Moi, Tonya
Note moyenne
4,0
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299 critiques spectateurs

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Hugma33
Hugma33

27 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2019
Un grand film de Craig Gillespie.
Grande interprétaion de Margot Robbie ireconnaissable dans ce rôle.
Belle interprétation d'Alison Janney en mauvaise mère.
Je le recommande.
Fondation
Fondation

23 abonnés 310 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2019
Pas spécialement attiré par les biopic, et complètement dénué d'intérêt pour l'univers du patinage artistique, j'ai abordé ce film sans aucune attente. Et bien je dois reconnaitre qu'il a réussi à me réconcilier avec ce genre (biopic). La réalisation est vraiment réussi avec des effets de caméra vraiment intéressant durant les compétitions de patinage. Ainsi à la manière d'un Rocky, on se surprend à être complètement impliqué dans un combat artistique qui n'est pas le notre.
Les choix de narration aussi sont vraiment une bonne idée, spoiler: et notamment la manière dont les personnages interagissent avec le spectateur
. Ce choix nous immerge dans l'histoire avec une efficacité redoutable. La mécanique de la voix off reste aussi une valeur sur que le film ne se prive pas d'exploiter.
L'histoire quand à elle, fut une découverte pour moi (pas au courant de sa vie) et je dois bien reconnaitre qu'elle méritait bien un film !!! Quelle drôle de vie elle a eu !!!
La musique n'est pas en reste, sans être remarquable, elle sert le film discrètement tout au long du récit.
Au final, ce film est à voir, absolument !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 février 2019
Dans les années 1990, Tonya Harding est la patineuse artistique qui fait la plus parler d’elle. Sa célébrité s’explique autant par ses exploits sur glace (elle est la première à réussir un « triple axel ») que par son lien avec l’agression de sa rivale Nancy Kerrigan, quelques mois avant les Jeux Olympiques de Lillehammer. Le nom de Tonya, que le film entend réhabiliter avec vérité, est à jamais associé à ce triste et inouï fait divers sportif qui l’obligeât à mettre un terme à sa carrière.

La première heure est la plus réussie, centrée sur l’ascension professionnelle de Tonya, battante passionnée dans un univers familial instable. Les deux premières scènes de patinage, haletantes, sont filmées toutes en courbes et douceur, rythme et volupté. Margot Robbie y rayonne, parfaite (son meilleur rôle depuis Le Loup de Wall Street). Ces beaux moments s’équilibrent avec la violence que la jeune femme subit quotidiennement de la part de sa mère et son compagnon. Cette violence outrancière est tellement régulière que l’on s’y habitue, étrangement, très vite. Il faut dire qu’elle est le plus souvent tournée en dérision : la mère de Tonya est capable de payer quelqu’un pour insulter sa fille avant d’entrer en piste, histoire de tester sa concentration. (lire la suite : https://cultureauxtrousses.com/2018/01/17/moi-tonya/)
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2019
L’histoire de Tonya Harding, patineuse états-unienne qui avait défrayé la chronique dans les années 1990 pour son implication dans l’agression d’une de ses rivales… C’était un sujet pour les frères Coen. Il y a du Fargo là-dedans : tableau de l’Amérique profonde, quelques personnages bien bêtes ou bien méchants, un plan foireux… Il y a aussi du Rocky dans le portrait de la protagoniste principale : partie de rien ; prolo qui, à force de volonté et contre un certain déterminisme social, va viser la gloire et la reconnaissance. Un beau rêve américain. Raté. Le réalisateur Craig Gillespie signe un film énergique et ironique, abordant son sujet de façon cash : dialogues cinglants entre Tonya et sa mère (monstrueuse), scènes de violence conjugale, sens de l’absurde... Sans oublier une pointe de noirceur pathétique, étonnamment touchante à plusieurs reprises. Une réussite.
GrandSephiroth
GrandSephiroth

69 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2019
Film biographique racontant l’histoire de l’affaire Harding-Kerrigan qui opposait deux patineuses artistiques américaines en 1994, Moi Tonya met en scène Margot Robbie (Le loup de Wall Street, Tarzan, Suicide Squad) dans la peau de Tonya Harding, patinant depuis son enfance sous la pression d’une mère antipathique et violente interprétée par Allison Janney (Tallulah, Miss Peregrine et les enfants particuliers, La fille du train). Sous la forme d'un documentaire fictif, il relate la jeunesse de Tonya jusqu’à sa consécration au patinage olympique et son mariage avec Jeff Gillooly, sous les traits d’un Sebastian Stan qui avait déjà joué dans Black Swan, similaire à Moi Tonya pour son thème de la concurrence artistique impitoyable.

Assez étrange à suivre avec sa narration particulière, le film ressemble à une comédie dramatique où Tonya s’émancipe dans le sport tout en subissant la violence de sa mère puis celle de son mari, avec qui elle reste pourtant encore longtemps comme si se battre physiquement avec lui faisait partie de son essence. Le scénario de l’affaire n’est pas forcément le plus intéressant et reste assez tordu à suivre, sans doute à l’image de la complexité de l’affaire à son époque. Au final, le film vaut surtout pour l’interprétation poignante de Margot Robbie, qui prouve qu’elle peut faire preuve d’un jeu d’actrice particulièrement prenant sans être formatée comme dans Suicide Squad.
Clément L.
Clément L.

12 abonnés 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2019
Plus un polar à la sauce des frères Cohen avec un montage proche du “Loup de Wall Street� qu’un véritable biopic sur une patineuse artistique, j’ai été ma fois très agréablement surpris par ce film. Voilà pourquoi en quelques mots.

Tout d'abord parce que je ne me rappelais de l'�incident" que très vaguement et le film est en fait un très bon documentaire ironique voir trash qui nous permet de mieux cerner comment cela a pu en arriver là. Mais surtout on en apprend énormément sur Tonya et on découvre avec stupéfaction son enfance malheureuse sans vouloir trop en dévoiler.

Pour ne pas gâcher, la mise en scène est vraiment bonne, filmant au plus près ce drame mais aussi de bien belle façon les passages sur la glace où les montages sont tellement bien faits que l'on croirait que c’est Margot Robbie qui patine. Sans parler du casting vraiment excellent et très proche du physique des vrais protagonistes que l’on voit dans le générique de fin (petit bémol pour le rôle principal le moins ressemblant mais si bien interprété). Mention spéciale pour le rôle de la mère de Tonya, magistrale de cruauté et de sadisme, mais aussi pour la bande son, totalement immersive.

Au passage, le film ne manque pas de dénoncer l'idéologie véhiculée/ portée par les juges et le milieu du patinage, voir plus largement la bien-pensance américaine, à savoir un monde d’apparats et une image d'Épinal de la famille américaine bien sous tous rapports, dont Tonya est clairement aux antipodes .

Au final, un “biopic� fascinant d’une jeune fille quelque peu limitée intellectuellement et/ou broyée par sa mère, mais d’un orgueil sans nom, à mi-chemin entre le documentaire et le thriller, alternant le drame familial et social pur et dur et le tragi-comique, le réalisateur ayant pris le parti de tourner tout cela en dérision.
Une histoire complètement dingue pour un film tranchant comme une lame de patin.

