Derniers Avis : Mise à Mort du Cerf Sacré - Page 11
Mise à Mort du Cerf Sacré
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Requiemovies
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2,5
Publiée le 13 novembre 2017
Mise à mort du cerf sacré de Yorgos Lanthimos répète un peu ce qu’il avait mis en chantier dans The Lobster, un pitch intéressant, saboté volontairement dans son dernier tiers pour perdre encore un peu plus le spectateur. Si la proposition peut s’avérer intéressante on ressent cette fois un certain je-m’en-foutisme qui sous l’alibi de rendre une œuvre artistiquement pointue, étrange et maîtrisée pourrait se permettre tout et n’importe quoi. Mais n’est pas David Lynch qui veut, pour le fond et encore moins Stanley Kubrick pour la forme. Car si Mise à mort du cerf sacré est un très bel objet esthétique il s’avère beaucoup moins prompt à tenir son récit de la première à la dernière minute, et fait dériver son œuvre dans une sorte de caricature dont le fond ne varie guère film après film ; critique de la société, perversité humaine que même l’union familiale ne réussit à solder, et ce afin de chercher toujours à choquer dans la provocation, plutôt que de créer réflexions et interrogations. Son film pose en outre un problème, car étrangement attirant dans sa composition, mise en scène chirurgicale et pesée (références, hommage ou copiage) mais ne s’élève jamais dans les bizarreries suggérées. La convocation des sens du spectateur est bien là mais tout se dessine assez vite sur un ton assez embarrassant du vide dans lequel s’inscrit apparemment Yorgos Lanthimos dans ce qu’il a à nous dire, ou plutôt, ne pas nous dire. C’est donc lent, long, assez bête dans ses sens cachés, car redite de son précédent film, et révèle seulement une chose, la capacité des comédiens à sortir une prestation juste et parfaite dans la difficulté d’un scénario casse-gueule, tant et si bien qu’on se surprend à redécouvrir Colin Farrell et Nicole Kidman dans leur meilleur rôle depuis longtemps. Point.
Si "the Lobster" était décevant, la "mise à mort du cerf sacré" est franchement ennuyeux. Quelques scènes drôles sortent du lot et le ton du cinéaste est toujours aussi "drôle" mais il reste qu'à aucun moment il ne nous invite à porter un regard critique ou même à partager les enjeux montrés à l'écran. Il y a justement chez le spectateur la même chose que chez Colin Farrell, un certain froid et une placidité à l'égard de ce qui se passe.
"mise à mort du cerf sacré " prix du scénario au dernier festival de cannes est un thriller fantastique glaçant. En effet pendant près de deux heures nous y suivons la descente aux enfers d'une famille modèle américaine démontrant le côté le plus sombre de l'homme avec des comédiens convaincants dans leur rôle colin farrell en tête. seul défaut du film une difficile compréhension tout de même du scénario.
Patiemment, Lanthimos est entrain de constituer ce que l'on appelle une oeuvre Il n'est pas un vendeur de vérités, de bons sentiments, de perversités Ce n'est pas un cinéma d'auteur d'école A travers ce film il s'intérroge, il nous intérroge - entre autres - sur la place de la tragédie à notre époque Et comme cette question est peu audible aujourd'hui, peut-être ne veut-il pas la mettre en scène aimablement ? Il ne nous le dira pas. Qui se rappelle des sifflets entendus à Cannes l'année de la présentation du Sacrifice de Tarkovski ?
Certains journalistes préfèrent nous raconter par le menu ce film afin de pouvoir remplir le vide sidéral qui découle de sa projection.... Oh que oui, c'est lent - long - glauque - indigeste et surtout plutôt prétentieux dans cet acharnement à vouloir nous la jouer à la mode Kubrick. Seul le casting tente péniblement de sortir de ce trop long métrage aussi boursouflé qu'un énorme gâteau d'anniversaire US. Bref, on peut s'éviter cette triste chose et ainsi préserver son porte-monnaie et évidemment son amour du 7 art.
