Derniers Avis : Mise à Mort du Cerf Sacré - Page 5
Mise à Mort du Cerf Sacré
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Xavier D
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4,0
Publiée le 15 novembre 2019
Vivement inspiré des films de Kubrick, la réalisation de Yogos Lanthimos et l'atmosphère de ce thriller dramatique est oppressant et bien amené par un Colin Farrell, extraordinaire, un de ses meilleurs rôles à mon sens, méconnaissable en chirurgien barbue et une Nicole Kidman saisissante et de plus en plus violente, qui a prit un coup de vieux et l'inquiétant et très courtois Barry Keoghan qui sème la discorde comme Alicia Silverstone. Sur un scénario malin et malsain, un adolescent veut venger la mort de son père en créant un mauvais sort inexplicable à la famille du chirurgien qui a causer le décès. Épatant par son côté froid et lisse esthétiquement, une touche d'érotisme et de mystère, muni de scènes extrêmement choquantes, séquestration sanglant, difficilement regardable. D'un choix difficilement inavouble pour sauver la famille. Captivant, et dans la psychologie, je me pose des questions sur le dénouement à suivre et une fin plutôt étrange et réaliste ou pas.
L'arrivée de l'absurde entraîne le film vers l'ennui et le "quelle idée, mais pourquoi??" il se termine en suscitant la question "Et donc...?" sans le moindre début d'explication. Il reste que l'interprétation est magistrale et la mise en scène envoutante. C'est un sentiment de gâchis qui reste à la fin de l'inéluctable inexpliqué.
Un film qui absorbe complètement le spectateur. Je n'ai pas voulu dire qui envoûte car il y aurait cette pensée positive. Ici c'est plutôt le côté horrifique qui surnage. Cette froideur et cette logique absurde totalement digne de Sitcom chez Ozon. Dérangeant et imprévisible
Second film de Yórgos Lánthimos que je visionne après le très décevant "The Lobster", cette "Mise à Mort du Cerf Sacré" est pour moi une très belle découverte. La réalisation qui n'est pas sans rappeler le style de Stanley Kubrick (l'ensemble m'a souvent fait penser à "Shining") propose une bonne dose de mystère, la musique est assez angoissante et le casting est très convaincant, notamment en ce qui concerne les performances de Colin Farrell et de Nicole Kidman. Un thriller qui possède une certaine originalité et qui mérite clairement d'être découvert.
Deux étoiles pour la mise en scène et le soin. L’utilisation sans limites du grand angle est pour une fois bienvenue puisqu’il participe à la déformation de la réalité. Tout d’ailleurs y concoure, que cela soit la direction des acteurs, les dialogues, les situations qui vont dans le même sens : montrer un travail sur l’absurde en allant jusqu’à l’absurde. Le résultat est bien obtenu, tout est sans le moindre intérêt y compris jusqu’aux actes sexuels tournées vers la perversion. Sucer violemment un pouce ou violenter une femme jouant l’anesthésie, dévoiler sans raison un secret donnant la nausée ou frapper sauvagement un enfant ligoté, c’est vraiment n’avoir rien à raconter. En 2000 avant J C, le chaldéen Hammourabi soucieux de justice avait écrit dans son code que si un architecte n’avait pas fait une maison assez solide qui en s’écroulant tuait le fils du propriétaire, il faudra tuer le fils de l’architecte. Il n’y avait là qu’une mesure de précaution et non un prétexte pour imaginer un film sadique, malsain, pervers et inintéressant quelque soit la qualité de sa présentation.
Dès que le rideau du mystère tombe!, le film n'a plus grand intérêt. Tous les recours prises par nos deux protagonistes (interprétés - comme du jamais vu - par un Collin Farrell époustouflant! (caractéristique de l'univers de l'auteur) et une Nicole Kidman toujours aussi jouissive) ont été totalement inutile, voir absurde!. Le radicalisme consternant de cet esprit grec voudrait nous faire croire en l'inéluctabilité devant la banalité quotidienne de nos vies insensées, le sentiment d'impuissance devant les choses qui transcendent notre existence et qui exige un sacrifice inimaginable auquel la petitesse de notre être en serait ébranlée! à jamais, que la lâcheté peut conduire jusqu'à la pire ignominie... Essayant - par là - de nous rappeler la tragique satire grecque dans sa profondeur la plus implacable!. Sauf qu'à force de trop vouloir en faire sans trop en dire, Lánthimos laisse derrière lui un abîme assez creux qui ressemble plus à un acte suicidaire qu'à une proposition cinématographique: elle donnerait presque des vertiges de dégoût et de rancœur qui vous laisseront perplexe. Dommage!, car le film donnait une fière allure durant ses premières heures. Il était prêt à séduire devant une bonne dose de terreur psychologique qui s'approcherait des films anecdotiques de la vague de ces nouveaux esprits prometteurs tel qu'un Ari Aster avec ses problèmes héréditaires... Ce qui nous a laissé fasciné, tant dans son approche glaciale et sinistre que par la gratuité de sa mise en scène à l'effigie d'un Stanley Kubrick. Le cinéaste Yórgos Lánthimos ne se complaît pas pour autant dans cette mise en abîme de la morale humaine, qu'il s'enveloppe lui même dans une facticité ahurissante, que même ses contemporains en sortiraient un peu gêner. Il dépouille son récit de tout soupçon de réalisme et ne lui donne jamais le temps de respirer. Et cela rend l'ensemble un peu trop poussif! allant jusqu'à l'absurde, voir un peu trop... convenu - pour être banale - à défaut d'être transcendant.
Génial. Je pensais pourtant pas aimer. J'avais pas du tout aimé Le Homard mais là.. . Bravo Georges Lanthime. Ça aurait pu être complètement raté, scénario capillotracté, mais ça fonctionne. Musique finale sur la scène des frites absolument sublime. Nicole Quidement troublante (pourtant je l'aime pas/plus). Vraiment une réussite. Le film n'a apparemment pas plus à la critique bourgeoiso-gauchiste. Allez comprendre.
Très difficile à juger. C'est sur ce que ça ne vaut pas "Canine", le film par lequel s'est fait connaître le réalisateur grec mais néanmoins, ça reste très original. Un scénario complètement barré avec des personnages étranges et une tournure que l'on ne m'imagine pas. On passe à peu près par tous les sentiments et même si on se doute un peu de la fin, ça reste correct. Les acteurs sont plutôt bon tout comme le casting mais j'aurai préféré un autre duo pour le couple d'adultes, pas vraiment crédible. Sinon, toujours cette ambiance pesante comme dans tous ses longs métrages mais selon moi, ça manque clairement de bande originale. La photographie est sympa mais le problème, c'est que c'est un peu toujours pareil depuis le début de sa filmographie. Je regrette aussi que la VF soit clairement raté car je n'ai pas eu l'occasion de le voir en VO (pour une fois). Donc, en résumé, c'est plutôt dans la moyenne sans être réussi ni raté. 10/20.
Une horreur ce film, le genre de film qui ne sert à rien, qui ne fait réfléchir à rien. Scénario ridicule, invraisemblable qui semble tout droit sorti de la tête d'un malade mental, ça se veut dérangeant et choquant mais c'est juste stupide.
À l’image de son Lobster, mise à mort du cerf sacré est un film inracontable (mise à mort est peu être un tout petit peu plus classique dans on histoire). Cela se vie, doit se digérer pendant quelques temps. Je peux comprendre que cela puisse rebuter totalement, mais il y a une volonté de faire un cinéma, différent, original, intrigant que je ne peux que souligner.
Avant tout je dois dire que "the lobster" ne m'a pas plu, celui ci est un peu mieux mais la musique pas adapter à l'action ,stridente sans raison juste pour provoquer de l'inconfort sonore dans un scène qui n'en a pas besoin, la mise en scène décousue qui donne un manque de réel sens au film et entraine une impression de brouillon, l' enchainement de scène mal tramé et le manque d'émotions voulu me rend indifférent a ce qui se passe... quand je regarde mon portable lors d '1 film c'est mauvais signe je me suis ennuyer
Il faut bien l'avouer, on ressort plus que dubitatif du visionnage de ce film, et ce pour plusieurs raisons. D’abord sur le plan formel: les acteurs, tous autant qu'ils sont, ont l'air de robots sans émotion (pas aidés par les dialogues, pour couronner le tout) ce qui, vu la dramatique amorcée par le sujet, semble totalement en décalage; la mise en scène est sobre et clinique, mais appuyée soit par de longs silences soit par de stridents accords de musique passablement énervants. Ensuite vient le problème du fond: le sujet du film n'est pas si original qu'on voudrait nous le faire croire (spoiler: rendre quelqu'un responsable de la mort d'un proche et chercher à s'en "venger", ce n'est pas exactement l'idée novatrice du siècle ) et son traitement par le biais d'une foule de non-dits rend le film singulièrement abscons. En gros, tout le film baigne dans un sentiment d'étrangeté et d'irréel qui se veut joliment entretenu, mais le ton monocorde et le peu de fulgurances scénaristiques rendent l'ensemble amorphe et ennuyeux sur la longueur.
Un film un peu spécial signé Yorgos Lanthimos, dans son style si particulier. La montée en tension est progressive, et le film dramatique prend la forme d'un thriller psychologique. L'ensemble baigne cependant dans une atmosphère un peu malsaine, et c'est ça qui m'a un peu gêné. Ceci dit, les acteurs sont tous excellents, et quelques passages sont de vrais moments de cinéma. Ça mérite le coup d'œil au moins pour se faire sa propre opinion. A noter un Barry Keoghan au top, dans un rôle très particulier.
Le succès grandissant de ses films n’a rien arrangé à la prétention du cinéma de Yorgós Lanthimós, dont la mise en scène à l’habituelle froideur hautaine s’agrémente désormais sans problèmes de quelques outrances baroques. Après une poignée de films qui dénonçaient les travers de la société moderne sous couvert de fables à la facture grotesque, le réalisateur grec aborde aujourd’hui le Thriller - même si tous ses films précédents étaient également, d’une certaine manière, des Thrillers - , avec un scénario qui repose sur le concept classique de l’intrus qui s’insinue petit à petit au sein d’une famille idéale. Cette ‘Mise à mort du cerf sacré’ démarre sur de solides bases hitchcockiennes, avec le faisceau habituel d’interrogations sur les non-dits et les rapports souterrains qui unissent les personnages, et plus précisément sur les raisons qui poussent un chirurgien de renom à prendre sous son aile ce jeune homme trop poli pour être honnête. Fidèle à sa réputation, Lanthimós dynamite méthodiquement toutes les prétentions réalistes de son propre scénario, qui ne serait dès lors qu’une démonstration de logique absurde de plus à mettre à son crédit. Très vite, on est déstabilisé par l’apparente absence d’affect des personnages, le ton monocorde de leurs voix, les considérations triviales qui parsèment leurs conversations au moment où celles-ci semblent pourtant le moins s’y prêter : tout semble conçu pour qu’on cesse très vite de croire à la possible réalité du film et pour porter l’estocade au plus vite à la suspension d’incrédulité...d’autant plus que la menace qui pèse sur la famille, lorsqu’on découvre sa nature réelle, n’a rien de rationnel ni d’explicable. On n’a alors plus affaire à un Thriller mais à une adaptation moderne des règles de la Tragédie grecque avec son incontournable mélange de fatalité et de châtiment immanent qui n’a d’autre vocation que de montrer que l’homme, aussi violemment qu’il puisse lutter et se débattre, ne peut rien contre les forces qui le dépassent et déterminent son destin. Un pareil grand écart semble difficile à assumer, même pour son auteur, qui semble parfois manquer de ressource pour apporter à son film des développements satisfaisants. Si on peine à cerner les ambitions de Lanthimós, y compris au terme du film, son étrangeté et son atmosphère très particulière joueraient plutôt en sa faveur...même si pas plus ici qu’ailleurs, la posture et les effets de manche ne sont les ingrédients miracles pour accoucher d’un chef d’oeuvre, et la radicalité de cette ‘Mise à mort de cerf sacré’ la rendra sans doute rébarbative aux yeux de nombreux spectateurs.
ça commence bizarre et superficiel. Puis ça devient plus bizarre et même fou. L'histoire évolue dans une sorte de sorcellerie absurde qui rend impossible de continuer à regarder sérieusement. Ça devient une blague de mauvais goût.