Mise à Mort du Cerf Sacré
Note moyenne
3,3
2197 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

202 critiques spectateurs

5
15 critiques
4
56 critiques
3
45 critiques
2
35 critiques
1
25 critiques
0
26 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
No Quarter
No Quarter

9 abonnés 538 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2025
Yorgos Lanthimos nous offre un film pesant, angoissant et parfois horrifiant. Le mythe de la mort du cerf sacré est ici transposé dans une famille banale ou toute relation humaine est froide et codée. Barry Kheogan est inquiétant à souhait, s'appuyant sur son charisme naturel étrange. La réalisation est magistrale, la bande son magnifique. La fin très bien construite. Un film à montrer à tout élève d'une école de cinéma.
Pierre Chambon
Pierre Chambon

2 abonnés 519 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2025
un thriller complexe, une vengeance - scénario peu crédible - mais très bon jeu d'acteur, beaucoup de suspense, un peu gratuit
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 septembre 2025
Pontifiant du début à la fin entre ses excès de mise en scène et ses plans copiant Kubrick « Mise à mort du cerf sacré » se veut être une fable glaçante mais au final s’avère surtout grotesque et réduit à une succession de non-sens allant droit dans le mur. Malgré les prestations impeccables de Nicole Kidman et Colin Farrell, c’est l’ennui qui prédomine au visionnage du long-métrage.
helioo
helioo

7 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juillet 2025
Une mise en scène et une photographie des plus somptueuses, d'excellents acteurs et une écriture grandiloquente, pour au final nous laisser sur une incompréhension un peu amère. Un mémorable moment de cinéma cependant.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2025
Dans The Killing of a Sacred Deer, ce n’est plus un oracle qui dicte la sentence, mais un adolescent au regard vide. Lánthimos poursuit ici son entreprise d’auscultation des structures absurdes qui gouvernent nos existences.

Dès les premiers instants, la dissection est littérale : un cœur palpite sous les pinces du chirurgien, viscère exposé. Steven Murphy (Colin Farrell), chirurgien de renom, incarne l’homme rationnel, maître de son domaine, évoluant dans une maison aseptisée où l’ordre conjugal et parental semble verrouillé par des gestes bien réglés. Mais l’irruption de Martin (Barry Keoghan), adolescent orphelin dont le père est mort après une opération pratiquée par Steven, fissure ce vernis d’apparente maîtrise.

Sans haine ni colère, Martin énonce une sentence implacable : un déséquilibre a été créé, et pour le restaurer, Steven doit sacrifier un membre de sa famille. Nul besoin d’arme ni de contrainte : le châtiment s’abat avec une logique divine, transformant peu à peu les enfants du chirurgien en pantins paralysés.

Dans cet univers glacé, la parole n’est qu’un écho vidé de substance. Comme dans The Lobster ou Alps, les dialogues sont livrés d’une voix blanche, monotone, où l’émotion est une donnée obsolète. Lánthimos filme des êtres qui parlent sans jamais communiquer, récitant mécaniquement les codes sociaux sans y croire, comme si chaque phrase n’était qu’un prolongement du silence.

Steven, rationnel jusqu’au bout, tente d’obtenir des explications. Il questionne, argumente, analyse, mais le langage lui oppose son propre vide. Martin ne se justifie pas : il énonce. Ses phrases tombent comme des verdicts, indiscutables. La parole n’a plus de prise sur le réel, elle ne fait qu’illustrer l’inéluctable.

Mais The Killing of a Sacred Deer ne se contente pas d’une relecture mythologique. Lánthimos inverse la dynamique de pouvoir : Steven, patriarche sûr de lui, est peu à peu réduit à un être tremblant, privé d’autorité, humilié dans son couple, supplié par ses enfants. Face à une mécanique qui le dépasse, il n’est plus qu’un homme nu, pathétique dans son impuissance.

En extirpant la tragédie grecque de son lyrisme pour la confronter à la froideur clinique du monde moderne, le cinéaste nous tend un miroir terrifiant : celui d’une humanité qui croit encore au libre arbitre alors qu’elle obéit, docile, à des lois qu’elle ne comprend pas.
Occ
Occ

14 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2025
Formellement, impeccable. Scénario cohérent, bien construit jusqu’à la chute.
Mais dans le fond, un immense sentiment de « so what »? En d’autre termes, pourquoi ?
Dommage de mettre autant de talent au service d’une réflexion un peu tiède.
Emywood
Emywood

190 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 février 2025
Un film d’une lenteur extrême. Tous les personnages sont inintéressants et dénués d’émotions, leurs réactions sont irrationnelles et inconcevables.
De ce fait, j’ai été dans l’indifférence la plus totale concernant ce qui leur arrivait. On parle d’un film glauque, malsain, choquant etc etc mais je n’ai absolument rien vu de tout ça.
Zéro effet de surprise, un film plat et surréaliste. J’ai été tellement déçue. Ne perdez pas 2h de votre temps à regarder ce navet.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 février 2025
Dans The Killing of a Sacred Deer, Lanthimos continue de transposer des histoires qui relèvent du mythe - ici, quelque chose entre la tragédie d'Iphigénie et un récit tiré de l'Ancien testament - dans un monde contemporain aux couleurs mornes et cliniques. La réalisation est impeccable, la musique terriblement angoissante, et les acteurs plus que convaincants. Barry Keoghan, en particulier, inspire un véritable malaise à cause de l'innocence paradoxalement perverse qui émane de lui.
Alors pourquoi un score si faible, si tout est aussi réussi ? Principalement parce que le film de Lanthimos emploie tous les raffinements cinématographiques imaginables pour illustrer un scénario vide, principalement pensé pour être transgressif, au point de ressembler dangereusement au cinéma d'horreur le plus vil, Saw en tête. Le dilemme moral traversé par le personnage de Colin Farrell est ainsi d'une perversité sans pareille, ce qui ne gênerait pas tant s'il n'était pas par ailleurs complètement gratuit et résolu d'une façon aussi prosaïque. La fin, prévisible, vient donc conclure un film qui n'a rien à dire.
La sphère cinématographique
La sphère cinématographique

9 abonnés 189 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2025
Mise à mort du cerf sacré, nous emmène dans un film de genre que tout le monde n'appréciera pas à sa juste valeur.
Scénario très original avec une ambiance pesante, une folie dérangeante.  
C'est lent et méthodique, avec une frustration qui s'installe au fur et à mesure du temps. 
Ce long-métrage est ultra-soigné, les acteurs jouant leurs rôles à la perfection. Nous sommes tenus en haleine, grâce à une tension palpable tout au long. 
Mention spéciale à l'acteur Barry Keoghan qui joue le rôle de Martin, un adolescent complètement dérangé qui rend toute situation malsaine. 
Bref, c'est un excellent film. 
Olivierdidier2002
Olivierdidier2002

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2024
Dérangeant mais très éfficace..Nicole Kidman à contre emploi, j aime beaucoup loin du glamour dont elle m'a habitué...Ce jeune homme, c'est mettre le vers dans le fruit et déglinguer une famille....j aime le cinéma du réalisateur de "the lobster"
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2024
C’est un très gros morceau que vous venez de proposer monsieur Lanthimos, troisième œuvre que je visionne de la filmographie et j’aime vraiment beaucoup ce qui se passe. On a un scénario tout sauf commun, qui nous percute du début à la fin par une réalisation hypnotisante, j’étais tendu toute l’œuvre tellement l’ambiance est oppressante et c’est vraiment accentué avec la BO, puis que dire de Barry Keoghan…? C’est complètement dément ce qu’il vient de réaliser en terme de performance, il a tout pour devenir quelqu’un, il a rempli toutes les attentes ici, et pour l’accompagner on a Colin Farrell et Nicole Kidman qui sont juste tout bonnement plus qu’excellents aussi, l’œuvre a tout pour convaincre ! 
Dommage que la fin est pas réellement à la hauteur de cette épouvantable histoire, trop simplifié à mon goût.
Laurent Miaou
Laurent Miaou

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2024
Un jeune homme, Martin, tel un ange exterminateur prend possession d’une famille bourgeoise et la fait exploser, cela rappelle le dispositif de Théorème de Pasolini. Il s’agit d’une famille malade des conventions, où l’amour des parents pour leurs enfants pose problème : obligé, froid, aseptisé, atonal, sans aucune spontanéité, envahi par les conventions. spoiler: Le fils veut devenir ophtalmologue comme sa mère, puis alors qu’il est paralysé, se traînant sur le sol, il annonce à son père qu’il a changé d’avis et veut devenir cardiologue, parce que c’est plus intéressant et plus dur.
Outre la froideur et ce même manque de spontanéité, les relations sexuelles au sein du couple semblent elles aussi problématiques. spoiler: Scène où au moment d’aller au lit, la femme dit à son mari : ce soir, c’est anesthésie générale ? Oui. Elle s’allonge sur le lit totalement inerte en attendant l’acte sexuel.

On pense à d’autres références où la famille bourgeoise ou le couple sont mis à mort : Bunuel (L’Ange exterminateur, Belle de jour, Le Charme discret de la bourgeoisie…) ; Kubrick (Shining ; Eyes wide shut, même classe sociale, Nicole Kidman en épouse de Tom Cruise médecin…) ; Chabrol (La Cérémonie, mise à mort de la famille bourgeoise) ; Haneke (Benny’s video, Funny game, glaciation émotionnelle et désagrégation de la cellule familiale) ; et bien sûr les autres films de Lanthimos (Canine, une famille recluse ; Pauvre créature, un chirurgien martyrisé par son père lui aussi chirurgien, qui se fabrique une famille artificielle et poursuit l’œuvrepaternelle au nom de la science).
Tout dans cette famille semble clinique et empesé d’un lourd secret.
Pour des raisons d’abord floues, Steven (Colin Farrell), cardiologue réputé, a pris sous son aile Martin, un adolescent de 16 ans (Barry Keoghan, glaçant et dérangeant par son phrasé, son regard, sa politesse empruntée, sa façon de manger des spaghettis…). Le médecin est un modèle de masculinité traditionnelle : élégante chevelure poivre et sel, barbe fournie, réussite sociale, une épouse ophtalmologue élégante (Anna, Nicole Kidman), deux beaux enfants, une grande maison bourgeoise. Steven souhaite partager son goût du luxe avec Martin spoiler: en lui offrant une coûteuse montre à bracelet argenté
.
spoiler: Quand Steven présente Martin à sa famille, son fils fait remarquer à celui-ci qu’il a « trois fois moins de poils » que son père. Plus tard, quand Martin demande à Steven de déboutonner sa chemise pour vérifier, l’ado est rassuré : il a certes plus de poils, mais pas « trois fois plus ».

spoiler: Quant aux femmes, la mère trouve que Martin est un charmant garçon, la fille - qui vient d’avoir ses premières règles - tombe immédiatement amoureuse de lui.

Pendant le premier quart du film, on ne comprend pas l’intérêt que porte Steven à Martin, Cette relation semble artificielle et forcée. Martin cherche en permanence à attirer l’attention de son “protecteur”. spoiler: Dans une brève entrevue, pressé par le temps, Martin lâche le morceau brutalement : cette relation est en fait une réparation ; le père de Martin est mort sous le bistouri de Steven (on apprend qu’il buvait à cette époque) et qu’un membre de sa famille doit mourir en guise de compensation, sinon tous vont mourir.
La menace est mise à exécution : spoiler: les deux enfants tombent brutalement paralysés des deux jambes et perdent l’appétit (il faut les nourrir par sonde). Hospitalisés, les examens ne montrent aucune lésion, ils peuvent rentrer chez eux. Deux lits d'hôpital sont installés dans une pièce. Martin est retenu prisonnier attaché sur une chaise, l’épouse soigne ses plaies infligées par son mari et lui baise les pieds telle Marie Madeleine envers le Christ. Dans la chambre parentale, Anna s’allonge nue sur le lit, elle propose à Steven de sacrifier un des enfants, il est encore possible de faire un nouvel enfant de remplacement, ou encore d’avoir recours à la fécondation in vitro. Kim la fille propose un marché à Martin : il doit la guérir pour qu’elle le détache et l’aide à s’enfuir avec elle, mais cela ne marche pas. La mère le libère. Steven regarde sa femme allongées sur le lit, endormie ; on devine qu’il pense éventuellement à la sacrifier, elle la déjà morte, elle qui fait la morte pendant l’amour, elle qu’il déteste peut-être. La seule manière d’empêcher la malédiction de s’accomplir est de sacrifier un membre de la famille. Le hasard désignera le fils. Final sur Martin qui regarde les trois survivants, il a le regard qui tue, le regard glaçant et implacable d’un loup fixant sa proie avant de la tuer. L’ado vengeur, va-t-il se satisfaire du sacrifice ou continuer ?

Donc un film brillant et intéressant, mais né trop tard, car tout autant auréolé que gâté par les prestigieuses références cinématographiques qui le précèdent sur cette thématique devenue un peu rengaine à force d’avoir été traitée par les plus grands.
Kritik
Kritik

11 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2024
Un lien étrange et inquiétant "unit" un chirurgien (Colin Farell presque méconnaissable) à un adolescent (fascinant Barry Keoghan)
Le drame avance pas à pas et nul n'en sortira indemne.
L'homme est insignifiant face à "l'ordre des choses".,. la tragédie grecque n'est pas loin.
Le cadrage, magnifique, et la musique choisie avec soin contribuent à nous le faire entendre.
Un très grand Lanthimos, un très grand film, tout court.
Président Bird
Président Bird

6 abonnés 181 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2024
Juste quand je pensais que Lanthimos avait atteint le sommet sublime de sa carrière avec ‘The Lobster’, ‘Mise à mort du cerf sacré’ survint et fit encore un peu mieux. Prenant son inspiration (et son titre) dans une tragédie de la Grèce antique, c’est une histoire de vengeance et une histoire de famille, avec des éléments fantastiques,
Toute la grammaire cinématographique extrêmement riche de Lanthimos, les zooms lents générant un malaise diffus, les cadrages précis enserrant les visages dans des cadres restrictifs, les cuts évocateurs de l’état d’esprit des personnages, la musique stressante, colle totalement à l’histoire et la pousse à un paroxysme de fascination.
Le cast est fabuleux. Comme dans ‘The Lobster’, j’ai adoré Colin Farrell, voix douce et tout en maîtrise avec une dose de colère rentrée. Un film immense.
fred c
fred c

6 abonnés 460 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 juillet 2023
Mais quel gros film de merd(e), c'est mou c'est lent, c'est completement con, j'ai absolument pas adhérer au concept, colin farell a l'air de se faire chi.., le gamin c'est une tête a claque, les dialogues sont creux, une blague ce film.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse