Elle s'appelle Alba. Comme l'aube de l'adolescence et d'une vie qui va basculer alors que sa mère se meurt et que son père est un parfait étranger vieilli avant l'heure. Mutique, taciturne, quasi autiste, Alba est à l'écart du monde. Le film l'est aussi, délicat certes, mais lourd de silences qui n'en finissent pas au fil d'une histoire qui ne fait aucune concession à une quelconque dramaturgie. C'est sûr, les clichés du récit initiatique sont évités mais au prix d'une langueur excessive.