Barbara
Note moyenne
2,9
1532 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

210 critiques spectateurs

5
23 critiques
4
43 critiques
3
33 critiques
2
34 critiques
1
49 critiques
0
28 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 février 2018
Sur le papier, l'idée de la mise en abyme pour raconter autant Barbara que Balibar est plus stimulante que la réalisation d'un biopic académique; à l'écran, le film n'échappe pas à l'exercice de style un peu vain en rendant trop lisible une hiérarchie des niveaux qui n'est du même coup que trop rarement vertigineuse. Il est d'ailleurs difficile de comprendre pourquoi Amalric filme autant le tournage du film dans le film alors que le procédé est présenté d'emblée dans une scène d'ouverture envoûtante et surprenante. Mais "Barbara" peine à faire éprouver ces sensations par la suite, la faute à des scènes répétitives qui s'attachent à confondre la chanteuse de l'actrice qui l'incarne par des moyens formels inconséquents – par exemple, ce qui semble d'abord apparaître comme des images d'archives sont en fait des images du film en train d'être tourné. En revanche, la mise en abyme convainc en ce qu'elle raconte la hantise d'un rôle, le fait d'être totalement possédé par un personnage, de ne plus pouvoir en sortir, même en dehors du tournage. Ce sont dans ces scènes les plus intimes où Jeanne Balibar, globalement insupportable, met de côté son jeu outrancier pour dévoiler une douceur et un lâcher-prise qui disent l'acceptation d'être dépossédée de soi, de ne plus vivre qu'à travers un personnage, que le film trouve une respiration et des zones d'ombres qui nourrissent notre imaginaire. Indiscutablement, Amalric porte un projet ambitieux mais qui, hélas, ne comble pas toutes les attentes.
patrice46
patrice46

1 abonné 25 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2017
Amalric nous envoûte en confondant Balibar la femme et Barbara l'âme dont la puissance habite Jeanne l'actrice. Il joue avec nos émotion en faisant renaître la formidable Barbara sans jamais la ressusciter totalement. Comme un fantôme qui apparaît puis disparaît, comme un aigle qui regagne le ciel. Était-ce un rêve ?
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 septembre 2017
Notre ami Amalric a de grande qualités, mais il reste toujours aussi intello ! Son film sur un film s'en sort grâce à Jeanne Balibar qui est très étonnante : elle ressemble à Barbara, sans lui ressembler, elle chante comme Barbara (là vraiment oui) et elle réalise une évocation de cette grande chanteuse assez extraordinaire !
A conseiller surtout aux amoureux de la "longue dame brune" qui seront ravis, au final.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 septembre 2017
Furieuse contre ce film, Barbara méritait tellement mieux que cela. On s'ennuie, on se perd, on est frustré et largué par un scénario inepte bref une immense déception. Mais où est passé le talent de Matthieu Amalric?
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 septembre 2017
Jeanne Balibar interprète Brigitte qui interprète Barbara. Dans ce jeu de miroir à trois faces, d'une esthétique souvent sublime, le réalisateur nous manipule pour notre plus grand plaisir et parsème le film d'anecdotes sur la longue dame brune sans jamais écorner le mythe ni lui enlever son mystère. "Barbara" est plus un film sur le cinéma que sur la chanteuse, même si elle plane au dessus de chaque plan, omniprésente et envoûtante.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 16 septembre 2017
Très bien joué mais c'est un film où il ne passe rien ... c'est une succession de scène sans dialogue. Je ne dirais pas que je n'ai pas aimé mais c'est un film bizarre.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 septembre 2017
Décevant malgré la publicité qu'on a entendu à la télé . C'est vraiment raté . Ils ont voulu faire quelque chose d'original mais ça n'a pas colle malgré la magnifique Balibar, qui a joué merveilleusement bien. Déception
Véronique G.
Véronique G.

