La Forme de l'eau - The Shape of Water
Note moyenne
3,8
22669 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

1 145 critiques spectateurs

5
155 critiques
4
352 critiques
3
293 critiques
2
181 critiques
1
85 critiques
0
79 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Henrico
Henrico

233 abonnés 1 458 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juillet 2018
Un film Américain fantastique, par un Mexicain, toujours préoccupé par la fascination qu'exerce la bête sur l'homme ou la sur femme. L'action est, parfois, trépidante. La poésie et l'humour sont très fréquents, avec ici et là, d'astucieuses références historico culturelles en forme de clins d'oeil. Et pour ne rien gâcher de cette excellence, une touche de politiquement et érotiquement très incorrect, ainsi qu’une bande son exceptionnelle qui ne devrait pas déplaire aux Français. Quelle mouche a t'elle piqué les critiques professionnels pour qu'ils applaudissent Guillermo Del Toro du bout des doigts et qu'ils complimentent le Mexicain du bout des lèvres? Ceux, qui par contre, n'ont pas aimé, sont pardonnés, on ne peut condamner quelqu'un parce qu'il manque de goût
Marie Breton
Marie Breton

83 abonnés 268 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2018
Très mitigée concernant « the shape of water » que j’ai vu hier soir. Je ne sais pas si je dois lui mettre trois ou quatre étoiles, tout comme on pourrait ne lui en mettre qu’une ou lui attribuer les cinq.
Tout dépend de ce que l’on recherche et certainement de notre façon de ressentir et d’être touché, de notre potentiel émotionnel au cinéma, et surtout de ce dont on a chacun besoin en tant que spectateur lorsque l’on décide de regarder un film.
Si j’ai adoré la photographie (qui fait effectivement penser à l’univers de Jeunet), j’ai détesté la musique que j’ai trouvée extrêmement mièvre. Vraiment très mielleuse. Trop mielleuse.
Je suis convaincue que le même montage avec une musique beaucoup plus sombre, beaucoup plus nuancée, plus aquatique, plus mystérieuse, en aurait fait un film tout à fait différent, et certainement bien plus prenant. Cela aurait pu créer un décalage avec la lourde douceur du scénario, et rendre le tout plus profond, plus universel.
Je ne suis pas ennuyée une seconde, parce que malgré tout, la poésie opère, et comme je l’ai lu plusieurs fois, ce n’est pas du Jeunet, qui n’aurait pu allier à une cette fable des scènes visuellement en mentalement assez violentes (ce n’est pas trash, mais c’est du moins de douze ans pour moi).
Comme dit plus haut, la musique, à laquelle j’apporte toujours une très grande importance lorsque le réalisateur choisit d’en faire un élément majeur, m’a maintenue à distance et d’une certaine façon, elle suggère beaucoup trop d’informations dès qu’elle apparaît. On dirait presque un Spoiler implanté dans le film dès sa première minute.
Et ce qui manque bien dans « the shape of water » c’est du suspense, ou au moins de la tension. Parce que les personnages sont trop lisses pour que l’on puisse se nourrir de leur seule histoire.
Je veux pas « descendre » ce film, parce qu’après avoir renoncé à mes espoirs (ça a été finalement assez rapide, « grâce » à la musique justement), j’ai passé un très bon moment, et j’ai trouvé cette histoire fantastique bien interprétée et pleine de poésie. Une poésie pas digne des plus grands poètes, mais de la poésie, et belle tout de même.
La créature marine est visuellement très réussie, î est simplement dommage qu’elle ne provoque qu’une légère empathie, tout comme le reste des personnages d’ailleurs. Mais ça j’en ai déjà parlé plus haut.
À voir sans s’attendre à un chef d’œuvre, que de mon point de vue il n’est pas, ni à quelque chose de transcendant ou de particulièrement émouvant. À voir comme un film dont on n’aurait jamais entendu parler, en sachant simplement que c’est un peu naïf mais pas désagréable.
Gerard M
Gerard M

