La Mouche
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536 critiques spectateurs

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Kivodulh
Kivodulh

43 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2024
Film de genre au combien réputé, le découvrir en 2024 ajoute une touche de drôlerie face aux effets spéciaux d’un autre temps. Il n’en reste pas moins aussi dégoûtant que voulu par le réalisateur.
Oni
Oni

44 abonnés 516 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2024
La Mouche – Le jour où l’homme a perdu ses ailes

Dans La Mouche, Cronenberg te plonge direct dans la sauce des mutations sans filtre. Ici, on n’est pas dans de la SF légère à la Star Trek, mais dans du sérieux : un biologiste de génie, Seth Brundle, décide de jouer au cobaye de sa propre expérience de téléportation. Et là, tout part en vrille, car une mouche squatte sa cabine et fusionne avec lui. Un cocktail explosif pour la descente aux enfers !

Jeff Goldblum, ce type qu’on voyait tranquille à jouer les professeurs excentriques, se transforme en quelque chose de carrément flippant. On n’est pas prêt pour sa performance : il incarne un type qui passe de mec ordinaire à machine organique en mode insectoïde. La progression, maîtrisée au millimètre, te fait vivre chaque étape de sa métamorphose avec un réalisme atroce.

L’Oscar des meilleurs maquillages n’a pas atterri ici par hasard. On est dans le génie pur, le travail de maquillage et d’effets spéciaux est tel qu’on pourrait presque sentir la transformation physique en direct. Le processus de mutation, c’est pas juste des petites pustules ; on passe par des stades bien crades, entre les chairs qui se décomposent et la fusion progressive avec l’insecte. T’as vu The Thing ? La Mouche pousse encore plus loin le cauchemar visuel.

Geena Davis se glisse dans la peau de la petite amie de Brundle, et sa prestation est carrément impressionnante. Elle ne joue pas, elle vit son rôle. On ressent tout : le désespoir, la panique, l’amour inconditionnel. Elle devient le lien humain dans cet univers dégénéré. Franchement, sans elle, La Mouche perdrait de son intensité émotionnelle.

David Cronenberg, c’est pas juste un réalisateur, c’est un chirurgien de l’épouvante. En caméo, il incarne un gynécologue… la scène est assez mémorable, et elle te laisse avec un sentiment de malaise bien maîtrisé. Sa patte, son style clinique et méticuleux, c’est ce qui fait tout le charme de ce chef-d’œuvre de la SF horrifique. La caméra se pose là où il faut, accentuant le malsain avec une précision chirurgicale.

La Mouche, c’est une expérience que tu gardes en mémoire. Une fois que tu l’as vu, impossible de l’oublier. Ce film te marque, te hante, te dégoûte, mais t’attire. Entre la transformation démentielle de Jeff Goldblum, l’ambiance visuelle cauchemardesque, et la profondeur émotionnelle, La Mouche est une œuvre incontournable pour les fans d’horreur et de science-fiction. Chef-d’œuvre absolu ou supplice visuel, à toi de voir !

Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr
Hugo_swdw
Hugo_swdw

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2024
quelle chef d'oeuvre... Le film est a la fois un des meilleurs films de d'horreur jamais fait, et en plus c'est un des meilleur film de SF.Vrm Cronenberg a son sommet...
Titanneeb
Titanneeb

19 abonnés 837 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2024
Histoire simple et efficace, le film est court mais tant mieux, ça suffit. Les effets ont bien veilli franchement ça passe encore aujourd'hui. Les personnages sont intéressants surtout celui de Jeff, La fin est franchement cool. Bonne découverte.
captainlo
captainlo

12 abonnés 69 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2024
Film d'épouvante cultissime avec un Jeff goldblum excellent, peut être son meilleur rôle d'ailleurs.
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2024
Quelle prouesse au niveau des FX encore une fois pour l’époque, film d’horreur qui m’a entièrement surpris dans sa trajectoire, je m’attendais pas à ça et c’est encore meilleur que ce que j’attendais, mon premier Cronenberg est validé. L’histoire d’amour et la descente aux enfers du personnage, interprétée à merveille par Jeff Goldblum, du génie ! Qu’est ce qu’il est dégénéré le réalisateur pour avoir conçu ce film quand même bahaha.
Louis Ricard
Louis Ricard

