« Official secrets » est un film d'espionnage, plutôt réussi, qui remet sur la table la fameuse et très discutable seconde guerre d'Irak... Et il faut bien reconnaître que ça nous parle à nous les « Frenchies » parce que (grâce à notre bon vieux président de l'époque) on n'a pas suivi le mouvement initié par le vilain Georges Bush junior. Les anglais, par contre, y sont allés les deux pieds dans le plat et ils l'ont sans doute amèrement regretté. C'est d'ailleurs tout l’intérêt de cette histoire (apparemment) vraie qui nous raconte comment une jeune employée des renseignements britanniques est parvenue à mettre une pagaille incroyable en diffusant un mail ultra-sensible qu'elle n'aurait probablement jamais dû voir. Son incroyable sens civique lui fera traverser bien des tourments mais je ne peux quand même pas vous dévoiler toute l'intrigue ici. Au final, la belle Keira Knightley est totalement convaincante en « lanceuse d'alerte » incorruptible et le film se suit sans aucun ennui. La partie « prétoire » est peut-être un peu longue mais je chipote. C'est de l'histoire contemporaine, le film est bien réalisé et le divertissement fonctionne parfaitement..... merci M. Chirac !
Malgré une mise en scène décevante (un manque cruelle de tension), « Official Secrets » est un thriller d’espionnage honorable, avec un scénario riche qui permet d’en apprendre davantage sur la guerre d’Irak et ses secrets politiques (ici sur le scandale de la note de la NSA rendue publique et qui visait à influencer le vote de l’ONU sur l’entrée en Guerre face à Saddam Hussein). Le casting est brillamment mené par Keira Knightley. Un film à découvrir !
La critique MediaShow (complète) disponible ici : https://bit.ly/2rMlVT8
Une facette supplémentaire de la guerre en Irak de 2003 avec un point de vue 100% britannique pour changer. Bien qu'il s'agisse d'une sorte de biopic plutôt qu'un film d'action comme Green ZOne qui donne dans le spectaculaire, le suspense est bien mené et et le temps file vite. Moi qui n'apprécie pas Keira Knightley, je trouve que ce rôle et l'interprétation qu'elle en fait sont bien dans le ton et convaincants.
Vu en VOSTFR et vu en projection e-cinéma. Film d'espionnage, Official Secrets par le réalisateur de La Stratégie Ender tient de manière potable son sujet. Inspirée de faits réels, Keira Knightley interprète avec brio Katharine Gun, employée des renseignements britanniques. Elle dénoncera un mémo top-secret afin d'éviter la seconde guerre d'Irak par les USA et avec l'aide de la Grande-Bretagne. Nous savons tous que cette guerre à eu lieu, du coup on se doute bien que le tout va se centrer surtout sur ce qu'il va advenir du personnage de Keira. L'ensemble est en toute sincérité facile à suivre car les termes employés sont peu complexe mais reste assez captivant pour suivre le dénouement jusqu'au bout. C'est basique, pas ennuyeux, accompagner d'un casting de valeur sûre, notamment avec la présence de Matt Smith (Doctor Who).
Bien que l'histoire soit aussi captivante que choquante, le film traine un peu en longueur. Le casting sonne juste, mais il manque un regard un peu externe à l'histoire. On est pas beaucoup en Irak, ce qui aurait pertinent que se contenter de flash télé. Un film suffisamment curieux à voir en eCinema, mais pas au cinéma
Encore une fois, un film déjà dévoilé en quasi intégralité dans le synopsis. Avec un gros casting et un scénario plutôt intéressant, on pouvait avoir de vraies attentes vis avis de Official Secrets. Mais rien de cela, justement le problème est que l'on s'arrête là, un bon casting et un scénario intéressant. Alors intéressant oui, mais plat, long et simplement chronologique. Une histoire racontée, simplement, le spectateur n'est pas haleté pendant 2h, loin de là. Cinématographiquement parlant, il n'y a rien, c'est juste une affaire filmée. Et même dans la mise en scène, trop intéressante, pas de plans originaux, pas de construction réfléchis, rien ! Pour les passionnées de politique, d'histoire et de conspiration, c'est un film intéressant. Pour les autres c'est simplement un film trop long et déjà dévoilé dans le synopsis.