17 abonnés 78 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juin 2018
Géant . Jamais un film ne m'a fait ressentir cette etrange sensation de ne plus savoir où l'on est . Miraculeux mélange de tous les themes , les genres , les styles du Cinéma . Del Toro s'amuse , sans aucun temps mort , avec un rythme époustouflant , à nous perdre entre fantastique , poésie , humour , comedie musicale , thriller , romance , horreur ....avec de surcroit la perfection de la réalisation , de musique ( ô combien ) tres constante , mouvements , cadrage , lumiére , etc ....sans parler bien entendu du casting , de l'interprétation , de ce constant élan de Poésie qui en fait pour moi , et de loin , sa meilleure création , surpassant Le labyrinthe de Pan par sa conception moins systematique .
Stefan R
Stefan R

30 abonnés 90 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2018
C'est du pur Benicio del Toro: bien mais tellement surévalué! La métaphore n'est pas spécialement subtile, le film manque d'originalité et est vraiment trop long.
Caine78

7 793 abonnés 7 404 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2018
Vu deux jours après l'obtention de l'Oscar du meilleur film (et du meilleur réalisateur!!) sans que cela ait un lien direct, je vais rejoindre l'équipe de ceux qui pensent ce triomphe (relativement) mérité. Oui, « 3 Billboards » a un scénario infiniment plus original et audacieux, c'est une certitude. Mais bon, le travail formel de Guillermo Del Toro est simplement exceptionnel. L'introduction est à ce titre une merveille de poésie et de beauté plastique qui, sans être aussi évidente par la suite, restera l'ADN de l'œuvre tout du long. Il y a quelques facilités scénaristiques (vraiment, ce n'est pas si grave que deux femmes de ménage découvrent un top Secret Défense ?), la Créature n'est pas aussi marquante et exceptionnelle que d'autres inventions « Deltoroiennes », mais les décors sont exceptionnels, donnant une ampleur incroyable à l'entreprise, le contexte de la Guerre froide étant un léger plus quant aux enjeux animant le film. Et puis, c'est vraiment super beau, quoi... Chaque plan, chaque lieu, chaque couleur est l'occasion de montrer à quel point le cinéaste est devenu (et de loin) l'un des plus brillants plasticiens d'Hollywood, son hommage au cinéma (ancien, et pour cause) apportant une douceur, une émotion supplémentaire au récit. Récit enrichi par des seconds rôles y ayant une place prépondérante, de l'excellent Richard Jenkins au non moins excellent Michael Shannon (enfin un méchant d'envergure dans un film aussi événementiel : ça fait plaisir!) en passant par la savoureuse Octavia Spencer. Et puis certains ont eu beau écrire que l'œuvre en faisait trop sur la différence avec ce personnage de sourde amoureuse d'un « monstre » : peut-être. Mais c'est aussi l'univers de l'œuvre : sa surdité lui apporte une sensibilité différente, une approche différente du monde et des gens. Cela peut paraître naïf, mais ça ne m'a vraiment pas dérangé, Sally Hawkins livrant une prestation tout en finesse, sans doute le plus beau rôle de sa carrière. « La Forme de l'eau » n'est pas un film parfait, mais c'est un beau film, dans tous les sens du terme, un conte pour adultes romantique et délicat à souhait si l'on accepte de plonger (ohoho) dans cet univers ô combien représentatif de son auteur, peut-être son œuvre (avec « Le Labyrinthe de Pan », dans un registre nettement moins hollywoodien) la plus aboutie : merci, M. Del Toro.
Pauline G.
Pauline G.

46 abonnés 561 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 juin 2018
Après un magnifique Labyrinthe de Pan, un grandiose Pacific Rim et un bien moins enthousiasmant Crimson Peak, La Forme de l'eau s'inscrit dans la tradition artistique du réalisateur en reprenant cet univers steampunk aux couleurs ocres qui en fait désormais la signature, ce qui ne va pas pour me déplaire, je dois dire. En revanche, si le côté visuel reste soigné, le fond du film manque de panache, se reposant sur des mises en scènes convenues et, donc, attendues, ce qui dévalue grandement l'ensemble de l’œuvre. Dénué de toute surprise, La Forme de l'eau joue sur la redite, semblant viser à séduire un public large plutôt que d'exploiter les belles cartes qui font son jeu au départ. Dommage.
Thomas Roavina
Thomas Roavina

