Derniers Avis : Mise à Mort du Cerf Sacré - Page 14
Mise à Mort du Cerf Sacré
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Un visiteur
2,5
Publiée le 22 janvier 2018
Décidément, j'ai vraiment du mal avec le cinéma de Yorgos Lanthimos. Après The Lobster que j'avais détesté, nous voici avec The killing of a sacred deer, qui sera plus cadré, plus barré, plus passionné. Les acteurs me convainquent un peu plus, la musique toujours aussi stridente... Par contre, le gros défaut du réalisateur grec est qu'il n'explique rien, mais absolument rien du tout ! Le final est assez "what the fuck" pour dire que je n'ai finalement pas perdu mon temps. Pas indispensable du tout.
Mais que raconte film ? C'est très beau c'est vrai. Il y a un metteur en scène. Mais au service de quoi ? Quel est le sens du film ? Tout ça pour ça ? Le film est violent, vain et creux. C'est dommage, j'avais bien aimé Canine, le premier film du réalisateur.
Après "The Lobster", Yórgos Lánthimos revient en compagnie de Colin Farrell avec un nouveau film qui dérive peu à peu dans l’étrange et le surréalisme. Il nous surprend une fois de plus par sa virtuosité, sa maitrise des éléments. A la fois soignée et d’une précision clinique, la mise en scène du réalisateur grec est hypnotique, insolite et captivante. Beau et glaçant, "Mise à mort du cerf sacré" traduit une bizarrerie, une identité forte dans les choix techniques.
De l’analyse d’une famille bourgeoise, au thriller psychologique ou à la possession surnaturelle, le film mélange savamment les genres. Aussi froid et perturbant visuellement que scénaristiquement, "Mise à mort du cerf sacré" surprendra forcément même si il ne séduira pas tout le monde.
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Colin Farrell incarne un chirurgien ayant noué une relation amicale depuis 6 mois avec un garçon de 16 ans, fils d'un de ses patients mort au cours d'une opération 2 ans plus tôt. Peu après qu'il l'ai présenté à sa femme et à leurs deux enfants, son fils se trouve soudainement incapable de marcher. J'ai trouvé l'ambiance de ce thriller efficace, laissant une place importante au suspense. La musique contribue beaucoup à cette atmosphère. Il est intéressant de constater la manière dont l'action est d'abord centrée sur le personnage de Colin Farrell avant de passer à celui de Nicole Kidman au cours de l'intrigue. La question des choix que personne ne souhaiterait faire est abordée avec beaucoup d'ironie puisque spoiler: Colin Farrell doit sélectionner quel membre de sa famille tuer pour éviter qu'ils ne succombent tous . spoiler: Le fait que chacun essaye d'argumenter en sa faveur à un moment ou un autre a lieu de manière particulièrement cynique . La fin peut être un petit peu frustrante car les questions rationnelles que soulève l'histoire ne trouvent pas de réponses.
Il se dit que le Festival de Cannes a ses réalisateurs "chouchous", des réalisateurs qui voient chacun de leurs films présents sur la Croisette. C'est un peu vrai pour le réalisateur grec Yórgos Lánthimos, même si c'est à Venise que "Alps", son 3ème long métrage, avait été présenté en 2011 ! En tout cas, "Canine", le deuxième, faisait partie de la sélection Un Certain Regard en 2009 et il y avait glané le prix Un Certain Regard et "The Lobster", le 4ème, présenté en sélection officielle en 2015, était reparti avec le Prix du Jury. Retrouver cette année Yórgos Lánthimos en compétition officielle n'était donc pas une surprise, la surprise étant plutôt qu'il ne soit reparti qu'avec le Prix du scénario. En effet, dans une compétition plutôt faible, beaucoup considéraient que "Mise à mort du cerf sacré" aurait fait une Palme d'or tout à fait acceptable, tout comme "Vers la lumière" de Naomi Kawase, ce dernier film n'ayant même pas eu de Prix de consolation.
Comme dans "Canine", Lánthimos nous introduit dans une famille, mais, cette fois-ci, avec un schéma presque totalement inverse : dans "Canine", le père de famille cherchait à isoler sa famille du reste du monde, dans "Mise à mort du cerf sacré", le père de famille, chirurgien réputé, cherche, à ses risques et périls, à introduire un gamin en difficulté parmi les siens. "Mise à mort du cerf sacré", comme les films précédents de Yórgos Lánthimos, lorgne vers le fantastique tout en ayant une assise ouvertement réaliste. Cette assise réaliste, elle apparait, par exemple, dans le fait que le film, bien que tourné à Cincinnati, aux Etats-Unis, nous parle subtilement de la situation de la Grèce : la dette que la famille doit payer de façon brutale ne manque pas de faire référence à un pays poussé à sacrifier son économie et son futur en raison de ses dettes du passé.
Thimios Bakatakis, le Directeur de la photographie, était déjà aux côtés de Lánthimos pour "The Lobster" et, esthétiquement, le film est de nouveau une belle réussite. Quant à Nicole Kidman et Collin Farrell, ces têtes d'affiche contribueront sans doute à attirer de nombreux spectateurs qui ne seront pas déçus tant leur jeu est solide.
On savait qu’après The Lobster, le nouveau long-métrage Yorgos Lanthimos donnerait encore un sentiment perplexe. Le cinéaste nous invite dans le cocon d’une riche famille où tout est aseptisé et parfait. Colin Farrel est un brillant chirurgien et Nicole Kidman une ophtalmologue respectée. Le couple est parent de Kim 14 ans et Bob 12 ans. Discrètement, le père s’occupe Martin, le fils de l’un de ses patients décédé au cours d’une intervention. Celui-ci va s’immiscer petit à petit au centre de l’intrigue pour imposer à tous une vengeance qui va au-delà du réalisme. En s’inspirant aussi bien de Pier Paolo Pasolini ou Stanley Kubrick, Lanthimos pervertis cette famille en dévoilant leur âme la plus sombre. Grâce à un humour très teinté de noir, il sait nous capter et nous déranger, nous attirer et nous dégoûter. Mise à mort du cerf sacré ne laisse pas indemne, mais la malédiction tombée sur la famille est trop inexplicable pour nous transporter. On se doute que le clé en main ne fait pas partie du répertoire de Yorgos Lanthimos, mais un semblant de théorie nous aurait permis une immersion totale dans ce thriller glaçant et singulier. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
Yórgos Lánthimos est un cinéaste peu connu dans le monde du cinéma mais qui s'est révélé au grand jour avec le brillant The Lobster (qui avait remporté le prix du Jury au Festival de Cannes en 2015), alors Lánthimos ne s'est pas arrêté qu'au succès et entame un nouveau film nommé The Killing of a Sacred Deer. Un thriller clinique grec très perturbant qui finit par rendre le spectateur mal à l'aise... Dès la première image spoiler: - une opération chirurgicale à cœur ouvert - on est directement plongé dans la gêne la plus totale mais on est quand même loin de l'immonde L'amant double de François Ozon spoiler: (où s'était un vagin)... Le scénario de The Killing of a Sacred Deerse se veut surnaturel comme l'a été son prédécesseur en arrivant à mi-parcours mais l'histoire n'est pas la surprise annoncée... Steven est un chirurgien, marié à Anna et ont deux enfants Kim et Bob. Steven surveille souvent Martin, un jeune garçon qui a perdu son père. Ce jeune va rapidement s'intégrer au sein de la famille et devenir de plus en plus dangereux ! Récompensé par le prix du scénario à Cannes cette année, The Killing of a Sacred Deer se base sur le thème de la vengeance et développe l'objet tragique du sacrifice. Jusqu’où on est prêt à aller pour sa famille ? Quelles seront les conditions pour y survivre ? spoiler: Tout est la faute de ce jeune homme (interprété par Barry Keoghan) qui lui annonce un plan tordue : puisque Steven (Colin Farrell) est coupable de la mort de son père sur une table d'opération dans son service, il lui suggère de tuer un membre de sa famille pour être équitable. S'il refuse de le faire, elle mourra lentement et violemment par plusieurs étapes. 1 - Une paralysie les empêchant de marcher. 2 - Sa femme et ses enfants ne pourront plus se nourrir, leur corps bloquant l'envie de manger. 3 - Leurs yeux saigneront jusqu'à ce qu'ils meurent. C'est donnant, donnant et il faudra en payer le prix fort... Le bonheur devient alors un enfer pour la famille ! Yórgos Lánthimos utilise beaucoup de symbolique pour faire comprendre son propos et cela résume l'aspect des relations humaines entre les personnages. Dans son univers atypique, l'atmosphère est glauque rappelant ses anciens films avec une musique assommante, vite pompeuse qui n'y va pas dans la finesse... Des travellings kubrickiens interminables et des décors glaçants qui rendent l'ensemble encore plus déprimant. Mais le cinéaste grec s'entoure d'un casting reconnu, ce qui devrait aider son cinéma à se faire connaitre en choisissant à nouveau Colin Farrell. L'acteur offre une prestation complexe porté par un physique assumé spoiler: (barbe poivre et un ventre enrobé) tandis qu'il est soutenu d'une Nicole Kidman plus séduisante, pleine de justesse et possède des airs de son ancienne interprétation dans Paperboy... A noter que les deux acteurs avaient déjà joués ensemble après quelques semaines de tournage dans le thriller honnête de Sofia Coppola - Les Proies. Le jeune Barry Keoghan qui s'est révélé dans Dunkirk, s'avère très troublant ! A chaque entrée, il angoisse avec un humour noir bienvenu de sa part... La plupart des scènes désagréables sont directement amenées spoiler: au sexe et au sang... Qui d'ailleurs donne une finale perturbante spoiler: - au salon, Steven ligote et bâillonne sa femme et ses enfants sur trois canapés positionnés en cercle. Il recouvre également leurs têtes avec des taies d'oreiller pour ne pas voir leur regard. Armé d'un fusil avec le visage entièrement dissimulé sous un bonnet, il tourne sur lui-même et ouvre le feu à deux reprises sur des meubles... Mais la troisième le coup de feu est retentit ! Ce qui annonce un geste impardonnable ! - donc, on sait qui a gagné la partie... Pour terminer, The Killing of a Sacred Deer est un thriller de Yórgos Lánthimos déstabilisant, provocateur et très froid qui ne laissera personne indifférent... Une préférence pour The Lobster qui était largement meilleur, possédant un concept juste original et délirant qu'on ne retrouve pas ici d’où une certaine déception...