Un énième film sur une prise d'otages? Oui, en un sens il n'y aura rien de bien nouveau ou original à attendre, en tout cas sur le fond. José Padilha signe par contre un essai stylistique intéressant, offrant les différents points de vue à notre regard, et caractérisant de manière plutôt fine l'évolution psychologique des personnages. Un casting solide même si ça ne fait pas d'étincelles, une mise en scène précise, le tout au service d'un film dont le propos renvoie un peu tout le monde dos à dos au final, rappelant à quel point, malheureusement, on n'a pas avancé sur cette question.
Le 27 juin 1976, le vol Air France 139 reliant Tel Aviv à Paris est détourné par 4 révolutionnaires. 7 jours plus tard, un commando des forces militaires israéliennes libèrent les derniers otages retenus dans un terminal désaffecté de l’aéroport d’Entebbe. Le sujet est fertile mais desservi par sa mise en scène. On reste peu impliqué par ce qu’il se passe à l’écran et le choix de José Padilha de saucissonner l’assaut final par des scènes de danse tue son intensité. Daniel Brühl, Rosamund Pike et Denis Ménochet contribuent toutefois à garder le spectateur aux aguets.
Pas mal.Le traitement du sujet n'est malheureusement pas homogène. Attention, je n'ai pas dit "partisan". De ce point de vue, il me semble que le film ne prend pas particulièrement position. Mais les faits racontés (et modifiés comme annoncé en générique de début) se prêtent surtout à la réaction israélienne, plutôt qu'à analyser les motivations des terroristes. On nous explique bien sûr la raison première du détournement, mais beaucoup de choses ne sont qu'effleurées, alors qu'en comparaison nous suivons quasiment heure par heure l'analyse, la réflexion et la riposte du gouvernement israélien. spoiler: Quelles sont les intentions finales du FPLP ? Baniel Brülh et Rosamund Pike sont-ils manipulés par le FPLP comme on semble nous le suggérer ? Et quel est le rapport et le message en nous montrant ce ballet artistique ? Idem pour la scène de générique. Côté acteurs, Daniel Brülh joue avec son sérieux habituel et Rosamund Pike est assez magnétique. L'intensité qu'elle fait passer et son position extrémiste peuvent être glaçants.
Plus documentaire que film..... c'est lent, très peu d'actions voire pas du tout, suspens qui s’essouffle... dommage, cette histoire méritait un meilleur traitement et dommage de la part de José Padilha qui après une série Narcos survitaminée a l'air de se faire une sieste....
Bonne reconstitution de la prise d'otage de 1976 sur le vol d'Air France Tel Aviv-Paris avec une réalisation prenante qui nous fait bien ressentir les enjeux pour tous les belligérants et notamment au niveau politique pour Israël .Après je ne sais pas quoi dire de plus,si on s’intéresse à ce genre de faits alors le film est très correct et vous pouvez vous lancer.3,5/5
sur un tel sujet , on peut s ' attendre à un film spectaculaire et émouvant mais le metteur en scène privilégie le côté psychologique et politique , les otages sont transparents , et l ' attaque finale des israéliens est réduite à sa plus simple expression ,attaque accompagnée d ' un ballet très spectaculaire qui pour moi est la bonne idée du film . l ' interprétation est excellente .
Ce film tiré d’une histoire vraie n’est pas déplaisant, mais c’est un peu brouillon et il manque de rythme et d’émotions.J’ai beaucoup aimé le contraste entre les danseurs et l’assaut final.
Film tres interressant car fait reel. Les acteurs jouent leurs roles quasi a la perfection. Le seul hic c est qu on ne voit pas ce qu a fait le gouvernement français pour cette prise d otage d un avion français, donc apres un film aussi reussi et dont on parle tres peu en France de cette prise d otage d Air France je vais devoir chercher par moi meme la reaction politique francaise de l epoque.Et la danse contemporaine mise en scene va tellement bien au rythme du film.
e fond de ce film est vraiment intéressant car déjà il m’a fait découvrir un événement que je ne connaissais pas et ensuite il va nous permettre de suivre celui-ci de plus point de vus différents. On aura celui des terroristes, avec Daniel Brühl qui à vraiment la tête de l’emploi. On pourra comprendre ce qui a motivé ces membres d’un groupuscule d’extrême gauche qui luttait notamment pour la libération de la Palestine. On voit vraiment leur côté humain et on comprend que ce ne sont pas des monstres assoiffés de sang. Ils ont une quête idéaliste mais vont choisir la mauvaise voie pour la réaliser. Ensuite, le point de vue du gouvernement Israélien avec une contradiction interne entre Yitzhak Rabin qui veut la voie pacifique et Shimon Peres celle plus violente. On verra donc l’affrontement entre les deux hommes les plus importants de l’état Hébreu. Dire que les dissensions présente il y a de ça 40 ans, sont à l’heure actuelle toujours présentent ce qui empêche tout processus de paix. Le risque dans ce genre de film est d’avoir un récit assez partial. Ici, le ton est assez neutre ne donnant étrangement raison à aucune des deux parties. Il est dommage cependant que le rythme soit assez mou, ennuyant légèrement par moment. Cependant, le final est époustouflant mêlant action et une scène de danse incroyable. Cela donne un résultat assez fabuleux qui m’a scotché. L’objectivité de OTAGES À ENTEBBE le rend donc intéressant à voir malgré ses longueurs.
