Hostiles
Note moyenne
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JR Les Iffs
JR Les Iffs

103 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2018
Un western, genre "horses movies", c'est à dire une longue balade d'hommes, soldats et prisonniers indiens, et de femmes, qui se dirigent vers un endroit et qui rencontrent de nombreuses embûches. Scénario donc simpliste, on avance le jour, on dort la nuit, mais on fait de mauvaises rencontres, alors, il faut s'unir pour mieux combattre. C'est très bien réalisé, une superbe photographie, des acteurs excellents, maintenant les personnages sont un peu stéréotypés, artificiels, il y a peu d'action, beaucoup de lenteur, et une belle fin. C'est beau, agréable à regarder, sans ennui, mais presque aussi sans surprise.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 décembre 2018
« Hostiles » est un film d’une très grande poésie, une poésie qui se fait rare aujourd’hui au cinéma. Le film prend son temps pour nous raconter son histoire, mais absolument aucun ennui ne viendra pointer le bout de son nez pendant près de 2h15. La profondeur qui se dégage ici est assez similaire à celle de « Danse avec les Loups » (qui est mon film préféré ever) et je reste encore émerveillé par cette œuvre plutôt majestueuse, ou un silence va plus nous en dire sur les personnages que de longs dialogues inutiles. On est dans la contemplation la plus totale, mais les personnages sont tellement complexes et intéressants que le film m’a même paru trop court, j’en voulais plus !

Bref, Hostiles est un des meilleurs films que j’ai vu cette année, et je vais finir en rendant hommage à Christian Bale, qui est encore une fois magistral ici, et qui est sans contestation possible, un des plus grand acteur que le cinéma ai connu.
Olivier M
Olivier M

2 abonnés 46 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2018
Un western avec des attaques d'indiens comme dans les films de John Ford,c'est ça que j'aime bien mais à la fin je soutiens des propriétaires terriens qui refusent qu'un indien soit entérré sur leurs terres, spoiler: ils sont lachement assassinés par une femme et Christian Bale.
pierrot le flou
pierrot le flou

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2018
L’émissaire de l’ouest….On pensait depuis plus d’un demi-siècle que la machine à rêve étasunienne en avait définitivement fini avec ses vieux démons, chassés à coups des pamphlets contestataires par quelques réalisateurs dissidents, au nom du sacro-saint devoir de mémoire et de rétablissement de la vérité historique. Celle longtemps restée masquée par les nuages de fumée de méchants et sauvages peaux rouges attaquant de braves et valeureux soldats bleus, ce mythe westernien de nos dernières séances si chères à Monsieur Eddy.
Cette conquête de l’ouest folklorique c’était celle magnifiée par les Ford, Hawks, Walsh, Hathaway mais d’un manichéisme aux antipodes de la réalité quant au génocide du peuple amérindien. Des films comme « Soldat bleu » (Ralph Nelson-1970), « Little Big Man » (Arthur Penn-1970), ou autres « Un homme nommé cheval » (Elliot Silverstein-1970) sonneront le glas d’un cinéma à la gloire du 7e de cavalerie. Un mea-culpa qui enterrera le genre « Guerres indiennes » et en dehors du formidable « Danse avec les loups » (Kevin Costner-1988), l’industrie cinématographique n’en déterrera plus beaucoup la hache. C’est dire combien ce « Hostiles », sorti en 2018, fait figure d’ofni anachronique. Scott Cooper jouerait-il au révisionniste…
« Un bon indien est un indien mort (Sherman) » Cette phrase historique symbolise parfaitement le point de vue du capitaine Joseph J. Blocker (Christian Bale), et sa haine viscérale des peaux rouges qu’il n’a cessé de combattre durant une carrière qui, comme les conflits inter ethniques, touche à sa fin. Cantonné dans un fort a la frontière du Nouveau-Mexique, il est chargé, contre sa volonté, de ramener Yellow Hawk (Wes Studi), un grand chef atteint d’un cancer, sur ses terres ancestrales.
Cette longue et périlleuse mission va confronter Blocker aux pires vicissitudes de l’homme, au fur et mesure où il s’enfonce dans ces contrées aussi sauvages qu’hostiles.
Avant de faire la connaissance du Capitaine, la scène post générique aurait presque le fond du discours désuet de l’âge d’or, celui avec des indiens montrés forcément cruels, si dans la forme Scott Cooper ne nous bousculait pas aussi violemment. Lorsque le réalisateur passe au plan suivant, montrant des soldats bleus s’amuser avec un indien devant les yeux de sa femme effrayé, et ceux du capitaine chiquant son tabac l’air indifférant, nous commençons à comprendre que son discours n’aura rien d’affabulateur, et que « Hostiles » n’est pas une nouvelle et simple réécriture de l’« histoire », ni une héroïque fantaisie.
Avec ce parti pris de rapidement verser dans cette dramaturgie classique de la mythologie westernienne, avec ses figures de proues et ses antagonismes, ses clichés genreux, Cooper nous sert ce que le nouveau spectateur espère comme un souffle épique, plein de frasque et de fureur, et ranime avec lui la glande nostalgique des plus anciens. Une première partie rigoureuse et fédératrice, ou l’on reste scotché sur son fauteuil, éblouie par ce spectacle aventureux.
Mais sous couvert de cette expédition et des périples qui vont la joncher, c’est la personnalité du Capitaine qui va donner un relief inédit à cette histoire, et assurer la cohésion lorsque l’élan se trouvera ralenti par endroit.
Un Christian Bale qui a les épaules suffisamment puissantes pour porter une tunique d’officier et assurer son rôle de « chef », et le visage assez expressif pour porter ce masque d’être rude mais tourmenté. Car si le tissu est usé, râpé et vermoulu, son visage porte les vrais stigmates de la guerre, la peau marquée par la haine, la mâchoire bloquée par la colère, le regard humidifié par les remords, le cœur envahit par le doute…
Car ne nous y trompons pas, « Hostiles » est un très grand spectacle, son traitement naturaliste est sublime, avec une photographie d’une insolente beauté permettant une réappropriation de somptueux décors naturels.
Mais il est aussi et surtout une formidable odyssée. Une réflexion au constat cinglant sur la nature humaine, en ces temps légendaires où le 7e art façonnera ses propres héros de l’ouest sauvage, de Custer a Sitting Bull, en passant par Buffalo Bill et Geronimo…pour finir ici avec le capitaine Joseph J. Blocker et le chef Yellow Hawk.