À l'instar d'un article pour un journaliste, le travail d'un metteur en scène commence avec cette question toute simple : quel est l'angle ? Le problème posé, il convient de faire une rétrospective de ce qui a déjà été fait en la matière. Quand il s'est attaqué au destin (réel) de Katharine Gun (employée des renseignements britanniques) Gavin Hood savait qu'il passait derrière pas mal de monde. Et du très beau monde. Dans le domaine thriller parano à base de complots et mensonges, on trouve Alan J. Pakula (Les Hommes du président), Oliver Stone (JFK, Snowden) ou plus récemment Steven Spielberg (Pentagon Papers). Bref, prendre la suite de telles références (que son film cite à plusieurs reprises) impliquait une autre approche pour leur faire honneur. Il y en avait trois possibles pour Official Papers : l'angle intimiste, l'enquête journalistique, ou le réquisitoire juridique. Hélas, le film ne choisit jamais. Tricéphale, la narration se divise donc en plusieurs sections qui séparément auraient pu donner un film plus abouti qu'intégrées les unes aux autres. Le résultat se révèle donc informatif, hautement engagé, mais lourdement handicapé sitôt qu'on l'aborde sous l'angle du cinéma. Le rythme peut être raisonnablement fluide, difficile de s'immerger dans les dilemmes moraux qui assaillent les protagonistes. Ils sont soit traités sans grand inventivité (Keira Knightley, Ralph Fiennes), soit délaissés à mi-parcours (Matt Smith). C'est fort dommage car le film a le mérite d'englober les problématiques soulevées par ce type de scandale. La privatisation des services de renseignements bien sûr, mais également cette propension à mélanger secrets et mensonges. Puis enfin cette hypocrisie généralisée qui confond héroïsme avec traîtrise, bien commun avec intérêts particuliers. Tout cela, Official Secrets le comprend et sait le rendre intelligible. Ce qui rend le propos nécessaire, à une époque où les lanceurs d'alertes font toujours l'objet de poursuites judiciaires. Mais le film manque cruellement d'une structure solide et de vrais moments de tension comme le genre a pu en offrir. Ils sont ici en berne, malgré une interprétation de qualité. Un sentiment qui prend tout son sens lors de la seule séquence supposée avoir lieu en Irak, mais qui semble à l'évidence tournée d'une usine désaffectée anglaise. À défaut de parvenir à livrer une nouvelle référence sur le genre, le film de Gavin Hood a le bon sens de rappeler que si la trahison peut être institutionnelle, le courage lui est universel.
Un film d'actualité, sur fond de politique, d'espionnage et de procès.
On est prévenu d'entrée, ne vous attendez pas à un film rythmé. Comportant de nombreuses longueurs, de longues tirades explicatives, le film nous lobotomise par moment. Pourtant, ses dialogues sont sa grande force, car c'est à peu près la seule consistance qu'il a. On apprécie le très bon casting, bien que le choix des personnages par rapport à la réalité laisse dubitatif...
Côté histoire, c'est bien emmené, fluide, pertinent et intelligent. Rares sont les films dotés d'un travail d'écriture approfondi et recherché. Mais on attend éperdument une montée en pression qui n'arrivera jamais. On a simplement un dénouement inespéré, qui se faisait clairement attendre. Le twist final reste malgré tout une petite pirouette sympa.
Au final, un film intéressant, à regarder seulement pour les amateurs de films politiques et à proscrire pour ceux qui ont le sommeil facile.
