La Mouche
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La sphère cinématographique
La sphère cinématographique

14 abonnés 189 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2024
Un jeune biologiste très doué ,décide à travailler seul. Il met au point une invention qui doit révolutionner le monde : la "téléportation", qui consiste à transporter la matière à travers l'espace. Les essais sur un babouin sont peu convaincants et après des fuites dans la presse, il décide de se téléporter lui-même. Seulement, il ne s'aperçoit pas qu'une mouche fait partie du voyage.
Pour moi, le meilleur film de body horreur de tous les temps, chef-d'œuvre ultime et éternel du cinéma.
C'est ce que l'on appelle visé dans le mille : la transformation est juste incroyable et tient du génie
C'est tout simplement l'un des meilleurs films des années 80 à mes yeux. 
Le scénario, les effets spéciaux, la musique et les acteurs sont juste parfaits.
L'atmosphère de plus en plus sombre durant le film tient totalement le spectateur dans une véritable montée d'angoisse et de stress.
Je l'ai découvert à mes 8 ans et je dois dire qu'il m'a bien fait flipper. 
Il est dans mon top 10  de films tout genre. 
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

146 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2024
Adapté d’une nouvelle de l’auteur franco-britannique George Langelaan, source d’inspiration d’œuvres cinématographiques dès les années 50, La mouche de David Cronenberg a largement marqué les années 80 et 90. Si le début de ce film assez court (1h30) est un peu léger – on croit moyennement en ce scientifique solitaire qui parvient à créer un système de téléportation avec deux pauvres câbles et un vieil écran d’ordinateur – La mouche prend une toute autre ampleur lorsque la transformation débute. Le film nous plonge alors dans un environnement terrifiant et inédit, entamant une réflexion sur la part animale de notre humanité, sur la notion de monstruosité et interrogeant les expérimentations liées à la génétique. Jeff Goldblum lui-même nous offre un numéro d’acteur exceptionnel, aidé en cela par des maquillages et costumes encore impressionnants de nos jours. Culte.
Kivodulh
Kivodulh

45 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2024
Film de genre au combien réputé, le découvrir en 2024 ajoute une touche de drôlerie face aux effets spéciaux d’un autre temps. Il n’en reste pas moins aussi dégoûtant que voulu par le réalisateur.
Oni
Oni

45 abonnés 516 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2024
La Mouche – Le jour où l’homme a perdu ses ailes

Dans La Mouche, Cronenberg te plonge direct dans la sauce des mutations sans filtre. Ici, on n’est pas dans de la SF légère à la Star Trek, mais dans du sérieux : un biologiste de génie, Seth Brundle, décide de jouer au cobaye de sa propre expérience de téléportation. Et là, tout part en vrille, car une mouche squatte sa cabine et fusionne avec lui. Un cocktail explosif pour la descente aux enfers !

Jeff Goldblum, ce type qu’on voyait tranquille à jouer les professeurs excentriques, se transforme en quelque chose de carrément flippant. On n’est pas prêt pour sa performance : il incarne un type qui passe de mec ordinaire à machine organique en mode insectoïde. La progression, maîtrisée au millimètre, te fait vivre chaque étape de sa métamorphose avec un réalisme atroce.

L’Oscar des meilleurs maquillages n’a pas atterri ici par hasard. On est dans le génie pur, le travail de maquillage et d’effets spéciaux est tel qu’on pourrait presque sentir la transformation physique en direct. Le processus de mutation, c’est pas juste des petites pustules ; on passe par des stades bien crades, entre les chairs qui se décomposent et la fusion progressive avec l’insecte. T’as vu The Thing ? La Mouche pousse encore plus loin le cauchemar visuel.

Geena Davis se glisse dans la peau de la petite amie de Brundle, et sa prestation est carrément impressionnante. Elle ne joue pas, elle vit son rôle. On ressent tout : le désespoir, la panique, l’amour inconditionnel. Elle devient le lien humain dans cet univers dégénéré. Franchement, sans elle, La Mouche perdrait de son intensité émotionnelle.

David Cronenberg, c’est pas juste un réalisateur, c’est un chirurgien de l’épouvante. En caméo, il incarne un gynécologue… la scène est assez mémorable, et elle te laisse avec un sentiment de malaise bien maîtrisé. Sa patte, son style clinique et méticuleux, c’est ce qui fait tout le charme de ce chef-d’œuvre de la SF horrifique. La caméra se pose là où il faut, accentuant le malsain avec une précision chirurgicale.

La Mouche, c’est une expérience que tu gardes en mémoire. Une fois que tu l’as vu, impossible de l’oublier. Ce film te marque, te hante, te dégoûte, mais t’attire. Entre la transformation démentielle de Jeff Goldblum, l’ambiance visuelle cauchemardesque, et la profondeur émotionnelle, La Mouche est une œuvre incontournable pour les fans d’horreur et de science-fiction. Chef-d’œuvre absolu ou supplice visuel, à toi de voir !

Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr
Hugo_swdw
Hugo_swdw

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2024
quelle chef d'oeuvre... Le film est a la fois un des meilleurs films de d'horreur jamais fait, et en plus c'est un des meilleur film de SF.Vrm Cronenberg a son sommet...
Titanneeb
Titanneeb

22 abonnés 843 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2024
Histoire simple et efficace, le film est court mais tant mieux, ça suffit. Les effets ont bien veilli franchement ça passe encore aujourd'hui. Les personnages sont intéressants surtout celui de Jeff, La fin est franchement cool. Bonne découverte.
captainlo
captainlo

12 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2024
Film d'épouvante cultissime avec un Jeff goldblum excellent, peut être son meilleur rôle d'ailleurs.
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2024
Quelle prouesse au niveau des FX encore une fois pour l’époque, film d’horreur qui m’a entièrement surpris dans sa trajectoire, je m’attendais pas à ça et c’est encore meilleur que ce que j’attendais, mon premier Cronenberg est validé. L’histoire d’amour et la descente aux enfers du personnage, interprétée à merveille par Jeff Goldblum, du génie ! Qu’est ce qu’il est dégénéré le réalisateur pour avoir conçu ce film quand même bahaha.
Louis Ricard
Louis Ricard

34 abonnés 404 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2024
Un super film de science-fiction qui est plein d’action ! Le scénario est top mais il manque d’horreur … à voir !
Patjob
Patjob

46 abonnés 774 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2024
On retrouve dans ce film l’ambiance de grands classiques du cinéma fantastique comme « L’île de docteur Moreau » ou « Frankenstein » (dans sa première partie) et les thèmes du genre comme « La belle et la bête » ou « King Kong » (dans sa seconde partie) ; et c’est déjà bien jouissif. En plus il y a deux choses : une vraie bonne idée, cette mouche qui tel un grain de sable vient perturber les choses et générer une descente aux enfers Kafkaïenne cauchemardesque, et, une de ses marques de fabrique, la fascination morbide du cinéaste pour le corps et pour la chair. Une belle réussite du genre, malgré quelques ascpects de série B, très marquante.
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 760 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2024
Le dixième long-métrage de David Cronenberg, sorti en 1986, fait figure de film culte. Il aborde la mutation progressive en mouche d’un homme ayant utilisé la téléportation. Si l’histoire débute par une romance insipide entre un scientifique et une journaliste (Jeff Goldblum et Geena Davis), le thème de la mutation génétique prend progressivement place. Le réalisateur canadien explore la lente transformation physique du héros à l’aide d’une mise en scène comportant des effets horrifiques plutôt réussis. Seule la dégradation psychique aurait mérité un développement plus consistant. Bref, une œuvre de science-fiction sacrément originale.
Teo Malgoires
Teo Malgoires

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3,5
Publiée le 4 août 2024
Le scénario es vraiment bien, tout fonctionne bien dans ce films, qu’elle plaisir de voir un travail de maquillage/montage,effet spéciaux comme ça, c’est gluant, ça pullulent, ça gicle, ça fait plissé les yeux, a ne surtout pas regarder en VF les amis.
J31frites
J31frites

18 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2024
Classique d'horreur des années 80 réalisé par David Cronenberg, adapté d'une nouvelle de George Langelaan du même nom, "La mouche" propose le concept original d'un savant, qui, suite à une de ses expériences qui a mal tourné, se transforme petit à petit en mouche. L'horreur est réussie grâce à cette ambiance malsaine, la tension et toutes les images gores du film, les effets visuels n'ayant pas trop mal vieillis, ni le maquillage.
Le côté SF est un peu cliché mais on pardonne, même si ça parait peu crédible qu'un scientifique puisse faire de tels expériences chez lui, seulement en assemblant des pièces déjà toutes faites et tenter de le faire sur lui-même sans certitudes aucune.
Les trois personnages sont réussis mais Geena Davis est ridicule dans son rôle, elle regarde la mouche humaine comme si elle voyait un petit chiot mignon. Jeff Goldblum par contre, est excellent de bout en bout, son humour et la voix de Richard Darbois sont un vrai plus pour lui.
La musique de Howard Shore est pas mauvaise, angoissante à souhait et le rythme est soutenu. Très bon film culte.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

88 abonnés 1 519 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2024
Ce film phénomène dès sa sortie, n'a pas trop mal vieilli, certes les ordinateurs en ont pris dans la lucarne, mais pour le reste, c'est plutôt assez contemporain, cela me fait penser à la série de films réalisé par Jacques Tourneur, dans les années 40/50; mais le sang en noir et blanc rend beaucoup moins bien. Ici, Cronenberg s'amuse à nous rendre malade tout autant que son personnage. La décomposition, processus de transformation est assez ignoble, pour autant ce n'est pas un film d'horreur, c'est un film romantique, quelle belle histoire d'amour!
Jeff Goldblum parfait dans ce grand corps, maladroit mais majestueux, son jeu est excellent il colle parfaitement à ce rôle.
L'impact qu'à pu avoir le film à sa sortie est tout aussi puissant aujourd'hui. Les effets spéciaux pourrait être bien meilleur aujourd'hui, mais pour ces années 80, c'est du grand art.
Et puis, cette touche eighties est inimitable, Cronenberg à la réalisation clivante passait sur une production grand public, mais il faut bien avouer que ces réalisations étaient et sont toujours complexes et pas toujours accessibles, là, ce n'est pas le cas.
Theo
Theo

44 abonnés 1 090 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2025
David Cronenberg, maître incontesté du cinéma viscéral, nous livre avec La Mouche un film qui transcende les limites du genre. À la croisée de l’horreur, de la science-fiction et du drame existentiel, cette œuvre hypnotisante captive autant qu’elle révulse. C’est un film qui, tout en étant viscéralement terrifiant, réussit à émouvoir profondément. Il n’est ni un simple film de monstres ni une banale tragédie amoureuse. C’est une œuvre qui marque durablement la mémoire et les nerfs.

L’intrigue repose sur une idée à la fois simple et vertigineuse : jusqu’où peut aller la transformation d’un homme qui défie les lois de la nature ? Seth Brundle, scientifique aussi brillant qu’obsédé, invente une machine révolutionnaire capable de téléporter la matière. Dans un excès d’orgueil et de précipitation, il se soumet à l’expérience et ne réalise pas qu’une mouche s’est glissée avec lui dans la capsule. C’est le début d’une mutation cauchemardesque, un voyage irréversible vers la monstruosité.

Mais La Mouche ne se limite pas à une simple histoire de transformation. C’est une tragédie en trois actes, où l’amour de Veronica Quaife (Geena Davis) pour Brundle est mis à l’épreuve face à l’horreur de sa dégénérescence. Ce qui rend le film aussi puissant, c’est cette tension entre l’émotion et la terreur : nous ne regardons pas un monstre apparaître, mais un homme disparaître.

L’un des plus grands atouts du film réside dans l’interprétation hallucinante de Jeff Goldblum. Rarement un acteur aura incarné avec autant de subtilité et de puissance une transformation aussi extrême. Son regard passe de l’euphorie à la paranoïa, de la mégalomanie à l’effroi, du désespoir à la résignation, sans jamais tomber dans la caricature. Il réussit l’exploit de rendre Brundle tragiquement attachant, même lorsqu’il devient une créature répugnante.

Geena Davis, quant à elle, incarne avec justesse l’autre pilier émotionnel du film. Son rôle va bien au-delà de celui d’une simple victime ou d’un love interest : elle est la seule ancre qui rattache Brundle à son humanité déclinante. C’est à travers ses yeux que le spectateur ressent toute la tragédie de cette histoire.

Là où La Mouche frappe un grand coup, c’est dans sa mise en scène du cauchemar corporel. Les effets pratiques de Chris Walas et Stephan Dupuis, récompensés par un Oscar, sont à couper le souffle. À l’ère des images de synthèse souvent aseptisées, cette œuvre rappelle à quel point les effets physiques peuvent donner une dimension viscérale inégalable. Chaque phase de la transformation de Brundle est détaillée avec un réalisme écœurant : les pustules qui apparaissent, les dents qui tombent, les ongles qui se détachent, la peau qui se déchire… Tout est montré avec une froideur clinique qui nous cloue à notre siège.

Le travail sonore est tout aussi remarquable. Les bruits de chair qui suinte, les claquements insectoïdes, les régurgitations acides… Tout est conçu pour déclencher un inconfort physique chez le spectateur.

Cronenberg est un réalisateur qui sait manier la lente montée en tension. La Mouche ne nous plonge pas immédiatement dans l’horreur. Il commence comme une romance, évolue vers une aventure scientifique avant de basculer progressivement dans le cauchemar. C’est cette montée en puissance maîtrisée qui fait de ce film une expérience unique.

La photographie de Mark Irwin accentue cette mutation progressive. La palette de couleurs passe subtilement du chaud au froid, accompagnant la déshumanisation de Brundle. Chaque plan est réfléchi, chaque ombre joue un rôle, et le travail de lumière accentue l’ambiance de décomposition et de claustrophobie.

Malgré toutes ses qualités indéniables, La Mouche n’est pas totalement exempt de défauts. Certains éléments secondaires, notamment les personnages gravitant autour de Seth et Veronica, manquent d’épaisseur. Le rôle de Stathis Borans, l’ex de Veronica et antagoniste de surface, aurait mérité une meilleure écriture.

spoiler: De plus, le climax du film arrive un peu rapidement après une montée en tension aussi bien orchestrée. La dernière séquence, bien que mémorable, laisse une impression d’inachèvement. On aurait aimé un développement plus long de la phase finale de Brundlefly, qui passe trop vite de l’homme au monstre mécanique fusionné avec la machine.


Autre point qui peut diviser : le film, aussi brillant soit-il, ne renouvelle pas entièrement son propre genre. Là où Cronenberg aurait pu pousser encore plus loin ses thématiques, il reste parfois sur des bases déjà vues dans d’autres œuvres de body horror. Le film aurait peut-être gagné à approfondir encore davantage la dimension psychologique de la mutation de Brundle.

La Mouche est un film marquant, dérangeant et profondément humain. Son mélange parfait entre horreur graphique, drame émotionnel et science-fiction le rend unique en son genre. Il nous parle de la dégénérescence du corps, du prix de l’orgueil scientifique et de l’inévitable effondrement de toute vie humaine.

Si quelques légères failles l’empêchent d’atteindre une perfection absolue, cela ne l’empêche pas d’être une œuvre puissante, viscérale et inoubliable. Que l’on soit amateur de films d’horreur ou non, il est impossible de rester indifférent à une telle descente aux enfers.

Un film imparfait mais inoubliable, répugnant mais tragique, terrifiant mais touchant. Un chef-d’œuvre presque total.
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