33 abonnés 397 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2024
Un super film de science-fiction qui est plein d’action ! Le scénario est top mais il manque d’horreur … à voir !
Patjob
Patjob

44 abonnés 765 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2024
On retrouve dans ce film l’ambiance de grands classiques du cinéma fantastique comme « L’île de docteur Moreau » ou « Frankenstein » (dans sa première partie) et les thèmes du genre comme « La belle et la bête » ou « King Kong » (dans sa seconde partie) ; et c’est déjà bien jouissif. En plus il y a deux choses : une vraie bonne idée, cette mouche qui tel un grain de sable vient perturber les choses et générer une descente aux enfers Kafkaïenne cauchemardesque, et, une de ses marques de fabrique, la fascination morbide du cinéaste pour le corps et pour la chair. Une belle réussite du genre, malgré quelques ascpects de série B, très marquante.
GéDéon
GéDéon

140 abonnés 731 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2024
Le dixième long-métrage de David Cronenberg, sorti en 1986, fait figure de film culte. Il aborde la mutation progressive en mouche d’un homme ayant utilisé la téléportation. Si l’histoire débute par une romance insipide entre un scientifique et une journaliste (Jeff Goldblum et Geena Davis), le thème de la mutation génétique prend progressivement place. Le réalisateur canadien explore la lente transformation physique du héros à l’aide d’une mise en scène comportant des effets horrifiques plutôt réussis. Seule la dégradation psychique aurait mérité un développement plus consistant. Bref, une œuvre de science-fiction sacrément originale.
Teo Malgoires
Teo Malgoires

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3,5
Publiée le 4 août 2024
Le scénario es vraiment bien, tout fonctionne bien dans ce films, qu’elle plaisir de voir un travail de maquillage/montage,effet spéciaux comme ça, c’est gluant, ça pullulent, ça gicle, ça fait plissé les yeux, a ne surtout pas regarder en VF les amis.
J31frites
J31frites

18 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2024
Classique d'horreur des années 80 réalisé par David Cronenberg, adapté d'une nouvelle de George Langelaan du même nom, "La mouche" propose le concept original d'un savant, qui, suite à une de ses expériences qui a mal tourné, se transforme petit à petit en mouche. L'horreur est réussie grâce à cette ambiance malsaine, la tension et toutes les images gores du film, les effets visuels n'ayant pas trop mal vieillis, ni le maquillage.
Le côté SF est un peu cliché mais on pardonne, même si ça parait peu crédible qu'un scientifique puisse faire de tels expériences chez lui, seulement en assemblant des pièces déjà toutes faites et tenter de le faire sur lui-même sans certitudes aucune.
Les trois personnages sont réussis mais Geena Davis est ridicule dans son rôle, elle regarde la mouche humaine comme si elle voyait un petit chiot mignon. Jeff Goldblum par contre, est excellent de bout en bout, son humour et la voix de Richard Darbois sont un vrai plus pour lui.
La musique de Howard Shore est pas mauvaise, angoissante à souhait et le rythme est soutenu. Très bon film culte.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

86 abonnés 1 510 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2024
Ce film phénomène dès sa sortie, n'a pas trop mal vieilli, certes les ordinateurs en ont pris dans la lucarne, mais pour le reste, c'est plutôt assez contemporain, cela me fait penser à la série de films réalisé par Jacques Tourneur, dans les années 40/50; mais le sang en noir et blanc rend beaucoup moins bien. Ici, Cronenberg s'amuse à nous rendre malade tout autant que son personnage. La décomposition, processus de transformation est assez ignoble, pour autant ce n'est pas un film d'horreur, c'est un film romantique, quelle belle histoire d'amour!
Jeff Goldblum parfait dans ce grand corps, maladroit mais majestueux, son jeu est excellent il colle parfaitement à ce rôle.
L'impact qu'à pu avoir le film à sa sortie est tout aussi puissant aujourd'hui. Les effets spéciaux pourrait être bien meilleur aujourd'hui, mais pour ces années 80, c'est du grand art.
Et puis, cette touche eighties est inimitable, Cronenberg à la réalisation clivante passait sur une production grand public, mais il faut bien avouer que ces réalisations étaient et sont toujours complexes et pas toujours accessibles, là, ce n'est pas le cas.
Theo
Theo

40 abonnés 1 084 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2025
David Cronenberg, maître incontesté du cinéma viscéral, nous livre avec La Mouche un film qui transcende les limites du genre. À la croisée de l’horreur, de la science-fiction et du drame existentiel, cette œuvre hypnotisante captive autant qu’elle révulse. C’est un film qui, tout en étant viscéralement terrifiant, réussit à émouvoir profondément. Il n’est ni un simple film de monstres ni une banale tragédie amoureuse. C’est une œuvre qui marque durablement la mémoire et les nerfs.

L’intrigue repose sur une idée à la fois simple et vertigineuse : jusqu’où peut aller la transformation d’un homme qui défie les lois de la nature ? Seth Brundle, scientifique aussi brillant qu’obsédé, invente une machine révolutionnaire capable de téléporter la matière. Dans un excès d’orgueil et de précipitation, il se soumet à l’expérience et ne réalise pas qu’une mouche s’est glissée avec lui dans la capsule. C’est le début d’une mutation cauchemardesque, un voyage irréversible vers la monstruosité.

Mais La Mouche ne se limite pas à une simple histoire de transformation. C’est une tragédie en trois actes, où l’amour de Veronica Quaife (Geena Davis) pour Brundle est mis à l’épreuve face à l’horreur de sa dégénérescence. Ce qui rend le film aussi puissant, c’est cette tension entre l’émotion et la terreur : nous ne regardons pas un monstre apparaître, mais un homme disparaître.

L’un des plus grands atouts du film réside dans l’interprétation hallucinante de Jeff Goldblum. Rarement un acteur aura incarné avec autant de subtilité et de puissance une transformation aussi extrême. Son regard passe de l’euphorie à la paranoïa, de la mégalomanie à l’effroi, du désespoir à la résignation, sans jamais tomber dans la caricature. Il réussit l’exploit de rendre Brundle tragiquement attachant, même lorsqu’il devient une créature répugnante.

Geena Davis, quant à elle, incarne avec justesse l’autre pilier émotionnel du film. Son rôle va bien au-delà de celui d’une simple victime ou d’un love interest : elle est la seule ancre qui rattache Brundle à son humanité déclinante. C’est à travers ses yeux que le spectateur ressent toute la tragédie de cette histoire.

Là où La Mouche frappe un grand coup, c’est dans sa mise en scène du cauchemar corporel. Les effets pratiques de Chris Walas et Stephan Dupuis, récompensés par un Oscar, sont à couper le souffle. À l’ère des images de synthèse souvent aseptisées, cette œuvre rappelle à quel point les effets physiques peuvent donner une dimension viscérale inégalable. Chaque phase de la transformation de Brundle est détaillée avec un réalisme écœurant : les pustules qui apparaissent, les dents qui tombent, les ongles qui se détachent, la peau qui se déchire… Tout est montré avec une froideur clinique qui nous cloue à notre siège.

Le travail sonore est tout aussi remarquable. Les bruits de chair qui suinte, les claquements insectoïdes, les régurgitations acides… Tout est conçu pour déclencher un inconfort physique chez le spectateur.

Cronenberg est un réalisateur qui sait manier la lente montée en tension. La Mouche ne nous plonge pas immédiatement dans l’horreur. Il commence comme une romance, évolue vers une aventure scientifique avant de basculer progressivement dans le cauchemar. C’est cette montée en puissance maîtrisée qui fait de ce film une expérience unique.

La photographie de Mark Irwin accentue cette mutation progressive. La palette de couleurs passe subtilement du chaud au froid, accompagnant la déshumanisation de Brundle. Chaque plan est réfléchi, chaque ombre joue un rôle, et le travail de lumière accentue l’ambiance de décomposition et de claustrophobie.

Malgré toutes ses qualités indéniables, La Mouche n’est pas totalement exempt de défauts. Certains éléments secondaires, notamment les personnages gravitant autour de Seth et Veronica, manquent d’épaisseur. Le rôle de Stathis Borans, l’ex de Veronica et antagoniste de surface, aurait mérité une meilleure écriture.

spoiler: De plus, le climax du film arrive un peu rapidement après une montée en tension aussi bien orchestrée. La dernière séquence, bien que mémorable, laisse une impression d’inachèvement. On aurait aimé un développement plus long de la phase finale de Brundlefly, qui passe trop vite de l’homme au monstre mécanique fusionné avec la machine.