Ce film, réalisé par Gavin Hood et que j'ai pu découvrir en avant-première grâce au club 300 Allocine, est vraiment très bon ! Ce fut réellement une bonne surprise puisque le synopsis ne me tentait vraiment pas mais je n'ai malgré tout pas laissé passer une occasion de découvrir un nouveau film et je ne regrette donc au final absolument pas ! Le film relate l'histoire vraie de l'affaire Katharine Gun qui est une traductrice travaillant pour le gouvernement qui a laissé fuiter des informations classifiées top-secret à la presse. Je dois avouer que, avant de voir le film, je ne connaissais absolument pas cette affaire, je n'en avait même jamais entendu parler. Je ne sais donc pas si le film est fidèle à la réalité ou non mais il est tout de même intéressant en ce qui concerne ce genre d'affaire juridique et nous fait réfléchir sur la notion de trahison et la question de la justice. J'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans le film, à comprendre tous les enjeux politiques de l'histoire, n'étant en plus pas très féru de films avec des procès, avocats, tribunaux etc. Mais ici, je me suis finalement vite pris au jeu et une fois que je suis rentré dans l'histoire, je n'ai pas décroché jusqu'à la fin, tellement j'ai trouvé cette enquête passionnante ! Effectivement, par rapport à de nombreux autres films de ce style, nous avons ici un côté thriller réellement passionnant et même si on ne s'intéresse pas vraiment à la politique en général, on peut tout de même être fortement intéressé par ce combat entre le gouvernement et la justice. Le film est également très intéressant en ce qui concerne les avocats et plus précisément la façon dont ils trouvent les arguments de la défense. En ce qui concerne les acteurs, nous avons principalement Keira Knightley, Matt Smith, Ralph Fiennes qui jouent très bien. "Official Secrets" est donc un film passionnant, tout simplement !
La pauvreté artistique dont fait preuve Official Secrets se voit heureusement contrebalancée par la qualité de ses dialogues au service du conflit qui oppose une conscience individuelle aux intérêts d’État. Ce rapport de force se décline sur plusieurs niveaux et tend à contaminer les sphères publique et privée : une femme soucieuse de protéger des milliers de vies innocentes versus la politique d’autoconservation menée par le gouvernement, une citoyenne qui a le droit à une défense (et donc à un avocat) versus le contrat de confidentialité et la notion non-divulgation d’éléments relatifs à la sécurité nationale, une épouse aimante versus les menaces d’expatriation de son mari en raison de sa situation politique précaire. S’il démarre péniblement, l’engrenage judiciaire réussit à se mettre en place avec ce qu’il faut d’hermétisme – pour tout spectateur étranger à ces procédures indéchiffrables – et d’inéluctabilité pour non seulement nous permettre de nous attacher à l’héroïne dont le coup d’éclat la conduit à assumer des conséquences qu’elle découvre en même temps que nous et peine à comprendre, mais aussi rendre plus extraordinaire encore la sentence finale. Keira Knightley porte avec talent l’entièreté du long-métrage sur ses épaules, aidée par Ralph Fiennes en avocat fort convaincant. Doté d’un scénario réglé comme du papier à musique, Official Secrets n’en demeure pas moins cantonné à la démonstration verbale ; en cela, il est à dix années-lumière du film The Post signé Steven Spielberg et sorti il y a deux ans déjà, petit bijou qui pensait sa mise en scène comme un personnage à part entière que l’on aurait jeté en pleine guerre journalistique. Ici rien de tel. Les plans s’enchaînent régis par la seule nécessité de restituer les faits, les faits, rien que les faits. La clausule sur la plage sonne faux et contribue à enfermer le film dans une polarité axiologique bons/méchants des plus regrettables. Official Secrets vaut donc exclusivement pour le morceau d’Histoire qu’il met en lumière ; si ses ambitions s’avèrent limitées, notons toutefois qu’il les accomplit avec minutie et efficacité. C’est déjà pas si mal.
