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Paul Roux
13 abonnés
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4,5
Publiée le 25 octobre 2017
La rencontre improbable d'Agnès Varda, 88 ans, et de JR, 33 ans, a donné un film remarquable, extrêmement touchant ! Ma plus belle découverte de l'année !
Agnes Varda nous offre un nouveau cocktail 5 étoiles de poésie et de cinéma. Cette fois ci avec un complice d’une délicieuse créativité. Quel rafraîchissement des neurones !
"Visages villages" est un documentaire retraçant le mini tour de France de JR et Agnès Varda. Avec simplicité, les deux artistes vont enchaîner les rencontres et créer à chaque fois de nouvelles productions artistiques. Le long-métrage est bercé par une bienveillance et un humanisme qui font de chaque rencontres des moments touchants. Les deux protagonistes transportent avec eux une énergie et une bonne humeur communicative et la sincérité de leur démarche rend le film très appréciable. De plus, les créations artistiques de JR sont vraiment superbes et chaque oeuvre apporte un nouveau souffle au récit. J'ai été parfois tout de meme un peu gèné par l'utilisation de la voix off qui est un peu lourde et manque de naturelle. A certains moments le film en fait un peu trop et n'échappe pas à quelques séquences que j'ai trouvé un peu trop "tire larme" qui nuisent à l’authenticité et la sincérité du film. En outre il est regrettable que le documentaire ne prenne pas plus son temps en faisant d'avantage durer ses plans pour mieux immerger le spectateur. Ces quelques détails ne m'ont pas empêché d"apprécier le film qui malgré quelques lourdeurs se regardent sans déplaisir et laissent un souvenir agréable.
Œuvre touchante née de la rencontre entre JR et Agnes Varda que 50 années séparent. Agnes Varda nous montre des gens attachants. On sent un amour des autres mêmes si certains montrent de l'ingratitude (Jean-Luc Godard). On voit l'adieu à la classe ouvrière avec ces maisons de mineurs qui se sont vidées, la solitude du paysan travaillant 800 ha seul, les containers de la mondialisation transformés en oeuvre d'art par la magie des photos géantes de JR. La folie de l'agriculture industrielle qui brûle les cornes des chèvres. Que de sujets évoqués en passant. Cette complicité entre le trentenaire et l'octogénaire est magnifique.
Amical, inventif, social, sensible, beau, simple, authentique, voila quelques uns des nombreux qualificatifs de ce film, Agnès Varda , JR et leurs équipes, nous offrent une belle bouffée d'oxygène. la beauté des images met en valeur la simplicité des rencontres. Les dialogues qui sont en réalité une conversation entre Agnès Varda et JR sont remplis de gentillesse, de complicité. On voudrait pouvoir y participer Un vrai régal. Merci!
Simple copie/plagiat sans âme du documentaire "C'est assez bien d'être fou" d'Antoine Page. Une réalisatrice qui n'a plus d'énergie ainsi qu'un artiste sans talent faisant fi de se trouver une âme d'aventurier. Incomparable avec "C'est assez bien d'être fou", regardez le !
Documentaire gentil, très sympathique, qui ne fait de mal à personne. On apprécie la tendre relation entre Agnès Varda et JR. Et les magnifiques collages de l'équipe de JR.
Une caresse qui fait du bien ! Ma grand mère est décédée ce printemps et ce documentaire a su me faire retrouver toute la douceur de la relation que j'avais avec elle. Merci Agnès merci JR ! Une belle expérience artistique et intergénérationelle.
Visages, villages rend évident dans son titre ce qui Varda a toujours fait au long de sa filmographie: une compilation des lieux et de personnes anonymes dont le représentant majeur est Les glaneurs et la glaneuse, où Varda parcourrait la France faisant des portraits des gens qui glanaient tout genre de matières. Ce film finissait avec un éclat émotionnel quand on nous présentait un homme lambda sans aucune grâce qui faisait les tours des marchés de la capital pour manger les légumes jetées à la poubelle. Un choc initial qu'on oubliait au bout des larmes quand on découvrait que cet type donnait des cours de français gratuits aux immigrés dans son temps libre. La lentille précise de la cinéaste nous montrait la beauté des profils inconfortables et du tout attractifs à nos yeux. Visages, villages s'en sert de ce principe déjà exploité par la réalisatrice, mais ici elle fait participer les nouvelles générations dans le processus.
