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La sphère cinématographique
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4,0
Publiée le 2 février 2025
Mise à mort du cerf sacré, nous emmène dans un film de genre que tout le monde n'appréciera pas à sa juste valeur. Scénario très original avec une ambiance pesante, une folie dérangeante. C'est lent et méthodique, avec une frustration qui s'installe au fur et à mesure du temps. Ce long-métrage est ultra-soigné, les acteurs jouant leurs rôles à la perfection. Nous sommes tenus en haleine, grâce à une tension palpable tout au long. Mention spéciale à l'acteur Barry Keoghan qui joue le rôle de Martin, un adolescent complètement dérangé qui rend toute situation malsaine. Bref, c'est un excellent film.
Pas le super film espéré, mais un excellent film tout de même. L'histoire est un peu "courte", mais si on est de bonne foi et un tant soi peu cinéphile, ne pas croire les critiques négatives, rarement justifiées pour ce genre, mais voir par soi-même. Les acteurs sont excellentissimes, et j'ai bien aimé, c'est déjà pas mal en ce qui me concerne.
Ce film, réalisé par Yórgos Lánthimos et sorti en 2017, n'est pas mal mais sans plus. Ce n'est pourtant pas le film du réalisateur auquel j'ai le plus de mal à adhérer mais peut-être celui qui me laisse le plus perplexe. C'est ici l'histoire d'une famille dont le père, cardiologue, est responsable de la mort d'un homme durant une opération au cours de laquelle il avait bu. Le fils de cet homme décédé a, pour se venger, maudit la famille du cardiologue qui doit alors tuer un membre de sa famille afin de sauver les autres. Bon voilà, c'est vraiment très particulier et honnêtement, n'ayant lu aucun synopsis avant de voir le film, je ne m'attendais pas à ce que le film comporte une part fantastique. Car oui, le garçon jette certes une malédiction sur la famille mais on ne sait pas vraiment d'où ça vient. Enfin bref, je n'ai pas eu tant de mal à rentrer dans le film car j'ai tout simplement adoré le traitement des personnages ! Ce réalisateur arrive toujours à surprendre, après dans le bon ou le mauvais sens, mais on ne sait en tout cas jamais à quoi s'attendre ! Et là, j'ai l'impression que c'est d'ailleurs une sorte de constante dans le cinéma du réalisateur, nous avons une nouvelle fois des personnages qui ne sont pas traités de façon humaine dirais-je. Par exemple, cette famille est ici très machinale, très robotique dans ses mouvements et dialogues, on dirait que le réalisateur leur a soufflé toute part d'humanité. De plus, tout est ordonné, ils habitent évidemment dans une petite banlieue et chacun à son rôle dans la maison, le père est médecin, la femme est surtout femme au foyer, le garçon arrose les plantes et la fille promène le chien (et chante aussi accessoirement). Je veux dire par là que nous avons l'image parfaite de la famille américaine classique bien sous tous rapports. Le fait que le trait soit aussi forcé nous invite à réfléchir sur le rôle de cette famille dans une société aussi bien ordonnée et comment tout cet ordre peut partir soudainement en vrille. Voilà, pour en revenir à un avis plus personnel, ce n'est pas tant le scénario qui m'a plu dans ce film car je trouve d'ailleurs qu'il tire un peu sur la longueur et qu'il n'est pas si passionnant que ça, mais c'est plutôt les personnages que j'ai trouvé fascinants ! La mise en scène est également très bonne et contribue bien-sûr à cette idée d'ordre et de discipline. En ce qui concerne les acteurs, nous avons principalement Nicole Kidman, Colin Farrell, Barry Keoghan, Raffey Cassidy et Sunny Suljic qui jouent franchement très bien. "Mise à mort du cerf sacré" est donc un film pour le moins particulier qui a le pouvoir de nous fasciner autant que de nous mettre mal à l'aise !
Une famille bourgeoise, un gamin extérieur qui jette un trouble puis une menace, une catastrophe mystérieuse qui s'amorce, un choix tragique à faire... Lánthimos fait référence au mythe d'Iphigénie pour sonder une mauvaise conscience et quelques instincts primitifs derrière un beau vernis social. Le début est excellent, dans une veine décalée voire absurde qui titille la curiosité. Mais le dispositif mis en place tient mal la longueur. Dès que l'argument principal est posé, dès que la mécanique infernale s'enclenche, le scénario se réduit à un interminable jeu sadique, complaisant. Pour un résultat finalement assez vain.
Avec Yórgos Lánthimos, on a au moins la sensation d'être dans un cinéma qui se veut élitiste, hommage au grands noms. Le grec n'en est pas encore là, il divise plus qu'il est vénéré, et pour cause. Ce n'est pas parce qu'on a un parfait emballage que le produit est de qualité. Pourtant, je dois avouer que pour la seconde fois après The Lobster, il m'a saisie et fasciné. J'ai détesté ce film et le but qu'il entreprend depuis qu'il amorce l'intrigue et les véritables intentions du jeune Martin (intentions certes mais le pourquoi du comment spoiler: est incompréhensible, sûrement que ce n'est pas là l'important, mais reste un tantinet agaçant. Comment fait-il? ). On a de nouveau le droit à un Colin Farrel plat aux dialogues monocordes (j'adore, c'est vrai qu'il a un côté très pathétique dans le regard sans expression, va savoir pourquoi personne d'autre n'y a pensé avant), le tout correspondant plutôt bien à l'ambiance clinique (époux médecins, lui chirurgien cardiologue, elle - Nicole Kidman, impeccable - ophtalmo), et dessert l'image de la petite famille bourgeoise parfaite. Nul doute que le temps qu'il s'accorde de perdre pour le jeune Martin est alimenté par un remord quelconque, lui l'homme de santé droit et juste, n'a pas l'air de se laisser importuné sans raisons valables. Mais en fin de compte l'entrée en matière semble se focaliser sur une histoire qui se veut volontairement banale et simple. Un brillant chirurgien prend sous son aile un adolescent qui semble un peu perdu, chirurgien qui lui de son côté mène une vie de famille des plus respectable. Rien ne sort du cadre. Sauf que plus on avance dans le récit, plus on comprend que l'un des deux va trop loin et que cela n'augure rien de bon. Jusqu'à la dramatique amorce qui fait plonger le récit en un conte tragique insoutenable. Comment ne pas être écœuré en voyant la façon dont l'histoire, et les enfant, avancent? Reste l'ultime geste inéluctable qui justifie le très littéraire titre du film. Au vu de l'ambiance et du cadre, on comprend vite que les intentions du réalisateur grec ne sont pas bonnes, il ne compte pas nous épargner. Ce qui devient une fin injustifiable le faire ressortir comme un être plutôt détestable. Quelle est la bonne raison de ce vieil adage Œil pour œil, dent pour dent? Sûrement métaphorique, sûrement qu'il va nous laisser nous faire une raison de tout cela. Et si la fin ne justifiait pas les moyens, cela pourrait donner une bel exemple de tout le misérabilisme que l'on peut trouver dans l'existence humaine. Obligée de faire face à ce qu'elle craint le plus dans la vie = la mort. Mais encore plus quand ce n'est pas la sienne, qui après tout, ne fait plus ressentir grand chose contrairement à l’irréversible douleur de la perte d'un être aimé.
Deux ans après son intriguant mais inabouti The Lobster, le cinéaste grec Yórgos Lánthimos transformait l’essai avec sa Mise à mort du cerf sacré. Superbement mis en scène, visuellement splendide, ce film profondément pessimiste sur la nature humaine – sa seconde partie est absolument glaçante – nous raconte l’histoire du père d’une famille bourgeoise américaine victime d’un chantage abject. Comme dans un cruel épisode de la mythologie, ce dernier, formidable Colin Farrell dans la peau d’un chirurgien réputé, va devoir sacrifier l’une des choses qu’il aime le plus au monde pour réparer une faute commise plusieurs années auparavant. Et révéler les côtés les plus sombres de sa femme (superbe Nicole Kidman) et de leurs deux enfants (géniaux Raffey Cassidy et Sunny Suljic). À noter aussi, la performance du jeune Barry Keoghan dans le rôle d’un ado inquiétant, aux étranges pouvoirs de vie et de mort sur ceux qu’il a pris en grippe. Abominablement brillant.
Glaçant de bout en bout, tordu et glauque à souhait, ce film m'a souvent fait penser à Stanley Kubrick dans sa manière d'assumer son parti pris artistique jusqu'au bout, quitte à être en complet décalage avec la façon dont les émotions sont exprimées habituellement. Je suis pas sûre d'avoir tout compris mais ce n'est peut être pas très important non plus. Et c'est peut être même ça justement le propos du film : parfois les choses n'ont pas de sens, elles sont simplement intenses par elles-mêmes, aussi belles que cruelles et il nous faut l'accepter, lâcher prise, parce qu'en fait nous ne sommes pas très importants non plus.
C’est un film raté, j’ai cru voir une réalisation digne de Park Chan Wook avec l’actrice star Nicole Kidman, ce n’est qu’un synopsis dramatique d’un cinéaste grec qui ne m’a pas coupé le souffle à cause de son intrigue thriller qui mène au bout de nulle part, l’irrationnel est forcé dans la mise en scène, de par des jeux d’acteurs non naturels.
Film étrange ou un médecin (Colin Farrel) va devoir payer pour la mort d'un de ses patients qu'il avait opéré et qui n"a pas survécu à l'opération.Lui et son épouse (Nicole Kidman) doivent regarder leurs enfants tomber malades sous leurs yeux et aller vers la mort. Ils essaient d'intervenir auprès de l'orphelin qui orchestre le drame.
