Detroit
Note moyenne
4,1
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370 critiques spectateurs

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54 critiques
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32 critiques
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Albert D.
Albert D.

7 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 novembre 2017
Sonné, il m'a fallu une demi heure hors de la salle pour comprendre que j'avais vu un chef d'oeuvre. La reconstitution est extraordinaire, pas un détail n'a échappé à l'équipe, que ce soit les scènes dans le music-hall, le motel Algiers, les rues.
Et la façon qu'a Mme Bigelow de filmer les acteurs au plus près, en sublimant leur visage à tel point qu'on avait envie de les caresser (ceux des bons, je parle, pour les flics, c'est une autre envie).
Et trois films en un, c'est un bel exploit (reportage, horreur et prétoire).
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2017
J'avais adoré "Zero dark thirty" sorti en 2013. Je suis un peu moins enthousiaste concernant celui-ci, même s'il recèle d'indéniables qualités, notamment l'incroyable sens de la mise en scène de la réalisatrice. Détroit donc, en 1967. La ville est en plein chaos, une descente de police dans une fête afro-américaine a mis le feu aux poudres. Les Noirs se révoltent, les forces de l'ordre chargent à qui mieux mieux, les vitrines explosent, les magasins sont pillés : c'est une véritable guerre civile, voire de civilisation, qui se joue ici. À la suite de quelques détonations provenant de l'Algiers Motel (et d'un pistolet en plastique !), trois policiers zélés font irruption dans l'établissement pour rendre justice à leur manière. Commence alors un huit-clos presque filmé en temps réel où toutes les méthodes les plus ignobles, les plus dégradantes, les plus violentes seront utilisées pour extorquer à ces touristes innocents des aveux imaginaires. C'est là que la maestria de Bigelow s'exerce et impressionne. La tension est à son paroxysme, l'atmosphère étouffante est insoutenable. Cette démonstration de force n'a rien de gratuit. Au contraire, elle explore avec acuité les ressorts du racisme le plus primaire, de la bêtise, de la haine viscérale en prenant soin d'éviter tout manichéisme. Il n'y a pas de "gentils" Noirs ni de "méchants" Blancs, tout est évidemment bien plus complexe que cela. Je trouve en revanche que l'enjeu du film se dilue un peu dans des digressions qui nuisent à son rythme, à son efficacité et à sa puissance. Le scénario est long à mettre en place son véritable sujet et perd beaucoup de temps à expliquer ce que le prologue animé avait suffisamment bien décrit.
Alain C.
Alain C.

3 abonnés 36 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 octobre 2017
Ce film dégage une puissance émotionnelle comme rare au cinéma probablement due au style documentaire en immersion voir en caméra cachée.
Le jeu d'acteur nous fait oublier que c'est du cinéma et nous rappelle à la triste réalité de l'époque.
Un excellent film qui terrorise son auditoire compte tenue de la pression psychologique que la police de l'époque exerce sur ces jeunes gens.
Immersion garantie !
Quand on sait que les américains éliront un président noir 40 plus tard sans oublier l'assassinat de JFK.
Doit-on aimer ou détester l'Amérique ?
lionelb30

543 abonnés 2 924 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2017
Base sur des faits reels donc interressant ,histoire presque banale dans l'histoire raciale americaine mais toujours bon de se rememorer. Le film lui est a certains moments assez prenant mais pas toujours et surtout un mauvais doublage fait perdre en tension.
dillinger75
dillinger75

11 abonnés 81 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 octobre 2017
Je n'ai pas été emballé par ce film. Parmis les films sur les questions raciales des noirs aux Etats-Unis je trouve que Twelve years a slave, Django Unchained et le Majordome, sont mieux construit et plus intéressants. Le film est redondant, tout tourne autour de la scène interminable et dérangeante de l'arrestation des jeunes afro-américains, la réalisatrice a voulu insister sur l'injustice des noirs américains et les abus et l'impunité des blancs envers eux mais au travers d'une seule dimension, un évènement (aussi effroyable soit-il).Je trouve dommage qu'il n'y ait pas plus de "vie" dans ce film. De plus l'histoire du groupe "the dramatics" n'est absolument pas exploitée La mise en scène est loin d'être exemplaire, les rues sont vides...
Reste que les acteurs sont bons et que le film met en lumière cet évènement historique tragique des Etats-Unis,
r0c-bribri
r0c-bribri