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2,5
Publiée le 6 novembre 2019
Quatre ans après "Eye in the Sky", son film sur l'envers du décor des opérations menées par des drones, Gavin Hood s'intéresse à cette femme qui a tenté d’empêcher l’invasion de l’Irak. Katharine Gun est une lanceuse d’alerte qui a fait fuiter un mémo des États-Unis demandant l'aide de la Grande-Bretagne pour rassembler des informations compromettantes sur certains membres du Conseil de sécurité de l’ONU afin de les empêcher de voter contre cette guerre. Le film se déroule donc juste avant le début de la guerre dans une période où les USA tentent de convaincre le monde que Saddam Hussein cache bien des armes de destruction massive. Si l'histoire de cette femme est assez méconnue, le fond de l'histoire n'est nouveau pour personne. Le film permet de voir cette affaire sous un angle un peu différent et avec le recul de voir encore plus à quel point cette situation était absurde. Dans les faits, l'histoire est intéressante avec toutes les étapes, notamment du point de vue de la presse, une fois qu'une information fuite ainsi que les conséquences sur ceux qui partagent l'information seulement, le film reste très classique dans sa manière de mettre en scène les faits. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il ne s'agit pas d'un grand thriller politique même si le support de base est solide. Intéressant et bien interprété, mais ce "Official Secrets" m'a laissé sur ma faim.
Nous avions déjà eu droit à un bon film sur les mensonges à l’origine de la guerre en Irak. En 2010, dans « Fair Game », Sean Penn jouait le rôle de Joe Wilson. Dans un éditorial au New York Times, ce diplomate avait nié l’existence d’armes de destruction massive dans ce pays du Moyen-Orient. Son opinion était fondée sur une enquête de sa propre femme, Valerie Plame, une agente de la CIA. Peu après, la véritable identité de l’espionne était révélée, une vengeance du gouvernement américain qui réduisait sa couverture à néant tout en mettant en danger de mort ses contacts à l’étranger.
« Official secrets » nous ramène à la même époque. Mais nous sommes cette fois en Grande-Bretagne, où Tony Blair se débat comme un diable dans l’eau bénite pour appuyer la guerre des États-Unis contre Saddam Hussein. Katharine Gun, employée des renseignements britanniques, est ulcérée par les mensonges de son premier ministre, qui lui aussi évoque des armes de destruction massive qu’on ne trouvera jamais, malgré des années de recherches intensives.
Lorsque Gun tombe sur une note dans laquelle les Américains sollicitent l'aide des Britanniques pour rassembler des informations compromettantes sur certains membres du Conseil de sécurité de l’ONU, dans le but de les obliger à voter en faveur de l’invasion, elle décide de divulguer ce mémo à la presse. Son but : empêcher la guerre. Mais cette femme intègre, idéaliste et naïve va vite découvrir qu’elle pourrait être poursuivie pour trahison et que son mari, un Kurde musulman, pourrait être expulsé du pays.
C’est cette histoire que « Official secrets » raconte. La réalisation est classique. Mais le récit, passionnant de bout en bout, est bien raconté. On s’identifie vite à cette jeune femme, magnifiquement interprétée par Keira Knightley, qui a depuis longtemps dépassé les rôles de belle de service. Elle s’affirme de plus en plus comme une grande actrice. L’intrigue est à fois politique, journalistique, policière et judiciaire, ce qui est loin d’être banal. Moi qui ai été journaliste pendant 45 ans, j’ai trouvé les scènes tournées dans un journal tout à fait convaincantes. Je suppose que le reste est également réaliste.
Ce thriller de Kavin Hood est d’autant plus captivant qu’il arrive sur les écrans à un moment où le gouvernement américain nous abreuve à nouveau de mensonges pour justifier une éventuelle guerre. Cette fois, c’est l’Iran plutôt que l’Irak qui est dans la ligne de mire des Amerloques. Dans un cas comme dans l’autre, la vérité est malmenée. S’en va-t-on vers un nouveau conflit ?
La guerre en Irak, elle, a engendré entre 250 000 un million de morts, sans compter un nombre incalculable de blessés. C’est ce qu’on nous rappelle à la fin de « Official secrets ». Et le pays n’est toujours pas pacifié.