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x-worley
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4,0
Publiée le 16 septembre 2019
Un film porté par un hallucinent interrogatoire avec des meurtres de sang-froid, passages a tabac, racisme… C'est simple rien ne nous est épargné. Un film coup de poing sur les vieux démons de l'Amérique. Sans aucun doute le meilleur film de Kathryn Bigelow avec "Point Break" pour moi.
Film assez éprouvant, non par sa durée mais par sa tension et sa faculté à nous mettre sous stress. On passe assez rapidement sur les émeutes elles-mêmes pour s'attarder un très (trop ?) long moment sur le calvaire subit par 6 jeunes afro-américains et 2 jeunes femmes blanches. Et quel calvaire ! Il nous tarde vraiment qu'il se termine, en bien ou en mal, tellement il est insoutenable. Il est du coup assez dommage que la dernière partie, traitant du procès, dure si peu de temps car elle méritait une plus grande place à mon avis.
Ce film ouvre les yeux sur un pan de l'histoire américaine -et notamment cet épisode dramatique- d'autant plus glaçant qu'il résonne avec son actualité. Reconstitution et casting magnifient ce brûlot sur l'injustice et cet insupportable racisme systèmique aux States. Terrible, poignant, nécessaire. Un grand film.
J'aime beaucoup le cinéma de Kathryn Bigelow, *Point Break*, *Démineurs* et *Zero Dark Thirty* sont des films que j'ai particulièrement appréciés de par leurs partis pris de réalisation (caméra épaule, zooms aléatoires, style documentaire) et le (soit-disant) réalisme de leur scénario. Detroit ne déroge pas à la règle en nous proposant une plongée au cœur d'un événement ayant eu lieu en 1967, en pleine période de tentions raciales aux Etats-Unis.
La première chose qui frappe lorsque le film débute, c'est cette mise en scène et cette réalisation qui nous plongent sans nous laisser le temps de respirer en plein milieu de cette ville de Détroit, dans la chaleur de la nuit. Les personnages fourmillent de tous les côtés, le montage nous transporte d'un endroit à un autre et multiplie les points de vue. S'ensuit une descente de flics dans un bar clandestin suivie d'une arrestation de masse enclenchant les prémisses d'une guerre civile opposant les populations noires des quartiers populaires aux forces de police et armées. Il est clair que le premier quart du film est très impressionnant d'un point de vue cinématographique. Visuellement et sonorement, on en prend plein la tête, les personnages s'enchaînent, et tout nous prépare à ce qui va inexorablement arriver.
Là où le bas blesse selon moi, c'est justement au moment du fameux événement. A vrai dire, tout ce qui vient avant est assez captivant et relativement bien rythmé, mais lorsque l'on rentre vraiment dans le coeur du sujet, le film s'étire beaucoup trop en longueur et peu amener le spectateur à se lasser. Je suis d'ailleurs un peu sorti du film à ce moment là alors qu'il s'agit du noeud dramatique principal de l'intrigue.
Néanmoins, les choses finissent par se débloquer et le film entame sa troisième et dernière partie qui se révèle assez intéressante mais en dessous de la première. Je comprend l'intérêt de terminer le film par la résolution juridique de l'affaire, dans cette volonté de "compte rendu historique" de la cinéaste, et j'avoue que celle ci apporte une conclusion bien menée, véridique et sans rentrer dans un pathos facile. Bigelow nous a déjà prouvé qu'elle maîtrisait la subtilité lors de ses deux précédents films.
En clair, *Detroit* est un film peut-être un peu trop long mais extrêmement bien mis en scène et réalisé qui plonge le spectateur dans cette ville, à cette époque, durant 145 minutes. Moins bon que *Démineurs* et *Zero Dark Thirty* mais une suite logique dans la filmographie de la réalisatrice américaine.
