Mise à Mort du Cerf Sacré
Note moyenne
3,3
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203 critiques spectateurs

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benoitG80

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4,5
Publiée le 15 novembre 2017
« Mise à Mort du Cerf Sacré » est après le très bon « Lobster » du même Yórgos Lánthimos, un deuxième uppercut violent et magistral, dont les premières impressions auront bien besoin de décanter avant d’en parler !
Quel cinéaste virtuose capable d’aller dans les tréfonds de l’âme humaine pour en décortiquer le malaise, l’hypocrisie, les travers et au bout du compte la peur...
Nous voilà plonger dans une famille bourgeoise et aisée, où l’apparence est plus forte que tout, où tout sentiment spontané est contenu, où la moindre marque d’affection existe à peine, pour dégager ainsi un univers mort, aseptisé et glacé, impersonnel et inconsistant, les seules discussions familiales étant cadrées, formatées et réduites à des organisations du quotidien !
C’est l’irruption du jeune Martin, à la présence ambiguë qui sera la première fissure, avant les véritables craquelures de cette famille, si guindée et presque censurée dans sa façon de vivre.
De plus, ce cercle familial étrange et anxiogène, l’est encore plus par l’aspect à fortiori clinique de leur univers professionnel, où de longs couloirs et de grands espaces nous mettent presque mal à l’aise !
Tout cela va donc provoquer une impression étonnante, où le spectateur sera l’observateur attentif des menues réactions des uns et des autres, de l’évolution de chacun de ces personnages, entraînant des retournements inouïs, pour atteindre l’impensable avec l’ultimatum posé par Martin en terme de sacrifice !
Et justement, qu’on ne s’y trompe pas, car sans en dévoiler la teneur, la notion de sacrifice ici, présente tout son intérêt en tournant à la métaphore pure !
Le film au-delà des surprises, des rebondissements devient littéralement angoissant et passionnant à suivre, Colin Farrell et Nicole Kidman étant parfaits dans leurs névroses, engendrant elles-mêmes tout un lot de réactions qui vont avec !
C’est un couple qui va nous embarquer dans un fonctionnement ahurissant face au jeune Barry Keoghan, phénoménal et tellement inquiétant et saisissant dans sa composition de haute volée !
Quant aux deux enfants, ils sont aussi stupéfiants par leur présence prenante et leur impact...
Bref, sans entrer dans un problème politique ou relatif à la mythologie, on ne pourra être que secoué par ce drame dont la dimension tragique se décuple au fur et à mesure des événements inimaginables !
Décidément, Yórgos Lánthimos est un cinéaste à suivre. Atypique, surprenant et décoiffant, son travail nous laisse franchement dans un drôle d’état !
À voir...
Requiemovies
Requiemovies

242 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 novembre 2017
Mise à mort du cerf sacré de Yorgos Lanthimos répète un peu ce qu’il avait mis en chantier dans The Lobster, un pitch intéressant, saboté volontairement dans son dernier tiers pour perdre encore un peu plus le spectateur. Si la proposition peut s’avérer intéressante on ressent cette fois un certain je-m’en-foutisme qui sous l’alibi de rendre une œuvre artistiquement pointue, étrange et maîtrisée pourrait se permettre tout et n’importe quoi. Mais n’est pas David Lynch qui veut, pour le fond et encore moins Stanley Kubrick pour la forme.
Car si Mise à mort du cerf sacré est un très bel objet esthétique il s’avère beaucoup moins prompt à tenir son récit de la première à la dernière minute, et fait dériver son œuvre dans une sorte de caricature dont le fond ne varie guère film après film ; critique de la société, perversité humaine que même l’union familiale ne réussit à solder, et ce afin de chercher toujours à choquer dans la provocation, plutôt que de créer réflexions et interrogations.
Son film pose en outre un problème, car étrangement attirant dans sa composition, mise en scène chirurgicale et pesée (références, hommage ou copiage) mais ne s’élève jamais dans les bizarreries suggérées. La convocation des sens du spectateur est bien là mais tout se dessine assez vite sur un ton assez embarrassant du vide dans lequel s’inscrit apparemment Yorgos Lanthimos dans ce qu’il a à nous dire, ou plutôt, ne pas nous dire.
C’est donc lent, long, assez bête dans ses sens cachés, car redite de son précédent film, et révèle seulement une chose, la capacité des comédiens à sortir une prestation juste et parfaite dans la difficulté d’un scénario casse-gueule, tant et si bien qu’on se surprend à redécouvrir Colin Farrell et Nicole Kidman dans leur meilleur rôle depuis longtemps. Point.
r0c-bribri
r0c-bribri

