Avis : La Forme de l'eau - The Shape of Water - Page 7
La Forme de l'eau - The Shape of Water
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yO0f’s
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1,5
Publiée le 7 janvier 2020
Autant Del Toro m’avait agréablement surpris avec son prédécesseur « Pacific Rim », autant je suis resté extrêmement dubitatif devant « La forme de l’eau ». On l’aurait certainement excusé s’il n’était pas le co-auteur du scénario, mais il aura à mon sens échoué sur toute la ligne avec ce film. Acclamé de partout, nominé 13 fois aux oscars, mes attentes étaient très élevées quant à la poésie, la morale et surtout les émotions dépeintes autour de cette histoire d’un monstre hideux rejeté cruellement par ceux qui l’ont recueilli, mais étrangement bien compris par une femme très simple. Point de tout cela, à aucun moment ce film n’aura justifié toutes les éloges recueilles autour de sa sortie, la déception aura été immense. Insipide, sans saveurs, avec par-dessus tout avec des personnages tous plus fades les uns que les autres, nos émotions n’ont même pas été effleurées par cette performance. Même d’un point de vue moral, il n’aura su ni décrier de manière originale l’hostilité humaine infondée, ni même questionner efficacement nos points de vue quant à savoir qui est le véritable monstre spoiler: entre l’amphibien et le colonel . La bête n’aura jamais réussi à nous convaincre de faire abstraction de son physique visqueux, presque nauséabond. Elle aurait pu nous aider un peu à cette entreprise difficile mais envisageable, mais du début jusqu’à la fin, on ne lui trouve vraiment rien de si attachant au point de spoiler: bien l’aimer. On a certes pitié de lui au vu de sa victimisation, sa gentillesse et ses pouvoirs guérisseurs, mais ça s’arrête là, ces attraits à eux seuls ne sauraient faire basculer suffisamment notre penchant. L’autre héroïne du film, Elisa, bien interprétée par Sally Hawkins, n’attirera pas tant que ça nos faveurs non plus, elle reste dans un registre tellement plat qu’elle finira par plus nous ennuyer que nous toucher. Enfin le méchant du film, car il en fallait bien un pour représenter la cruauté humaine, est tellement dans la caricature qu’il est tout ce qu’il y a de plus désintéressant au final. Le parallèle avec la bête n’est pas du tout bien exploité. Les personnages dans leur ensemble n’ont aucune profondeur psychologique, leurs dialogues manquent de tacts, alors que ces deux composantes sont sensées être le fondement d’un tel scénario. Si le contrat est bien rempli du point de vue de l’image et de l’ambiance des sixties dans lequel il est situé, le scénario justement, sonne lui affreusement creux. Il s’agira plus de courir, se cacher et fuir spoiler: le colonel Strickland, en recueillant la bête puis la protégeant de ses agressions pendant la majeure partie du film que de dépeindre véritablement une poésie -une vraie- spoiler: autour de ces liens qui vont se renforcer de plus en plus entre l’amphibien et Elisa. L’histoire d’amour qui va en résulter n’est vraiment pas crédible, même si la muette retrouve en l’amphibien la même frustration qu’elle connait elle-même au quotidien, cela ne le justifie pas assez. On ne peut donc qu’être blasé, voire agacé au vu de la scène de rapports sexuels qui en résultera. On sera même définitivement assommé par le ridicule de la scène finale, cette conclusion assortie d’un poème peu évocateur, avec la résurrection d’Elisa qui s’en va vivre dans les profondeurs de la mer. Cette réalisation est à catégoriser parmi les films à enfermer dans un placard, ce n’est pas très beau à voir, c’est même à éviter tant l’un après l’autre, les effets recherchés par ses auteurs tombent à l’eau !
De par son ambiance, son esthétique, le jeux des acteurs, j'ai eté en immersion tout le film durant. Je n'ai pas aimé Pacific rim ni le labirynthe de pan de Guillermo également, mais là j'ai été touché par plusieurs passages que j'ai trouvé magnifiques. Le méchant est impressionnant et dégage un calme et une grande force qui lui donne l'air imprévisible et dangeureux. Très beau film totalement atypique. On dirait qu'il a réalisé le film en même temps qu'il faisait un rêve. Grande beauté des personnage principaux qu'on aile et poir qui on flip! Je l'ai trouvé, sans longueur, sans fioritures, seulement magnifique du début à la fin.
Moi je n'ai rien trouvé d'extraordinaire dans ce film que j'ai plutôt ressenti comme un Prequel de "Hell Boy". L'histoire de l'homme poisson, il aime les œufs, il aime la musique, il a été maltraité au cours de divers expériences scientifiques, etc... En plus l'acteur est le même... Et pour dire vrai Guillermo Del Toro ne s'est pas foulé pour l'histoire. C'est une histoire d'amour très banale et sans surprise. Les images sont TRÈS LARGEMENT inspirées de l'univers de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet (La cité des Enfants Perdus, Délicatessen, Amélie Poulain...). Pour ma part cela ne restera pas dans les meilleurs souvenirs.
Quand on visionne des films de cette trempe, de cette qualité, on se dit heureusement que le cinéma existe pour vous produire de vraies perles. Ce film est réussi de A à Z. Un vrai chef d'oeuvre d'une profonde justesse.
« The Shape of Water » est tout simplement un film magique, articulé sur une très belle histoire, offrant de magnifiques visuels dans des décors très kitchs. L’intrigue est basique, mais somptueusement mise en scène. La distribution offre d’excellentes prestations. Les effets spéciaux sont très bien orchestrés et l’ambiance est admirablement travaillée. Un beau film, offrant un pur moment de divertissement dont on ressort émerveillé. À voir, sans hésiter !
Gloups je suis un poisson, j'ai touché le fond des océans... Elle est muette comme une carpe, c'est aussi un thon. Lui se la joue murène, mais rien ne mène au succès. Pour parler un peu viande, quelle daube. Plouf...
Un film étrange et surprenant. Au travers de cette histoire fantastique, le film prône la tolérance du droit à la différence. Être différent n'est pas forcément un handicap. On y voit pourtant pas mal de scène violentes, voir chocantes mais la caméra sait s'arrêter juste à temps, sans créer de malaise plus qu'il n'en faut, juste le temps de dénoncer une injustice. Un beau conte qui se déroule dans les sixties avec un soin particulier sur l’esthétique propres aux objets des années 60. Les acteurs jouent parfaitement leur rôle. Un film magistral et émouvant qui nous raconte une tout autre version de la belle et la bête.
Très grosse déception. Ce mélange amélie poulain / créature du lagon est tellement peu incarnée. Un conte certes, mais pourquoi un traitement aussi niais. Pourquoi tout sonne faux ? La musique soporifique appuie encore d’avantage cette sensation niannian. Vraiment pas le grand film annoncé, juste un magasin de bricoles exaspérantes.
Guillermo Del Toro aime les monstres. Qu'il soit guide spirituel d'une enfance brisée dans "Le Labyrinthe de Pan", sauveur de l'humanité dans "Hellboy" ou esprits pas si démoniaques que ça dans "Crimson Peak", les créatures fantastiques ont toujours peuplé le cinéma du réalisateur mexicain, une oeuvre toute entière vouée à inverser la tendance qui voudrait que la différence et la difformité soient des concepts de rejet. "La Forme de l'eau" pousse le trait encore plus loin puisqu'il s'agit ici d'une histoire d'amour entre deux êtres mis au ban de la société, une jeune femme de ménage muette et une créature fantastique vivant dans l'eau, emprisonnée dans le centre de recherches top-secret où travaille l'héroine. En cela, le dernier film de Del Toro est sans doute son plus personnel. Dès les premières minutes, on se laisse envoûter par les vertigineuses images d'un cinéaste en état de grâce et par une partition tout simplement somptueuse d'un Alexandre Desplat on ne peut plus inspiré. Mais la vraie valeur du film se trouve dans ses thématiques car oui, "La Forme de l'eau" traite avec une puissance décuplée de ces créatures plus humaines et bienveillantes qu'il n'y paraît mais fait surtout preuve d'une très grande maturité scénaristique de la part du metteur en scène de "Pacific Rim" , le film étant surtout un émouvant portrait de la solitude. Chacun des personnages du film est un marginal qui ne trouve écho à ses sentiments et à ses besoins qu'envers d'autres protagonistes poussés aux limites d'un monde qui ne veut pas d'eux. Le vieux voisin gay de l'héroïne est un célibataire rêveur et sa collègue de ménage au sein du centre de recherche est une femme mariée souffrant de sa couleur de peau et partageant le toit d'un homme quasi-mutique et peu sensible. Chacun de ses personnages va s'ouvrir et se découvrir à travers le reflet des autres bannis d'un monde raciste, machiste et violent que représente à merveille Michael Shannon, monstre humain perdu dans sa propre haine et sa sur-estime de lui-même. L'autre tour de force du film est de mêler habilement le conte de fées naïf à une matière beaucoup plus adulte, teintée de sexe et de sang à l'image de l'angélique mais séduisante Sally Hawkins. Tout concourt à faire ici de "La Forme de l'eau" un sommet dans la carrière de Del Toro tellement l'ensemble est hypnotisant, déchirant et d'une beauté apaisante mais surtout, le film constitue une formidable ode à la différence et au lien social comme seul porte de sortie pour l'humanité dans sa tentative de se sauver d'elle-même.
Je n'ai pas aimé car trop sombre, trop confus, film qui n'est pas arrivé à me tenir en haleine malgré un beau personnage de sciences fiction et d'autres points positifs comme la musique, l'ensemble ne m'a pas plu.
La Forme de l’eau marque le retour de Guillermo del Toro au cinéma, 3 ans après l’excellent Crimson Peak, et quel retour ! La Forme de l’eau est un film sublime, à la fois poétique et touchant. Del Toro nous embarque dans son conte fantastique comme lui seul en a le secret. Il compense son histoire plutôt classique par son imagination débordante et par sa mise en scène, soigneusement maîtrisée. La photographie et les décors sont sublimes, les acteurs sont tous excellents et Alexandre Desplat livre une de ses meilleures partitions musicales. De plus, del Toro arrive, à travers son histoire, à proposer une réflexion sur le monde actuel et notamment sur la discrimination et l’acceptation des autres. Bref, La Forme de l’eau est une véritable réussite qui prouve une nouvelle fois que Guillermo del Toro est un grand cinéaste. Excellent.
S'il se dégage un charme suranné de certaines images, le propos du film est un amas de clichés mièvres et annoncés. Nul n'était besoin d'utiliser cet alien improbable pour nous faire éprouver "l'amour de l'autre". Mais dans cette débâcle, la palme est attribuée au "dénouement" où les derniers plans rassemblent toute la démesure du mauvais cinéma américain.
Euh.... bon ben très déçu j’en ne trouve rien à redire. Les 2 heures m’ont .parue une éternités, pour ma part je n’ai eu aucun attachement aux personnages. Le film se déroule s’est tout les émotions les sentiments que le réalisateur a voulu nous faire ressentir m’ont pas du tout touché. J’attendais beaucoup de ce film mais je n’en pense pas que je en reverrai