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3,0
Publiée le 12 juin 2026
Avec La Mouche, David Cronenberg dépasse largement le simple film d’horreur pour signer une tragédie intime sur la dégradation du corps et la perte progressive de l’identité. Jeff Goldblum impressionne par son engagement total, accompagnant la transformation de son personnage avec une énergie à la fois fascinante et profondément inquiétante. Les effets spéciaux, encore remarquables aujourd’hui, ne relèvent jamais du simple choc visuel mais participent pleinement à la dimension émotionnelle et métaphorique du récit. Mais, malgré la richesse de ses thèmes et la puissance de sa progression dramatique, le film paraît parfois davantage captivé par son dispositif de mutation que par les nuances psychologiques qu’il pourrait explorer. Une œuvre marquante du cinéma fantastique, aussi répulsive que touchante, mais dont la force conceptuelle laisse une émotion légèrement moins durable que son impact immédiat.
Si tu cherches un film qui marque, La Mouche est une sacrée expérience. Le scénario est vraiment malin et t’embarque direct dans cette descente aux enfers. Alors oui, les effets spéciaux ont vieilli, mais ça donne justement un côté artisanal et poisseux qui rend la transformation du personnage super détaillée et vraiment dérangeante. C’est gore, c’est malsain, et malgré son âge, ça reste une vraie réussite qui n’a pas besoin des effets spéciaux dernier cri pour te mettre mal à l’aise.
Traité sur l'importance de bien fermer la porte des laboratoires scientifiques. Revu en 2026, soit quarante ans après sa sortie, j'ai été scotché du début à la fin. D'abord par l'interprétation brillante de Jeff Goldblum. Il glisse dans son jeu au fur et à mesure de la transformation de son personnage de petites touches insignifiantes au début et terrifiantes à la fin. Les dernières images sont dignes d'un film d'horreur. Le scénario se termine de manière habile en ouvrant sur un deuxième opus, sorti trois ans plus tard. Ici la question de fond du contrôle des expérimentations scientifiques est clairement posée. Seth Brundle semble en effet livré à lui-même dans son laboratoire, sans aucun autre avis scientifique. Un véritable savant fou obsédé par la portée de sa découverte, ce qui l'amène à ne respecter aucun protocole de précaution de base. La réalisation de David Cronenberg est impeccable, toujours aussi efficace de nos jours. Seuls les énormes ordinateurs semblent désuets, bien qu'ils soient équipés de reconnaissance vocale et de ce qui ressemble à s'y méprendre à de l'intelligence artificielle, encore balbutiante en 1986. À (re)voir en ayant le cœur bien accroché.
La mutation de Seth donne lieu à des scènes marquantes qui illustrent parfaitement la perte de contrôle du corps et la dégradation physique. Au-delà de l’horreur, le film aborde des thèmes forts comme la maladie, la dégénérescence et l’acceptation de la mort. Voir un scientifique brillant, au sommet de son potentiel, se confronter à sa propre déchéance est particulièrement impactant. Cependant, malgré cette richesse thématique, plusieurs pistes restent selon moi trop peu développées, notamment le rapport à l’image de soi, l’importance de l’apparence dans les relations amoureuses ou encore l’acceptation progressive de cette transformation. Le facteur émotionnel fait également avancer l’intrigue un peu trop rapidement, ce qui peut donner une sensation de précipitation.
excellent film d'horreur, un vrai classique de la cinématographie, rien à dire. honnêtement, lorsque j'ai installé AlloCiné, j'ai tout de suite pensé à noter ce film, car il m'a particulièrement marqué.
La Mouche (1986, réalisé par David Cronenberg) est un film de science-fiction horrifique centré sur Seth Brundle (Jeff Goldblum), un scientifique brillant qui met au point des “télépods” de téléportation et bascule dans une transformation monstrueuse après une expérience qui tourne mal, sous le regard de la journaliste Veronica “Ronnie” Quaife (Geena Davis).
Le film m’a marqué par sa façon de rendre la mutation à la fois spectaculaire et profondément intime : Cronenberg filme le corps comme un terrain de dérèglement, et chaque étape fait monter un malaise presque physique, sans chercher le jump-scare facile. Goldblum est impressionnant parce qu’il fait exister le personnage avant l’horreur, avec un mélange de charme, de fragilité et de folie douce qui rend la chute encore plus cruelle, et Geena Davis apporte une vraie présence émotionnelle, loin du simple rôle de “témoin”.
Là où je suis plus mitigé, c’est que le film s’enferme parfois dans une progression très “mécanique” : on sait où ça va, et certaines scènes insistent tellement sur le dégoût et la dégradation que ça finit par écraser le reste, comme si l’impact reposait surtout sur l’endurance du spectateur.
J’admire la maîtrise et l’idée, mais je ne ressens pas toujours le même plaisir de cinéma sur toute la durée, parce que l’horreur prend toute la place et laisse moins de nuances aux relations et aux dilemmes.
Film réussi, bien que je n'aurais pas personnellement choisi G Davis pour le rôle féminin. Goldblum est comme toujours épatant et les effets spéciaux servent admirablement l'histoire. Chapeau au réalisateur et au chef maquillage !
Thriller fantastico-horrifique qui fait une bonne part au gore. Le rêve prométhéen de Seth/Jeff rencontre l’amour de Veronica/Geena. Très bon film de genre à voir.
8/10 le film est toujours aussi fort, intriguant, fantastique, un peu gore, la quête scientifique et les médias, film marquant et profond qui nous fait espérer qu'il n'y avait pas une mouche dans les vaccins du covid...
Depuis ses premières œuvres, je dirai que c'est le film le plus orienté grand public. Le scénario est plutôt simple à comprendre contrairement à "Vidéodrome" par exemple. Hormis, la dose de gore à la fin, il reste moins violent que "Scanners" par exemple, mais moins intense aussi que ce dernier. L'aspect dérangeant moralement d'un "Frissons" ou d'un "Chromosome 3" n'y est plus non plus. Cela reste une production de bonne facture sur fond dramatico romantique.
La mouche c'est du body horror ultra sale, décomposition et mutilation au rendez-vous, très particulier, très plaisant, propos passionant, mais jamais aussi marquant qu'un The Substance.
Un film fantastique de David Cronenberg qui se trouve être particulièrement glauque, porté par un impressionnant Jeff Goldblum, tout comme l’est sa transformation, plutôt angoissante, ce qui rejoint l’ambiance générale du film dégagé par sa mise en scène.