Visages Villages
Note moyenne
3,6
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153 critiques spectateurs

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36 critiques
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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 avril 2018
Je cherche l'intérêt, à mon sens infiniment minime de cette farce grotesque qui consiste à nous faire croire qu'il s'agit d'un film social.

Les témoignages ne servent à rien, ne sont pas approfondis et sont là uniquement pour combler un vide déja pesant.

Et que dire de ces deux égocentriques qui utilisent toutes ces naïvetés pour assouvir leur soif de regard vers l'unique point qui les intéressent c'est à dire leur propre nombril.

Les dialogues sont dignes d' enfants qui s'ennuient.

Bref, une véritable perte de temps! Je vous invite à aller lorgner du côté de Raymond Depardon, vous y trouverez un travail d'adulte responsable.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2018
"Visages Villages" surprend par son ambition double : filmer le français du quotidien, le prolétaire, afin de le sublimer, d'en faire une œuvre d'art, sans le déshumaniser. Mais aussi celle de mettre en scène un road-trip mélancolique à travers le pays pour Varda et JR.

Le documentaire touche dans sa façon de passer de l'intime (le "Visage"), un souvenir, une passion, un mode de vie, au collectif (le "Village"), par le biais de l'image, de l'exposition. De plus, si les collages de JR sont voués à disparaitre, le métrage, lui, s'impose comme document témoin, figeant à la fois les récits des intervenants, mais aussi l'abnégation de l'ouvrier, du paysan, de l'éleveur.

Cependant, ces instants que capturent Varda et JR se mêlent à une déconstruction de la forme documentaire. Si l'intention est louable, et le projet adéquat au vu de son esprit très "Nouvelle Vague", ces ajouts créent immédiatement une distance avec le sujet. Ainsi, l'œuvre sombre régulièrement dans une mise en scène aussi artificielle qu'elle est nombriliste, faisant douter de la sincérité de chaque larme, de chaque geste, de chaque phrase.

L'ensemble est cohérent dans sa construction et ses intentions, mais souffre de sa dichotomie, véritable frein à l'émotion. Si le long-métrage reste riche, et que l'on en retire une poignée de moments passionnant (le rapport à la mort de Varda, l'émotion de la femme qui découvre son portrait, l'absence de Godard) on ne dépasse jamais l'exercice de style un tantinet agaçant, car en contradiction avec la façon brute dont se livrent les intervenants.

Le duo s'amuse, sans aucun doute, mais oublie de rendre son objet ludique pour le spectateur. C'est un débat d'images qui habite "Visages Villages", pas pour le meilleur, mais un débat tout de même.
Matching P.
Matching P.

17 abonnés 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2018
Déjà l'affiche est drôle qui parodie la fameuse pochette d'Abbey Road des Beatles !

C'est un road movie surprenant entre un jeune artiste urbain (lui même se nomme artiviste urbain) et une cinéaste âgée à l'allure de clown, avec sa coiffure unique ! Elle fait un retour vers son passé, veut retrouver les traces de sa vie. Tous les deux sont à la recherche d'une certaine vision de la France. Ils traversent la France, du Nord au Sud, apparemment sans plan précis, pour trouver la beauté des lieux, même abandonnés et des gens "normaux" . Tout se passe entre naïveté, nostalgie, mélancolie et beaucoup d'humour. Entre eux s'établit une complicité et une grande tendresse.

La jeunesse et l'âge mûr se côtoient et partagent le même amour pour l'image. Pour elle, si attachée à l'image et qui souffre d'une maladie des yeux, ce voyage a une signification encore plus importante. Ses yeux collés sur un wagon, sera-ce son dernier regard, sa dernière oeuvre  ?

Nous voyons une amitié qui grandit au cours du tournage, et nous partageons leur complicité malicieuse. Pourtant, au début du film nous avons ressenti de la gêne devant une fausse spontanéité, les dialogues semblent préparés et mal récités. Mais l'émotion l'emporte et les vraies larmes d'Agnès Varda restent.