28 abonnés 348 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2018
La forme de l'eau a beaucoup de qualités. C'est beau visuellement, l'idée est belle, c'est merveilleusement interprété. Il y a des séquences qui prennent le cœur comme sait le faire Del Toro et l'intrigue est super bien mené. Mais le tout pâtit d'une certaine naïveté dans les intentions de Del Toro. Certaines séquences plombent le film. Ça manque un peu de rythme au milieu je trouve. L'histoire du dessinateur est très prenante, l'acteur qui joue ce rôle, le joue super bien. Il y a de quoi pleurer c'est vrai. Michael Shannon est terrifiant à souhait. Ce mec joue bien les rôles inquiétants. Dans certaines scènes ces mâchoires font vraiment flipper, lorsqu'il interroge les deux filles, tu a l'impression qu'il sait tout. Son personnage est très bien écrit. J'aime les plans circulaires de Del Toro cela donne un rendue émotionnel et esthétique vraiment réussi. A la fois lent et rythmé, cela donne du suspense au récit qui se prête vraiment à ça. Mais comme souvent dans les films de Del Toro, il manque un peu de densité sur le milieu. Ses films commences et termines toujours bien mais à chaque fois l'histoire deviens un peu molles au milieu.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 juin 2018
Cela ne vous aura pas échappé, une majorité de personnes s'emballe sur ce film comme s'il s'agissait de la révélation de l'année. Allons donc. Il n'y a qu'un mot qui me vient à l'esprit quand je constate le succès retentissant de ce film : incompréhension.

Et pourtant, je n'ai rien contre le travail de Guillermo del Toro, dont j'ai beaucoup apprécié Le Labyrinthe de Pan. J'aurais aimé apprécier La Forme de l'eau comme j'ai aimé la féerie noire du Labyrinthe de Pan (2006), tout comme j'aurais aimé apprécier davantage Crimson Peak (2015). Mais les faits sont là : The Shape of the Water m'a tout bonnement laissée de marbre.

Il ne s'agit pourtant pas d'un mauvais film. Si la technique semble maîtrisée, le scénario cohérent et l'ensemble plutôt plaisant à regarder (Même si j'avoue m'être ennuyée au cours de ces deux heures de séance, la fin étant bien trop prévisible), The Shape of the Water n'est pas parvenu à combler mes attentes.

Bourré de références, le nouveau film de Del Toro ne cache pas son affection pour le cinéma de Jean-Pierre Jeunet. Peut-être même beaucoup trop. De l'ingénuité et du character-design de l'héroïne jusqu'à l'esthétique du film et des décors qui ont beaucoup plus l'air d'avoir été tourné dans une cage d'escalier parisienne rétro que dans le Baltimore des années 60, en passant par la musique (Primée aux Oscars...) d'Alexandre Desplat, TOUT transpire Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain. Sans compter des éléments du scénario, comme le rituel matinal d'Elisa (répété machinalement deux fois de suite histoire que le public ait bien imprégné qu'il s'agit d'une trentenaire solitaire dont le train-train se cantonne à réveil - bain - onanisme - petit dèj - boulot - retour à la maison) qui résonne comme du Amélie Poulain tout craché.

Honte à moi, je n'ai pas particulièrement apprécié Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain. Je lui reconnais un style propre à Jeunet, celui de filmer l'ordinaire du quotidien et d'en transformer les détails en quelque chose d'extraordinaire, à la limite du fantastique ; l'intention de Guillermo Del Toro était sans doute de rendre hommage à cette patte artistique pour incorporer le fantastique au quotidien de son héroïne, Elisa, mais je trouve le rendu beaucoup trop chargé pour ne pas paraître grossier. Plus qu'y faire référence, le film a presque l'air d'en pomper toute l'essence.

Tiens, un peu comme si l'histoire d'Harry Potter avait eu lieu en Terre de l'Entre-deux et que son héros Frelon Shaggins recevait l'aide du magicien Granhalf pour aller détruire un collier magique appelé le Seul dans les flammes du Mormor... Ce genre-là tu vois. Avec le thème de l'Anneau joué à l'Ocarina histoire que la référence ne soit pas trop obvious.

