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riri2
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4,0
Publiée le 14 novembre 2016
Asghar Farhadi est décidément un cinéaste de talent qui, avec "Le client", continue de s'interroger sur la société iranienne (et la transformation de Téhéran) et sur l'atomisation du couple. Comme toujours, sa direction d'acteur est brillante (notamment Shalab Hosseini déjà vu dans "Une séparation" et "A propos d'Elly) et parvient comme souvent à construire un scénario comme une mécanique bien huilé (il sait parfaitement où il va) et toujours précis sur le plan psychologique. A nouveau, j'ai été remué par ce film qui n'est pas simplement la quête d'un homme en colère, déconnecté de la souffrance de sa femme, qui s'interroge sur sa vengeance (pas plus que sur le pardon, son versant féminin) mais qui renvoie aux réalités iraniennes (ou Farhadi perçoit toujours la femme, moins excessive et plus tolérante, comme l'avenir du pays, alors que l'homme est prisonnier des traditions). "Le client"a cet art de disséquer les non-dits des êtres humains (et il suggère davantage qu'il ne montre, renforcé cette fois par le fait que Farhadi a affronter la censure pour que son film soit visible en Iran) et, l'on peu presque regretté la métaphore théâtral (les personnages joue parallèlement une pièce d'Arthur Miller, "Mort d'un commis voyageur") qui renforce inutilement le propos.
Atmosphère lente et pesante pour un couple d'acteurs iranien se donant la réplique le soir sur scène et étant sans voix la journée pour parler de leurs maux. L'incommunicabilité viendrait du code social iranien du qu'en dira-t-on et de la question existentielle de la vengeance ou du pardon. Mais le film n'est pas plaisant à suivre et on ne comprend pas bien l'engoument qu'il a suscité sauf à considérer que réaliser un film sous une dictature religieuse ne doit pas être chose simple.
Prix du scénario et d’interprétation masculine pour Shahab Hosseini à Cannes, Le Client était un film attendu tant Une Séparation nous avait séduit. Asghar Farhadi continue de dessiner la classe moyenne iranienne dans une fable sociale sur fond de thriller psychologique. Ici, un couple est contraint de déménager sous peine de voir leur immeuble s’effondrer. Ils vont s’installer dans l’ancien logement d’une prostituée. C’est alors que notre protagoniste va se faire agresser chez elle à cause d’un quiproquo. Une quête du coupable est menée par son mari, mais le délictueux n’est peut-être pas celui qu’il pensait. Le Client possède un scénario extrêmement bien ficelé et l’intrigue est bouleversante en apparence. Cependant, le jeu des acteurs est contestable. Il nous est difficile de ressentir de l’empathie pour des personnages froids, dans la retenue et jamais pardonnés. Asghar Farhadi a préféré insister sur la morale de la fable plutôt que de mettre en évidence la question de l’absolution. Résultat, le drame dérange et déçoit. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
Excellent film iranien à l'histoire "banale" mais qui mine de rien, fait son p'tit effet, elle m'est restée longuement en tête .... Après la première heure, je me suis dit que ça tournait un peu rond, je sentais venir l'ennui ... mais finalement, ça se met tranquillement en place, on comprend que ce fait divers devient bien plus dévastateur qu'au départ et que le couple ne ressortira pas indemne de cette histoire.... Ce ne serait évidemment pas aussi crédible sans une excellente interprétation et de ce côté-là: Aucun souci, les acteurs sont excellents, et parfaitement dirigés par Farhadi qui balance une mise en scène simple et juste qui n'en fait pas trop. L'addition de tous ces aspects donne un film profondément humain, fort et intense qui fait réfléchir sur plusieurs choses dont la vengeance.... Super film à ne pas louper!
Plus encore qu’une histoire de vengeance, « Le Client » est le récit d’un couple en crise dans la complexité des rapports à l’autre et à soi-même. Sur un scénario implacable qui enchaîne les événements comme un engrenage, Asghar Farhadi entretient savamment l’ambiguïté pour créer le trouble avec subtilité, comme un thriller à la Hitchcock. C’est aussi un superbe moyen de comprendre la société d'aujourd'hui à Téhéran en juxtaposant avec finesse la force de la tradition et l’envie de basculer dans l'Iran de demain. Le film séduit, interroge et, malgré quelques lenteurs, emporte le spectateur dans un conte moral plutôt bien écrit.
Un chef d'œuvre où se mêlent les dilemmes moraux, les non dits et les que dira-t-on si caractéristiques des sociétés islamiques. Magistralement interprété, avec une subtilité et des nuances troublantes de finesse. Un couple apparement très uni et heureux voie vaciller son union après qu'une agression fortuite sur la femme se produit. Au lieu de dénoncer à la police et devoir passer par le calvaire de revivre devant la police l'agression, société machiste oblige, le mari décide de démasquer l'agresseur, qui à laissé quelques pistes dans l'appartement et se venger personnellement. Sa façon de procéder met le couple dans un dilemme moral très difícil à surmonter, au point de mettre le couple en péril.... Bouleversant
Un film digne des deux derniers, "La séparation" et Le passé". La tension monte au fur et à mesure, les deux époux s'éloignent petit à petit et la fin inattendue clôt ce film magistralement interprété par Shabab Hosseini et Taraneh Allidousti.