31 abonnés 818 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2017
Detroit en dénonçant les violences policières lors des émeutes raciales de 1967 réussit à mettre le feu aux poudres aux Etats-Unis, il n'y a qu'à regarder les réactions vives. De plus, c'est ici par le prisme de la violence policière la plus brutale que les relations blancs ( en uniformes) et noirs ( en victimes) sont montrées. Le film commet pour autant deux erreurs importantes. la première est de perdre le spectateur arrivé au moment de la focale sur les évènements du motel: où veut-on en venir? Le spectacle relativement insupportable et répétitif ne permet rien et reste confiné dans le choc, la violence et l'impensable. On se demande presque s'il n'y a pas un plaisir sadique sinon voyeuriste à montrer à un tel niveau la violence gratuite policière. La deuxième erreur est de perdre l'univers alentour dépeint au début et à la fin du film qui offre au film plus d'ampleur et permet davantage de reconstruire l'inégalité des rapports raciaux. Par cette double perte, Detroit laisse mitigé. Pour autant, le film est en effet une bombe et a ce mérite de remettre les Etats-Unis face à leurs contradictions et à leur déni.
virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 octobre 2017
Déception. On a connu la réalisatrice plus pugnace et engagée. Le thème est porteur et aurait nécessité un traitement moins manichéen et classique presque. Pas de caméra brute comme dans ses précédents films (malgré le mode "caméra à l'épaule", RAS pour moi). Bcp de scènes d'introduction à rallonge, même si cette première partie "historique" est à utiliser pour mettre en place le contexte sociétal et politique. Les personnages s'éparpillent et ils dégagent peu d'empathie. Quand la 2ème partie narrant les faits dans l'hôtel arrive, on est déjà peu passionné. Cette dernière s'étire là aussi pour démontrer toute la violence subie. A quoi bon ? La troisième est pour moi la meilleure. On souffle à moitié mais le cadre juridique ne laisse pour autant pas le spectateur en paix et démontre, autrement, toute l'absurdité et hypocrisie du système (pourri) américain.
Le plus dramatique c'est que le film est tout à fait transposable de nos jours. Les USA ne sont décidément pas un pays qui s'est libéré de son passé esclavagiste. Pathétique.
Il demeure malgré tout des moments grandioses avec un souffle dramatique poignant. Trop rare au final. La scène d'animation départ qui explique l'évolution du contacte racial dans le pays, est quant à elle une jolie trouvaille. Le casting est très bon. Comme toujours, la direction d'acteurs/ices de Kathryn Bigelow est forte. Comment aller au bout de certaines scènes pour les acteurs qu'elle entraîne loin encore une fois ?
Je reste donc septique quand à sa maîtrise du sujet et son choix de traitement, sans apport nuancé. Son message semble si évident : les méchants blancs et les gentils noirs dans un pays sans justice. Simpliste à mon sens.
On en sort assez violenté, un peu amer, mais plus par une impression assez moyenne de l'ensemble que par le sujet (fort! Inadmissible ! Odieux!) qui ne propose pas une lecture adéquate et à sa hauteur.
Reste une femme qui a du cran, du courage et de la volonté et rien que pour cela, tous ses films méritent d'être vus.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 octobre 2017
Le cinéma, périodiquement, nous donne des claques. Comme seul lui peut nous donner.
Detroit en est une, une des pires et des meilleures claques qu'il m'ait été permis de recevoir.
Et même si nombre de mes ami.e.s cinéphiles me diront que les films de ce genre utilisent tous les mêmes ressorts, qui fonctionnent très bien ; j'en ressors sonné.
Detroit nous laisse seul.e.s face à nos idées préconçues, nos petites blagues sans conséquences, nos sentiments de ne jamais être du mauvais côté de l'histoire. Comme d'autres chefs d'oeuvre l'ont fait avant lui, avec un goût similaire à celui que La Liste de Schindler nous laissait, celui d'aigreur et de colère.
Tous les spectateurs de ma rangée, blancs, sont sortis avec la même envie que moi : celle de demander pardon.
Une réalisation implacable, des acteurs qui sonnent justes et un scénario tristement bien reconstitué sont les recettes d'une filme historiquement vrai, qui tombe à pic dans un monde troublé.
Une horreur. Qu'il faut voir. Pour ne pas répéter l'histoire, triste.
Il y a des claques qui valent la peine de tendre l'autre joue.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 octobre 2017
Un film poignant, déchirant qui vous prend aux tripes si vous avez du coeur. Il explique pas beaucoup les causes de cette événement que l'on devine certes à cette époque mais il relate les faits avec une émotion forte surtout sur la scène dans l'hôtel. J'en suis ressorti tout remonté comme d'habitude sur ce type de film basé sur des faits réels. Le jeu des acteurs est bon en passant par John boyega qui a joué majestueusement et du policier blanc que j'ai détesté durant tout le film.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 15 octobre 2017
Les méchants blancs qui tapent sur les gentils noirs. Attention public sensible: ils sont très méchants. A part ca vous apprendrez rien.
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2017
Detroit n'est pas un film agréable à regarder. Je suppose que certains seront même profondément dérangés par la tonalité quasi sadique qui colore le film.

Nous sommes en 1967, et des émeutes raciales éclatent à Detroit. Quelques jeunes Noirs vont vivre l'enfer le temps d'une nuit, piégés par trois policiers cruels.

Le film commence par une mise en place d'une redoutable efficacité. Mêlant images d'archives et prises de vue façon caméra à l'épaule, la réalisatrice nous immerge très efficacement dans le chaos d'une véritable révolution. Le point fort de cette introduction, c'est d'introduire les personnages principaux de l'intrigue à venir sans qu'on les remarque vraiment.

Le coeur du film est ensuite un interminable huis-clos (mais s'il est interminable pour nous, imaginons ce qu'il fut pour les victimes !) éprouvant et dérangeant. La caméra réalise des prodiges durant cette partie, et élève Detroit au rang de meilleur film réalisé par Bigelow, à mon sens. On est absolument et tristement dedans.

Dans une sorte de symétrie bienvenue, Detroit se termine comme il a commencé : la suite des évènements est esquissée à grand coups de subtiles ellipses.

L'ensemble constitue un film coup de poing, et pour une fois, l'expression n'est pas galvaudée tellement la mise en scène nous frappe plusieurs fois au plexus. Le film plaira à ceux qui sont sensible à un type de cinéma maîtrisé, d'apparence rude et pas forcément toujours subtil. C'est mon cas.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 octobre 2017
Un film coup de poing sur les relents de la ségrégation dans une ville du nord des USA, DETROIT, en 1967,avec des policiers racistes qui sont lavés 2 années plus tard la justice des crimes qu'ils avaient commis pendant les émeutes de la population afro américaines, contre des représentants de cette communauté ! A voir !
lhomme-grenouille

3 621 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2017
Eh bah ça m’a plu ce « Detroit »… Pourtant le début m’avait laissé plus que sceptique. Parce que oui, par quoi commence ce film ? Il commence par un long carton d’introduction. Or ça, moi, c’est l’annonciateur de la pire des paresses. Quand tu décides de raconter par du texte ce que tu pourrais faire avec du cinéma, ça n’augure rien de bon. Et quand en plus j’ai constaté que ce carton n’avait que pour seul et unique but de me faire une longue leçon de morale visant à justifier dès le départ les actions des uns et à condamner les actions des autres, là j’ai commencé à avoir très peur. Par tous les dieux du septième art ! Katheryn Bigelow allait-elle donc tomber aussi bas ? Allait-elle simplement se contenter de zapper tout l’aspect discursif de son sujet pour simplement l’illustrer avec des images choc ? Franchement, au début j’y ai cru. Et si le rendu visuel des premières scènes d’émeutes se révèle très percutant, tournées caméra au poing en mode « reporter sur le front », le risque de voir le film s’enliser dans la démonstration et la dénonciation faciles était malgré tout bien palpable. Heureusement, Katheryn Bigelow n’est pas née de la dernière pluie, et pour le coup ça se sent assez rapidement dans la manière dont l’intrigue se met à évoluer. En bonne taulière du cinéma d’action américain, l’amie Katheryn joue très vite avec les modulations de rythme pour faire « respirer » son film. Parce que non, une bonne tension au cinéma n’est pas une tension qu’on tient tout du long. Une tension trop maintenue sur le temps long finit toujours par atteindre une phase de plateau ; moment où généralement le spectateur finit par décrocher. Dans le cas de « Detroit », les premières scènes d’émeutes sont vite contrebalancées par des scènes s’intéressant à des parcours individuels apaisés et déconnectés de l’émeute. Pour moi, c’est d’ailleurs là que j’ai commencé à rentrer dans le film. Cette bascule m’a permis de m’impliquer dans des individus et non dans une masse ; elle m’a permis de ressortir d’un discours social prémâché au profit d’enjeux plus personnels et nuancés, et surtout elle m’a permis de saisir différemment toute la violence de ces émeutes. Parce que oui, quand on passe d’une scène où un groupe d’amis à la voix d’or s’apprêtent à exaucer leur rêve en montant sur scène, et que soudainement les émeutes viennent percuter leur destin, en termes d’expérience sensorielle, il se passe quelque-chose. Car c’est aussi ça le talent de Katheryn Bigelow dans « Detroit » : elle sait très vite poser ses atmosphères ce qui donne du coup encore plus d’impact à ses ruptures et ses transitions. Pour le coup, les contrastes instaurés entre ces moments conviviaux et ces moments violents parviennent vraiment à générer cette respiration indispensable au bon fonctionnement du spectacle. Et là, franchement, malgré les 2h20 de spectacle, je trouve que tout cela coulisse à merveille. La tension est merveilleusement entretenue, tout cela au service d’un univers très prenant et très signifiant. Pour le coup, le matraquage discursif de l’introduction se révèle bien superflu au regard de ce que Dame Bigelow est capable de nous faire ressentir grâce à la maîtrise de ses codes formels. En l’occurrence, l’usage des codes du cinéma de guerre pour parler d’une émeute urbaine est très riche de sens. L’association des deux univers génère d’étranges sensations, comme cette impression d’assister à une ville prise d’assaut par une armée ennemie ou bien encore cette impression de voir une population subir les crimes de guerre menés par un occupant. Franchement, rien de mieux pour nous mettre à la place des noirs de Detroit ; pas besoin de carton manichéen pour cela. D’ailleurs, si je devais trouver quelques limites à ce film (parce que je lui en trouve), je les trouverais sûrement dans ces quelques réminiscences de l’esprit du carton d’introduction que l’on retrouve un peu partout le long de l’intrigue. Par exemple, le parti que prend le film de présenter dès l’intro les policiers zélés me paraissait clairement dispensable. Même si j’entends bien que dans les années 1960, des policiers de ce genre devaient être foison, leur présentation contribue clairement à construire l’intrigue de manière binaire et manichéenne entre d’un côté les gentils vraiment gentils et les méchants vraiment méchants. Même si le film nuance souvent cette position en révélant quelques mécaniques systémiques dans cette oppression étatique, se retrouver avec ces personnages vraiment caricaturaux – et cela dès le départ – nous enferme un peu dans un schéma de pensée et de perception de la situation qui est assez pauvre parce que justement binaire. spoiler: Pour le coup, je trouve que ça aurait été tellement plus intéressant de ne commencer à dessiner la personnalité de ces policiers qu’au moment de la « prise d’otage » dans l’Algiers. D’une part, ça aurait permis de vivre l’assaut comme étant celui d’un ennemi invisible, non personnifié, et donc encore plus effrayant. Ensuite, la singularisation progressive des ennemis aurait pu ouvrir sur cet effroi qu’aurait pu susciter certaines personnalités ; effroi d’autant plus fort que ces gens se seraient révélés au fond que de simples flics assez ordinaires et au fond assez humain. L’autre avantage de choix, c’est qu’il aurait alors été une transition parfaite vers le troisième temps du film qu’est le procès. Pour le coup, dans de telles conditions, j’aurais trouvé le déroulement de l’intrigue absolument parfait.
Mais bon, on ne refera pas le film hein… De toute façon, l’un dans l’autre, et malgré ces petites scories qui restreignent parfois notre analyse de l’événement, « Detroit » n’en reste pas moins un film que je trouve diablement efficace dans sa mise en scène et dans son cheminement. Et même si le final se révèle être assez conventionnel, je dois bien avouer qu’il a su conclure un spectacle qui m’a remué émotionnellement parlant, ce qui est pour moi le synonyme d’un pari remporté. Donc oui, « Detroit » est pour moi un film efficace et malin. Alors rien que pour cela : « merci Katheryn Bigelow »
floflo2204
floflo2204

