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justineg
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4,0
Publiée le 24 avril 2007
Le deuxième film de David Lynch que je vois après Mulholland drive et les deux films n'ont rien à voir, c'est sûr on sent quand même la patte du réalisateur mais l'histoire n'est pas aussi tordue. J'ai beaucoup aimé surtout les scènes des personnages de Laura Dern et Kyle MacLachlan car celles avec Isabella Rossellini étaient trop bizarres, ça partait un peu dans tous les sens. Un film très suspense avec de très bons acteurs, peu être un poil long mais à voir !!
Une intrigue à l'allure ordinaire, des personnages plutôt classiques, un environnement presque cliché.. et Blue Velvet s'emballe, l'incroyable script étant remarquablement servi par une mise en scène superbe, ajoutant profondeur et émotion à une aventure qui passione.
"Blue Velvet" était peut-être un bon film en 1986, mais David Lynch a depuis fait "Twin Peaks" et surtout "Mulholland Drive". "Blue Velvet" apparaît donc comme étant un film potable, mais relativement anecdotique par rapport aux autres films de son auteur. Comment souvent chez Lynch, le bizarre se mélange à la violence et à la sexualité, le tout sur une B.O excellente (Angelo Badalamenti oblige), sauf qu'ici... il manque un certain mystère, du charme, de la tension. Dennis Hopper est à son aise, mais il ne fait que plonger le film un peu plus dans le thriller. Kyle MacLachlan est plutôt juste. En revanche, Isabella Rossellini en fait des tonnes... Pas mauvais, pas excellent non plus, légèrement fascinant et assez agaçant.
Pour moi c'est le film le plus "équilibré" de David Lynch. Un équilibre entre une narration classique de film de genre et une étrangeté jamais gratuite mais toujours poétique, en phase avec la faune de personnages qui peuplent ce film. Blue Velvet c'est aussi la 1ere collaboration avec Angelo Badalamenti qui signe la musique du film. Un film vu, revu et à revoir :)
Pour notre plus grand bonheur, David Lynch revenait de très belle manière après le désastre de "Dune", il renouait avec cette univers si intense qui avait déjà fait jadis sa renommée. Pourtant il faut avouer que "Blue Velvet" réalisé en 1986 n’est pas son film le plus étrange en comparaison avec le futur travail du cinéaste plus tard ; Lynch prefère suivre son scénario linéairement et ne pousse pas trop loin ses fantasmes oniriques. Mais l'oeuvre n’en reste pas moins un voyage fascinant. Il s’agit de la descente aux enfers d’un jeune homme qui de par son comportement beaucoup trop curieux se retrouvera happé par ses démons voyeurs et pervers. En filmant dans des couleurs éclatantes et magnifiques, Lynch manipule son spectateur ; il ralentit d’abord le temps au maximum de manière à créer un sorte d’ambiance enivrante (on se croirait dans un rêve) pour ensuite l’emporter vers une spirale infernale de sexe et de violence. Dès lors on ne peut qu’être impressionné par cette œuvre déjantée portée très haut par l’interprétation hallucinante de Dennis Hopper. Laura Dern et Isabella Rossellini sont remarquables et Kyle MacLachlan presque aussi troublant que son rôle d’inspecteur atypique de "Twin Peaks". En fait "Blue Velvet" est exactement à l’image de la fameuse chanson de Bobby Vinton : envoûtant, inquiétant...beau.
Encore une fois, Lynch se sert de sa manière propre et très spéciale de faire des films pour tirer un gros avantage au mépris d'un très gros inconvénient. En clair : il prend un gentil scénario à l'américaine, la romance estudiantine, et le place dans un thriller néo-noir morbide et lent. En forçant l'optimisme à se faire une place dans une intrigue pourtant si toxique pour lui, il presse jusqu'à la dernière goutte d'art qu'on pouvait possiblement trouver là-dedans. Un résultat génial mais dur à supporter par sa lourdeur et le sentiment l'oppression qu'il dégage.
Je crois que l'univers de Lynch n'est pas fait pour moi (je n'ai pas encore vu Elephant Man, peut-être qu'il me plaira). Je suis passée à côté du style et de l'ambiance du film, et en dehors de cela, l'histoire ne m'a pas paru passionnante.
Dans tous les films de David Lynch, le réalisateur traite le thème de l’illusion et du faux-semblant par le biais d’images oniriques. C’était déjà le cas avec Elephant Man, dans lequel un homme semble apparemment être monstrueux et sauvage mais est très humain et sensible en cherchant un peu derrière l'apparence première ; ce sera le cas avec Mulholland Drive, qui prend place à Hollywood, ville du cinéma donc de l’illusion, et qui présente une héroïne qui se voit dans ses rêves aveuglées par les flashs des photographes (la scène au club Silencio résume à elle seule cette idée de supercherie).Blue Velvet prend place dans un village typiquement Américain, aux formes droites, linéaires, aux maisons propres et aux pelouses parfaitement tondues. Mais même ces pelouses peuvent cacher un monstre informe (première scène symbolique) ou une oreille coupée. Jeffrey fait un voyage au cœur de ces ténèbres que cachent les fleurs bien arrosées, des ténèbres à la fois terrifiants (le caïd joué par Dennis Hopper) et attirants (la superbe Dorothy Vallens). Le message semble être qu’il ne faut pas rester aveugle et bercé d’illusions, le monde a sa part de ténèbres (« the world is strange ») et il n’est pas parfait comme le fait croire le village de Lumberton. Néanmoins il ne faut pas tomber dans les extrêmes et voir ce monde en demi-teinte, comme le montre un des derniers plans, celui du rouge-gorge, qui symbolisait l’amour dans un rêve fait par Sandy, tenant pourtant un insecte mort dans son bec. L’alternance entre les scènes avec la brune, triste et mystérieuse, et la blonde, tendre et affectueuse, comme entre l’ombre et la lumière, fait une fois de plus de ce film de Lynch un long rêve, une hallucination (avec quelques détails absurdes, comme « l’homme en jaune »). (...) 9.5/10
Du grand Lynch, un double univers qui s'assombrit peu à peu et qui fait évolué le jeune Jeffrey Beaumont dans un monde terriblement malsain. Des scènes inoubliables, une bande-son à tomber par terre, la joie de retrouver le casting de Twin Peaks, ce film a tout pour plaire..
Ce film est classé parmi les plus énigmatiques dans l'histoire de Hollywood, ce n'est guère étonnant venant du maître incontestable des thrillers cauchemardesques David Lynch.
Comme les autres films de Lynch, on se voit noyé dans un monde effrayant, voire sinistre, sombre, et inquiétant, on est malgré nous dérangé et bouleversé par le surréalisme du réalisateur qui impose délicatement son style et soigne ses cadres, tout en inculquant l'esprit malsain et pernicieux de l'être bipède, et le dérèglement de mœurs dans une Amérique puritaines plus ou moins conformiste.
Des prix d'une grande renommée ont été décerné à ce long-métrage maléfique et dérangeant, qui pourtant nous fascine et nous rend plus enchanté du septième art.
[Vu en V.O] Après s'être attaqué à l'horreur, au drame et à la science-fiction, David Lynch touche pour la première fois, à l'occasion de son quatrième film, au thriller. Et pourtant, ce Blue Velvet reste tout bonnement excellent et profondément marquant. Lors d'une balade en terrain vague, Jeffrey, jeune homme sans histoire, trouve une oreille humaine. Ce ne sera que le début d'une aventure et d'un labyrinthe cauchemardesque dans lequel Jeffrey rencontrera Sandy, fille d'un inspecteur de police, et Dorothy Vallens, mystérieuse chanteuse de cabaret. Tout d'abord, il est à noter que Blue Velvet se caractérise et se démarque énormément de part son ambiance malsaine, glauque, oppressante, noire et angoissante. Le tout est appuyé par une réalisation tout bonnement parfaite, extrêmement inspirée et soignée de la part de Maître Lynch. Au travers des personnages de Jeffrey et de Sandy, qui, finalement, perdront tout deux innocence et naïveté, jusqu'à ce que le premier ne commette l'irréparable, David Lynch nous montre les horribles travers qui se dissimulent derrière façades et apparences, à l'image de l'intro du film qui, finalement, est un prologue de l'oeuvre. Le tout se révèle être terriblement prenant, assassin et dérangeant, à cause notamment de terribles scènes de domination sexuelle, de crises de folie ou encore de détresse sentimentale. Notons de plus une B.O sublime et un Dennis Hopper à la fois brillant, glaçant et inoubliable. Malgré une fin moyennement convaincante, Blue Velvet reste une oeuvre majeure dans la filmographie de David Lynch et n'est à rater sous aucun prétexte. On en ressort secoué.