JR est un artiste qui a su diffuser ses œuvres, et surtout être connu partout, grâce aux réseaux-sociaux, spécialement grâce à Instagram. Le réseaux qui montre les captures des murs de l'artiste connecte à la perfection avec un nouveau public qui a accès à l'expression de l'art à travers la technologie et l’instantanéité. Varda ne veut laisser passer l'opportunité de connaitre ces nouveaux canaux de communication entre l'artiste et ses spectateurs. Pour ceci, elle crée ce projet comme legs de sa carrière qui montrera aux nouvelles générations la possibilité de défendre des valeurs politiques et sociaux dans l'art même si dans l'atmosphère actuelle ce l'aspect visuel qui règne.
Elle défend encore une fis la beauté des profils qui passent inaperçus dans une époque où on se promène tous avec une caméra dans la poche: une voisine qui ne quittera pas son appartement, échantillon des années de minières du village, les fermiers qui refusent de couper les cornes de leurs chèvres, les femmes des ouvriers du port du Havre... La réalisatrice choisit un profil à exposer et le jeune artiste le transforme en fresque. L'image sera alors aperçue par les utilisateurs des réseaux étant, peut-être, capables de capter la profondeur au-delà des filtres de la surface.
Ce but devient presque ironique vers la fin du film, quand le couple part à la rencontre d'un autre génie des codes de cinéma. Le grognon excentrique par excellence avec qui Varda a toujours eue une bonne relation. L'homme en question pose un lapin au duo, laissant la cinéaste ravagée face à une telle attitude. Malgré la déception finale après l'absence, cet épilogue met en évidence lequel des deux survivants de la Nouvelle Vague s'engage à partager ses valeurs et principes en société et qui se préoccupe plus de son ego et son image. Merci, Agnès.
//////////////Encore plus de fautes et d'erreurs sur hommecinema.blogspot.fr
Bienveillante l'histoire nous promène de personnages en personnages à la fois dans la découverte des protagonistes principaux du film (Varda et JR) mais aussi dans chacune des histoires des personnes rencontrées. C'est émouvant, surprenant, neutre parfois mais toujours artistique. J ai donc bien aimé les suivre
Je ne comprends l'engouement sur ce film . Le projet alléchant m'a emmené le voir avec une vraie impatiente . La rencontre d'une cinéaste acompagnée d'un artiste , vers la France des villages ... Les dialogues sont d'une pauvreté affligeante , les échanges avec les villageois sont inintéressants et sans profondeur . On cherche l'émotion à tout prix ... gros plan sur les larmes , on rencontre la grand-mère de l'artiste qui semble aussi surprise que nous de cet intérêt si ... intéressé et tout aussi dénué de sens . On se parle debout , entre deux ... l'image et le superficiel prédominent dans ce film . Je me suis senti manipulé à la sortie . C'est donc ennuyeux , très dispensable .Une pub de 1h 40 pour cet artiste .... N'est pas DEPARDON qui veut ....pardon .
Agnès Varda mémoire du cinéma et enthousiasmante artiste toujours en quête Travail bluffant de JR des rencontres Humaines exceptionnelles = Un film? En tout cas une alchimie voyageuse, surprenante, émouvante... Et qui donne la patate!
Un film qui avait toute la matière pour nous proposer un beau voyage au coeur de la France. Malédiction, 1H30 d'orgueil. Aucune mise en valeurs des habitants rencontrés sur le chemin, voir même une humiliation de certains agriculteurs qui ont pourtant accepté de se prêter au jeu. Dans ce film, nous n'apprenons pas les histoires des personnes sur les photos, nous ne cherchons pas à comprendre l'histoire des lieux, non, l'attention est concentrée sur les deux protagonistes qui se regardent le nombril. Ce n'est pas un duo complice qui part à la rencontre des français, mais deux personnes qui sélectionnent des modèles pour leur photo sur le chemin. Que ce choix soit celui du hasard, ou d'une volonté, ça on ne le sait pas, et on s'en fiche du moment que les photos sont imprimées.