33 abonnés 818 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 novembre 2017
Si "the Lobster" était décevant, la "mise à mort du cerf sacré" est franchement ennuyeux. Quelques scènes drôles sortent du lot et le ton du cinéaste est toujours aussi "drôle" mais il reste qu'à aucun moment il ne nous invite à porter un regard critique ou même à partager les enjeux montrés à l'écran. Il y a justement chez le spectateur la même chose que chez Colin Farrell, un certain froid et une placidité à l'égard de ce qui se passe.
Ufuk K

629 abonnés 1 776 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2017
"mise à mort du cerf sacré " prix du scénario au dernier festival de cannes est un thriller fantastique glaçant. En effet pendant près de deux heures nous y suivons la descente aux enfers d'une famille modèle américaine démontrant le côté le plus sombre de l'homme avec des comédiens convaincants dans leur rôle colin farrell en tête. seul défaut du film une difficile compréhension tout de même du scénario.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 novembre 2017
Patiemment, Lanthimos est entrain de constituer ce que l'on appelle une oeuvre
Il n'est pas un vendeur de vérités, de bons sentiments, de perversités
Ce n'est pas un cinéma d'auteur d'école
A travers ce film il s'intérroge, il nous intérroge - entre autres - sur la place de la tragédie à notre époque
Et comme cette question est peu audible aujourd'hui, peut-être ne veut-il pas la mettre en scène aimablement ? Il ne nous le dira pas.
Qui se rappelle des sifflets entendus à Cannes l'année de la présentation du Sacrifice de Tarkovski ?
janus72
janus72

56 abonnés 301 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 novembre 2017
Certains journalistes préfèrent nous raconter par le menu ce film afin de pouvoir remplir le vide sidéral qui découle de sa projection....
Oh que oui, c'est lent - long - glauque - indigeste et surtout plutôt prétentieux dans cet acharnement à vouloir nous la jouer à la mode Kubrick.
Seul le casting tente péniblement de sortir de ce trop long métrage aussi boursouflé qu'un énorme gâteau d'anniversaire US.
Bref, on peut s'éviter cette triste chose et ainsi préserver son porte-monnaie et évidemment son amour du 7 art.
WutheringHeights
WutheringHeights

134 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2017
La mise en scène très « kubrickienne » et un humour à froid ne suffisent totalement pas à compenser un film étrangement dérythmé.
Min S
Min S

69 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2017
Pour commencer j’adore le titre du film et même si j’ai pas trop accroché à la musique il est beautifully terrifying!!
Je valide !
Yves G.

1 897 abonnés 4 151 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2017
Steven (Colin Farrell) est cardiologue. Anna (Nicole Kidman) son épouse ophtalmologue. Ils forment un couple parfait avec leurs deux parfaits enfants, Kim, quatorze ans et Bob douze.
Mais leur vie se dérègle quand une mystérieuse malédiction les frappe lancée par Martin, un adolescent d'un milieu plus modeste dont le père est décédé lors d'une opération dirigée par Steven.

Regardez attentivement cette affiche. Qu'y voit-on ? Une chambre d'hôpital aux murs blancs qui semblent s'élever à l'infini. Elle est meublée de deux lits vides. Face à eux, un homme immobile dont on devine à peine les traits. Que n'y voit-on pas ? Les noms des deux stars hollywoodiennes qui tiennent le haut de l'affiche - ou, précisément, qui ne le tiennent pas : Nicole Kidman et Colin Farrell, excusez du peu. Ce parti-pris illustre bien l'ambition folle du réalisateur Yorgos Lanthimos : vendre son film non pas sur l'identité de ses deux stars mais sur celui de son thème profondément angoissant : le désarroi d'un père face à la souffrance de ses deux enfants.

On avait déjà remarqué ce jeune réalisateur grec originaire d'un pays dont le cinéma ne s'exporte guère. "Canine" et "Alps" étaient deux réalisation déroutantes. Après avoir franchi l'Atlantique, Lanthimos a signé "The Lobster", un film tout aussi déroutant dont l'action se déroule dans un futur doucement totalitaire qui force les veufs et les célibataires à se marier sous peine d'être transformés dans l'animal de leur choix.