Après "Dune", David Lynch se devait de redresser la barre, et ce "Blue Velvet" lui permettra de renouer avec l'originalité de son cinéma. Tout d'abord, ce film est beau, et il est difficile de croire qu'il date du début des années 80 tant sa photographie est belle. Ensuite, il possède, comme souvent avec David Lynch, une bande son à tomber. Et l'ambiance malsaine si typique au réalisateur fonctionne tout le long du film. Sur le fond, ce long-métrage est passionnant, et nous montre indirectement que lorsque la curiosité devient voyeurisme, le voyeur doit s'attendre à découvrir des choses pas jolies jolies, comme la réalité perverse qui se cache derrière l'apparence si lisse et puritaine de cette Amérique-là... D'ailleurs, notre héros et sa blonde sont assez naïfs au début du film, et c'est l'une des choses qui m'a le moins plu : Laura Dern ne m'a pas convaincu, et surjoue sa naïveté, selon moi. En revanche, le reste du casting est très bon, à l'image de Kyle MacLachlan, parfaitement juste, mais c'est le duo Dennis Hopper & Isabella Rossellini qui emporte tout sur son passage dans la peau d'inimaginables cinglés. Au final, "Blue Velvet" aurait pu être un chef-d'oeuvre, à mon goût, mais trop de petits détails me gênent : le jeu de Laura Dern donc, mais aussi la première scène que je trouve ratée, ou encore la balade chez l'ami de Franck qui ne pas emballé plus que ça... Mais c'est un très bon film, très stylé, dérangeant, avec des scènes de perversités sexuelles qui choquent et marquent. Vraiment, David Lynch a un don pour nous scotcher devant notre écran.
Avec Blue Velvet, David Lynch nous fait exploser son talent en plein visage, c'est beau. Envoûtant pour son atmosphère et pour sa mise en scène, c'est également un film noir à tendance érotique, sans grosse provocation de la part de David Lynch, avec un soupçon de violence, mais dont le sens général du film est abordable par tous. C'est certain, Blue Velvet est un film gracieux, et s'inscrit sûrement comme l'un des tous meilleurs du réalisateur.
L'un des chefs d'oeuvre de David Lynch avec "Elephant man" et "Mulholland Drive" ! Et sans doute l'un des films les plus représentatifs de son cinéma ... toute sa virtuosité est mise en oeuvre dans ce conte macabre où s'entre-mêlent sensualité, voyeurisme, sentiments et horreur ... le cinéaste fait une fois de plus voyager le spectateur dans les recoins les plus intimes de l'âme humaine, retranscrivant beauté et laideur à l'écran avec un sens de l'image hors-du-commun et en appliquant toujours son grand talent d'"illusionniste" ... Illusionniste, oui. On a beau se perdre et être intrigué par le cinéma de Lynch, celui-ci reste profondément humain et toujours sincère. Dans "Blue Velvet" peut être plus que dans n'importe quel autre de ses films, il exprime les sentiments humains avec authenticité et subtilité, en laissant des fausses pistes après tout nécessaires à ce qu'il veut transmettre. Il fait du cinéma.
(risques de spoilers) Il ne doit y avoir que Lynch pour créer ce genre de films, une sorte de thriller complètement dingue où tout peut arriver. On a je pense un vrai metteur en scène, qui arrive à créer un malaise facilement dès le début, je sais pas cette banlieue trop propre et "gentille" pour être honnête, et puis ce gars qui semble se faire tuer par un tuyau d'arrosage. Ouais, c'est un monde bizarre ! Au-delà d'un intrigue policière pas inintéressante, il arrive à fabriquer des situations complètement folles, je pense à la première grande visite de nuit à l'appartement. De plus, cette scène dure longtemps, Lynch sait manier son récit et créer le malaise. Je sais pas, on est à la fois inquiet, troublé, et en même temps c'est jouissif. Le film est vraiment barré, peut-être moins labyrinthique et dans le trip total de Lost Highway, et j'aime les films barrés ! J'aime voir une femme qui a envie de coucher avec le mec qui s'est introduit dans sa chambre ! J'aime voir Dennis Hooper complètement fou respirer sans cesse dans un masque à oxygène sans aucune explication ! A noter aussi la forte présence de Laura Dern déjà dans un rôle assez important, toujours sympa ! Le réalisateur a vraiment un sens de l'absurde, on pourrait penser à un truc un peu glauque ou sordide, une oreille laissée comme ça dans un champ, un thriller à la Se7en, ou même au type qui espionne par la fenêtre à la Fenêtre sur cour, mais Lynch fait autre chose et il le fait très bien, avec une mise en scène vraiment bonne. On est pas dans les effets tapageurs à la Nolan qui alourdissent tout. Et pourtant, il arrive à transformer du gazon en bestiole tueuse et sanguinaire glauque !
Le film se moque gentiment de l'amérique, qui en effet à l'air d'être un monde tout à fait étrange. On ne peut qu'être d'accord. Mystérieux, sensuel, un peu glauque, barré, un film que j'ai aimé et que je trouve réussi. Cool, ça me change ! (comment ça je suis mauvaise langue ?)