Toutes mes critiques Forrest Blog sur clempaquito.tumblr.com
Nadia T
Nadia T

6 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 décembre 2018
Film intéressant sur une histoire que j'ignorais totalement. Cependant je trouve le personnage peut crédible quand elle doit jouer une femme de 20 ans elle en fait déjà 40 et son mari pareil... De plus je le trouve un peu long sur la fin. Dommage
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 décembre 2018
L’Amérique n’est jamais aussi fascinée par ses princesses et ses petites fiancées que lorsqu’elles explosent en vol. Ainsi, avant Britney Spears, il y eut Tonya Harding, patineuse artistique, elle aussi blonde et prolo, qui fut au centre d’un fait divers rocambolesque lorsque sa rivale, Nancy Kerrigan, fut attaquée à coup de barre à mine quelques semaines avant les Jeux olympiques d’hiver de 1994. L’enquête démontra ultérieurement que Harding elle-même n’était pour rien dans l’agression, qui avait été manigancée par son ex-mari et son entourage pour d’obscures raisons mais le scandale fut tel qu’il brisa net sa carrière pourtant prometteuse, après une prestation calamiteuse à Lillehammer. Bien que la pression médiatique autour d’elle retomba sitôt que la presse flaira un nouvel os (en l’occurrence, le procès de O.J. Simpson), Tonya Harding connut un autre phénomène bien américain puisque son nom devint un phénomène culturel - quelques années plus tard, on aurait dit un ‘Meme’ - alors même que la personne qu’elle était sombrait dans l’oubli et l’obscurité. Dynamitant les conventions du biopic, le film de Craig Gillepsie oscille entre story-telling traditionnel et reconstitution, avec les acteurs, des interviews surréalistes qui furent données par tous les protagonistes de l’histoire pendant et après le scandale. Cette manière d’aborder le sujet confère une coloration éminemment subjective à l’ensemble puisque face caméra, chacun y va de ses explications et de ses justifications embrouillées et proteste de sa bonne foi et de sa probité. C’est une manière de prendre la “Vérité� du biopic standard, qu’il taille des costards ou grave les légendes dans le marbre, à rebrousse-poils : en tout logique, les récits d’ascension et de chute dans lesquels, malgré le courage et l’abnégation déployés, les rêves volent en éclats, constituent une base idéale pour un traitement à l’américaine, débordant de pathos, de mélodrame et de leçons de vie appuyées. Ici, rien n’est fantasmé, rien n’est éludé ou même édulcoré, on est même en peu chez les “Affreux, sales et méchants� en version Oregon: entre un père qui l’abandonne toute petite à une mère infecte, psychologiquement destructrice et dépourvue de la moindre capacité affective, un mari idiot et violent épousé bien trop jeune et un entourage de crétins mythomanes, on s’étonne même que Tonya, malgré son agressivité et sa pugnacité, ait pu arriver à quelque chose dans la vie...mais cet exposition mi-navrée mi-amusée du quart monde américain fait en sorte qu’on finisse par éprouver une authentique compassion envers un personnage foncièrement peu attachant.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 décembre 2018
J'avoue que le genre hollywoodien "faux reportage" qui est fait pour qu'on n'y croit pas mais qui ressemble quand même à un reportage est très lassant. Il peut être réussi comme dans les fameux Hommes du Présient (Pakula 76) parce que sobre et efficace et quand les acteurs se coulent dans cette exigence de sobriété. Ici la triste histoire de la patineuse Tonya Harding (Moi, Tonya ; 2017 Gillespie), la volonté de faire date des second rôles est particulièrement exaspérante. C'est le cas de la mère de la patineuse jouée par Alison Janney qui cabotine en permanence, ce qui lui vaut un oscar, justifié donc puisqu'il va généralement au cabotinage.
A part ça, le personnage principal est parfaite incarné par Margot Robie qui donne un peu l'illusion qu'il s'agit réellement d'une redneck (comme elle se qualifie elle-même) montée à la force du poignet au somment du patinage mondial. Mais ce jeu du réalisme : "regardez comme je sais donner l'illusion que mon personnage est vraiment une redneck" crée un sentiment de malaise qui ne quitte jamais le spectateur dans le film. Le mensonge est trop apparent, et surtout, il s'agit de montrer qu'un acteur d'Hollywood peut bien incarner jusqu'aux classes les plus déshéritées de la société "qui d’ailleurs le méritent bien". Cette sorte de politiquement correct condescendant à la sauce Beverly Hills - typique du puritanisme - ne passe pas lorsqu'on essaye de regarder en face l'histoire réelle.
Le réalisateur Gillespie et le scénariste Rogers essayent sincèrement de faire en sorte pour qu'on ne juge pas Tonya. Evidemment ce n'est pas possible en raison de la logique du réalisme qui veut qu'on s'identifie à elle et aussi en raison du charisme de l'actrice. C'est une fausse hypothèse que de laisser croire qu'on peut adhérer aux thèses sur la culpabilité de Tonya.
Bref tout est faux dans ce film et ça se voit et c'est pourquoi je ne l'aime pas, malgré l'admiration pour l'actrice Maggie Robie et contre l'avis de l'immense majorité des spectateurs.
Jérémy J
Jérémy J

33 abonnés 653 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2018
Film touchant et drôle en même temps, une histoire incroyable. Des acteurs vraiment au top. Tout les ingrédients réunis pour un excellent film. La réalisation est magnifique, Les scènes de la patinoires sont juste magnifique
RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 025 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2018
Porté par une ou simplement, mon actrice préféré, ce film est mener de la plus dynamique des manières spoiler: aussi bien par une mise en scène démente, un montage fluide ("flash-back" vidéos et passages présents) et un jeu parfait. Une enfance douloureuse ou l'on comprend parfaitement ce qu'à été cette relation pourrie entre une mère et sa fille, fumeuse et limite droguée à bien plus elle fut obsédée par cette réussite qui ne fut pas la sienne et en plus, colérique, violente, vulgaire et rien à faire d'un amour possible.
Margot elle, toujours aussi canon, spoiler: un maquillage de vieillissement parfait qui m'à bien effrayer par moment car méconnaissable. Des scènes de colère et de joie aux petits oignions.
Des scènes démentes des championnats de patinage spoiler: ou la photographie fut justement gérer. A me demander s'il n'y avait pas mélange de prises studio avec effets et de prise réelles.
Par contre, au bout d'une bonne heure écart, le film à prit le dure chemin du genre policier avec cette histoire de coup monter contre la principale concurrente américaine. Le fil des événements m'à perdu et j'ai accélérer car hors sujet avec le reste. Puis retrouvailles sportive et notre Tonya de retour sur la glace mais patatra, la casse s'accumule et là, this is the drama. Un final avec son procès ou elle joue comme une déesse et ses points de boxeuse bien pris. Sa vulgarité m'aura éclaté et m'aura rappeler celle de son talent absolu dans "Le loup de Wall Street". Une femme à suivre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 décembre 2018
Film absolument magnifique qui retrace l'histoire de la jeunesse de Tonya Harding. Le réalisateur réussit le pari de présenter le "monstre" comme un être humain digne de sympathie et de compassion. Tout au long du film Tonya prend des coups, en donne quelques-uns en retour et se relève pour continuer à rêver. Le film regorge d'une violence inouïe qu'il arrive à rendre presque banale, afin de mieux comprendre le personnage de cette patineuse artistique si détestée par toute la planète. Au delà du simple fait divers c'est aussi un regard impitoyable sur une Amérique blanche pauvre, méprisé par la classe moyenne tout autant que les autres groupes discriminés comme les noirs, les gays etc. dont Hollywood a pris l'habitude de parler beaucoup plus souvent. Le parti pris d'une narration sous forme d'une interview rétrospective est à la fois originale et ne souffre pas de longueurs. L'ensemble est présenté sous un angle tragicomique, tant il regorge de personnages délirants, mais bien réels. Margot Robbie est très juste et touchante dans ce rôle qu'elle joue à la perfection, bien secondée par celui de sa "mère", personnage audacieux et ultra violent. N'oublions pas aussi les images spectaculaires de ce magnifique sport, le patinage artistique, qui rendent ce film un véritable moment de plaisir.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2022
Avec « Million Dollar Arm » et « The Finest Hours », Craig Gillespie voit un genre le posséder, celui du biopic. Proche de la réalité, il tente des relectures qui hausse le ton de la fierté et de l’espoir. Ici, il reprend ces mêmes bases pour en ajouter des nuances, vis-à-vis de l’esprit compétitif. Il use d’un documentaire fictif et y ajouter ses artifices afin de décortiquer toute la complexité d’un personnage troublé, dont il essaye d’en extirper un symbolisme tragique. Rendre humaine une personne, dont on doute de son honnêteté et ses méthodes radicales, font de Tonya Harding, la patineuse la plus controversée de son époque, là où ses contre-performances ont alimenté son désir de réussir l’impossible aux yeux du monde entier.

Et c’est bien Margot Robbie qui a été castée pour ce rôle sur mesure, où le modèle d’efficacité et réussite l’accompagnait. Cela fait rapidement écho à la médiatisation des faits, subtilement amené afin que l’on puisse prendre parti pour ce jeune talent, dont on mise nos espoirs. Nous prenons un malin plaisir à suivre son ascension sur les scènes givrées, où les patins graves un passage inoubliable et pourtant éphémère. En effet, toute l’intrigue est articulée sur l’accusation sur la soudaine agression de sa rivale directe, mais nous pourrions oser de ne pas y croire, sachant comment ce drame a été orchestré, avec maladresse et incompréhension. De ce point, il est possible de développer des personnages secondaires qui comptent dans la vie de la championne. On démarre en introduisant une mère exigeante, répondant au nom de LaVona Harding (Allison Janney). Tonya se calque ainsi sur ses attentes et adopte la position d’une rebelle qui en veut plus et qui ressent la nécessité d’être égoïste. L’opposition entre ces deux femmes et le rapport mère-fille permettent ainsi un magnifique portrait de la femme, qu’on accentue eu fur et à mesure du récit, même dans l’angoisse et la chute de ces dernières sur un point de vue moral et mental.

Celui qui n’est pas très gâté par c’est l’ex-mari de Tonya, Jeff Gillooly (Sebastian Stan). Il ne canalise pas son tempérament violent et plane magnifiquement pour le looser de service, ce qui donne plus de corps à l’humanité de Tonya. Mais est-ce vraiment ce cas ? La réalisatrice du rarissime triple axel n’est pas le sujet de plus convaincant de l’idéologie générale. Elle tient constamment un second rang et elle est condamnée à rester sur la touche pendant que les plus belles, s’élancent dans un colisée stérile. Il n’y a plus de lionne, hormis Harding, qui persistent à élever sa condition sociale, car si tout le monde est étiqueté à une enseigne dès la naissance, sans perspective d’évolution, alors la morale n’en sera que plus navrante. Cependant, on n’échappe pas à certains clichés jusqu’à adopter l’autodérision afin de convaincre une foule qui ne demande rien d’autre que du divertissement. Encore une fois, les médias entrent en jeu et ces derniers enjolivent les couleurs d’un pays à l’image de femmes qui doivent démontrer à la fois de l’humilité et du charisme. Tonya n’est pas née sous la bonne étoile pour ces choses-là, non, elle est née pour se révolter, malgré le rejet d’un monde qui la laisse en retrait.

Le réalisateur australien peut parfois manquer de subtilité et il sur-cut beaucoup trop les prestations artistiques, au no de la fidélité et de l’exigence. À l’image de la mère de Tonya, il se répète et frappe là où les sentiments de la femme doivent apparaitre comme nécessaire, afin de justifier des actes qui peuvent choquer, mais qui auront le mérite d’être discuté sur le fond. Ainsi, « Moi, Tonya » suggère un ton brossé pour l’humour noir et donne un certain sens aux femmes qui nous ont élevées et sans qui nous n’en serions pas arrivés là, assis sur la cruelle réalité du divertissement hollywoodien.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 janvier 2019
Nancy Kerrigan face à Tonya Harding ... ou la déesse face au vilain petit canard. L'histoire d'un anti-héros qui au moment de toucher les étoiles chute inexorablement. C'est ce qu'expose le film. Un biopic déjanté et survolté qui fait voler en éclats les codes du patinages artistiques. Et c'est très réussi !
Le film nous plonge complètement dans la vision de Tonya, bercée dans une photographie très maitrisée collant parfaitement aux année 80-90. Le film ne prend pas vraiment parti mais comme on suit Tonya, on finit par prendre parti pour elle ou du moins pour le tragique de sa situation complètement rocambolesque. Comment faire un feu d'artifice avec de la poudre de ridicule. Mise en scène docu-fiction génial, caustique et corrosive. Prenez une mère aussi sadique que folle, un compagnon violent et mettez le tout dans un bouillon white trash et vous obtenez Tonya, un véritable fruit vouez à pourrir tout ou tard. Avec un un humour grinçant et des dialogues à 200 à l'heure, le réalisateur nous montre au final à quel point cette jeune femme ne faisait que s'enliser dans des sables mouvants étant à la fois acteur et victime de sa situation. Le tout servit par un BO excellente.
Les scènes de patinages sont quasi parfaites et bluffantes.
Margot Robbie et génial mais Allison Janney est magistrale !
Bref 10-15 min de trop c'est dommage mais on passe un très bon moment et on rigole bcp !
laura c
laura c

10 abonnés 148 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2018
version intéressante de l'affaire Harking/Kerrigan. Et au delà de ça tout le déroulé de la vie, même de l'enfance chaotique de Tonya. comme une malédiction on dirait que tout est fait pour qu'elle ne s'en sorte pas malgré son incontestable talent... Le film met également en avant le milieu sans pitié du patinage et du sport à haut niveau en général où pas seulement le talent compte !
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