L'esthétique du film n'a elle aussi pas réussi à me convaincre. Avec une dominance des tons bleus-verts, une atmosphère chargée d'humidité pour rappeler l'eau des marais d'où la créature est issue, elle me rappelle beaucoup trop les codes déjà présents dans Crimson Peak et Le Labyrinthe de Pan, lesquels avaient respectivement une dominance des couleurs rouges et bleues. Pas de quoi crier subitement à l'inédit ("Oh mon Dieu, il avait d'abord pensé réaliser son film en noir et blanc, et au final il a décidé de le faire en vert, quel génie !" Oui bah l'idée elle lui vient d'où à ton avis ?), puisque ce n'est finalement qu'une redite de ce qu'il avait déjà expérimenté avant. Pas de quoi se sentir dépaysé ou projeté en dehors des sentiers battus donc.

Une autre référence que Guillermo Del Toro n'a pas cachée, c'est celle faite au film La Créature du marais réalisé par Wes Craven et sorti en 1982. Véritable nanar, La Créature du marais est resté mémorable du fait de la direction de Wes Craven, mais n'en reste pas moins un film de série B tout juste divertissant.

L'esthétique de la créature du lac de The Shape of the Water ainsi qu'un énorme pan du scénario sont tout droits inspirés, pardon, copiés de ce film. Lui-même inspiré du conte de La Belle et la Bête, ce qui vient tout droit se référencer au long-métrage éponyme de Cocteau : Bingo, nous avons un numéro gagnant !

Dans les grandes lignes, The Shape of the Water raconte la rencontre entre Elisa, agent de maintenance d'un laboratoire top-secret du gouvernement américain, et une créature du lac destinée à devenir une arme redoutable contre l'ennemi soviétique (Pourquoi, comment, personne ne le sait, puisque tout ce que sait à première vue faire ce batracien humanoïde, c'est manger des œufs durs, apprendre le langage des signes et danser sur des airs populaires des années 60...) Mais le scénario va très vite s'égarer dans des ramifications alambiquées pour mener à des tenants et aboutissants que seul Del Toro saurait expliquer : pourquoi est-ce que les Russes veulent à tout prix détruire/s'accaparer la créature, pourquoi est-ce qu'on nous montre ces scènes d'espionnage ? Pourquoi est-ce que ça parle de racisme Blancs/Noirs dans les restaurants familiaux américains ? Quel est le rapport avec l'homosexualité sous-entendue du voisin d'Elisa ? Est-ce que les scènes où ce dernier rencontre son employeur afin de lui montrer ses récents travaux picturaux dans la publicité ont un rapport avec l'intrigue principale, sinon qu'est-ce que Diable ça fiche là ? Ah bon, le film parle aussi de féminisme ? Eh bah mon vieux, c'est complet.

À côté de ça, les scènes exposant les prémices de la relation unissant Elisa à la créature ne se font pas légion, si bien que la nécessité qui s'impose à elle de sauver la bestiole des vilains américains n'est pas d'une grande évidence pour le spectateur (Mais bon, puisqu'elle est convaincue qu'il le faut, c'est qu'il le faut... !

La suite du scénario n'en est que prévisible : spoiler: la relation amoureuse entre la femme et la créature ne nous surprend guère, et son sauvetage à la Sauvez Willy non plus (Avec un plan d'action pour le kidnapping aussi calibré que celui du Scooby gang en mode YOLO qui ferait presque passer les gros bras de l'armée américaine pour de grands amateurs...)
En bref, Del Toro semble vouloir gaver son film à ras-bord de messages sans aboutissements en délaissant au passage l'histoire principale, celle de la naissance d'un amour impossible entre une bête aquatique et une humaine. Car oui, cela parle bien d'amour, le réalisateur lui-même ayant expliqué le titre de son film en ces termes : "L’eau prend la forme de son contenant, mais malgré son apparente inertie, il s’agit de la force la plus puissante et la plus malléable de l’univers. N’est-ce pas également le cas de l’amour ? Car quelle que soit la forme que prend l’objet de notre flamme – homme, femme ou créature –, l’amour s’y adapte."