Reconstitution factuelle du raid Israélien sur Entebbe dont l'intérêt est de montrer tous les points de vue : terroristes, otages, Israéliens...Pas d'héroïsme de pacotille. Des faits, de la politique et de l'idéologie. Gros bémol : l'assaut final est expédié en mode mineur et rendu grotesque par la juxtaposition d'une danse et d'une musique israélienne qui gâche le tout.
On a déjà eu droit à beaucoup de film relatant le raid d’Entebbe, qui fut ordonné suite au détournement du vol Paris-Tel Aviv en juin 1976 par un commando constitué de Palestiniens et de membres de la Fraction Armée Rouge. Pour rappel, tout en feignant de négocier, le gouvernement israélien mit sur pied une opération secrète afin de libérer les otages : cette action, menée à 4000km du pays sans le moindre soutien extérieur, sur le territoire d’un pays étranger, semblait vouée à l’échec mais en termes strictement militaires, elle fut un succès retentissant : les preneurs d’otages furent tous abattus (ainsi qu’un nombre inconnu de soldats ougandais), alors que les Israéliens perdirent seulement un soldat et trois otages. Cette nouvelle vision de l’événement n’est pas une resucée du ‘Operation Thunderbolt’ de la Cannon, et l’assaut en lui-même sera bref et filmé avec une extrême sobriété, sa violence partiellement dissimulée derrière un étrange ballet de danse moderne. Voilà qui peut sembler étonnant de la part du Brésilien José Padilha, qui avait signé les impitoyables ‘Tropa de elite’ mais après tout, on se souvient que le second opus de cette série s’intéressait déjà davantage aux contingences politiques et à tout ce qui se trame dans les coulisses qu’aux actions du BOPE. Ici, Padhilla s’attarde sur les terroristes allemands, vite dépassés par les événements, dont la démarche idéologique s’harmonise mal avec la lutte plus pragmatique de leur collègues palestiniens, qui méprisent en retour ces intellectuels qui prétendent régenter et théoriser leur combat. On s’intéresse à un soldat de Tsahal pétri de sa mission, pour qui c’est un crève-coeur d’abandonner sa famille. On assiste aux débats au sein du Cabinet israélien, à la différence des points de vue entre Pérez et Rabin, à la conviction fataliste de ce dernier que succès de l’opération ou pas, le refus de négocier avec les Palestiniens n’est pas une position tenable sur le long terme. Si le résultat n’est pas dépourvu d’intérêt, on peut regretter que le film, à force d’essayer d’aboutir à la position la plus équilibrée, échoue à produire le moindre point de vue personnel sur la question : les Gauchistes étaient naïfs, les Palestiniens avaient leurs raisons et les Israéliens n’avaient pas le choix, au final, tout ça, c’est la faute à personne. Si on peut mettre sans crainte une dialectique des valeurs dans la bouche des personnages, en tant que réalisateur-démiurge, il faudrait un certain cran pour faire passer l’idée qu’on a pour conviction prioritaire personnelle le droit à l’autodétermination des Palestiniens, et plus encore le droit à la sécurité des Israéliens...et les bailleurs de fonds n’aiment pas trop ça, le cran et la prise de position. Quitte à froisser les soutiens les plus acharnés des deux camps en présence, une position affichée plus fermement, dans une direction ou une autre, aurait pu ouvrir le débat bien mieux qu’un consensus aussi mou et prudent.
Inspiré des faits réels de la prise d’otage en 1976 en Ouganda d’un avion de ligne par des « terroristes » qui défendaint la cause palestinienne face à l’attitude invasive d’Israel. L’intérêt réside dans la psychologie des deux personnages principaux, des « combattants de la liberté » allemands communistes qui se battent au côté des palestiniens. Rosamund Pike et Daniel Bruhl sont crédibles dans les deux rôles principaux. La tension monte au fil des minutes jusqu’à l’assaut final. Intéressant à voir d’un point de vue historique, politique et psychologique.
Cette histoire vraie est très bien déroulée. Mais beaucoup d'acteurs ne sont pas crédibles et ce film aurait mérité une meilleure fin sans chorégraphie inutile...
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1,5
Publiée le 15 juillet 2020
Après au moins deux films déjà réalisés sur ce détournement dans le passé vous vous attendez à ce qu'un film de 2018 en apporte plus de détails et mette l'incroyable opération militaire à la lumière. Sinon pourquoi faire encore un autre film sur Entebbe ? Eh bien, apparemment le cinéaste voulait que le public voie le côté humain des pirates de l'air. Otages à Entebbe est sur la façon dont les sentiments, les doléances et croyez-le non la tentative de rachat des terroristes. C'est là que l'accent est mis et non pas sur les hommes, les femmes et les enfants armés, ni sur l'unité des forces spéciales israéliennes qui a mené une opération qui depuis lors n'a jamais été égalée. Parfois le film ressemblait à un film télévisé de qualité supérieure à toute autre chose : avec un scénario, un montage, des décors et une tentative pathétique de dépeindre une bataille pour libérer les otages. Le film est réalisé de manière ordinaire et pseudo-documentaire avec quelques séquences de caméras tremblantes. Cependant, le fait que des acteurs charismatiques tels que Daniel Brühl et Rosamund Pike aient joué les terroristes a rendu le film incroyable et stupide. Des séquences de danse ont été intégrées de manière non organique au film. Dans nos temps modernes ou le terrorisme ne fait que se généraliser et dans cette situation toute trace de compassion envers ceux qui tuent des innocents ou détournent des avions est un crime moral. La meilleure réponse à Otages à Entebbe serait de l'ignorer complètement car il n'a pas non plus de valeur artistique...