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Fabios Om
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4,0
Publiée le 16 août 2026
Copie conforme est un film qui m’a vraiment plu. Louis Jouvet y est excellent, avec cette présence et cette finesse de jeu qui donnent beaucoup de relief au film. L’histoire est intéressante, bien construite, et le film possède un charme typique du cinéma de son époque. Quelques longueurs empêchent pour moi d’atteindre les 5 étoiles, mais l’ensemble reste très agréable à regarder
Copie conforme œuvre signée Jean Dréville se déploie comme une comédie policière d'une incroyable virtuosité technique pour son époque Le long-métrage vaut particulièrement pour le double rôle magistral offert à l'immense Louis Jouvet, au sommet de son art dramatique. L'acteur y incarne avec un brio saisissant deux sosies parfaits : le candide Gabriel Dupon et le redoutable cambrioleur Manuel Isamora . La mise en scène de Jean Dréville brille par son ingéniosité visuelle, notamment grâce à des trucages de caméra révolutionnaires .Le système de cache et de contre-cache permet à Louis Jouvet de se donner la réplique à lui-même de manière très fluide. Cette prouesse offre une confrontation psychologique fascinante entre la vulnérabilité de l'un et la froideur calculatrice de l'autre. Le scénario, écrit avec finesse par Jacques Companéez et Nino Frank, évite habilement les pièges des quiproquos faciles Les dialogues percutants et ciselés permettent aux acteurs de donner une véritable profondeur théâtrale à cette œuvre de cinéma. Aux côtés de la star masculine, la pétillante Suzy Delair apporte une énergie et une fraîcheur indispensables à la dynamique du récit. L'intrigue mêle habilement les codes du polar d'après-guerre avec un humour léger, typique des grandes comédies de mœurs françaises. Le métrage est une réflexion subtile sur l'illusion, l'identité multiple et la dualité inhérente à la nature humaine .La partition musicale de René Cloërec accompagne idéalement les rebondissements de cette confrontation au sommet des sosies. Cette œuvre demeure un témoignage précieux de l'âge d'or du cinéma français, porté par un comédien au magnétisme inégalé. Un classique méconnu à redécouvrir d'urgence pour apprécier toute l'étendue et la modernité du génie scénique de Louis Jouvet ..
Un film écrit spécialement pour Louis Jouvet qui y tient 2 rôles, celui d'un malfrat, photographe en vue qui arnaque et dévalise des gens fortunés et celui d'un pâle employé représentant en boutons. Les deux se ressemblent, ce qui donne lieu à toute une série de scènes cocasses ou dramatiques, le représentant étant accusé des méfaits du brigand et ce dernier manipulant le premier comme alibi, le second se prêtant plus ou moins au jeu jusqu'à devoir s'occuper parfois de la maitresse de l'autre, laquelle s'interroge sur les changements de comportement de son amant... Bref on se régale et Jouvet donne la mesure de son talent avec une fois encore des répliques d'anthologie quand il évoque lui et son sosie. Film vu en copie restaurée et numérisée au festival Lumière 2025. Petit bémol, la musique trop criarde en début de film et la pollution des sous-titres en anglais toit au long de la projection
Louis Jouvet interprète deux rôles simultanément dans ce film et ainsi nous montre toute l'étendue de son talent (d'autant plus que l'un des personnages se déguise souvent). En effet, les personnages sont à l'opposé (le truand sûr de lui et cynique vs le petit employé simple et plein de tics) et Louis Jouvet arrive très bien à les jouer de manière bien distincte. Ce qui est surprenant, c'est aussi les trucages qui permettent de mettre Jouvet en double dans le même plan! Pour un film d'après guerre où les effets spéciaux via ordinateur n'existaient pas, chapeau, d'autant plus qu'on n'y voit que du feu. A cela, il faut ajouter les dialogues de Henri Jeanson toujours excellents ("Vous n'êtes que l'ombre de moi même" ; "Pour qui me prenez-vous?!" _ "Pour moi même." ; "Oh, j'ai mal à la tête!" _ "Alors, je vais prendre un cachet d'aspirine." ; "Buvez modérément, j'ai besoin de toute ma lucidité." ; "On n'est jamais si bien trahi que par soi-même."), le charme et la gouaille de Suzy Delair, et ça fera un cocktail presque parfait. A noter également Carmet tout jeune dans un second rôle.
Les films anciens ont décidément presque toujours deux très grandes qualités sur les films plus récents : l’écriture et le jeu d’acteur. Copie conforme en est encore la preuve. Le jeu d’acteur est énorme, avec le toujours excellent Louis Jouvet. Il est énorme ici dans une galerie de rôles qu’il campe si bien qu’au début on ne le reconnait même pas ! Changement de voix, d’allure, il est parfait dans chacune de ses prestations et il est entouré, comme souvent, d’une galerie d’acteurs au même niveau. Suzy Delair est tellement adorable, piquante, et perspicace finalement ! Annette Poivre a un sourire toujours aussi doux et elle livre une touchante prestation, mais également teinté du piquant qui imprègne le film. Il y a plein de seconds rôles avec du relief, des personnalités fortes, qui sont très attrayants. Le scénario également est très bon. Alors certes, on pourra s’étonner que la différence de voix ne saute pas plus aux yeux des protagonistes. Mais c’est un détail au fond, car on est sur une comédie, et c’est surtout le ressort comique qui est exploité. Doté d’un rythme enlevé, quoiqu’un peu long peut-être à mettre en place le nœud gordien de son intrigue, doté d’un comique de situation plein de finesse, d’une touche de burlesque, mais aussi de beaux sentiments, ce qui surprend le plus dans le métrage tient à son ton volontiers grivois. Le personnage du photographe est un grossier personnage, notamment avec les femmes, et il y a quelques scènes d’une sensualité frôlant l’érotisme qui rappelle qu’en 1947 on se permettait pas mal de liberté aussi ! Formellement, le travail de Dréville est impeccable. Beau noir et blanc restauré, mise en scène habile, dynamique (la caméra suit les personnages, il y a des plongées et des contre-plongées marquantes), décors soignés, notamment dès le début avec ce beau château, le métrage fait luxueux, et pourtant, après guerre, on était sûrement pas dans la superproduction ! Sincèrement, voilà une très bonne comédie, divertissante, très bien campée, portée par une histoire de sosie assez classique mais vraiment super bien menée grâce à une écriture de situation et de dialogues aux petits oignons. 4.
Un modeste vendeur de boutons est accusé des escroqueries de son sosie. Plus tard, ce dernier, sorte d'Arsène Lupin cynique, convaincra son double de spoiler: s'associer avec lui pour faciliter ses forfaits en toute impunité.
Le film de Jean Dréville permet à Louis Jouvet une double interprétation spoiler: -et davantage même, lorsque l'escroc se déguise pour abuser ses victimes- et sans doute le comédien s'est beaucoup amusé. Ses transformations physiques son saisissantes où tour à tour Jouvet est un homme distingué et arrogant puis un pauvre bougre. Et, en admirateur de Jouvet, je ne peux que saliver d'avance. Cependant, le talent de Jouvet ne suffit pas à imprimer une dynamique à cette comédie policière qui imagine des situations assez ternes pour s'amuser des contrastes entre les deux sosies. D'une part l'intrigue est médiocre, sans ingéniosité; d'autre part, les quiproquos qui s'y glissent nécessairement sont bien pauvres. Le récit se traine, sans ressort ni surprises, au point que Louis Jouvet, livré à une mise en scène trop sommaire, semble se diriger lui-même. Pour s'exprimer pleinement, il lui manque ici des séquences véritablement cocasses.
Le scénario est imaginatif, bien mené, bien construit, bien monté même si la fin se devine assez vite. Louis Jouvet excelle dans ses multiples rôles. Un bon film de brigand, avec quelques bonnes répliques. A voir par les amateurs de policier et les fans de Jouvet.
Jean Dréville n’en finit pas de bousculer les genres. Le voici dans une comédie policière hautement menée autour des dialogues de Henri Jeanson, aussi fins que percutants (« Arrêtez de me regarder comme si j’étais une infraction » ) . Louis Jouvet double son talent en interprétant à la fois un escroc et un brave bonhomme. Le trucage à l’époque ( 1947 ) est surprenant et parfait , et conduit à de jolis quiproquos sur des scènes marrantes et des piques verbales pétillantes autour de Suzy Delair affutée elle aussi pour ce décorum fantaisiste. Comme l’est ce serviteur zélé du méchant Ismora, Jean Carmet en personne qui après avoir quitté la soutane de l’abbé Pontail dans « Monsieur Vincent » de Maurice Cloche , joue les marlous . Le début d’ une grande carrière. AVIS BONUS Des spécialistes parlent joliment du cinéaste et de son film, avant un court extrait d'une interview de l'intéressé Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Je connais très mal le cinéma d'avant les années 70/80. Encore plus celui des années 40. De Jean Gréville je crois avoir vu La reine Margot (avec Jeanne Moreau). Ce Copie conforme est très drôle et très plaisant. Louis Jouvet était un acteur extraordinaire. Un vrai plaisir.
Aaaah... Louis Jouvet... Il y avait longtemps, pour ma part, que je n'avais pas vu ou revu un film avec lui. Il fallait que j'y revienne. Et voilà que je me coltine donc cette "Copie Conforme" qui m'était inconnue jusqu'à présent. Exceptée de titre. Nous sommes d'accord : un Louis Jouvet, c'est déjà le panard, mais deux Louis Jouvet, c'est encore mieux. C'est le double panard, quoi. Ici, il est tantôt Gabriel Dupon, un monsieur Tout-le-monde timoré et sans véritable personnalité, tantôt Maître Ismora, un redoutable bandit qui est, il faut bien le dire, impossible à détester, malgré tous ses vilains agissements. Jouvet s'éclate à fond et interprète ses deux rôles avec une aisance laissant rêveur. Même s'il est plus impérial en Maître Ismora qu'en Gabriel Dupon. Le film, basé donc sur le thème de la dualité, fonctionne bien. Et les dialogues signés Henri Jeanson sont franchement savoureux. Le contraire aurait été étonnant, non ? Cependant, juste trois petites étoiles. La faute à quelques scènes s'étirant un peu trop en longueur. Celles avec la pétillante Suzy Delair. Bien entendu, il y a mieux dans la filmographie et de Jouvet et de Delair, mais, au milieu de toute cette soupasse informe et indigeste que nous le cinéma français en ce moment, que ça fait du bien de venir ou revenir vers cette "Copie Conforme".
Je regrette de m’être passablement ennuyé malgré un scénario et une action efficaces. Un plaisir de voir aussi Susy Delair mais il y manque quelque chose. Peut-être une certaine confusion dans les dédoublements du personnage.
Agréable comédie filmé assez platement par Jean Dréville. Le scénario est amusant (sosie), les dialogues sont de qualité et souvent pleins d'humour, les acteurs, même secondaires, sont excellents, et surtout bien sûr Jouvet dans un double rôle. L'époque juste-après-guerre est bien décrite, décors extérieurs parisiens, cabarets, policiers, etc. Le dénouement est moral : tout est bien qui finit mal ! (Janson).