Bon, je suis mauvaise langue : on a quand même le plaisir d'assister à une scène de Musical totalement hors de propos où l'héroïne chante son amour et danse avec son amant de chair et d'écailles.

Pour parfaire le tableau, je n'ai pas vraiment trouvé le casting du film transcendant : Sally Hawkings (Elisa), muette durant le film, se contente d'afficher un constant caractère ingénu et malicieux à la limite de l'agacement ; c'est son amie Zelda Fuller, interprétée par Octavia Spencer, qui se charge majoritairement de meubler (d'inonder) le film de monologues : un duo qui malheureusement ne réussit pas à convaincre le spectateur et attirer son affection.

Seul Michael Shannon (Interprétant le méchant vraiment méchant Richard Strickland) parvient un peu à surprendre au début, puis tombe irrémédiablement dans une parodie du vilain militaire fou qu'il incarne.

Pour conclure, l'engouement suscité par The Shape of the Water n'est à mon sens pas mérité, et difficilement compréhensible. Réussi dans l'ensemble, il ne parvient cependant pas à se démarquer des œuvres qu'il prend pour références et n'en tire pas spécialement parti. Décevant dans son ambiance, son esthétique et son scénario, certaines scènes restent cependant remarquables et belles bien qu'attendues (Je pense notamment à la scène où Elisa spoiler: [spoiler]emplit sa salle de bain d'eau pour avoir un rapport charnel avec la créature du lac ainsi qu'à la scène de fin, représentée sur l'affiche du film.)


Pas vraiment captivant, son message véritable noyé sous un flot d'informations dont on n'a finalement pas grand chose à faire, The Shape of the Water ne fera certainement pas parti de mes coups de cœur de cette année 2018.

Pour lire d'autres de mes critiques, rendez-vous sur le site www . geekmediachroniques . com !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 juin 2018
Juste waw, quel belle histoire, j'ai adoré ce film, un mélange de fantastique et romantique qui se mélange parfaitement.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 août 2018
Très beau film, plein de poésie. La lumière et la photo apportent ce grain et cette ambiance si particulière qui ne font que vous immerger encore plus dans un univers onirique.
Aoris
Aoris

28 abonnés 118 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 juin 2018
Pour résumer le film en une phrase: "Amélie Poulain couche avec l'homme poisson de Hellboy comme dans Splice".
Pour développer un peu plus, mélanger des films ça n'a jamais fait un nouveau film.
Surtout que là le pompage est tellement violent que ça en devient complètement ridicule, comme de la chanson française et de l'accordéon juste pour faire comme Amélie Poulain, sauf que ça se passe pas du tout en France et qu'aucun personnage n'est français.
Chuck Carrey

359 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2018
Je l'aime Guillermo. Pas seulement parce qu'il est un excellent réalisateur, aussi parce que ce mec est un véritable artiste dont la vocation première est de raconter des histoires. Que ce soit sous forme de long-métrages ("Le Labyrinthe de Pan", "Pacific Rim") mais également sous forme de séries live ("The Strain") ou animées ("Chasseurs de Troll") et même sous forme de livres (la trilogie de La Lignée) ou encore de BD ("The Strain", là aussi). Lui ce qu'il veut, c'est raconter des histoires qu'il a écrites et qu'il aime. Il nous les partage par tous les moyens qu'il a à sa disposition. Car Guillermo, c'est avant tout un passionné, un amoureux des contes et des fables. Et cet amour transpire dans chacune de ses œuvres. Voilà pour quoi j'aime Guillermo del Toro.

J'ai beau crié mon admiration pour le bonhomme, je reconnais tout de même que cela ne rend pas pour autant chacune de ses œuvres passionnante et marquante. "Cronos" et "L’Échine du diable" sont par exemple fort sympathiques, mais on sent qu'il manquait encore d'expérience lorsqu'il a réalisé ces films. En revanche, on pouvait déjà y déceler son talent, en tant que réalisateur, et également en tant que scénariste. Les histoires de ces deux long-métrages étant plutôt originales et bien écrites.