3 abonnés 9 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 septembre 2017
Almaric assassiné Barbara. Pauvre réalisateur qui se déverse et se lamente en utilisant l'image de ce génie qu'il degrade; humilie et traîne dans la fange. Un seul moment magique trop bref: quand balibar doublée de la vraie voix de barbara chante"je t'aime". Film à éviter pour les amoureux de la grande artiste et pour les autres...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 septembre 2017
Un film délicat et fort, qui dit beaucoup de Bien, d'Amalric et Balibar aussi sans doute - elle le lui balance d'ailleurs gentiment dans une des scènes. une mise en scène fluide et intelligente, j'ai rarement vu des enchaînements de cette qualité. Et quels comédiens !!! Si en plus on adore Barbara, son époque et ses références artistiques, ca devient comme pour moi un vrai bonheur.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 septembre 2017
Ma déception est à la hauteur de l'attente. La bande annonce, le sujet, laissaient beaucoup espérer. L'absence de liens de la narration, la superposition de scènes alléatoires et un montage trop approximatif empêchent l'adhésion.
Ceci dit, il faut reconnaître la performance remarquable de Balibar, son identification habitée à Barbara. Restent de très belles scènes, comme celle du relais routier, mais tout cela est hélas trop décousu pour réellement émouvoir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 septembre 2017
Je suis fan absolu de Barbara, d'abord pour ses mélodies, ses textes et sa voix, mais aussi pour son personnage complètement décalé, cette artiste jusqu'au bout des ongles, jamais lisse, qui le faisait si bien transparaître dans ses textes. Ce film est décalé, parfois incompréhensible et pour moi Barbara c'était ça. Sans doute que ceux qui ne l'ont pas aimé se sont arrêté à l'Aigle Noir......
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2017
Le biopic est toujours un exercice difficile, le film dans le film aussi. Grand (et récent fan) de la chanteuse, j’étais très curieux de voir ce Barbara. Même si j’avais peu de crainte avec Mathieu Amalric derrière la caméra et Jeanne Balibar devant. Le premier nous a offert deux des plus beaux films français de ces dernières années (Tournée et La chambre bleue) et la seconde est l’une des meilleures mais trop rare actrice française. Le film est d’un premier abord très déroutant. Biopic, fiction, documentaire, on ne sait trop comment le prendre. Mais petit à petit la mayonnaise prend et la magie commence à opérer. Une mise en scène stylée, élégante tout autant que puissante, et un formidable montage mêlent images d’archives et images de fiction, de telle sorte qu’on ne sait plus parfois si nous voyons la vraie Barbara ou l’actrice qui l’incarne. Sans vrai fil conducteur, on se ballade avec elles sur les routes de France et dans les salles de spectacle. De moments de grâce en émotions multiples et en poésie, on est porté par la musique et les paroles de la dame en noir pendant 1h37 d’un vrai bonheur. Bien aidé, il est vrai, par une actrice totalement inspirée qui se fond dans le personnage comme on l’a vu rarement cette année. Jeanne Balibar est époustouflante. La ressemblance physique est stupéfiante par moment. Elle chante elle-même quelques morceaux (rendez-vous en février prochain). Au final, on en ressort n’en sachant pas plus sur la chanteuse mais encore plus subjugué par la femme et par le personnage. Et en aimant encore plus Jeanne Balibar et Mathieu Almaric...Cela ne ressemble à rien de connu mais c’est fascinant. Un grand film !
alpha-pixel
alpha-pixel

35 abonnés 41 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2017
Être un biopic ou ne pas être un biopic ...Tout biopic véritable est inaccessible. Le biopic porte dans sa nature même le factice et l’illusoire. Spectateur de La Môme j’aurais voulu côtoyer Piaf, mais inévitablement je voyais Marion Cotillard, qui pourtant l’imitait si bien. C’était presque Cloclo que je voyais vivre en Jérémie Renier, mais ce n’était pas lui, forcément ! On ne peut ressusciter un ou une morte, fut-ce par les traits d’un acteur ressemblant, et quelque soit son talent. Ainsi, puisque tout biopic est un leurre, autant le notifier, autant ne pas s’y frotter. C’est cet argument qui justifie pleinement le contournement du genre que Mathieu Amalric opère dans Barbara.
Le contournement consiste à dédoubler le film, à mettre un film dans le film. Ce ne sera pas un biopic, mais un film dont le sujet est le tournage d’un biopic. Almaric est le réalisateur des deux films gigognes. Celui qui est aux manettes de « Barbara », que l’on sent caché derrière l’écran, et celui que l’on voit apparaître sur l’écran à intervalle régulier, décoiffé, un peu hagard, aux anges de se montrer. Le vrai et le faux. Au lieu d’essayer vainement de faire passer son actrice pour la chanteuse, les films nous montrent alors cet impossible déguisement : de séquence en séquence, sans jamais être dupe, au second degré en quelque sorte, Jeanne Balibar joue à se prendre pour Barbara. Tout le film montre le regard sagace et amusé d’un Amalric n’essayant surtout pas de trop bien contrefaire sa Jeanne en Barbara. Conséquence : nous spectateurs voyons surtout Balibar dévorée des yeux par Amalric. Une Balibar qui, outrepassant la ressemblance, se délecte de se montrer elle. Barbara apparaît alors comme un simple prétexte d’exhibition.
La mise en abîme, même justifiée dans le principe, est néanmoins plutôt agaçante parce que trop centrée sur cette conspiration perverse entre le réalisateur ( les réalisateurs…) et son égérie vénérée. L’ego de ces deux-là déborde trop sur les images, il les tache. Et la relation certainement compliquée d’Amalric envers son ex n’a d’intérêt que pour eux (ah, ses regards langoureux…). Au mieux, il s’agirait donc d’un film portant davantage sur une relation idolâtre entre un metteur en scène et son actrice. Mais finalement, c’est Barbara qui se trouve évincée de l’affaire au profit de la prétention du couple. Quelques reconstitutions plutôt bien filmées de la vie de la chanteuse n’y font rien : notre Barbara est quasiment absente. La bande-son le prouve, les chansons sont quasiment toujours interprétées par Balibar : certes pas vraiment assassinées, mais tellement moins bien vocalisées que par Barbara : cela en devient pénible.
Alors, c’est dommage, parce que le titre nous avait promis la présence de Barbara, parce que la bande-annonce, elle, nous offre sa véritable voix. Il y a donc un peu de tromperie dans cette affaire, et on comprend les réactions très négatives de nombreux spectateurs, frustrés à juste titre, particulièrement ceux qui aiment Barbara.
Au final, l’anti-biopic reste un biopic ! Voulant éviter une tricherie de nature, on tombe dans pire : une tricherie d’artifices. Une petite expérience en effet : imaginons un instant de couper les plans montrant notre Amalric derrière sa caméra ou dirigeant la mise en scène. Que reste-t-il alors ? Rien qu’un classique biopic. Et malheureusement un biopic dénué de fil narratif, plutôt fumeux et hors sujet. Un abîme, c’est dangereux, on peut vite y dégringoler.
Il n’en reste pas moins que le film garde de nombreux intérêts : d’abord cette volonté artistique de sortir de la forme biopic classique. Et puis, pour ne pas céder à l’ennui aux aguets (j’ai regardé l’heure deux fois pendant la séance), sans être dupes des supercheries et des grosses prétentions du couple Balibar-Amalric, on peut se laisser séduire par les jeux de miroir de la mise en scène, par ses permanents brouillages de pistes, par de beaux décors et de superbes images, par un certain charme secret de cette drôle de Barbalibar...
Tout de même, à la sortie de la salle, j’ai ressenti une urgence : écouter un disque de Barbara.
Illustré sur mon blog : alpha-pixel.blogspot
À Crocs D’Écrans
À Crocs D’Écrans

218 abonnés 1 114 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 septembre 2017
Quand je pense aux films traitant de l’histoire de grands noms de la chanson française, je pense à la Môme, sortie en 2007, avec une Marion Cotillard incroyable. Tellement de moment de frisson dans ce film… On ne retrouve rien de tout cela ici. La prestation de Jeanne Balibar est tout aussi bluffante que celle de Marion Cotillard 10 ans avant, rendant parfaitement le mystère et la classe de cette grande chanteuse. Le travail sur les mimiques, la gestuelle, l’éloquence, rien à redire. C’est malheureusement le seul point fort de ce film. Le scénario est vide, ça aurait pu être une si belle histoire à raconter, la vie de cette chanteuse, ses combats, mais on ne traitera en fait ici que de l’actrice, de son interprétation, ou que de l’admiration du réalisateur pour cette femme. Oui, Mathieu Amalric semble beaucoup aimer Barbara, on sent qu’elle l’a touché profondément, mais son film fait dans l’autosatisfaction, dans le trip égocentrique. Le seul intérêt est de voir comment se prépare un film, c’est comme un reportage sur les coulisses. Ça tourne en rond, rien n’avance, ce n’est qu’une succession de scènes à moitié faites, on entend que quelques chansons, pour la plupart juste fredonnées ou pas entières, difficile de s’immerger quand ses plus grands titres résonnent en nous sans apparaitre à l’écran. Bref, une grosse déception, 1h38 interminable (c’est extrêmement rare quand je regarde ma montre pendant un film), qui donne juste envie d’aller écouter quelques chansons de Barbara, de voir quelques vidéos, de lire ou relire sa biographie, tout ceci étant bien plus intéressant que cet hommage raté.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 septembre 2017
Celles et ceux qui s'attendent à du grand spectacle, du sang et des larmes comme dans la môme seront déçus. Mathieu Amalric signe un film de l'intime, davantage dans le registre du documentaire, distillant de belles images d'archives. Le parti pris de la mise en abîme (le film raconte le tournage d'un film sur Barbara) est très habile et le spectateur à l'impression d'être lui aussi derrière la caméra. J'ai aimé cette grâce, cette poésie du personnage, entre ombre et lumière et le fait qu'il n'y ait pas de récit construit est une invitation au voyage, en tournée avec Barbara. On la suite sur la route et dans son travail d'écriture.
Contrairement à certaines critiques, le choix des morceaux est juste et Mathieu Amalric nous a épargné l'intégrale de l'aigle noir, qui est loin d'être sa plus belle oeuvre.
Bravo pour ce joli moment !

Que ceux qui pensent que ce film ne peut que plaire à l'intelligentsia parisienne se trompent
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse