Petit film de casse sympathique qu'est "Logan Lucky", dont le rythme élevé et les couleurs chaudes mettent à l'aise, suffisent à procurer une bonne dose de plaisir. Le divertissement de Soderbergh touche pourtant certaines limites, qui peuvent être expliquées autant par la mise en scène que par l'écriture. Si le braquage en soi est rondement mené, les préparatifs et ses causes sont filmés de manière trop superficielle, un constat lié au schématisme même des personnages. A trop vouloir dynamiser son montage, Soderbergh oublie de faire des scènes qui permettraient de mieux introduire ses personnages et de faire davantage espérer au spectateur la réussite du casse. L'enchaînement des plans est parfois trop rapide, l’interprétation est plutôt inégale (Daniel Craig qui en fait des tonnes dans un rôle à contre-emploi) et la bande-son, si elle est savoureuse, reste malgré tout trop présente et donne l'impression qu'elle "remplit" l'image plus qu'elle ne l'accompagne. En somme, Soderbergh signe une comédie loin d'être désagréable, mais qui expose quelques failles formelles et scénaristiques.
Après sa trilogie Ocean's, Steven Soderbergh réitère dans le domaine du casse, à la différence que les professionnels (et accessoirement beaux-gosses en costard) seront ici remplacés par des personnages lambdas, un peu plus paumés, mais néanmoins compétents (enfin, pour ce qui est des meneurs), et nettement moins narcissiques que la bande à Clooney. Le concept n'aura rien d'original en soi, les petits moments de décalages ou d'exagérations interviendront en guise de rythme humoristique, le plan ne forgera pas spécialement le respect mais tiendra pourtant la route, et l'écriture générale restera appréciable, de quoi nous divertir facilement. Les films de casses et autres braquages en tout genre sont rarement d'un rythme ennuyeux, le cinéaste ne surprendra pas dans cet exercice avec ce "Logan lucky", mais nous prouve qu'on peut toujours compter sur lui dans ce domaine pour passer un agréable moment. "Chou-fleur !"
Le retour de Steven Soderbergh surprend autant que ses twists habituels. Le père de la saga « Ocean’s » nous revient avec un nouveau braquage des plus anecdotiques. On explore les fossés de deux extrêmes, constamment relancés dans un récit très mouvementé. On y étudie ce qui distingue l’échec de la réussite, le riche du pauvre, ou encore la poisse de la chance. Le caractère peu encourageant est souvent associé à la famille Logan, qui aura toujours un cran de retard pour rattraper leur condition. Cela dit, le rêve Américain reste d’actualité avec une gourmandise qui rime avec ambition.
Victimes d’injustice dans une société oubliée du sud, les frères Logan, Jimmy (Channing Tatum) et Clyde (Adam Driver) tentent un casse particulier. Décidant de reprendre leur vie en main, ils vont essayer de surmonter leur condition physique qui les emprisonne dans une routine bien fastidieuse. Joe Bang (Daniel Craig) vient alors leur apporter l’expérience et la sérénité dans une affaire que personne ne domine au final. On aurait pu détourner davantage les codes en adoubant l’absurde, mais on préfère l’utiliser comme un pivot, sans qu’il ne transcende l’écran. Aidés par ses deux frères, encore plus perchés que lui, l’opération prend une tournure comique, mais futile face à au thème principal. En effet, ce casse n’est qu’un prétexte de plus pour dénoncer une certaine mentalité.
On garde à l’esprit une comédie simpliste, travaillée sur des dialogues à en faire relâcher la pression. Mais le ton change clairement dans l’approche de l’équipe montée. On ne s’adresse plus à des protagonistes qui profitent pleinement de conditions saines dans leur intervention. Moins riches, donc plus exotiques, les Logan se livrent dans une aventure où leur naïveté tutoie nettement la chance. Intouchables par choix du metteur en scène, on jour sur l’approximation des situations pour que l’humour fasse son effet. Très peu de décalage, le sujet est maîtrisé sans que certaines longueurs viennent troubler le visionnage. Désormais, le talent de mise en scène n’est plus à remettre en cause, car malgré un recyclage poussif, c’est dans les acteurs que le réalisateur confie la survie de son comeback.
Et au-delà de la magouille que préparent la fine équipe de bras cassées, on peut entrevoir un message sur un état dans le fond du panier. Exilé de toute influence politique, les habitants, à l’image des Logan et de leur entourage, sont soumis à des conditions qui n’évolueront pas en leur faveur. Aucune opportunité ne viendra les soutenir pour les plus courageux. La majorité s’isole dans leur routine qui les fait régresser, voire échouer. On passe par de nombreux exemples afin de nous montrer que la sécurité à la santé est compromise ou que les industries ne donnent signe de vie que par intermittence, comme pour le NASCAR ou pour les authentiques concours d’enfants. Et il en va de même sur les interventions sportives que sont les courses de voiture, greffées dans une tradition plutôt mondaine dans l’histoire de la nation.
Après avoir réussi un magistral remake, Soderbergh nous prend à contre-pied en nous proposant une parfaite antithèse des Ocean’s. Le réalisateur parvient à déterminer avec justesse la notion d’équilibre entre le divertissement et la morale qui pousse à réflexion dans l’intrigue. « Logan Lucky » développe ainsi un propos très axé sur un rapport de force vis-à-vis du système. Les deux frères conditionnent l’image de héros Américains, à savoir le soldat et le grand joueur de football. Chacun y a sacrifié son ambition ou sa passion, que ce soit pour le collectif ou sa performance individuelle. On parvient alors à prouver que les limites de ce genre de réalisation sont repoussées, signant ainsi un discours assez équilibré entre une étude sociale et un braquage en toile de fond.
Complètement pas convaincu par ce retour derrière la caméra, l'assurance du réalisateur laisse une nonchalance plus marquée sur la pellicule que sur ses personnages. Une claque contestaire pour certains, un redite pour d'autres.
Porté par des stars de haut rang toutes géniales dans leur genre (Channing Tatum, Adam Driver, Daniel Craig au top avec ses cheveux décolorés, Hilary Swank,...), Logan Lucky raconte l’histoire d’une bande de losers attachants qui va se lancer dans un vol d’envergure d’argent liquide, à l’occasion d’une grande course automobile en Caroline du Nord. Imposant une atmosphère assez unique entre le blockbuster et le film d’auteur, ce long-métrage au ton mélancolique déroule son action en toute douceur, avec méthode et précision, à tel point que l’on a parfois le sentiment que les personnages nous échappent, et de rester comme extérieur à l’intrigue. Un peu dommage même si l’essentiel est sauf : on passe un bon moment devant les aventures de ces pieds pas si nickelés que ça.
un film humouristique, drôle et touchant qui nous raconte l'histoire de deux frères dans l'Amérique profonde, mués par l'envie de vaincre le destin et prouver aux autres qu'ils ne sont pas que des poissards ... ça m'a fait penser à l'excellent arnaque,crime et botanique ...
Les Logan ont la poisse. Jimmy l'aîné (Channing Tatum) aurait pu devenir pro au football américain si une mauvaise blessure au genou ne l'avait définitivement écarté des stades. Clyde le cadet (Adam Driver) a perdu une main en Irak. Mellie la sœur (Riley Keough) s'en sort le moins mal grâce à son emploi de coiffeuse. Pour chasser la malchance et sortir de la galère, le trio décide de réaliser un casse. Ils s'adjoignent les services de Joe Bang (Daniel Craig) un expert en explosif qui purge une peine en prison.
Steven Soderbergh est de retour. Le génial réalisateur américain avait portant annoncé son départ définitif du cinéma il y a quatre ans. Il s'était borné à tourné une série "The Knick" sur les débuts de la chirurgie hélas abandonnée au bout de sa seconde saison. Le plus jeune lauréat de la Palme d'Or ("Sexe, mensonges et vidéo" en 1989) a signé quelques uns de mes films préférés : "Traffic", "Solaris", "Contagion"...
Avec une efficacité inentamée, il reprend la recette éprouvée de la trilogie "Ocean Eleven/Twelve/Thirteen" : la préparation et l'exécution d'un braquage sophistiqué. Mais si "Ocean Eleven" se passait dans les palaces de Las Vegas et avait pour héros les mecs les plus sexy de la planète, "Lucky Logan" prend la direction opposée : l'action se déroule dans l'Amérique profonde, qui vote Trump en écoutant l'hymne national la main sur le cœur, qui emmène ses petites filles à des concours de beauté et qui regarde le week-end des voitures tourner en rond. Et ses héros sont des ploucs, des rednecks, des losers magnifiques qui cherchent à se venger d'une vie qui ne leur a jusqu'alors pas été bien douce.
Soderbergh est suffisamment habile, dans l'écriture de son scénario comme dans sa direction d'acteurs, pour nous tenir en haleine pendant près de deux heures. Son film n'en est pas moins construit sur un hiatus. Ses héros nous sont présentés comme de sympathiques abrutis sudistes - comme George Clooney dans "O'Brother" - mais la sophistication du plan qu'ils mettent en œuvre ne cadre pas avec leur simplicité bon enfant.
Après la trilogie « Ocean », Steven Soderbergh revient au film de braquages avec « Logan Lucky ». L’opération - le casse de la recette d’une course de Nascar durant le Memorial Day - est orchestrée par un bande de pieds nickelés du Midwest, pas très "fut fut" de prime abord et pourtant… Décalé, léger, manquant toutefois d’un poil de piquant et de peps, le film s’avère assez cool, à l’image des personnages, incarnés notamment par Channing Tatum, Adam Driver et un peroxydé Daniel Craig.
Au regard de l'affiche de Logan Lucky, on peut se demander si on est face à un poster grossier d'une star du rap US ou bien une annonce du prochain salon de tuning en Caroline du Nord. Qui plus est quand on connaît les dernières contre-performances de réalisation signées Steven Soderbergh, qui enchaînait les projets de mauvais goûts au cours de cette dernière décennie. Mais on y est pas du tout. D'entrée, on est dans un film des frères Coen, ou presque. L'univers est planté au milieu de ces deux frangins - Tatum & Driver complément déjantés. Le film est d'abord une franche comédie ou il est facile de rire aux éclats tant les acteurs font vivre le burlesque. Un film de casse qui ne passera jamais vraiment par la case thriller, mais ouvre un regard sur une Amérique à la fois peut montrée et tellement intéressante ! Il y a ce flegme dans les interprétations qui rend le film divertissant et toujours là on l'attend pas. Rudement bien écrit et casting nickel, une bonne surprise.
Drôle et sans surplus, on aime l’accent de l’Amérique profonde et le comique de situation. Pour autant, le scénario n’est pas d’une grande ingéniosité mais les personnages et les acteurs viennent vite effacer cette déception.
il y a des mauvais films, et de très mauvais, mais là !! des montagnes de bêtise, des océans de vulgarité (la petite fille qui chante), des forets de dialogues insipides (chez la coiffeuse), une non mise en scène qui atteint des abysses , c'est la honte du cinéma américain , que vient faire D G, - est ce bien Soderberg qui l'a signé, ? il devrait se cacher.
Alors qu'il était à la retraite, Steven Soderbergh est de retour à la réalisation d'un film, après avoir réaliser des épisodes de la série The Knick. Il revient avec Logan Lucky dans un genre qu'il affectionne : Le film de braquage. Genre qui lui a permis d'agrandir sa notoriété avec la saga des Ocean Eleven. Avec Logan Lucky il nous offre un film dans la même ligné que le premier Ocean Eleven, mais cette fois ci en oubliant le côté bling-bling et en ce concentrant sur des personnages de l'amérique profonde. Mais gare au apparence, les idiots ne sont pas toujours ce que l'on croit. Le film possède une ambiance vraiment sympa avec une photo magnifique et un bande son excellente. Il y a de l'humour décalés à la frère Coen et des personnages qui pourraient être présent dans un de leurs films. Le braquage et les personnages fonctionnent très bien, avec un casting 5 étoiles :Channing Tatum, Adam Driver, Daniel Craig (qui est tout simplement excellent), Katie Holmes, Hilary Swank, Riley Keough.... Logan Lucky souffre par contre de son rythme qu'il a du mal à trouver. Ceci dis avec Logan Lucky, Steven Soderbergh réalise un film dont il a la recette, qu'il maitrise et qui est vraiment plaisant à suivre. Sans être sensationnel Logan Lucky est un très bon divertissement.
Simple et efficace, un oeil sur The Big Lebowski et un autre sur Hell or High Water (pour Jeff Bridges), rien de très nouveau sous le soleil avec un de ces films de bras cassés au grand coeur qui se veut drôle tout en faisant une légère critique sociale. Le film y réussit mais il n'emballe pas non plus tout à fait parce que tout ça manque pas mal de rythme et de folie. Pour le coup, n'est pas le Big Lebowski qui veut, car le faux rythme du Dude participait au génie du film alors qu'ici c'est juste un peu top lent. Agréable mais un peu trop classique, avec un twist déjà vu et revu. Le casting est épatant par contre, notamment Adam Driver, parfait en simplet manchot.