98 abonnés 379 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2017
Kathryn Bigelow est de retour sur le devant de la scène avec un film qui se veut terriblement actuel malgré l'ancienneté des faits racontés. La réalisatrice/investigatrice nous emmène dans la ville de Détroit découvrir ce qu'il s'est passé pendant les terribles émeutes de 1967 avec une force indiscutable. Elle reprend son rythme de caméra un peu saccadé qu'on avait pu découvrir dans Démineurs et qui s'accorde encore une fois parfaitement à l'histoire mais surtout à la puissance qu'elle cherche à y insuffler. En racontant une histoire violente et relativement ancienne, Bigelow s'attaque également de manière subtile à tous les problèmes raciaux qui parcourent les Etats-Unis actuellement. En effet, elle ne le fait jamais directement, elle ne dérive jamais de son récit et reste toujours attachée au scénario brillamment écrit par Mark Boal. Un scénario qui nous entraîne sans aucuns temps morts à travers le récit de ce film. On n'imagine pas qu'une seule seconde de ce film aurait pu être coupée au montage tant chaque instant en est essentiel. Le fait d'avoir ajouter des images d'archives est aussi une très bonne idée qui contribue à renforcer le réalisme du film. Cet ajout ne se fait jamais en coupant rapidement le récit mais toujours à des points stratégiques. Le long-métrage est accompagné d'un casting de haut-vol terriblement impressionnant. On retrouve quelques têtes bien connues comme John Boyega, Anthony Mackie, Hannah Murray ou encore Jack Reynor qui livrent tous des performances excellentes et complètement différentes de leurs rôles habituels. Néanmoins, Will Poulter tient sans aucun doute le haut du panier avec un rôle glaçant qu'il a su s'approprier sans aucunes difficultés pour nous faire vivre toute l'horreur de la situation. La musique joue un grand rôle dans le long-métrage, il est intéressant de voir toutes les formes qu'elle peut prendre dans celui-ci. On est d'ailleurs bien souvent tentés de danser quant on entend les premières notes d'un morceau qui se révèlent toujours étrangement efficace. Kathryn Bigelow c'est une nouvelle fois attaquée à une histoire vraie mais qui a cette fois une résonance toute particulière dans l'Histoire actuelle. Cependant, comme à son habitude, la réalisatrice le fait avec un talent incroyable et sans aucune langue de bois pour nous livrer un long-métrage actuel et nécessaire. Finalement Détroit pourrait se résumer à ça : 2h20 d'apnée face à un des plus grands films de l'année.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 octobre 2017
Un film bouleversant par sa vérité et qui surtout nous rappelle que pas grand chose n'a réellement changé en 50 ans aux US quand un jeune policier blanc raciste mais avant-tout arrogant, lâche, maladroit et dépassé par les événements agit dans un système notamment judiciaire qui accorde à la Police un degré d'impunité pas toujours mérité. Et ce n'est pas Donald qui va arranger ça...
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