Son film suivant, qui a déchiré la Croisette cette année, n'est pas moins troublant que les précédents. Il donne dans sa première moitié l'illusion d'être ordinaire. On y voit un père, une mère, deux enfants, dans une banlieue américaine semblable à celles qu'on a déjà vues mille fois. Sauf qu'un malaise persistant s'instille. À quoi est-il dû ? Difficile à dire. À certaines paroles échangées, telle cette mention des premières règles de Kim ? Aux pratiques sexuelles de Steven et Anna ? Ou à la relation (amicale ? filiale ? sexuelle ?) entre Steven et Martin dont on ne comprend pas la raison d'être.

Il n'est pas question d'une famille qui cache un lourd secret. Lanthinos est beaucoup plus subtil, qui ne construit pas son film autour d'un ressort si convenu. Non. Le malaise est plus diffus et sa solution moins évidente. C'est l'objet de la seconde partie du film. Un après l'autre, les deux enfants sont frappés de paralysie. Les médecins n'en comprennent pas la cause. Martin lancera son anathème et mettra entre les mains de Steven un pacte faustien.

Je n'en dirai pas plus. Et pas plus n'évoquerai-je la façon, macabre et risible à la fois, dont Steven s'en déliera. J'ai parfois eu l'impression d'une supercherie, macabre, dégoûtante, ridicule. Certains spectateurs ont partagé cette opinion et ont quitté bruyamment la salle. J'ai été fasciné par la bande-son à la fois majestueuse et terrifiante. Je ne sais pas si je garderai un bon souvenir de ce film qui m'a perturbé et parfois déplu. Mais il laissera en moi une marque profonde.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 janvier 2018
Je n'ai pas trouvé ce film très bizarre je dis ça puisque la plupart des critiques le dise.
Il est assez hors du commun je m'attendais à de la violence et du sexe mais pas de cette manière là.
Il m'a plus, je pense honnêtement que c'est un film à voir.
J'ai vraiment bien aimé le personnage Martin qui est joué par Barry Keoghan que j'aime vraiment bien aussi.
L'histoire a du sens même si chacun peut avoir compris l'histoire différemment.
Certaines images font froid dans le dos (rien de très choquant non plus)il me semble avoir vu qu'il était interdit aux moins de douze ans.
J'aurai mit un âge plus âgé je pense vu que le sexe et la violence sont très crus. Tres bon film à voir, les acteurs sont également bon.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 novembre 2017
Ce réalisateur parle toujours de quelque chose de plus, mais pas forcément tout le monde va le comprendre. Ici, on parle de la famille (comme toujours), des priorités et des secrets des parents, de la politesse, de la communication entre les membres d'une société. De la justice, des classes sociales...Bref, plein de trucs à comprendre dans un film qui montre plus de choses de ce qui raconte...
Le cinéphile

799 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 novembre 2017
Mise à mort du cerf sacré est une œuvre perturbante, relativement choquante, qui parvient à fasciner mais également rebuter par son côté malsain. Colin Farrell offre une interprétation discrète, voir timide, et les visions d'horreurs parsème une histoire lancinante et intriguante, ponctuée d'une musique horrifique oppressante.

http://www.lavisqteam.fr/?p=32425
Kel C.
Kel C.

4 abonnés 22 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 novembre 2017
Ce film ne m’a pas plu. L’intrigue est malsaine, sans intérêt. Ce film laisse froid, les émotions ne passent pas.
Freakin  Geek
Freakin Geek

284 abonnés 917 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2017
Pour son originalité, Mise À Mort Du Cerf Sacré n’a certainement pas volé son Prix du Scénario reçu à Cannes. Le réalisateur Yórgos Lánthimos signe un thriller vraiment pas comme les autres qui flirte avec le fantastique et une ambiance horrifique. Très différent dans le ton de The Lobster, le film devraient cependant séduire tout ceux qui avaient aimé le précédent film du réalisateur par sa folie dérangeante. Il se dégage de ce film une atmosphère cauchemardesque pesante vraiment réussie qui ne conviendra probablement pas à tous les spectateurs. La longueur excessive du long métrage l’empêchera cependant d’être la grande réussite qu’il semblait être dans sa première heure pleine de mystères. [lire la critique complète sur freakingeek.com]
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 novembre 2017
Franchement je ne comprend pas l'intérêt de faire un film comme ça ,c est glauque ,morbide ,les dialogues paressent faut ! Passer votre chemin,tout est déprimant dans ce film.
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