Kathryn Bigelow est de retour sur le devant de la scène avec un film qui se veut terriblement actuel malgré l'ancienneté des faits racontés. La réalisatrice/investigatrice nous emmène dans la ville de Détroit découvrir ce qu'il s'est passé pendant les terribles émeutes de 1967 avec une force indiscutable. Elle reprend son rythme de caméra un peu saccadé qu'on avait pu découvrir dans Démineurs et qui s'accorde encore une fois parfaitement à l'histoire mais surtout à la puissance qu'elle cherche à y insuffler. En racontant une histoire violente et relativement ancienne, Bigelow s'attaque également de manière subtile à tous les problèmes raciaux qui parcourent les Etats-Unis actuellement. En effet, elle ne le fait jamais directement, elle ne dérive jamais de son récit et reste toujours attachée au scénario brillamment écrit par Mark Boal. Un scénario qui nous entraîne sans aucuns temps morts à travers le récit de ce film. On n'imagine pas qu'une seule seconde de ce film aurait pu être coupée au montage tant chaque instant en est essentiel. Le fait d'avoir ajouter des images d'archives est aussi une très bonne idée qui contribue à renforcer le réalisme du film. Cet ajout ne se fait jamais en coupant rapidement le récit mais toujours à des points stratégiques. Le long-métrage est accompagné d'un casting de haut-vol terriblement impressionnant. On retrouve quelques têtes bien connues comme John Boyega, Anthony Mackie, Hannah Murray ou encore Jack Reynor qui livrent tous des performances excellentes et complètement différentes de leurs rôles habituels. Néanmoins, Will Poulter tient sans aucun doute le haut du panier avec un rôle glaçant qu'il a su s'approprier sans aucunes difficultés pour nous faire vivre toute l'horreur de la situation. La musique joue un grand rôle dans le long-métrage, il est intéressant de voir toutes les formes qu'elle peut prendre dans celui-ci. On est d'ailleurs bien souvent tentés de danser quant on entend les premières notes d'un morceau qui se révèlent toujours étrangement efficace. Kathryn Bigelow c'est une nouvelle fois attaquée à une histoire vraie mais qui a cette fois une résonance toute particulière dans l'Histoire actuelle. Cependant, comme à son habitude, la réalisatrice le fait avec un talent incroyable et sans aucune langue de bois pour nous livrer un long-métrage actuel et nécessaire. Finalement Détroit pourrait se résumer à ça : 2h20 d'apnée face à un des plus grands films de l'année.
De Kathryn Bigelow (2017) Un film social et historique d'une grande force sur les évènements de Détroit dans les années 60. Très bien documenté , limite immersion façon documentaire . et très bien joué notamment , John BOYEGA, Will POULTER et Algee SMITH.
Terrible quand on se dit que ça a existé... Un petit bémol : la scène du motel démarre sur les chapeaux de roues, malheureusement, elle s'étire dans la longueur, lui faisant perdre son intensité. Bon film et bonne claque pour se rappeler que la vie était loin d’être facile pour les gens avec la peau noir dans les années 60!
Une vraie claque. Un film qui vous prend au tripe dans jamais vous laisser de répit. Une manière de filmer qui nous immerge tout de suite dans l'action. On n'en sort pas indemne...
un film poignant et très bien réalisé tellement proche de la réalité de ce fait "divers" qui avait scandalisé à l'époque. le plus horrible c'est l'impunité de ces quelques flics imbus de leur pouvoir face à une bande de jeunes qui ont le malheur de ne pas être comme eux dans une Amérique ségrégationniste.
Detroit retranscrit une partie des événements dramatiques qui se sont déroulés dans la ville éponyme en 1967. Vols, émeutes, bavures, racisme, tout ceci est au menu d'un film assez long, où Katryn Bigelow pose ses dominos un par un pour nous emmener doucement là où elle le souhaite, et là où personne n'a envie de regarder : précisément où ça fait mal. Les images d'archives sont intercalées dans l'introduction pour que nous puissions avoir un retour de l'ambiance authentique qui régnait dans la ville à cette époque. La réalisatrice, déjà oscarisée pour l'excellent Démineurs, a beaucoup de talent et sait comment appuyer sur ce qui n'a pas assez été dit à son goût ; les noirs de Détroit ont beaucoup été critiqués pour leur comportement à ce moment là, et peu de médias ont fait l'écho des violences qu'ils subissaient et dont ils étaient victimes. La majeure partie du film va se passer dans un hôtel en huis-clos, avec d'un côté des policiers blancs, de l'autre des jeunes gens, dont quelques musiciens, noirs, et au milieu de tout ça, un agent de sécurité noir joué avec talent par John Boyega. Ce dernier personnage est passionnant, car pris en tenaille entre sa profession qui le renvoie à se rapprocher de ses (plus ou moins) "collègues" policiers, et de l'autre l'injustice à laquelle il assiste en constatant que d'autres noirs sont de toute évidence abusés par des hommes qui bravent la loi alors qu'ils sont censés la représenter, dans des excès d'autoritarisme dingues. Le film est malaisant, désagréable, et pourtant mené de main de maître. La pire injustice étant en fait la dernière, lorsque la défense du groupe de policiers criminels consiste à faire porter le chapeau à l'agent de sécurité noir.
K. BIGELOW nous démontre une nouvelle fois qu'elle maîtrise parfaitement son sujet et sa caméra. Les acteurs sont excellents et l'atmosphère d'émeutes et de tension raciale, de violence policière est confondante. Reste que l'intrigue s'étire quelque peu dans une sorte de huis-clos sadique qui dérange. Peut-être était-ce l'intention démonstrative mais le malaise s'installe un peu et le film aurait gagné à dépasser un peu le cadre de l'hôtel qui sert d'unité de lieu. A ne pas manquer toutefois et voir sans hésiter.
Kathryn Bigelow a réalisé le film quasi parfait sur un faits divers réel. Le racisme, la bêtise, la difficulté d'intégration pour les afro américains dans l'Amérique des années 60-70 tous ces thèmes sont abordés magnifiquement et le tout est ciselé à merveille. Le début du film commence par une explication des faits (le pourquoi et le comment les évènements narrés juste ensuite sont arrivés), explication sous forme de dessin animé. Et ce début super original est la clé du film. Les faits sont amenés tout doucement et le faits divers arrive à point nommé et là ça vous prend aux tripes. L'indignation est là et vous avez envie de vous lever à plusieurs reprises tant les scènes paraissent réelles. Le fait d'ajouter des images d'époque appuie sur le côté faits réels. La dernière partie est parfois un peu longuette mais peu importe. Film à montrer en cours d 'histoire.
Kathryn Bigelow nous livre une nuit d'angoisse à Detroit ! Des flics de la ville, menés par un jeune raciste déterminé, exercent une violence physique mais aussi et surtout psychologique sur les noirs avec un petit jeu malsain qui ne manquera pas de déraper. Le film proposera ensuite une partie procès, au détriment du rebondissement malin que l'on aurait souhaité (et qui ne sera envisagé qu'un bref instant), à savoir réussir à faire accuser le gardien noir (incarné par John Boyega) de tous les meurtres ; ce qui aurait donné davantage d'ampleur, de force, et de subtilité à ce scénario en dénonçant une maligne et cruelle corruption des forces de l'ordre. Malheureusement, "Detroit" relatant un fait réel, le film ne prendra pas de liberté avec son scénario, et dénoncera tout simplement une énième et classique injustice sur le sujet du racisme, sans aucune innovation, de quoi nous offrir une sensation de déjà vu. "Detroit" est long à se mettre en place, ça trainera pas mal dans sa partie de présentation (d'autant plus que l'on se moquera de tout ce préambule inutile sur ce groupe de chanteurs, le film ne gagnant rien à s'y attarder, si ce n'est faire fuir son public avant même de le laisser découvrir le cœur de son sujet), ainsi que lors de cette fameuse nuit interminable, où un côté rébarbatif se fera ressentir, avant de nous laisser sur notre "fin". En résumé, "Detroit" excelle dans son travail de retranscription sur ces années 60, mais restera un film plutôt classique, aussi bien sur le fond que sur la forme, et certainement pas assez poignant pour se démarquer de ses confrères dans le registre du racisme, de la corruption ou encore de l'injustice.
Nouvelle plongée dans l'histoire des Etats-Unis signée Kathryn Bigelow, "Detroit" fait la lumière sur les impressionnantes émeutes qui frappèrent cette ville à la fin des année 60 suites aux nombreuses violences policières à l'encontre des noirs-américains. Si l'on a à peu près tous connaissances de ces faits notoires, une piqûre de rappel est toujours bonne à prendre, notamment sur cette sordide affaire de l'hôtel Algiers. La réalisatrice de l'excellent "Démineurs" notamment jette littéralement un pavé dans la mare et n'y va pas par quatre chemins pour dénoncer ces faits. C'est intense, violent, immoral et toute la partie en huit-clos ne vous laisse pas souffler une seule seconde ! Comme à son habitude, Bigelow nous livre un film hyper documenté, mélangeant parfois fiction et images réelles pour une immersion encore plus profonde, en revanche, il y a ici de nombreuses scènes qui trainent en longueur et qui semblent bien souvent inutiles. Des scènes sensées rendre les personnages plus fouillés et plus attachants (pour la plupart) mais qui cassent finalement beaucoup le rythme. Par contre, le sans faute vient sans aucun doute du casting, les comédiens sont irréprochables avec notamment un Will Poulter exceptionnel que l'on adore détester ! Un point important également avec le refus de la facilité pour Bigelow qui sait nuancer son propos aussi dénonciateur soit-il, ce qui donne sans aucun doute encore plus de force et de sens à son métrage. Au final, c'est vraiment dommageable qu'il y ait autant de scènes superflues car le message est fort et le film en lui-même d'utilité publique. A voir une fois au moins.