Avec le temps, Guillermo a gagné en savoir faire. Et désormais, il est au top. Enfin, ses pairs ont reconnu ses qualités en le récompensant à de multiples reprises pour "The Shape of Water", dont l'Oscar du meilleur réalisateur et du meilleur film. Des récompenses tout à fait méritées et qui font plaisir, car depuis le temps que notre cher del Toro se bat pour financer ses films, enchaînant parfois les abandons pour faute d'argent, mais continuant à toujours donner plus de passion à ceux qu'il parvient à réaliser, ces trophées viennent comme une forme d'accomplissement.

Certains diront que La forme de l'eau ne mérite pas ces récompenses, qu'il est trop classique, trop formel. En vrai, ces gens n'ont pas tort. Oui, ce film est classique. Oui, ce film est formel. Mais ça ne l'empêche pas d'être très bon. Et c'est justement là tout le brio du cinéaste mexicain. Il parvient à donner beaucoup de personnalité et une vraie ambiance à son film qui le différencie des autres, malgré son côté classique.
Par exemple, les personnages sont certes un peu clichés, surtout le méchant vraiment très méchant. Mais ça ne les empêche pas d'avoir une vraie présence à l'écran et de la contenance. En grande partie grâce au talent des acteurs évidemment, tous étant très bons. Mais également par la réalisation de del Toro et de petits détails, des idées qu'il a eues. La scène où Elisa et Giles dansent des pieds, assis sur leur canapé, est toute simple, elle ne dure pas plus de 2 minutes. Pourtant, rien qu'avec ce petit passage, le cinéaste nous montre la complicité qui lie ces deux personnages et les rend par la même occasion très attachants. Mis à part le grand méchant qui est détestable, tous les personnages sont attachants justement parce qu'ils sont bien écrits, dirigés et joués.

Ce qui est fort aussi dans le cinéma de del Toro, c'est sa manière de mélanger à la fois le monde réel et le fantastique. De jouer avec plein de petites touches magiques et surnaturelles dans un monde très réaliste et calibré. Ce dernier est représenté par les habitudes, le rituel d'Elisa avant d'aller au travail (son réveil, la cuisson de ses œufs, son temps passé dans son bain...). Cette monotonie est cassée par l'arrivée d'un élément extraordinaire : la créature. Et ça, del Toro il le gère très bien. Il prend son temps avant de la faire entrer dans l'histoire et il varie les manières de la représenter. Il la rend à la fois intrigante, merveilleuse, amusante et puissante. Del Toro adore les monstres et il nous transmet cette passion via ses films. Et la créature de ce film est crédible. D'autant plus grâce à la qualité du costume, des maquillages et des effets spéciaux.

Avec "The Shape of Water", Guillermo del Toro nous offre une oeuvre forte qui représente tous les aspects de son cinéma. Un cinéma rêveur, effrayant, magique, et surtout toujours honnête et fait avec passion. Les situations sont connues, mais le cinéaste mexicain y apporte sa patte pour nous conter une belle histoire fantastique, accompagnée de la douce mélodie d'Alexandre Desplats.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 4 juin 2018
Le film n a aucun interet !!! L histoire d une femme muette un peu bizarre qui passe son temps a se toucher dans son bain et qui tombe amoureuse d un homme poisson ?...
tifdel13
tifdel13

107 abonnés 531 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juin 2018
Lion d’Or au Festival de Venise 2017, La forme de l’eau a également décroché quatre Oscars dont celui du meilleur film (mais aussi ceux du meilleur réalisateur pour Guillermo del Toro, de la meilleur musique pour Alexandre Desplat et des meilleurs décors). Si le Mexicain méritait clairement de remporter la statuette, son dernier film un peu moins. On prendra ce prix comme une double récompense pour del Toro, cinéaste trop longtemps ignoré de l’autre côté de l’Atlantique par ses pairs.
La Forme de l’eau est un beau film mais le réalisateur a...

Venez lire ma critique et plein d'autres encore sur mon site screenreview.fr !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mai 2018
J'ai beaucoup aimé les plans du film et l'ambiance des scènes, plusieurs univers coïncidaient mais j'ai été un peu déçue par le graphisme du "monstre", j'avais l'impression de voir un simple humain costumé.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse