Mise à Mort du Cerf Sacré
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202 critiques spectateurs

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Jean-Patrick Lerendu
Jean-Patrick Lerendu

16 abonnés 152 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2017
Film étrange ou un médecin (Colin Farrel) va devoir payer pour la mort d'un de ses patients qu'il avait opéré et qui n"a pas survécu à l'opération.Lui et son épouse (Nicole Kidman) doivent regarder leurs enfants tomber malades sous leurs yeux et aller vers la mort. Ils essaient d'intervenir auprès de l'orphelin qui orchestre le drame.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 novembre 2017
Après The Lobster, j'ai peur d'être complètement insensible au cinéma de Yorgos Lanthimos. En dépit pourtant de scénarii toujours très riche et surprenant, sa mise en scène assomme le film. Les mouvements de caméra sont ingénieux mais trop cliniques, on à l'impression d'être enfermé dans un monde abstrait et ennuyant. Pourtant j'aime l'idée que le réalisateur m'impose un point de vu, mais ici le tout manque cruellement de vie et d'émotion. Rigide et un peu "m'as-tu vu" dans sa manière de filmer, ce long-métrage est plus une mise à mort du spectateur sacré.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 novembre 2017
Un des meilleurs films de l'année.C'est un thriller poignant, plein de suspens, qui ne cesse de surprendre. À cela s'ajoute une bande originale parfaitement bien choisie.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 novembre 2017
film archi nul, nul..... pas de véritable histoire, ennuyeux.... écœurant. je suis allée avec mon mari et mes trois filles ados, dont une de 12ans. nous etions très gênés avec mon mari car beaucoup de scènes tres osées... le scénario est a vomir sans aucun intérêt. ...... on a perdu 2 heures de notre temps et 5 places de ciné. comment kidmann et farell ont pu accepter de jouer dans un tel film......
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2017
Depuis quelques mois, Steven, chirurgien marié 2 enfants, a pris en sympathie Martin, un jeune garçon qui a perdu son père. Martin s’immisce progressivement au sein de la famille et devient de plus en plus menaçant, jusqu’à proposer à Steven un marché inacceptable.

Mise à mort du cerf sacré est un thriller dramatique de Yorgos Lanthimos (The lobster) sorti en 2017. Le réalisateur a obtenu le prix du meilleur scénario au festival de Cannes 2017.
Ce film ne laisse personne indifférent. Afin de mettre le public dans le bain, le réalisateur grec commence par montrer les images d'une opération à coeur ouvert sur un fond musical omniprésent. Yorgos Lanthinos raconte dans son film une bien étrange fable morbide et radicale, celle d'un chirurgien qui doit faire face à un adolescent maitre chanteur qui menace les membres de sa famille.
En effet, Martin accuse Steven, cardiologue (et alcoolique mondain) qui a opéré son père, d'avoir provoqué sa mort. Il veut donc sa revanche.

Dans Mise à mort du cerf sacré, le réalisateur grec cumule les circonstances odieuses et contre nature poussant un homme qui a tout pour être heureux à commettre un infanticide. Son messager est un adolescent assez repoussant aux yeux porcins dont l'argumentaire est aussi choquant et inacceptable qu'il n'est implacable. Dans le même temps, face au péril, la famille bourgoise va se livrer à des calculs et perdre ses oripeaux de respectabilité pour tomber dans un registre charnel (Anna se livre à un jeu sexuel avec un collègue de son mari pour avoir des informations le concernant) ou primitif ("Tabassage" de Martin).

The lobster ménageait quelques moments de respiration comiques, Mise à mort du cerf sacré est plus économe sur ce point à part peut être le jeu amoureux du couple (Anesthésie générale?).
La réalisation fait penser à du Stanley Kubrick ou du David Cronenberg des débuts. L'ambiance du film est clinique, les 2 acteurs principaux, Nicole Kidman et Colin Farell, confrontés au pire des choix, dégagent beaucoup de froideur et de sens du calcul. Formellement, les longs travellings dans les couloirs des hopitaux et les effets de caméra en plongée laissent augurer du pire.

Il s'avère au gré de l'histoire que Martin n'est pas un mythomane. Les 2 charmants enfants du couple vont tomber malades et souffrir de paralysie des membres inférieurs. Après maintes tergiversations et des scènes de tension croissante avec son épouse, il finira par tuer l'un des membres de sa famille dans une scène grand guignolesque digne de Funny games.

Le spectateur du film n'est pas que spectateur, il est immergé dans une situation à laquelle il peut s'identifier, ressentir - et juger- les émotions des personnages de toutes les façons possibles et imaginables, l'expérience est pour lui subjective

Le prix du sang et la loi du talion

L'ambiance malsaine du film lorgne clairement vers le cinéma d'Haneke (Funny Games) et de Pasolini (Theoreme dans lequel le personnage de Terence Stamp couche avec tous les membres d'une même famille et la quitte, la laissant dans le chaos). Il y a quelque chose qui résonne du fond des âges dans le film de Lanthimos, quelque chose de très ancien remontant aux civilisations polythéistes d'il y a plus de 2500 ans, dans lesquelles tout avait un prix, tout nécessitait un sacrifice parfois institutionnalisé, le prix du sang. Le film est d'ailleurs inspiré du mythe d'Iphigénie.

Le casting du film est impeccable notamment Sully Suljic (Bobby le fils du couple) et Raffey Cassidy (Camille la fille du couple), victimes désignées et innocentes du "péché" de leur père et du bras vengeur de Martin (Barry Keoghan).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 novembre 2017
Le roi Agamemnon tue un cerf dans un des bois sacrés d'Athénée. La déesse, plein de colère, fait arrêter le vent, ce qui empêche la flotte du roi de partir à Troie. Pour que le vent se lève, il faudra sacrifier Iphigénie, la fille du roi, à la déesse. Le mythe a des différents dénouements selon la source. Quelques sources soutiennent que la femme avait été sacrifiée. Par contre, des autres versions du mythe racontent que la déesse Artémise échangea la femme pour une biche au dernier moment, cachant la fille du roi dans une île. En tout cas, les bateaux auraient pu partir.

Le film est un réussit technique de travellings et zooms qui mettent en évidence le raffinement du cinéaste grec depuis les surprenants Canine ou Alps, lesquels, contrairement à Mise à mort du cerf sacré, montraient grande quantité de plans fixes. Aussi, la violence explicite était abordée d'une façon réaliste et en toute froideur au style de Michael Haneke, source d'inspiration du grec. C'est pour rien que Lanthimos lui rend hommage avec le dénouement de ce film, très similaire à une des moments les plus angoissants de Funny games.

On peut dire que Lobster n'était qu'une transition vers cette maturité technique qui nous rappelle à Kubrick. Non seulement à cause des couloirs de l'hôpital, qui recréent ceux de l'hôtel de Shining ou de la navette de 2001. Non seulement aux reflets du corps de Nicole Kidman sous une lumière soignée au détail, telle on la voyait dans Eyes wide shut. Sinon grâce aussi aux cadres ouverts tournés à l'intérieur, si froids comme parfaitement enregistrés même en mouvement, technique que Kubrick maîtrisait dans ses dernières œuvres. Même dans les plans les plus statiques, Lanthimos met en marche des ventilateurs qui empêchent un moment de repos pour l'image, comme si le tourbillonnement des machines contribueraient à agiter les entrailles des spectateurs et des personnages face à l'orage qu'on voit arriver.

Un chirurgien devient ami du fils d'un de ses patients, mort au bloc opératoire. Le jeune s'immisce dans la vie familiale du médecin jusqu'au jour qu'il annonce une prophétie, ce qui obligera au chirurgien de prendre une décision si drastique comme douloureuse.

Lanthimos encadre la tragédie grecque dans le monde médical de nos jours. La croyance du fatum face à la technologie. L'impossibilité de l'homme actuel d'utiliser les avances scientifiques pour se sauver de ce qui est déjà écrit, une situation illogique pour nous tous. Le réalisateur imprègne cette production britannique de ses origines helléniques. Il met une famille occidental exemplaire face aux dilemmes de l'Antiquité. La culture classique contre la contemporaine. La rancune d'un jeune comme force du destin, inévitable. La chasse du cerf comme mauvaise praxis médicale.

Les personnages du film, comme dans tous les films du réalisateur, récitent leurs lignes avec le poids tragique qui caractérisait l'amphithéâtre grec. Si bien les muses du réalisateur, Angeliki Papoulia et Ariane Labed, ne jouent pas dans le film, Colin Farrell joue son rôle avec souplesse. Pareil pour les adolescents du film, qui maîtrisent son profil froid et apathique. Mention spéciale à Alicia Silverstone, actrice semi-disparue, victime du cliché de la teen-star des années 90 qui réussit à donner un ampleur surprenant à un personnage d'une seule scène.

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Renaud Grimoult
Renaud Grimoult

35 abonnés 155 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 novembre 2017
Un excellent film, une musique, une photo irréprochable, un jeu d acteur très bon (Kidman magistrale, Farell a contre pied vraiment bon). Angoissant, questionnant, le côté fantastique est déroutant comme souvent, mais on est embarqué direct !!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 novembre 2017
Plans magnifiques, acteurs excellents et histoire à la fois absurde et tragicomique.
Je comprends tout à fait les gens qui ont pu détester. En ce qui me concerne, je suis progressivement et entièrement rentré dans cette ambiance extrêmement bizarre.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 18 novembre 2017
"The Lobster" avait surpris l'édition 2015 du festival de Cannes par son côté excentrique et sa faculté à créer un univers unique entre le post-apo et la dystopie tout en proposant des idées, certes farfelues, mais cohérentes dans leur environnement. Avec "Mise à mort du cerf sacré", Yorgos Lanthimos rend un hommage, à sa manière, aux grands thrillers énigmatiques des Hitchcock et consorts. Mais plutôt que de jouer sur les subtilités du scénario où de nous livrer une mise en scène sous forme d'énigme, le cinéaste nous balance à la gueule un trip sous Prozac où le fantastique s'invite avec l'inélégance la plus totale dans une métaphore animalière pourtant intéressante.
Premièrement, Lanthimos semble manier la caméra avec un certain talent, c'est indéniable. Oui, le sentiment d'étouffement des personnages est bien retranscris à travers de sublimes images où ces derniers semblent prisonniers d'un environnement froid et clinique. Mais sans qu'il y ait un quelconque sens derrière, c'est sympa de flatter l'oeil par d'innombrables procédés anxiogènes mais le tout fait preuve d'une telle antipathie que l'on ne s'acclimate jamais vraiment à l'univers du film.
Qui plus est que les personnages, enfermés dans cette situation qu'ils ne contrôlent pas, sont tellement robotiques, shootés et imperturbables qu'ils ne semblent véritablement humains que lorsqu'ils ont des sautes d'humeur. Difficile d'éprouver la moindre empathie envers eux. Et sans parler de cette ambiance sonore, quasi-insupportable à un moment du film.
Alors l'histoire n'est pas dénuée de qualité, loin de là. On mettra de côté les éléments les plus what the fuck qui semblent sortir tout droit d'une séance sous LSD de la part des scénaristes (le processus de mort????) pour s'attarder sur les parallèles entre le monde animal et le fonctionnement de ces êtres à peine humains. La position "soumise" lors des rapports sexuels, l'importance de la pilosité dans la hiérarchie masculine, la venue d'un jeune mâle empiétant sur le territoire du dominant (adoubé par ses pairs puisque cardiologue est donc indispensable à la communauté ou au troupeau), ..., tous ces éléments donnent un semblant d'intérêt au film. Mais là aussi, aucun sens n'est apporté à cet aspect et la fin, ridicule, vient achever le spectateur et les innombrables possibilités qu'avaient le metteur en scène de pousser plus loin la métaphore.
En rendant son univers plus proche du nôtre, Lanthimos a malheureusement perdu de l'émerveillement et de la sensibilité qui faisait la force de son précédent film. Ici, tout est austère, dérangeant et répulsif.
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 novembre 2017
qu'est ce que c'est que ce pseudo thriller psycho-médical incompréhensible. mise en scène lamentable des séquences d'une lenteur exaspérante , un jeu tres aléatoire, une bande son qui ressemble plus a un gargouille qu'à une musique,, des travelings en veut tu en voila , des situations ridicules et une fin tellement grotesque que s'en est pitoyable. l'un des pire navet de l'année.
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 août 2018
Avec Yórgos Lánthimos, on a au moins la sensation d'être dans un cinéma qui se veut élitiste, hommage au grands noms. Le grec n'en est pas encore là, il divise plus qu'il est vénéré, et pour cause. Ce n'est pas parce qu'on a un parfait emballage que le produit est de qualité. Pourtant, je dois avouer que pour la seconde fois après The Lobster, il m'a saisie et fasciné. J'ai détesté ce film et le but qu'il entreprend depuis qu'il amorce l'intrigue et les véritables intentions du jeune Martin (intentions certes mais le pourquoi du comment spoiler: est incompréhensible, sûrement que ce n'est pas là l'important, mais reste un tantinet agaçant. Comment fait-il?
). On a de nouveau le droit à un Colin Farrel plat aux dialogues monocordes (j'adore, c'est vrai qu'il a un côté très pathétique dans le regard sans expression, va savoir pourquoi personne d'autre n'y a pensé avant), le tout correspondant plutôt bien à l'ambiance clinique (époux médecins, lui chirurgien cardiologue, elle - Nicole Kidman, impeccable - ophtalmo), et dessert l'image de la petite famille bourgeoise parfaite. Nul doute que le temps qu'il s'accorde de perdre pour le jeune Martin est alimenté par un remord quelconque, lui l'homme de santé droit et juste, n'a pas l'air de se laisser importuné sans raisons valables. Mais en fin de compte l'entrée en matière semble se focaliser sur une histoire qui se veut volontairement banale et simple. Un brillant chirurgien prend sous son aile un adolescent qui semble un peu perdu, chirurgien qui lui de son côté mène une vie de famille des plus respectable. Rien ne sort du cadre. Sauf que plus on avance dans le récit, plus on comprend que l'un des deux va trop loin et que cela n'augure rien de bon. Jusqu'à la dramatique amorce qui fait plonger le récit en un conte tragique insoutenable. Comment ne pas être écœuré en voyant la façon dont l'histoire, et les enfant, avancent? Reste l'ultime geste inéluctable qui justifie le très littéraire titre du film. Au vu de l'ambiance et du cadre, on comprend vite que les intentions du réalisateur grec ne sont pas bonnes, il ne compte pas nous épargner. Ce qui devient une fin injustifiable le faire ressortir comme un être plutôt détestable. Quelle est la bonne raison de ce vieil adage Œil pour œil, dent pour dent? Sûrement métaphorique, sûrement qu'il va nous laisser nous faire une raison de tout cela. Et si la fin ne justifiait pas les moyens, cela pourrait donner une bel exemple de tout le misérabilisme que l'on peut trouver dans l'existence humaine. Obligée de faire face à ce qu'elle craint le plus dans la vie = la mort. Mais encore plus quand ce n'est pas la sienne, qui après tout, ne fait plus ressentir grand chose contrairement à l’irréversible douleur de la perte d'un être aimé.
barredefer
barredefer

12 abonnés 40 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 novembre 2017
le film le plus glauque et desagreable que j ai vu depuis longtemps. Avec en plus une bande sonore insupportable. A eviter absolument.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 novembre 2017
Incroyable. On a été scotchés du début jusqu'à la fin. C'est un film de métaphores, un drame mythologique. Donc parfois analytique et jusqu'au-boutiste, mais toujours subtil et réfléchi. Comme le dit ledroit.com, "Mise à mort du cerf sacré demande un certain investissement du spectateur, qui est poussé dans ses derniers retranchements. Mais le jeu en vaut la chandelle."
Asm31
Asm31

9 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2017
Alors film totalement inattendu pour moi,
je dirais que ce film est un Ovni, inclassable, particulier, fantastique, dérangeant, génial....
Les 30 40 premières minutes, l histoire se met en place parfois avec lenteur et puis un événement pour pas spoiler, et surtout une conversation rapide entre 2 personnages et là le film change de dimension à tout sens... génial déroutant.
on sort du film vidé par cette atmosphère et c'est génial justement ...
je le recommande
j imagine qu il peux ne pas plaire à tous mais il est à voir ...
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2017
« Mise à Mort du Cerf Sacré » est après le très bon « Lobster » du même Yórgos Lánthimos, un deuxième uppercut violent et magistral, dont les premières impressions auront bien besoin de décanter avant d’en parler !
Quel cinéaste virtuose capable d’aller dans les tréfonds de l’âme humaine pour en décortiquer le malaise, l’hypocrisie, les travers et au bout du compte la peur...
Nous voilà plonger dans une famille bourgeoise et aisée, où l’apparence est plus forte que tout, où tout sentiment spontané est contenu, où la moindre marque d’affection existe à peine, pour dégager ainsi un univers mort, aseptisé et glacé, impersonnel et inconsistant, les seules discussions familiales étant cadrées, formatées et réduites à des organisations du quotidien !
C’est l’irruption du jeune Martin, à la présence ambiguë qui sera la première fissure, avant les véritables craquelures de cette famille, si guindée et presque censurée dans sa façon de vivre.
De plus, ce cercle familial étrange et anxiogène, l’est encore plus par l’aspect à fortiori clinique de leur univers professionnel, où de longs couloirs et de grands espaces nous mettent presque mal à l’aise !
Tout cela va donc provoquer une impression étonnante, où le spectateur sera l’observateur attentif des menues réactions des uns et des autres, de l’évolution de chacun de ces personnages, entraînant des retournements inouïs, pour atteindre l’impensable avec l’ultimatum posé par Martin en terme de sacrifice !
Et justement, qu’on ne s’y trompe pas, car sans en dévoiler la teneur, la notion de sacrifice ici, présente tout son intérêt en tournant à la métaphore pure !
Le film au-delà des surprises, des rebondissements devient littéralement angoissant et passionnant à suivre, Colin Farrell et Nicole Kidman étant parfaits dans leurs névroses, engendrant elles-mêmes tout un lot de réactions qui vont avec !
C’est un couple qui va nous embarquer dans un fonctionnement ahurissant face au jeune Barry Keoghan, phénoménal et tellement inquiétant et saisissant dans sa composition de haute volée !
Quant aux deux enfants, ils sont aussi stupéfiants par leur présence prenante et leur impact...
Bref, sans entrer dans un problème politique ou relatif à la mythologie, on ne pourra être que secoué par ce drame dont la dimension tragique se décuple au fur et à mesure des événements inimaginables !
Décidément, Yórgos Lánthimos est un cinéaste à suivre. Atypique, surprenant et décoiffant, son travail nous laisse franchement dans un drôle d’état !
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