" Ni juge ni soumise " premier long métrage de l'émission culte strip stease est une pépite. En effet nous y suivons les instructions pénale d'une juge pas comme les autres où l'horreur côtoie le comique dans des enquêtes passionnante et instructive sur l'état de notre société.
A vomir! Un film complaisant envers une personne qui surpasse le droit. Un sentiment de malaise total. Des images insoutenables. Ce film est une honte financée avec de l'argent public !
Un rare documentaire où l’ultra-réalisme côtoie le surréalisme, où l’humour insolent et irrésistible de sa protagoniste côtoie le sordide des situations, des images ou des mots. Un film choc, percutant, drôle, parfois impossible à regarder ou impossible à écouter par des âmes sensibles. C’est le portrait d’une femme hors normes, qui n’a peur de rien ni de personne, qui rit et se moque de tout sauf de la loi. Une femme rendue visiblement forte par les coups de la vie mais qui l’a domptée avec son regard aiguisé, son relativisme salvateur et son œil espiègle. L’un des meilleurs documentaires que j’ai vu de ma vie.
Immersion dans le cabinet de la juge d'instruction Anne Gruwez qui joue son propre rôle. Elle est atypique, non dénuée d'humour et déterminée… et c'est passionnant. Deux réflexions : certains ont parlé de racisme, c'est quoi cette manie qu'ont certains de crier au racisme dès qu'un immigré est en difficulté pénale, c'est du même niveau que l'arabe à qui je reprochais de poser ses pieds sur la banquette du train et qui n'a trouvé comme défense que de me traiter de raciste ! Le film a aussi le courage de nous parler spoiler: des dérives du multiculturalisme. Il y a plusieurs réflexions intelligentes et à contre- courant de la pensée unique énoncées par la juge sur les prostituées bruxelloises, (ça nous change des abolitionistes psychorigides) Et puis il y a cette dernière scène surréaliste (judicieusement choisie) qui nous montre jusque dans quel délire peuvent nous amener les religions, car non ce n'est pas juste l'invention d'une foldingue, lisez la Bible (Genèse 22 / 1 / 14 le sacrifice d'Isaac.)
Un régal! Voici un microcosme de notre société malaisée. Certes, cela se situe en Belgique mais toutes ressemblances avec des faits réels français...Cette Juge d'instruction est un phénomène. Si au début on peut craindre un portrait farfelu et quelque peu déplacé vis à vis des "accusés" qu'elle reçoit toute la journée, le documentaire a plutôt le mérite de se servir de son exubérance pour montrer surtout une société en mal de repères, désespérée et désespérante. Au fur et à mesure, la loufoquerie et les réparties de la juge (qui font systématiquement mouche!) montre une grande empathie spoiler: (mention à l'échange final avec la mère infanticide - si glaçante comme si poignante - le folie et le désespoir face à nous) et une vision affutée et aiguisée de "son" univers et du monde. La réalité n'en est que plus tragique mais si réaliste. On se surprend à beaucoup rire, mais jamais aux dépends de ces "pauvres" congénères pris la "main dans le sac" et surement perdus dans leur propre réalité que la loi doit sanctionner. C'est donc une vraie belle tranche de vies et destins auxquels nous assistons, tour à tour, éberlués, scandalisés, attristés, bouleversés. Merci Madame La Juge pour votre passion de l'autre, de la justice équitable (semble-t-il), de la célébration de la vie et du bonheur aussi grâce à votre bonhommie et vérité. Bien sur, "Striptease" ne fait pas dans la dentelle, la demie-mesure et prend souvent parti. N'empêche...beau documentaire que tout le monde devrait voir pour enfin percuter de ce qui nous entoure et ces gens qui donnent tout pour le respect de nos sociétés.
Je viens de voir le teaser sur netflix... et je n'ai qu'une seule réaction... C'est quoi ce cirque ? Un docu, ca m'étonnerait un peu... beaucoup. Disons qu'ils ont sans doute reproduit des scènes vécues avec le réalisme et le professionnalisme d'un gamin de maternelle déclamant du hamlet... sans que là, c'est du hamlet de banlieue... Comme quoi, on peut être une bonne juge (si elle l'est, je l'ignore) et être sans doute l'une des pires actrices francophones. Festival international du film de Saint-Sébastien 2017 : prix de la meilleure actrice (mention spéciale) pour Anne Gruwez... MDR puisssance 1000 ! Bref, autant dans le teaser, le docu-fiction-réalité-film qu'avec ce prix, c'est le niveau zéro.
Si c'était un film ce serait de trés mauvais gout. Mais c'est un documentaire alors c'est lamentable: une juge excentrique abuse de son pouvoir pour exhiber devant la caméra des délinquants, des simplets et des assassins.
Séance choisie par hasard et finalement bonne surprise grâce à la juge d'instruction qui nous fait rire par sa façon d'exercer son métier. Il y a des parties qui gênent tout de même du fait des enquêtes très sérieuses qui sont abordées et dont on a le sentiment (même si ce n'est pas le cas) qu'ils traitent avec légèreté.
Anne Gruwez est une sacrée personnalité ! Et il faut du caractère pour garder sa raison quand on côtoie quotidiennement des gens étranges. L'équipe de Strip tease a suivi cette juge d'instruction bruxelloise pendant plusieurs mois, le résultat est truculent ! Un régal !
J'espère pour la justice belge qu'il existe des juges d'instruction plus compétents que cette dame qui apparemment ne cherche qu'à faire parler d'elle et estime tout connaître et tout savoir. Quel manque de pudeur... Le nombre de stéréotypes et âneries qu'elle arrive à sortir dans ce documentaire... ça ferait rire si c'était une bonne blague belge mais malheureusement c'est une triste réalité qu'elle est bien juge... je suis honteuse de la justice de mon pays quand je vois ça.
J ai aimé le principe puis en sortant je me suis sentie malaisee d avoir ri. Ri de profils ethniques toujours les mêmes.. Ri de ce qu on dit à un mec basane si tu veux des droits on va te violenter et te prendre ton adn de force. On ne verra plus la propagande hitlérienne mais on en verra d autres toute aussi sournoise. C est glaçant après coup
Adapté de la célèbre émission de télévision belge "Strip Tease", Ni juge, ni soumise (2017) reprend le même procédé que celui de son aîné, les réalisateurs s’effacent au profit des protagonistes et pas n’importe lesquels puisque l’on fait la connaissance de la juge Anne Gruwez, une habituée de "Strip Tease" puisqu’elle y était déjà apparue en 2008 dans l’épisode "Le Flic, la Juge et l'Assassin" ainsi qu’en 2012 dans "Madame la juge".
Un format long qui lui est entièrement consacré et à travers lequel on la découvre en pleine instruction de dossiers criminels ou délictuels. On y découvre notamment l’affaire d’un cold case vieux de 20ans où deux prostituées ont été assassinées, une mère de famille accusée d’infanticide et qui délivre un discours particulièrement glaçant (elle a poignardé son fils parce qu’il était Satan), on y découvre aussi une famille de consanguins, un mari qui bat sa femme ou encore l'exhumation d'un corps pour le bien d’une enquête. Divers sujets et divers protagonistes qui ont tous pour point commun de croiser la juge Anne Gruwez, devant faire face à son flaire, son bagou et cette incroyable carapace qu’elle s’est forgée avec le temps pour face à toutes ces horreurs du quotidien (voleurs, menteurs, violeurs, meurtriers, …).
Anne Gruwez a été filmée pendant 3 ans, durant lesquels elle a laissé les réalisateurs filmer tout sans la moindre retenue (du moins, c’est ce qu’il en ressort). Cette juge d'instruction à Bruxelles ne laisse clairement pas indifférent, elle a du charisme et ne se laisse pas impressionner ou marche dessus. En renvoyant coup pour coup, elle n’y va pas avec des pincettes et à un franc parlé.
Il en résulte un documentaire passionnant, digne de Raymond Depardon (Délits flagrants - 1994). Entre la paperasse, les auditions et les investigations, on ne voit clairement pas le temps passer, surtout avec une telle galerie de personnages.
On sait que l'on va voir un documentaire, certes, mais si l'on ne s'ennuie jamais, il faut bien dire que la répétions des scènes d'interrogatoire, même entrecoupées de sorties dans un cimetière ou dans le jardin de l'héroïne, finit par lasser. Le tempérament de Madame le Juge, son humour (?) rendent vivantes les péripéties d'un métier sans doute plutôt morne et répétitif. On reste gêné toutefois par une certaine condescendance voire un mépris tangible de la dame à l'égard de quasiment tout le monde, des prévenus d'abord mais aussi des avocats ou du "petit personnel" du tribunal. On ne voit pas trop ce que ce film vient faire au cinéma.
La sincérité de la juge ne fait aucun doute, elle nous charme par son approche humaniste teintée de bon sens, sa 2CV et son ironie bienveillante. Le film prend cependant le spectateur en otage en le captivant dans une espèce de chorégraphie courue d’avance, colorée de scènes où les familles « Groseille », les agresseurs de vieux et les mères infanticides nous font sourire et parfois rire jaune. Le sujet aurait mérité une approche plus introspective sur ses interrogations et ses hésitations et du coup, beaucoup moins drôle.