Farhadi continue à exploiter son filon : l'opposition entre la petite bourgeoisie moderne et le peuple archaïque et obscurantiste. Le contraste est évidemment saisissant entre le couple d'enseignants et la famille du boulanger. Le regard du réalisateur est paternaliste. Il n'en veut pas aux pauvres et est même prêt à leur pardonner. Cette idéologie à la gloire du mode de vie occidental plait évidemment beaucoup et a sans doute contribué à lui valoir sa palme d'or. Sur le même thème, La séparation était tout de même plus réussi. Le client comporte des longueurs et les scènes de théâtre n'apportent rien au récit. S'il s'agit d'une tentative de mise en abîme ou d'allégorie, elle est ratée. Sinon, les comédiens sont tous formidables de vérité. Mais la chute est équivoque : doit-on renoncer à dénoncer et sanctionner un violeur pour ne pas faire souffrir sa famille ? La mansuétude surprenante du couple moderne se retourne un peu contre le discours idéologique un peu lourd de Farhadi. D'autant que, dans la société iranienne comme dans la notre, ce sont bien plus souvent les riches qui profitent sexuellement des pauvres que le contraire. Les DSK iraniens ne doivent pas être rares.
Oscar du meilleur film etranger et prix du scénario et d'interprétation masculine à Cannes (2016), " le client" n'a pourtant pas auprès du grand public, la renommée de " une séparation " réalisé quelques années auparavant par le cinéaste iranien A. Farhadi.
Sous couvert d'une agression commise au nouveau domicile d'un couple d'intellectuels ( lui est professeur et comédien, son épouse est comédienne dans la même troupe que son conjoint), Farhadi propose un regard en profondeur sur certains aspects de la culture iranienne.
Le choix de la pièce " mort d'un commis voyageur" qui obtint le prix Pulitzer, signée d'Arthur Miller interprétée par la compagnie de théâtre fait figure de pistes pour éclairer des aspects cachés de la personnalité du couple montré à l'écran.
On se rappelle que A Miller tenta d'exposer la vie d'un employé ordinaire et modèle qui tente de s'élever socialement sans succès.
L'agression dont est victime l'épouse du professeur permet de sonder au travers des échanges intersubjectifs, les cœurs, les âmes, les frustrations sexuelles, l'hypocrisie sociale...
Particulièrement réussi " le client " est un des opus parmi les plus accomplis d'un cinéaste talentueux qui, de mon point de vue, n'a jamais réalisé de mauvais films.
Il faut inviter les spectateurs sensibles au travail de Farhadi de ne pas négliger mêmes ses premières réalisations, moins connues, elles aussi de premier ordre.
On pourra peut-être reprocher à " le client" quelques longueurs, des scènes parfois inutiles, mais le plaisir éprouvé en voyant " le client " est indéniable.
Avec ce long-métrage, le réalisateur iranien Asghar Farhadi remporte l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2017. Fraichement installé dans un appartement à Téhéran, un jeune ménage voit sa vie basculer dans le doute à la suite d’une agression physique. Le mari souhaite laver son honneur en se lançant à la recherche du criminel. Dans cette tragédie où les codes de conduite et l’emprise morale de la religion peuvent paraître abstraits pour un spectateur occidental, on assiste à la lente déchirure d’un couple. On peut regretter quelques longueurs en raison notamment des nombreux passages avec la pièce de théâtre, forme d’allégorie des sentiments personnels éprouvés par les protagonistes de ce drame. Néanmoins, cette quête de vengeance possède une mise en scène irréprochable. Bref, une œuvre qui permet de découvrir la complexité des mœurs de la société iranienne.
Asghar Faradhi avait atteint l'osmose avec Une Séparation et Le Passé. Le client est moins réussi. car un brin moralisateur alors que les films précédents ne portaient aucun jugement sur les personnages. Quelques lenteurs, les scènes théâtrales par exemple. Une lourdeur dans l'intrigue. Le film reste intéressant dans sa manière de nous montrer la société iranienne d'aujourd'hui. Les mots viols ou prostituée ne sont jamais prononcés, la censure règne.
Je trouve que c'est un film intéressant pour nous les Occidentaux qui ne voyons pas ou peu de films iraniens ou avec une action qui se passe au Moyen-Orient. Ce thriller social n'est pas pour autant une complète réussite. Car on s'ennuie un peu au bout d'un moment. Cela ressemble plus à un huis-clos alors que j'aurais préféré voir plus de scènes extérieures afin d'avoir une vue d'ensemble de la vie quotidienne.
J’aime découvrir d’autre cinéma venu d’ailleurs, je me suis bien ennuyée sur celui-ci, le sujet de fond est intéressant, la suite de l'intrigue est moins captivante, une déception justifier par une fin frustrante, on apprend à connaître la culture et la société iranienne.
Le client est plus intéressant par son immersion dans la société et la vie iranienne que par son propos.... propos bien lent et lourd au fil du déroulement. Une dénonciation du machisme et de la violence dans le milieu culturel mais toute cette société est violente, du coup le crime dénoncé ici semble bizarrement transparent et la vengeance bien légère.......
Un scénario simple mais intéressant qui se déroule en Iran sans que la religion occupe une place prépondérante. Un bémol : la réalisation est trop lente et le film trop long.