Steven (Colin Farrell) est cardiologue. Anna (Nicole Kidman) son épouse ophtalmologue. Ils forment un couple parfait avec leurs deux parfaits enfants, Kim, quatorze ans et Bob douze. Mais leur vie se dérègle quand une mystérieuse malédiction les frappe lancée par Martin, un adolescent d'un milieu plus modeste dont le père est décédé lors d'une opération dirigée par Steven.
Regardez attentivement cette affiche. Qu'y voit-on ? Une chambre d'hôpital aux murs blancs qui semblent s'élever à l'infini. Elle est meublée de deux lits vides. Face à eux, un homme immobile dont on devine à peine les traits. Que n'y voit-on pas ? Les noms des deux stars hollywoodiennes qui tiennent le haut de l'affiche - ou, précisément, qui ne le tiennent pas : Nicole Kidman et Colin Farrell, excusez du peu. Ce parti-pris illustre bien l'ambition folle du réalisateur Yorgos Lanthimos : vendre son film non pas sur l'identité de ses deux stars mais sur celui de son thème profondément angoissant : le désarroi d'un père face à la souffrance de ses deux enfants.
On avait déjà remarqué ce jeune réalisateur grec originaire d'un pays dont le cinéma ne s'exporte guère. "Canine" et "Alps" étaient deux réalisation déroutantes. Après avoir franchi l'Atlantique, Lanthimos a signé "The Lobster", un film tout aussi déroutant dont l'action se déroule dans un futur doucement totalitaire qui force les veufs et les célibataires à se marier sous peine d'être transformés dans l'animal de leur choix.
Son film suivant, qui a déchiré la Croisette cette année, n'est pas moins troublant que les précédents. Il donne dans sa première moitié l'illusion d'être ordinaire. On y voit un père, une mère, deux enfants, dans une banlieue américaine semblable à celles qu'on a déjà vues mille fois. Sauf qu'un malaise persistant s'instille. À quoi est-il dû ? Difficile à dire. À certaines paroles échangées, telle cette mention des premières règles de Kim ? Aux pratiques sexuelles de Steven et Anna ? Ou à la relation (amicale ? filiale ? sexuelle ?) entre Steven et Martin dont on ne comprend pas la raison d'être.
Il n'est pas question d'une famille qui cache un lourd secret. Lanthinos est beaucoup plus subtil, qui ne construit pas son film autour d'un ressort si convenu. Non. Le malaise est plus diffus et sa solution moins évidente. C'est l'objet de la seconde partie du film. Un après l'autre, les deux enfants sont frappés de paralysie. Les médecins n'en comprennent pas la cause. Martin lancera son anathème et mettra entre les mains de Steven un pacte faustien.
Je n'en dirai pas plus. Et pas plus n'évoquerai-je la façon, macabre et risible à la fois, dont Steven s'en déliera. J'ai parfois eu l'impression d'une supercherie, macabre, dégoûtante, ridicule. Certains spectateurs ont partagé cette opinion et ont quitté bruyamment la salle. J'ai été fasciné par la bande-son à la fois majestueuse et terrifiante. Je ne sais pas si je garderai un bon souvenir de ce film qui m'a perturbé et parfois déplu. Mais il laissera en moi une marque profonde.
Je n'ai pas trouvé ce film très bizarre je dis ça puisque la plupart des critiques le dise. Il est assez hors du commun je m'attendais à de la violence et du sexe mais pas de cette manière là. Il m'a plus, je pense honnêtement que c'est un film à voir. J'ai vraiment bien aimé le personnage Martin qui est joué par Barry Keoghan que j'aime vraiment bien aussi. L'histoire a du sens même si chacun peut avoir compris l'histoire différemment. Certaines images font froid dans le dos (rien de très choquant non plus)il me semble avoir vu qu'il était interdit aux moins de douze ans. J'aurai mit un âge plus âgé je pense vu que le sexe et la violence sont très crus. Tres bon film à voir, les acteurs sont également bon.
Ce réalisateur parle toujours de quelque chose de plus, mais pas forcément tout le monde va le comprendre. Ici, on parle de la famille (comme toujours), des priorités et des secrets des parents, de la politesse, de la communication entre les membres d'une société. De la justice, des classes sociales...Bref, plein de trucs à comprendre dans un film qui montre plus de choses de ce qui raconte...
Mise à mort du cerf sacré est une œuvre perturbante, relativement choquante, qui parvient à fasciner mais également rebuter par son côté malsain. Colin Farrell offre une interprétation discrète, voir timide, et les visions d'horreurs parsème une histoire lancinante et intriguante, ponctuée d'une musique horrifique oppressante.
Pour son originalité, Mise À Mort Du Cerf Sacré n’a certainement pas volé son Prix du Scénario reçu à Cannes. Le réalisateur Yórgos Lánthimos signe un thriller vraiment pas comme les autres qui flirte avec le fantastique et une ambiance horrifique. Très différent dans le ton de The Lobster, le film devraient cependant séduire tout ceux qui avaient aimé le précédent film du réalisateur par sa folie dérangeante. Il se dégage de ce film une atmosphère cauchemardesque pesante vraiment réussie qui ne conviendra probablement pas à tous les spectateurs. La longueur excessive du long métrage l’empêchera cependant d’être la grande réussite qu’il semblait être dans sa première heure pleine de mystères. [lire la critique complète sur freakingeek.com]
Franchement je ne comprend pas l'intérêt de faire un film comme ça ,c est glauque ,morbide ,les dialogues paressent faut ! Passer votre chemin,tout est déprimant dans ce film.
Je suis allé voir ce film un peu par hasard et très rapidement je me suis rendu compte qu'il me faisait penser à The Lobster, et pour cause, j'apprends qu'il s'agit du même réalisateur. Colin Farrel, chirurgien, joue parfaitement, usant d'un ton monocorde, équilibre subtil entre jeu théâtral et attitude d'un personnage hyper policé. Le jeune homme lui répond de la même façon, apportant aux dialogues un caractère volontairement artifiel et troublant qui confine au rêve, au cauchemar à venir. On est immédiatement projeté dans l'ambiance, une atmosphère lourde et glaçante, malsaine à l'image de la relation du père avec le jeune homme. Le physique particulier du gamin rajoute à cela, bien dirigé par le réalisateur. Le personnage de Nicole Kidman prend de l'ampleur au fur et à mesure que se déroule la trame du film. On comprend qu'on a affaire à une famille typique de middle class aisée où chacun doit jouer son rôle sous une façade de bonheur (le fils doit arroser les fleurs, la fille doit aider sa mère pour promener le chien, etc ...) où les parents ont leurs névroses (scène où le couple fait l'amour en simulant une anesthésie générale, bracelet de montre en métal plutôt qu'en cuir ... ). Le jeune homme qui s'immisce dans leur vie va donner un grand coup de pied à ce bel édifice et la façon dont le réalisateur pose l'intrigue est tout à fait originale, en particulier dans la manière dont les enfants sont affectés. La vengeance est le moteur du garçon et le père doit payer ses erreurs s'il veut sauver sa famille. Les parents sont livrés à un choix cornélien pour se sortir du cauchemar, on nage en pleine tragédie grecque. Les comportements de chaque membre de la famille sont altérés, fils essaie subitement de plaire à son père, la fille propose de se sacrifier, la mère accuse le père de ne pas les protéger et va jusqu'à masturber l'anesthésiste qui travaille en binôme avec son mari tandis que celui-ci lui dit de garder ses conseils d'ophtalmologue pour elle quand il ne jette pas la vaisselle hors des placards. On se rapproche de The Lobster où Colin Farrel finissait par se sacrifier en se crevant les yeux ... ici on s'ampute d'autre chose...