Un documentaire à part, plutôt un film qui sort de toute catégorie. Un film qui semble parti d'une simple idée et qui devient une oeuvre poétique.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 février 2019
L'idée de départ est forte intéressante : sillonner des villages, partir à la rencontre des gens, connaître leurs histoires de vies et garder une trace, la photo de JR. Malheureusement les portraits se succèdent est manque parfois de profondeur et d'intérêt. Les dialogues entre JR et Agnès Varda se répètent et sont insignifiants, de plus cette quête de l'émotion à tout prix, ne mets pas en valeurs les portraits. S'attarder un peu plus longtemps sur les portraits de ces gens qui peuplent ces campagnes auraient permit de réaliser un docu plus authentique.
adran
adran

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2018
Il n'y a pas Jean-Luc Godart. Il est resté planqué dans sa maison en Suisse !
Le documentaire se laisse bien regarder et le road trip est sympa.
iznogoodgood
iznogoodgood

7 abonnés 43 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 mars 2018
Ce n'est pas un film ou un documentaire mais un ego-trip où deux individus se regarde le nombril. Les visages et les villages ne sont qu'un décor extérieur pour le binôme. Inintéressant. Bien ancré dans l'époque actuelle où le selfie et les réseaux sociaux prédominent. Perte de temps.
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2018
Ce documentaire est beau, le projet est sympa, engagé, mais je n’ai pas trop accroché à la mise en scène, les dialogues m’ont semblé froids, sans charme. Ça se regarde qd mm.
isaleb
isaleb

4 abonnés 33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2018
Un chef d'oeuvre dans son genre! De la poésie, de l'amitié, de l'art... tous les ingrédients pour jouir de ce film!
A voir sans réserve! Merci Agnès Varda et JR pour ce super moment!
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2018
Visages, Villages est sans doute l'un des meilleurs films sortis en 2017. Agnès Varda reprend la caméra quasiment dix ans après son dernier long métrage : Les plages d'Agnès, pour quelque chose d'également très personnel. Elle se munit d'un jeunot (et pas d'un Jeannot, à ne pas confondre) qui colle des portraits en pied gigantesques sur des façades et elle décide de parcourir la France des villages, la France rurale, celle des paysans pour faire un film sur le monde ouvrier, le monde paysan, l'écologie, sur le temps qui passe, mais surtout un beau film.

Alors j'évoque le seul défaut du film qui est pour moi JR, le photographe qui avec sa petite voix fluette, son chapeau, ses lunettes et son mode de vive nomade m'insupporte au plus haut point. On sent le bobo à dix mille kilomètres. Mais il vient s'opposer donc à Varda qui avec son âge canonique, mais toujours avec l'esprit vif, qui elle aime justement ce terroir et qui veut le mettre en valeur. Sans doute suis-je vieux, mais je me suis plus senti Varda que JR.

Le film est beau parce qu'il va à la rencontre des gens, comme Depardon l'avait fait dans Les Habitants, ils se mêlent à la population, les font participer à leur œuvre d'art contemporaine, les gens racontent leur vie... Certains mêmes sont pas forcément à l'aise avec leur portrait affiché en pleine ville... Mais c'est pour ça que c'est authentique. Varda fait quelque chose que Godard aurait adoré, c'est-à-dire faire rentrer la caméra dans l'usine, faire rentrer la caméra dans le chantier. Certes elle ne filme pas le travail des ouvriers ou du moins très peu, mais le cinéma vient prendre place dans le monde ouvrier.

Le film est également touchant car il parle de Varda et je retiendrais deux séquences absolument sublimes. La première, ils se rendent sur la tombe d'Henri Cartier-Bresson, JR demande à Varda si elle a peur de la mort. Elle répond qu'elle n'a pas peur, mais qu'au contraire elle a hâte... parce que tout sera finit. C'est juste déchirant de voir une petite vieille qui semble si bien attendre la mort avec sérénité pour que tout soit terminé.

Il y a plusieurs évocations du temps qui passe, notamment avec les photos prises par Varda durant sa jeunesse, avec des modèles morts depuis... Mais la plus belle restera malgré tout la non-visite à Jean-Luc Godard qui permet de conclure le film sur une note de profonde mélancolie. Je ne sais pas si c'est fait exprès, si c'est scénarisé, mais c'était juste parfait. Varda impatiente de revoir son ami de longue date, celui qu'elle a fait tourner dans un court-métrage silencieux au beau milieu de Chloé de 5 à 7 et surtout le dernier, avec elle, le dernier des Mohicans, le dernier de la nouvelle vague, après les morts de Truffaut, Demy, Rivette, Rohmer, Chabrol, Resnais... Elle ne l'a pas vu depuis cinq ans, elle appréhende la rencontre parce que Godard est imprévisible... et lui, fidèle à lui-même, véritable monstre farceur laisse cette note lapidaire sur sa porte faisant référence à Demy, aux jours heureux où Anna, Agnès, Jacques et Jean-Luc se réunissaient avec que Jean-Luc et Agnès finissent par se perdre de vue... le temps détruit tout...

Le film arrive donc à être profondément touchant parce qu'il parle de l'intime, on voit Agnès être touchée par les frasques de Godard, mais elle continue malgré tout à l'aimer. Et c'est peut-être ça le plus beau...
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2018
Agnès Varda, 89 ans, après des débuts dans la photo, avait réalisé son   premier film en 1954, La Pointe courte, considéré depuis comme   annonçant la ‘’nouvelle vague’’. Elle s’est associée pour Visages   Villages à JR (pour Jean René), 34 ans, ‘’artiviste’’ connu pour ses   collages photographiques dans des lieux publics partout dans le   monde.
Ces deux compères s’amusent tendrement et nous amusent tendrement en réalisant pour eux, pour nous et souvent pour leurs modèles des collages monumentaux de photos. Le film décrit avec poésie la réalisation des installations mêmes, depuis l’émergence de l’idée, les prises de vues jusqu’au collage, mais aussi les réactions des modèles et des autres usagers des lieux ‘’décorés’’... La complicité et l’amitié des deux compères sont communicatives.
Seule déconvenue, partagée avec les auteurs, le faux bond que leur pose cette grande coquette de JL Godard, un has been comparé à Agnès Varda.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2018
Ces deux-là étaient faits pour se rencontrer. Agnès Varda et JR ont, chacun à leur manière, un regard bien particulier. En s'associant et en parcourant les routes de France pour explorer des villages et tirer des portraits de leurs habitants, les deux artistes donnent vie à un film tout simplement touchant. Elle, pestant contre les lunettes noires cachant le regard de JR, lui prenant soin d'elle, lui prêtant son regard, les deux avec un regard bienveillant. Un regard dont ils ne se sépareront pas durant tout le film. Car avec eux, il y a de la beauté partout et chez tout le monde. Le film, joliment construit comme un road-movie malicieusement commenté, se vit comme une promenade pleine d'émotion dans une France trop souvent laissée de côté. Ici, il n'y a que de la bonté, excepté de la part de l'inénarrable Godard, bien malgré lui instigateur d'une séquence d'émotion du film. Ce regard, jamais naïf, toujours prompt à nous faire découvrir le meilleur de nous-mêmes, donne à ce documentaire une valeur précieuse. Dénué de cynisme, le film est l'occasion de voir le monde à travers les yeux d'Agnès Varda, petit bout de femme qui porte en son cœur toute la malice et la bonté du monde. Sa rencontre avec JR, superbe et évidente, donne vie à ce "Visages Villages" que l'on savoure encore bien après le visionnage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 janvier 2018
Une rencontre, de belles rencontres, du cinéma du vrai, de l'art -du streetart- de l'humanité et de joie malicieuse, de la tristesse ( à la fin) mais il faut vraiment ne pas rater ce si joli moment cinématographique.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 décembre 2017
Comment dire... Des stars qui font semblant de s'intéresser aux gens pour ne faire que les forcer à s'extasier devant le grand (l'énorme devrais-je dire) cadeau qu'il leur font en mettant leurs photos sur les murs de leur maison, de leur rue ou de leur usine. Il y ades plans abominables comme celui de cette femme qui ne sait pas comment régir devant son portrait collé au dessus de sa porte. Au final les deux compères finissent par ne plus se tourner que vers ce qui les intéresse vraiment: eux-mêmes. Merci Godard pour avoir compris la supercherie et ne pas s'être laissé embarqué dans la galère.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2017
Depardon promenait une caravane, Agnès Varda un camion photo, propriété de JR qu’elle accompagne à travers les villages de France où le couple photographie ses habitants et les placardent, les affichent sur les murs et les façades. Une animation qui habite la France rurale d’aujourd’hui sans l’autoriser à un quelconque exotisme, bien au contraire. Dans le sourire et l’étonnement des gens, il y a toute la vérité de ces campagnes abandonnées à un silence et à une œuvre qui prend maintenant un peu racine. A bien y regarder, l’abandon est assez présent dans ce périple photographique : celui des corons, d’un village partiellement construit, des cornes des chèvres ou d’un certain Jean-Luc Godard qui ne va pas honorer le rendez-vous fixé. Une question éternellement sans réponse ce Godard contrairement à cette évocation hexagonale où le souvenir de Guy Bourdin et Cartier-Bresson forgent un espoir, un avenir et la certitude d’une création pérenne et vitale comme le murmure Agnès Varda souvent taquinée par son jeune assistant. Une belle complicité. AVIS BONUS Un des premiers courts métrages (super !) de Varda doublé de petits chapitres sympathiques autour du film.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 novembre 2017
Que de poésie, un projet de deux personnes à la fois léger et profond, de belles rencontres humaines.
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