« C’est un beau jour pour vivre »….Il n’y a pas de méchant indien, pas moins qu’il n’y a de bons, tout comme chez les visages pâles ou les peaux bleus. Les peaux rouges tuent des blancs, les blancs des indiens. Les Cheyennes et les Comanches s’entretuent. Les trappeurs tuent des blancs, qui se vengent et d’autres blancs s’écharpent. Des enfants meurent, des femmes aussi. Nous sommes dans la conquête de l’ouest et celle de l’homme par l’homme. L’une est terminée…

West studi, formidable d’authenticité, incarne ce grand chef Cheyenne, prisonnier mais fier et insoumis. Rosamund Pike est une femme meurtrie par la perte de sa famille, mais elle est le contre poids du capitaine, officier de l’armée bientôt un sans grade pour la nation. L’apparition bien que rapide du personnage de tueur, campé par le furibard et toujours teigneux Ben Foster, cristallise parfaitement tous les démons qui agitent Blocker, de ce fil ténu entre le mal et le bien.
Car au final c’est bien une véritable quête initiatique que mènera le Capitaine, un bout d’aventure humaine entamé sur ces routes escarpées, ces chemins chaotiques, ces torrents de pluie, ces vallées escarpées, spoiler: et qui s’achèvera sur les rails rectilignes, face à ses deux visages apaisés, devant l’écran de fumé d’un cheval de fer : tout un symbole.

Avec sa mise en scène sans recherche de performances a la "The revenant", mais avec des plans « à l’ancienne » renvoyant merveilleusement au cinémascope (ah, ce plan des cavaliers sur la crête avec le coucher de soleil…), des travellings contemplatifs alternés avec des prises de vue steadicam a la ceinture pour dynamiser les combats, Scott Cooper renoue esthétiquement avec le western classique et le film d’aventure, tout en modernisant la forme. Une réalisation de sage a très agité, qui nous émoustille, alors que l’interprétation sacralise le message de fond sans le rendre pédant.
« Hostiles » possède cette hauteur prompte à toucher les cimes du 7e art, poussé à la grandeur par un étourdissant Christian Bale.
Epoustouflant !
Serge_la
Serge_la

11 abonnés 815 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 novembre 2018
Bien fait avec une histoire assez complexe qui veut faire penser. Malheureusement, l'histoire n'a pas l'air vraie du tout, même avec des protagonistes racistes.
bsalvert

525 abonnés 3 731 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2018
Grands décors pour ce western où la guerre avec des personnages taiseux qui régissent leurs vies sou de grands principes qu'ils contournent pour se justifier.
PLV : avec Christian Bale
Pauly D.
Pauly D.

61 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2018
Pas très gai certes avec tous ses cadavres à enterrer.... néanmoins on ne s'ennuie pas malgré les moments calme du film. Belle morale et un très beau duo d'acteurs avec un pour l'interprétation de Mme R.Pike � .
Redzing

1 457 abonnés 4 955 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2018
A la fin du 19ème siècle, un officier, connu pour être un boucher d'Indiens, est chargé de convoyer un vieux chef prisonnier vers sa terre natale. Un voyage qui sera semé d'embûches et de violence. Scott Cooper propose un film qui frappe dès les premières minutes de par sa beauté plastique (belle photographies, paysages naturels superbes), sa mise en scène travaillée, mais également sa brutalité sporadique. Des qualités qui seront tenues tout au long du métrage. Par ailleurs, le film met en avant des personnages ambigus et intéressants : Christian Bale, qui joue tout en subtilité et sobriété un tueur d'Indiens qui cherche sans le savoir la paix et la rédemption, et Wes Studi, impérial en vieux chef de guerre qui a commis aussi son lot d'atrocités et qui philosophe à l'approche de sa fin. Sans compter des seconds rôles qui viendront mettre la pagaille dans leur tête : Rosamund Pike en veuve suicidaire, ou Ben Foster en tueur illégitime. Malheureusement, passé la première moitié, "Hostiles" souffre de quelques lenteurs, et d'une intrigue un peu répétitive (le schéma péripétie morbide/discussions/feu de camp revient souvent !). Un peu dommage car il aurait pu être transformé en classique du western moderne, il n'en demeure pas moins agréable à découvrir.
Marc T.

315 abonnés 622 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2018
Un film lent et contemplatif (dans le bon sens), majestueux aussi, qui au lieu de montrer des fusillades à profusion, nous intéresse plutôt aux sentiments et aux rapports humains, et le pari est 100% réussi tant ça transperce l'écran. Christian Bale se surpasse une fois encore, épaulé par une Rosamund Pike poignante dans sa douleur. 2H14 où il ne se passe pas grand chose, et pourtant on en voudrait encore...
this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2018
La relation que je peux avoir avec le cinéma de S. Cooper est assez double. D'une part, à l'exception de "Strictly criminal", j'ai vu tous ses films. Et je les ai trouvé au mieux sympa à regarder, au pire franchement prétentieux. Là, il s'attaque à un des mes genres favoris, le western donc. Bon, c'est clairement un western moderne, de ceux qui se sentent obligés de traiter de la question indienne, avec un angle toutefois différent ici. Pas d'angélisme, juste la représentation, sauvage et barbare d'une époque. Et la scène d'intro met tout de suite les choses au clair. Pour le reste, on suit donc cette petite troupe, qui va connaître maintes péripéties, avec des acteurs épatants dans des rôles pas aussi clichés qu'attendus. Surtout, le film soulève des questions intéressantes, auxquelles il ne prétend pas répondre. Mais voilà, Cooper a beau être appliqué et nanti de bonnes intentions, il n'arrive jamais à rendre le tout purement viscéral. Trop dans le contrôle, trop démonstratif, trop appliqué aussi, cherchant à gratter les récompenses tout en voulant asseoir un point de vue, il ne signe jamais un film qui prend de l'ampleur, qui joue avec son sujet, qui arrive à nous faire ressentir plusieurs émotions. Il reste monocorde, avec quelques belles scènes et une musique émouvante, mais sans jamais réussir à rendre le tout vraiment "vivant". C'est beau, c'est dur, c'est intéressant, mais ça n'est jamais emballant ou assez immersif. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Mathieu B.
Mathieu B.

44 abonnés 840 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2018
J’aime les westerns et j’aime beaucoup Christian Bale et j’apprécie aussi Rosamund Pike (notamment depuis Gone Girl où je l’ai trouvée excellente). Et je n’ai pas été déçu ! Il s’agit d’un western sombre et violent mais paradoxalement plein d’humanisme. Le capitaine Joseph Blocker (C. Bale) a tué de nombreux indiens au cours de sa vie de soldats et ils les déteste. Cependant, c’est à lui qu’on confie une mission délicate, la dernière avant sa retraite : escorter le chef indien Yellow Hawk, mourant, et sa famille jusque sur leurs terres ancestrales pour qu’il puisse reposer avec ses ancêtres. Durant ce voyager, la troupe va recueillir Mme Quaid (R. Pike), seule survivante de sa famille massacrée par des Cheyennes. Blocker va devoir livrer des batailles difficiles contre des indiens, des chasseurs, un ancien soldat condamné à mort et finalement contre des propriétaires terriens peu enclins à accueillir des indiens sur leur territoire. Au fil des jours, les sentiments de Blocker changent peu à peu concernant Yellow Hawk. De la violence mais beaucoup de sentiments, peu de dialogues mais un message très audible, et une fin qui n’est ni un happy end ni un déchirement. Un très beau film également d’un point de vue esthétique avec de superbes paysages. Les acteurs sont excellents. Bref, pas grand chose à critiquer sauf peut être quelques lenteurs mais elles font partie de l’âme de ce film.
Camille G.
Camille G.

31 abonnés 13 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2020
Un western avec Christian Bale ? Parfait ! Mais non, le film est terriblement long et ennuyeux. Un format de 2h15 avec zéro scènes d'actions, des dialogues peu garnis ou inutiles, on avait dit un western ? Le personnage principal est prévisible, son comportement incohérent, ils ne sont pas attachants et l'émotion passe complètement à côté.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 septembre 2018
Je viens de regarder ce film ! Il est poignant et bouleversant, montre avec authenticité la vie de ses amérindiens dans un monde vaste, magnifique, sauvage et cruel !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 septembre 2018
De beaux paysages, des dialogues minimalistes, un rythme lent.... bref, un réalisateur qui a décidé de cocher toutes les cases du parfait western. Peut-être a-t-il tourné les curseurs trop à fond, car on s'ennuie ferme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 septembre 2018
Très bon film, un western très cru et violent avec des acteurs au sommet et une histoire magnifique!!! A voir absolument
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