Autre point qui peut diviser : le film, aussi brillant soit-il, ne renouvelle pas entièrement son propre genre. Là où Cronenberg aurait pu pousser encore plus loin ses thématiques, il reste parfois sur des bases déjà vues dans d’autres œuvres de body horror. Le film aurait peut-être gagné à approfondir encore davantage la dimension psychologique de la mutation de Brundle.

La Mouche est un film marquant, dérangeant et profondément humain. Son mélange parfait entre horreur graphique, drame émotionnel et science-fiction le rend unique en son genre. Il nous parle de la dégénérescence du corps, du prix de l’orgueil scientifique et de l’inévitable effondrement de toute vie humaine.

Si quelques légères failles l’empêchent d’atteindre une perfection absolue, cela ne l’empêche pas d’être une œuvre puissante, viscérale et inoubliable. Que l’on soit amateur de films d’horreur ou non, il est impossible de rester indifférent à une telle descente aux enfers.

Un film imparfait mais inoubliable, répugnant mais tragique, terrifiant mais touchant. Un chef-d’œuvre presque total.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2024
« The Fly » se présente comme une œuvre phare du cinéma de science-fiction et d'horreur, offrant une exploration brillante et dérangeante de la transformation et de l'identité humaine à travers la fusion d'un homme et d'une mouche. Le film, un remake du classique de 1958, plonge profondément dans les tourments physiques et psychologiques de son protagoniste, Seth Brundle (Jeff Goldblum), après qu'une expérience ratée ait fusionné son ADN avec celui d'une mouche. Bien que le récit commence de manière laborieuse, établissant une romance plutôt clichée entre Brundle et la journaliste Veronica Quaife (Geena Davis), le film excelle réellement une fois que la métamorphose grotesque commence. La séquence de transformation, marquée par des effets spéciaux de pointe, reste viscéralement impressionnante et perturbante, témoignant du talent de Cronenberg pour véhiculer l'horreur corporelle. La physicalité et la performance de Goldblum communiquent efficacement la descente tragique de Brundle, tandis que Davis offre un contrepoint poignant. Le succès du film ne réside pas seulement dans sa capacité à choquer, mais dans son aptitude à provoquer des réflexions plus profondes sur la condition humaine, consolidant son statut de classique dans les genres de l'horreur et de la science-fiction. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 362 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2024
Il s’agit de la 2e adaptation de la nouvelle éponyme (1957) du Franco-Britannique George LANGELAAN (1908-1972), la 1ère étant « La mouche noire » (1958) de Kurt Neumann (1908-1958). David Cronenberg (qui a reçu le prix spécial du jury au festival fantastique d’Avoriaz en 1987), avec la collaboration de son scénariste Charles Edward POGUE, en a réalisé un film différent et plus horrifique (Kurt Neumann s’orientait ensuite vers une histoire policière) même si le point de départ est le même. C’est d’abord une histoire d’amour entre un savant brillant et solitaire (il porte les mêmes vêtements, changés chaque jour) Seth Brundle (Jeff GOLDBLUM, 34 ans) qui a inventé une machine à téléporter la matière (inerte puis vivante) et une journaliste, Veronica (Geena DAVIS, 30 ans, en couple à l’époque avec l’acteur), qui continue à l’aimer et à l’aider malgré ses changements physiques irréversibles. On peut y voir une métaphore du SIDA (épidémie apparue en 1981) et du rejet qu’ont connu les premiers malades. L’histoire est centrée sur un triangle amoureux, Seth ( spoiler: dont la jalousie est à l’origine de son auto-téléportation
), Veronica et son ex et également chef du magazine « Particule » où elle travaille, Stathis (John GETZ, 39 ans). C’est aussi une réflexion sur le mythe de Prométhée qui a dérobé le feu (la connaissance) aux dieux grecs. Seth Brundle s’est cru démiurge, d’où son comportement empreint d’hubris, acte transgressif qui est puni violemment dans la mythologie. Enfin, le film vaut par ses effets spéciaux (maquillages) dus à l’Américain Chris WALAS [qui réalisera une suite, « La mouche 2 » (1989)] et qui lui vaudront l’Oscar en 1987. Sans oublier la musique du Canadien Howard SHORE (4e collaboration sur 12 avec son compatriote réalisateur).
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