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JR Les Iffs
101 abonnés
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1,0
Publiée le 10 décembre 2018
Un vieux film. Un film médiocre, tant pour la qualité de la photographie qui est nulle, que pour l'histoire, qui est incompréhensible. Seul subsiste le talent de Jouvet. Des décors mauvais, très peu d'action, une romance improbable, c'est assez mal filmé (pourtant Pabst), images très sombres, voire noires, un son éraillé, c'est ici une très mauvaise copie, d'où la médiocrité du film. (film bien vu cependant dans les encyclopédies...)
Ce film culte avec un scénario, une mise en scène et une interprétation remarquable est la référence des films d'espionnages modernes. Avec peu de moyens, mais un casting très relevé (Fresnay, Jouvet, Barrault), le film pose tous les codes du film à la James Bond : poursuite de voitures, séduction, luxe, soirées mondaines, humour, gadgets et scénario complexe à rebondissements. La réalisation de Pabst est nerveuse et les dialogues savoureux. Il est dommage qu'il n'existe pas de version restaurée pour rendre toute sa grandeur à ce film culte.
1916. Salonique, ville cosmopolite grouillante d'espions et de militaires, prête son exotisme pré-oriental à une dérisoire intrigue d'espionnage. Car, loin de l'atmosphère glauque du Rick's Bar de "Casablanca" bientôt mis en scène par Michael Curtiz, le film de Pabst est un superficiel et pâle récit au long duquel s'affrontent espions français et espions allemands, voire agents doubles. Leurs démêlés n'ont rien d'haletant, et c'est avec une certaine naïveté que le cinéaste prétend nous enseigner sur l'art et les manières occultes de ces messieurs-dames aux mines affectées et suspectes. Au coeur de rues populaires ou d'un hôtel cossu de Salonique, nul suspense, nulle intensité dramatique n'accompagnent les allées et venues stériles des personnages, espionne fatale, officier français ou faux épicier local. Et l'on voit bien le peu de conviction qu'y ont mis le réalisateur et les interprètes, parmi les plus célèbres de l'époque. Que n'a-t-il, Pabst, développé cette phrase déclamée par Pierre Blanchar :"nous autres espions sommes comme les lépreux, nous ne pouvons nous aimer qu'entre nous" ? C'était là pourtant une belle idée et un piste intéressante relatives à la condition de l'agent secret et aux psychodrames attachés à son activité
Alors là, ce film fleure bon son époque! C'est assez désuet, mais le monde de l'espionnage est bien retranscrit à l'écran avec ses trahisons, ses agents doubles, sa culture du secret etc. On se perd parfois dans l'intrigue mais on se rattrape vite. Les acteurs sont bons, Pierre Fresnay en tête suivi de Louis Jouvet. A voir par les amateurs de films anciens et d'espionnage.