer à nouveau de la batterie, de retrouver son amie et ses anciennes addictions . Le film est une réussite et très largement porté par l'excellent Riz Ahmed.
Dans ce film, comme beaucoup, ce que j’ai aimé, c’est le son, qui nous immerge dans la peau du batteur, dans son ouïe et nous entraîne dans une descente dans l’univers d’un silence qui n’en est est pas vraiment un, habité qu’il est par des bourdonnements, des sifflements… Les acteurs sont excellents surtout Riz Ahmed. On le découvre ou le redécouvre, car ici, il porte le film sur ses épaules, l’histoire étant centrée sur son personnage. Je l’avais déjà vu dans Les frères Sisters, mais il avait un rôle moins important et surtout il était aux côtés d’acteurs plus renommés que lui. Ce que j’ai moins aimé, c’est le cliché rock/drogue, et peut-être la facilité batterie = surdité à venir. Pour moi, ce sont deux raccourcis. C’est néanmoins un film à voir, pour se sentir comme une personne devenant sourde, ressentir ses sentiments à l'instant où le silence bourdonnant s’installe, sa panique quand elle comprend qu’il n’y a pas de retour en arrière possible et mener son combat pour trouver un nouveau moyen de communiquer.
Beau film et très bon jeu d'acteur, franchement à voir pour ça ! On imagine bien ce que vit Ruben, sa détresse et comment il appréhende sa surdité au fur et à mesure, de belles scènes émouvantes. A voir.
Ruben et Lou, ensemble à la ville comme à la scène, sillonnent les Etats-Unis entre deux concerts de Heavy Metal. Un soir, alors qu'il joue de la batterie à l'un de leurs concerts, Ruben est gêné par des acouphènes. Un médecin lui annonce qu'il sera bientôt sourd. Désemparé, et face à ses vieux démons, Ruben va devoir prendre une décision qui changera sa vie à jamais.
Un film intimiste sur la résilience, l'amour pur, un (des) deuil(s) à faire... J'ai été captivée de bout en bout par cette expérience sensorielle intense, et j'ai été émue aux larmes par l'histoire et grâce à la magnifique performance de Riz Ahmed (découvert dans la géniale mini-série "The Night Of"). Cela faisait des mois qu'un film ou une série ne m'avait pas happée de la sorte, et procuré d'émotions aussi intenses.
Un film sur la surdité ? Pas vraiment. Sound of Metal, c’est d’abord un film sur la perte. Celle d’un sens, d’un repère, d’un monde. Et la lente, douloureuse, bouleversante renaissance qui suit.
Ruben, batteur dans un duo métal, perd l’audition. Tout son univers s’effondre. Mais là où d’autres films auraient joué la carte du mélodrame ou du handicap comme moteur narratif, celui-ci choisit le silence. Le vrai. Celui du déni, de l’isolement, de l’acceptation.
Le propos est magnifique. Il interroge ce qu’on considère comme une "vie normale", et surtout ce besoin presque pathologique de réparer à tout prix. Ruben ne veut pas changer, il veut retrouver ce qu’il a perdu. Mais le film le confronte à cette réalité : parfois, la paix vient non pas du retour en arrière… mais du renoncement. spoiler: Le moment où il retire ses implants auditifs est sans doute l’un des plus puissants vus ces dernières années. Une claque silencieuse.
La mise en scène est sobre, presque documentaire. Riz Ahmed est excellent, tout en tension rentrée. L’immersion sonore est brillante. On entend comme lui, ou plutôt, on désentend. Ça nous colle à la peau.
Mais le film n’est pas sans limites. Il est lent. Parfois trop. Il prend son temps, ce qui peut laisser une sensation de stagnation dans certaines scènes. Et si l’on adhère pas tout de suite à l’univers intérieur de Ruben, on peut se sentir un peu à distance. J’aurais aimé aussi voir le personnage de Lou un peu plus développé, tant elle semblait apporter une richesse émotionnelle au début.
Cela reste néanmoins une œuvre forte. Pas démonstrative. Pas facile. Mais profondément humaine.
Pas un film pour faire du bruit. Un film pour apprendre à se taire.