Scorcese réalise une fresque historique en pleine période de découverte de l'or noir, relatant une série de meurtres envers les amérindiens dans l'intention de les spolier. Avec une organisation bien huilée de manigances et manipulations, la cupidité de "l'homme blanc" est dénoncée mais l'intrigue se répète et tourne en boucle, sur un ton monocorde. Une démarche maîtrisée, solide certes mais ne suscitant pas de sentiments et qui aurait demandée à être plus resserrée.
Scorsese est de retour et en très grande forme. Ce film somme de 3h26 est une fresque d'une maîtrise saisissante superbement mise en images et qui, malgré sa durée imposante, est dénué de longueurs. Film terrible sur une Amérique corrompue et obsédée par l'argent qu'incarne un Rober De Niro à la fois grotesque et terrifiant, le film se regarde comme un passionnant film de mafieux avec rebondissements presque feuilletonnesques et quelques traits d'humour qui permettent au film de ne pas sombrer dans la noirceur totale. Di Caprio en individu à la fois bête et manipulable est assez remarquables face à une Lily Glastone particulièrement fascinante dans son rôle d'épouse sacrificielle. Le film tient en haleine, interroge jusque dans un final incroyable où Scorsese désamorce totalement l'affrontement tant attendue pour laisser entendre la voix des opprimés. Grandiose et envoûtant, Killers of the flower moon est l'un des grands films de cette année cinématographique.
Je dois avouer que ça m'a pas passionné. Évidemment avec De Niro / Di Caprio on a suffisamment pour être captivé avec une réalisation de qualité, et j'ai appris un pan de l'histoire que je ne connaissais pas mais la longueur du film se fait sentir.
J'ai été captivé par l'aspect historique du film, mais j'ai trouvé qu'il était un peu long. Le casting impeccable réunit Robert De Niro et Leonardo DiCaprio, acteurs fétiches de Scorsese, tandis que le film dénonce la soif de pouvoir et la cupidité des hommes blancs ayant engendré crimes et corruption chez les Osage.
MAGNIFIQUE, sublime , film qui va marquer le cinema , Le trio L.Di Caprio , De Niro et Molly fonctionne à merveille.. Un western avec un coté docu. Biopic , l'arrivée des rapaces hommes blancs au sein du Village indien aec l'appat de largent , l'or noir le Pétrole. On oublie les 3h30 de durée...
C'est long,long. Long.. Je n'ai pas du tout aime le jeu de di caprio . Il paraît inadapté au rôle. Pourtant les critiques sont dithyrambiques... Sans doute parce que c'est Martin Scorsese. Le seul moment agréable est le dernier 1/4 d'heure parce-que l'on se rend compte que ça va enfin se terminer et que l'on va pouvoir aller se faire un petit resto..
L’indéniable talent de Martin Scorsese pour raconter des histoires méconnues des Etats-Unis d’Amérique n’a d’égal que celui de ses acteurs principaux Robert DeNiro et Léonardo DiCaprio (acteur et producteur) pour mettre en scène l’infamie dont la communauté indienne Osage fut victime à l’issue de la première guerre mondiale. Si DiCaprio en fait trop dans la grimace et frise le sur-jeu avec son rôle de péquenaud détestable et innocent répandant le mal sans même en prendre conscience, DeNiro fait preuve d’un calme et d’une sobriété qui lui vont bien, incarnant ici un monstre calculateur et cupide, à figure humaine de bienfaiteur du peuple qu’il déclare aimer pour mieux anéantir. Véritable incarnation du peuple Osage, la révélation Lily Gladstone fait preuve d’une grande classe et rêve de venger les siens. Grâce à sa reconstitution d’excellente qualité (décors, costumes, paysages, ambiance, tension palpable…) cette tragédie sur fond de western et de thriller particulièrement réussie ne peut laisser indemne et montre que l’’Amérique n’a pas fini de panser ses blessures.
Un film de Martin Scorsese qui sort en salles est toujours un événement et avec "Killers of the flower Moon" , il s'aventure dans un genre de Western contemporain du début du 20eme siècle avec comme vedettes deux acteurs légendaires associé au cinéma du maître, Leonardo DiCaprio et Robert de Niro. J'ai lu je ne sais plus où que ces deux cités en faisaient des tonnes dans leurs interprétations, c'est faux, DiCaprio amène beaucoup à son personnage en émotion et De Niro redevient le grand acteur qu'il était il y a longtemps, ils s'en sortent très bien. La révélation de ce long métrage vient de Lily Gladstone, que j'avais repéré dans 2 films de Kelly Reichardt, "Certaines femmes" et "First Cow", elle joue la femme de DiCaprio , une Indienne souffrant de diabète (on en apprend pas mal sur cette maladie), un rôle pas facile. Meurtres, vols, culpabilités, des thèmes qui font le cinéma de Scorsese, cette œuvre dure 3 heures 26, c'est long, un raccourcissement aurait été mieux, c'est raconté en prenant son temps mais c'est entraînant. A noter dans les seconds rôles, la présence de Brendan Fraser et John Lithgow.
"Killers of the Flower Moon", film historique américain réalisé par Martin Scorsese, sorti en 2023. Adaptation du roman "Killers of the Flower Moon : The Osage Murders and the Birth of the FBI", (La Note américaine, en français) de David Grann, paru en 2017. Le récit d'une enquête mené par le FBI (qui venait d'être crée) au sein de la communauté amérindienne Osage en Oklahoma qui a eu lieu dans les années 20 pour élucider une série de morts, plus que suspectes que la Nation Osage reçoit une importante rente pétrolière depuis la découverte en 1894 de gisements de pétrole sur leur territoire. Quand une tribu amérindienne devient assez riche pour employer des ouvriers et des serviteurs blancs, que peut-il bien se passer ? C'est cette histoire vraie que ce film de 3h nous raconte, avec une superbe réalisation de Martin Scorsese, une magnifique musique de Robbie Robertson (décédé en 2023). Magnifique photo et, ambiance. Une reconstitution très soignée et très documentée avec la participation de nombreux acteurs amérindiens. Langue, culture, costumes, tout ici semble respecté. Un beau film avec une belle scène d'ouverture, dont le seul défaut est peut-être d'avoir une dernière heure moins fascinante. Avec un Robert De Niro qui renoue clairement ici avec son rôle de parrain pour cette dernière collaboration avec Martin Scorsese. Leonardo DiCaprio semble l'imiter avec un rictus appuyé et forcé de bouche tombante. Un film instructif sur un fait historique peu connu jusqu'alors.
Pour ce film fleuve de 3h30 du maitre Scorcese, on peut user de tous les superlatifs : grandiose, magnifique, épique, picturalement bluffant, scénario au cordeau, décors somptueux,… Et c’est vrai !!! On prend beaucoup de plaisir à suivre cette gigantesque fresque autour des Osage ; tribu indienne spoliée de ses terres lucratives truffées de pétrole par des blancs vénaux. Scorcese creuse un peu plus son sillon en décrivant les travers d’une Amérique bâtie sur d’effroyables fondations faites d’injustices extrêmes, et de crimes crapuleux odieux. Les 90 premières minutes sont d’une fluidité narrative et d’une beauté extrême ; le film prend son temps, l’intrigue et les personnages sont posés. Ensuite, on rentre dans le dur de l’intrigue et le schéma devient très scorcesien avec des personnages troubles, un fond sauvage et romanesque. Ce film souffre malgré tout de deux faiblesses importantes pour en faire le chef d’œuvre dont certains parlent. Le cabotinage de Di Caprio, se prenant parfois pour Brando du Parrain, est insupportable dans la seconde moitié du film. Comment a-t-on pu le laisser en roue libre sur autant de scène ? Qui dirige les comédiens ? A moins que ce soit Di Caprio, co-producteur, qui dirigeait Scorcese ! La seconde faiblesse tient au traitement de l’histoire d’amour entre Ernest et Mollie ; autant Mollie est attachante qu’Ernest insondable ; leur histoire d’amour est une énigme voire improbable. Le scénario ne choisit pas le type de relation les unissant ; on finit donc par ne plus y croire. 3h30… c’est long, mais çà passe très bien… un film épique comme on n’en fait plus… mais pas le plus grand Scorcese. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Martin Scorsese revient une nouvelle fois à 80 ans avec "Killers of the Flower Moon", une fresque sur les indiens Osage dont les terres pétrolières étaient très convoitées par les américains Blanc. Nous nous intéressons particulièrement ici au couple Burkhart, interprété par Leonardo DiCaprio et Lily Gladstone, ainsi qu'à l'oncle du mari, joué par Robert De Niro. Evidemment, les comédiens jouent pour beaucoup dans la réussite du film, Scorsese réunit pour la première fois ses deux acteurs fétiches, De Niro et DiCaprio. Les deux hommes incarnent parfaitement leurs personnages respectifs, et sont bien accompagnés par le personnage féminin de Gladstone. L'histoire est particulièrement intéressante car elle mêle un récit historique méconnu, les meurtres des Indiens Osage, avec une intrigue plus personnelle autour des Burkhart. Malheureusement, la fresque s'étirant sur quasiment trois heures et demie, on ne peut s'empêcher de trouver quelques longueurs au film lorsqu'on doit s'enfermer dans une salle de cinéma pendant toute cette durée, et que le rythme ne permet pas de maintenir constamment toute l'attention du spectateur. Mais le virtuose Scorsese est toujours là pour nous proposer des plans magnifiques ou des idées de mise en scène particulièrement intelligents, comme c'est le cas pour la scène clôturant le film. "Killers of the Flower Moon" est sans aucun doute un grand film, mais malheureusement on pourra regretter une durée excessive qui, si elle est probablement justifiée par l'ampleur de la fresque, n'est pas contrebalancée par suffisamment de moments forts rythmant le film.
Au programme : meurtres, cynisme, cupidité, mensonges et trahisons. Un film très long mais particulièrement réussi avec une interprétation grandiose. Très bon.
Scorsese est un des meilleurs réalisateurs de notre temps et du siècle passé. Ses films ont toujours su nous transcender et nous impressionner. Dans son dernier métrage, on est dans la même lignée. Du grand cinéma avec des personnages du premier aux seconds rôles extrêmement bien choisis et interprétés. Ça fait plaisir de revoir De Niro dans un rôle à sa mesure. Di Caprio ne cesse de nous étonner avec un rôle à contre-emploi. Et que dire de Lily Gladstone, déjà vu dans First cow et qui interprète à merveille cette femme Osage diabétique, fragile et forte à la fois. L'intrigue est très réussie et surtout la dernière partie nous embarque dans une fresque à la hauteur de nos espérances. Alors pourquoi seulement 4 étoiles et pas 5? Pour les longueurs à la moitié du film qui sont parfois pesantes. Un film qui aurait duré 30' de moins aurait pu approcher le chef d'œuvre. 16/20
Adapté de l’ouvrage éponyme de David Grann, Martin Scorsese réalise une fresque dantesque de 3h26 sur l’assassinat de plusieurs membres d’une tribu amérindienne après qu’ils aient trouvé du pétrole sur leurs terres dans le courant des années 1920.
À mi-chemin entre le western et le film noir, Killers Of The Flower Moon offre une réflexion terrifiante sur l’histoire de l’Amérique moderne. Scorsese dépeint avec intensité et retenue une enquête criminelle vertigineuse où les deux acteurs fétiches du réalisateur ; Robert De Niro (10 films) et Leonardo DiCaprio (6 films) excellent par la justesse et la puissance de leurs jeux. Une association impeccable qui régale ! Du grand cinéma !
Captivant du début à la fin, brillamment mis en scène avec ses images époustouflantes et ses acteurs impliqués, Killers Of The Flower Moon fait partie selon moi des films les plus réussis et impactants de la filmographie de Martin Scorsese.
De cet épisode méconnu mais malheureusement bien réel dont l’Amérique devrait avoir honte, Martin Scorsese tire un très grand film, captivant, qui réunit ses deux acteurs fétiches, Robert De Niro (impérial) et Leonardo DiCaprio (très bon mais en deçà quand même). Avec presque 3 h 30, son adaptation, avec la complicité d’Eric Roth, du récit crépusculaire du journaliste David Grann est par contre (beaucoup) trop longue. Une durée abusive qui n’empêche cependant pas « Killers of the Flower Moon » d’être une fresque saisissante, tragique, terrifiante, admirablement mise en images. La photographie, la musique, les décors, les costumes sont magnifiques et ces défunts Osages trouvent à travers une exceptionnelle Lily Gradstone, la plus souveraine interprète de leurs silencieuses mémoires.