Le parfait exemple d'un cinéma d'auteur, avec un style et des ambiances très particulières, et on entre dedans ou pas. C'est tellement dénudé, froid presque glacial dans les rapports humains et dialogues, le tout surtout en début de film sans bande son pour meubler les silences. Du coup s'installe inévitablement une sensation de malaise, de malsain, d'autant que les relations entre les membres de cette famille sont loin d'être chaleureux et spontanés. Tout semble codifié, stéréotypés, ritualisé ,sans émotions ni affects, même les scènes de sexe d'une tristesse affligeante. Aucune place pour la fantaisie, le plaisir, presque la vie elle même. Et puis il y a cette relation trouble de ce jeune garçon avec le père, chirurgien cardiologue de renom, jeune adolescent qui va peu à peu envahir cette famille, la harceler psychologiquement jusqu'à ce que le film versé quasiment dans le paranormal, la sorcellerie, la malédiction et même l'horreur. Rien n'est vraiment expliqué et cohérent mais on subit ce malaise et cette horreur qui s'installe, sans cris, presque tranquillement et surtout très cyniquement. C'est un film vraiment troublant et déstabilisant, totalement ovni et à part où on doit lutter pour essayer de comprendre les mécanismes psychologiques des différents personnages. Des acteurs de renom, Colin Farrell déjà dans The Lobster du même cinéaste et Nicole Kidman mais c'est bien ce jeune acteur irlandais Barry Keoghan qui est omniprésent, troublant, impressionnant, oppressant comme l'est son personnage. Sacré à Cannes ce film ne peut que déchirer et on ne peut objectivement que lui reconnaître des qualités évidentes de style, de scénario, d'interprétation. Après il faut aimer et apprécier et ça c'est une autre histoire et une question de goût et de sensibilité personnelle pour un film qui ne peut en aucun cas laisser indifférent ni se faire oublier façon film kleenex.
Ce nouveau film du réalisateur du surprenant « The lobster » est lui aussi singulier. Commençant un peu comme « Théorème » de Pasolini avec Martin, un adolescent qui arrive dans cette famille bourgeoise dans laquelle on pense qu’il va séduire tous les membres, le métrage prend un virage à 180 degrés et bascule dans le drame horrifique avec ce père obligé de faire un choix cornélien. Finissant étrangement dans un restaurant, un diner américain, comme dans « The lobster », « Mise à mort du cerf sacré » est nanti d’un superbe casting avec des acteurs jouant froidement (c’est le but) et semblant ne pas communiquer entre eux illustrant sans doute notre société contemporaine où les individus paraissent évoluer côte à côte sans même échanger une parole et qui se remettront tranquillement d’un tragique événement. Métaphore triste et glaçante, comme le monde actuel, malheureusement.
Mise à mort du cerf sacré est une curiosité cinématographique. Je ne connais pas le cinéma de Yorgos Lanthimos mais celui-ci, de nationalité grecque, propose une oeuvre dont les contours sont des hommages directs au cinéma de Stanley Kubrick. Certains plans dont de nombreux travelling font directement écho aux Sentiers de la Gloire, 2001 ou encore Shining. Bref, nous nous retrouvons avec une esthétique soignée mais légèrement froide et peu inspirante. Autour de ce film, un casting étonnant qui fait écho là aussi aux Proies de Coppola puisqu'on retrouve Nicole Kidman - toujours aussi excellente dans les rôles froids et rigides mais également Colin Farrell, un acteur que je ne porte pas vraiment dans mon coeur. En revanche, j'ai eu une révélation pour le jeune irlandais Barry Keoghan qui propose une vision double de son personnage avec un côté attachant et terrifiant. Justement, l'inquiétude ne cesse de grandir tout au long du visionnage. Progressivement, un malaise s'installe avant d'atteindre un rythme de croisière au moment de la révélation : spoiler: une malédiction est portée sur toute la famille en référence au mythe grec d'Icare. Malheureusement, à partir de ce moment, le film perd en intérêt et en dramaturgie jusqu'à un final sanglant qui - reste percutant visuellement - mais largement décevant et convenu dans son exécution. D'ailleurs, en tant que spectateur, je souhaitais davantage explorer le complexe des 2 parents qui reste selon moi trop superficielle. La supposée alcoolémie ou infidélité du rôle de Farrell est une déception car ce sont uniquement des conséquences ou des constats. En aucun cas des causes. En bref, Yorgos Lanthimos fait des choix douteux qui mêlés à des longueurs interminables surtout dans le dernier acte rend le film assez frustrant. La Mise à mort du cerf sacré devient un soufflet qui retombe malheureusement trop vite. Dommage !
dérèglement pervers d'une famille parfaite par un intrus, comme dans le Théorème de Pasolini. Et c'est à la fois très déplaisant et plaisant. Très bien interprété, belle mise en scène. Peut-être plus un dispositif du dérangement, du dérèglement qu'une histoire aboutie. Le finals semble ainsi moins convaincant. La perfection perverse jouissive viendra avec le film suivant : La favorite.
Décidément, j'ai vraiment du mal avec le cinéma de Yorgos Lanthimos. Après The Lobster que j'avais détesté, nous voici avec The killing of a sacred deer, qui sera plus cadré, plus barré, plus passionné. Les acteurs me convainquent un peu plus, la musique toujours aussi stridente... Par contre, le gros défaut du réalisateur grec est qu'il n'explique rien, mais absolument rien du tout ! Le final est assez "what the fuck" pour dire que je n'ai finalement pas perdu mon temps. Pas indispensable du tout.